la crise

Publié le par laurent

Les voleurs de salaire ou "kyuryo dorobo". C'est une expression utilisée pour les employés qui font acte de présence au boulot mais qui, plus ou moins privés d'activité par manque de tâches à accomplir dans l'entreprise, deviennent malgré eux des glandeurs ou ceux qui brassent de l'air (il y en a pour qui c'est un travail officiel, brasser de l'air...mais c'est un autre problème). Une expression courante mais que j'entend de plus en plus autour de moi.  Et plus d'une personne se dit en situation précaire pour un renouvellement de contrat en avril, le mois des recrutements.
Il y en a  aussi qui deviennent un peu nostalgiques de l'esprit d'entreprise à la japonaise. Prenon l'exemple d'une personne qui, de retour d'un an d'étude au Canada, a quelque peu galérer pour justifier son année passée à l'étranger et  déccrocher un boulot (hors baito ou part time). Elle a  donc réintégrer le monde de l'entreprise japonaise mais avec une vision du travail un peu décalée. Par exemple, au lieu de faire une demi heure ou une heure d'heure supplémentaire non payée comme ses collègues, elle se dépéchait de terminer son travail pour partir à l'heure, parfois avant son chef. Apparemment, tant que le chef était là, il valait mieux rester...Elle s'set aussi mise  regarder d'un autre oeil certaines règles de travail qui n'ont pas grandchose à voir avec le boulot précisément, mais qui participent à la communication entre les gens de l'entreprise.  Prenons un exemple simple: le fait de bien se mettre à sa place dans un ascenceur selon l'ordre hiérarchique des gens qui le prennent. cette personne connaissait déjà cet univers mais, voulant plus de liberté au travail, elle a cherché un autre emploi dans une entreprise étrangère. Elle a  trouvé et a  découvert un monde un peu plus relaxe on va dire. Elle s'est aussi rendu compte qu'on ne peut tout avoir, le beurre et l'argent du beurre (en ce moment j'adore abuser de ces proverbes qui veulent tout dire et rien dire). La crise économique exposant son marasme dans cette entreprise directement touchée par les hauts et les bas de l'économie, elle a aussi découvert que la souplesse des comportements n'empêche pas des réalités un peu plus dures. Comme dans d'autres endroits, on y a  licencié des employés. Il a  parfois suffit d'un coup de téléphone pour apprendre la nouvelle aux intéressés, sans distinctions de situations familiales ou autre. C'est comme ça, les temps sont durs...Mais l'esprit d'équipe en a  pris un coup, comme une illusion qui vole en éclats. Elle ne regrette pas son ancien poste dans l'entreprise japonaise mais elle se souvient que son chef faisait tout pour sauver les postes des employés sous sa direction, qu'il y régnait un esprit de famille et qu'on considérait la situation de chacun avant de prendre des décisions graves. C'est pas non plus la description d'un monde merveilleux, mais c'est un esprit qu'elle n'a pas forcément retrouver dans sa nouvelle boite.
Il parait que le nombre de demandeurs d'emploi a  sensiblement augmenté, comme celui des travailleurs en situation précaire. Mais si vous vous promenez dans un centre commercial ou un quartier plein de boutiques, vous prendrez un bain de foule comme d'habitude. ça ne veut pas dire que les gens dépensent tous leurs deniers aveuglément mais du coup, on ne se rend pas bien compte. Et seuls les bidonvilles en carton de shibuya ou shinjuku viennent vous rappeler que certains sont à la rue...
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Publié dans brèves de comptoir

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C
C'est vrai qu'il y a un certain décalage entre ce qu'on entend partout : "c'est la crise tout va mal" et ce qu'on voit autour de nous : toujours autant de monde dans les supermarchés avec de gros caddies, ou dans les mall à faire leur shopping du samedi...Les situations précaires sont partout, c'est bien là le vériable drame en fait....Bon courage !
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