Départ de Narita
L'histoire commence à Shibuya où nous avons passé une nocturne au pichet de bière. Il ne reste plus que quelques heures à Raquel dans la capitale japonaise avant de décoller pour Madrid. On l'accompagne à l'aéroport mais avant il faut passer prendre ses affaires près d'ici. la ligne keisen qui nous émmène au terminal 2 de Narita
nous laisse le temps d'une sieste et des dernières blagues. Depuis 2 ans que je suis au Japon c'est la première fois que je remet les pied à l'aéroport. Nous sommes fatigués et, après l'enregistrement des bagages nous décidons de faire une pause au café boulangerie "vie de France". Des canadiens francophones nous entourent et nous dégustons notre dernier café au lait. Le temps est pluvieux, gris, et c'est avec nostalgie qu'on voit partir Raquel prendre l'avion du retour. Sur le coup j'ai envie de l'accompagner et découvrir la capitale espagnole. Je réalise surtout qu'en 2 ans je n'ai pas quitté le territoire japonais et que ça ne me ferait pas de mal d'en bouger un peu. L'aéroport me fait toujours prendre conscience que le monde est vaste mais qu'il peut être aussi à portée de main. Bien sur les choses ne sont pas si simples et nous sommes tous plus ou moins pris dans notre routine. Mais les envies d'évasion ne s'arrètent pas forcément une fois qu'on a mis les pieds à l'autre
bout de la planète. On rentre à Tokyo la tête pleine de souvenirs, l'humeur un peu maussade et sans l'éxcitation de pénétrer pour la première fois dans la ville aux néons géants. On aime le Japon et les découvertes ne manquent jamais. Mais on réalise qu'il n'y pas que ça dans la vie, qu'il y a tant de villes aux charmes et contours différents. Mais de toute façon
c'est bien connu, ce n'est pas vraiment l'endroit qui fait qu'on l'aime ou non, c'est ceux qui nous accompagnent dans ces lieux et quand ils repartent, un bout de l'histoire passe aux archives. Bon l'article rappelle un peu trop l'auberge espagnole et là on n'y est plus, ce n'est pas le soleil de Barcelone qui nous éclaire mais les signaux lumineux de la ville dans l'air
brumeux de l'automne. A l'aéroport il y avait une longue queue composée exclusivement de femmes. Les employés paraissaient très amusés de cette file d'attente. Mais je n'ai pas la raison. ça ressemble aux atttroupements qu'on peut parfois voir autour de quelques grands hôtels de Tokyo, quand des fans attendent
patiemment leur star favorite. Toujours amusnt de voir les flics armés d'un bâton monter la garde à la sortie du train pour entrer dans l'aéroport. Ils ont l'air plus sérieux quand dans le Koban de mon quartier. ça m'a rappelé mon premier contact à l'aéroport avec un policier a qui j'avais servi des phrases toutes faites en japonais et qui avait l'air de bien
s'amuser de mes explications foireuses sur le pourquoi de mon attente avec un tac de sacs près de la sortie. Une hêtesse de l'accueil m'avait rassuré en me faisant comprendre que que l'agent n'allait pas m'embraquer mais qu'il cherchait simplement à m'aider.
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