les mots

Publié le par laurent

Les mots s'envolent au loin comme des feuilles d'automne qui tourbillonent dans la brume matinale. C'est l'amer constat que je fais en vivant longtemps à l'étranger. Bon ça va on n'en est pas à l'amnésie verbale. mais certains m'échappent et ce n'est plus que le mot en question est bout de ma langue, c'est qu'il est déjà barré loin. Les mots sont infideles ma foi. La premiere fois c'est quand j'ai oublié le mot "balte" des "pays baltes". Pas bien méchant mais celui-là j'étais sur et certain de le connaitre à vie! Comment a t-il pu m'échapper si facilement? sale traitre de mot. mais le plus étonant ce n'est pas de perdre quelques mots! C'est de redécouvrir avec béatitude des mots tout simples, si banals qu'on n'a jamais eu besoin de les apprendre. Un français me parlait de ce probleme avec moi (il a choppé le virus aussi). Un jour, il isait un roman français. Et se trouvait dans le roman le mot "robinet'. Il en était tout retourné, ému, vraiment touché. 6 ans au Japon sans avoir entendu ce mot! C'est con mais c'est un mot que les français n'utilisent peut-être jamais dans son entourage. Et puis , le robinet à l'ancienne tel qu'on peut l'imaginer n'éxiste pas à ma connaissance dans les bâtiments d'âge moyen ici. Moi l'autre jour, alors que je préparais le café, je me rendis compte que j'avais oublié un élément de la cafetiere. je me retourne et demande "où est le capot?". Une japonaise me regarde et répond "le couvercle?". La honte! elle connait mieux le vocabulaire d'une cafetiere que moi! le couvercle! Mais c'est bien sur! Je ne sais pas si j'ai entendu ce mot en 2 ans! Bon ça va, je me rappelle quand même ce qu'est un couvercle...je crois que je devrais peut-être faire un tour dans une librairie française. J'ai bien un Dostoievski à portée de main si ça me chante mais non, je vais pas abuser non plus. je peux toujours aller faire un tour à Kinokuniya mais ça coute relativement le roman de poche, et puis il n'ya pas beaucoup de choix. Ou alors commander sur internet. Il me reste aussi l'institut, même si c'est loin de chez moi, et puis ce serait l'occasion de me faire une revue de presse dont on ne peut pas toujours trouver l'équivalent sur internet.
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Publié dans brèves de comptoir

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J
Roppongi a une réputation pourrie avec les militaires et la chasse aux japonaises. mais quand je suis allée dans un club de salsa, je n'ai même pas senti cette ambiance de cul dont on m'a beaucoup parlé avant. Et puis je ne suis pas sure que tous les étrangers peuvent se chopper une japonaise comme ils le souhaiteraient. y'en a qui prennent leurs rêves pour des réalités!
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C
Ou alors... Si ça te chante, on peut faire des échanges de livres... j'ai des étagères à vider, tu me dis ce que tu cherches ou alors tu consulte ma bibliothèque virtuelle sur bookcrossing ?C'est là :http://www.bookcrossing.com/mybookshelf/KatsandryaTous mes livres n'y sont pas, mais si quelque chose te tente ou si tu as une idée :)Moi, ça me fera plaisir :)Et en échange... heu, je sais pas... en tout cas pas des livres en japonais, je ne suis pas suffisamment bonne en lecture ^^"Mais je suis sûre qu'on peut s'entendre ? Non ? :)
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