Shikinejima: l'expédition vacancière!

Après avoir payé seulement 3000 yens de train on paye le billet aller-retour de bateau, 8000 yens environ. ce bateau, c'est pas le jet qui navique à 90 km heure.
C'est plus lent et il faut 3 heures et demie pour se rendre à notre point d'ancrage. Les iles de la préfecture de Tokyo se suivent sur une même ligne et le bateau fait escale à chacune d'elle.
L'avant dernière est Niijima, une ile qui était, d'après ce qu'on m'a raconté, collée à Shikinejima; les deux iles n'en formaient qu'une jusqu'à ce qu'un tremblement de terre ne les sépare.
Elles se font désormais face à face. C'est marrant, avant que je ne parte des japonais m'ont fait les gros yeux assortis de réflexions pleines de mystères avant de lacher le morceau devant mon insistance. "Attention, il se passe beaucoup de choses sur ce iles...hum...des jeunes qui boivent...hum...des filles et des garçons qui cherchent l'aventure spéciale...hum..." Bref ça fleurait bon le "sodome et ghomorre" ou la playa à Hibiza pendant les années 60...Mais on n'a franchement pas du tomber sur la bonne ile car Shikinejima, c'est un peu rien de tout ça qui s'en dégage.
En effet, débarquant un vendredi vers midi et demie, il n'y a quasiment personne sur cette ile, si ce n'est les habitants qui préparent l'arrivée des touristes. Une vielle brraque fait office de bureau général où on peut glaner tous les renseignements nécessaires, des chambre libres aux bons coins. L'avantage de cette petite ile, tout le monde semble se connaitre et
l'information circule très rapidement. Ainsi le gars du bureu vous dira peut-être qu'il n'y a plus de places disponibles pour l'instant mais vous rappellera une heure après pour vous en proposer une autre. Enfin, pour le moment on découvre l'endroit tranquillement et on s'installe dans un petit resto du centre du village.
On rejoint ensuite rapidement le camping. On réveille à moitié le papy installé dans son transat, on remplit une petite fiche avec seulement le nom et le numéro de téléphone. Puis je sors le portefeuille et demande combien ça coute pour une nuit. Le gars me rit au nez et me dit que c'est gratuit! Il nous file même
une grille pour faire un barbecue. Bien sur c'est pas un trois étoiles mais le coin est très sympa, avec une des plages de l'ile juste en dessous. Dès le premier jour on a le temps de gomter à la baignade et au onsen. Shikinejima n'est le genre d'ile où on peut faire du surf, car les plages se
trouvent toutes dans des criques om les vagues sont quasi inexistantes. Il doit y avoir d'autres iles plus spécialisées pour ça car nous avons croisé des gens équipés de planches sur le bateau. La spécialité de Shikinejima, c'est plutôt la plongée ou simplement le tuba, pour regarder les poissons qui se 
baladent à peine à quelques mètres de la plage. C'est vraiment génial de voir toutes sortes de poissons dont certains de toutes les couleurs et aux allures tropicales. Les poissons dans les criques de cette iles, c'est un peu comme les corbeaux en ville: ils ont l'air tellement habitués à la
présence humaine qu'ils viendraient presque vous manger dans la main. Et les vacanciers sont venus pour ça! Equipés jusqu'aux dents de combinaisons, masques, tubas, palmes ou bouteilles à oxygène, on se croirait presque dans un aquarium. car si le vendrdi est vide et laisse le
temps de visiter la petite ile en toute tranquillité, le samedi c'est autre chose. Alors qu'on remballe nos affaires car on a trouvé une chambre libre dans un minshuku (sorte de chambre d'hôte), on voit arriver une horde de vacanciers vers le camping, apparemment tous descendus du même bateau
au petit matin. On se rend compte à quel point on a eu la bonne idée de décoller peu après le réveil. Sur l'ile l'esprit de service est un peu différent qu'à Tokyo. En effet, les gens ne vont pas vous tenir des propos mielleux à rallonge. Mais la propriétaire du Minsuku peut venir vous chercher en voiture pour vous
installer dans son hôtel et vous déposer au port le jour de votre retour. Les gens ont l'air de vouloir se simplifier la vie et simplifier aussi celle de leurs clients au passage. Cette fois pour 7000 yens par personne la nuit, on a droit au dine et au petit déjeuner. Vu la qualité des repas de style restaurant
traditionnels japonais, ce n'est pas cher payé. Le truc c'est qu'il faut être rentré à 7h00 tapantes pour le diner et on vous réveille à 7h00 le matin pour aller prendre votre repas! Mais comme l'ile se traverse rapidement, ce n'est pas une
contrainte. Pour le samedi on décide de louer des vélos. Pour 1000 yens on a droit à 5 heures mais le tenancier du magasin n'a pas l'air très à cheval sur le réglement et comme nous louons dans l'après-midi, il nous propose de
garder les vélos jusqu'au lendemain et de nous ramener au minshuku après le retour des vélos. En plus de la baignade et des onsens en bord de mer, il y a une partie restée à létat sauvage sur l'ile avec un chemin de randonnée qui
mène au point culminant. Tout en haut c'est un paysage lunaire qui nous attend et une vue sur la mer. Encore un tour à la plage puis au onsen. Sur le chemin on croise une femme acompagnée de sa petite fille. Elle nous interppelle
en français! La veille, au onsen elle nous entendu parler alors cette fois elle ne rate pas l'occasion de discuter un peu. Elle parle vraiment couremment. Elle nous explique qu'elle a vécu des années au Maroc car son père y était expatrié. Elle travaille maintenant dans une entreprise française. Elle nous dit qu'elle n'aurait pas penser croiser des gens qui parlent français ici. C'est vrai qu'il n'y a pas des masse de touristes étrangers. certinement parceque l'ile est l'une des plus éloignée de Tokyo et avant il y a un arrêt à Niijima réputée pour être un peu la Ibiza des iles de la préfecture. Aujourd'hui on décide, en plus de la mer et des onsen, de faire une randonnée comme celà est conseillé dans le petit guide de l'ile. Une partie restée sauvage est accessible par un sentier. On fait d'abord étape au-dessus des criques, pausage de calanques. Puis on grimpe un peu plus haut et on se retrouve, après avoir traversé la partie boisée, devant un paysage
lunaire, de la caillaisse et un calme incroyable après le chant des cigalles et des abeilles. On redescend, bien morts et prêts à se finir dans un onsen avant le souper à 19h00. Le temps est complètement décalé. On se lève à 7h00 et à 21h00 on a l'impression qu'il est déjà minuit. le sommeil s'abat rapidement après
à peine une ou deux bières et le lendemain, avnt le retour, on décide de piquer une dernière tête et de se récurrer une dernière fois au sento. 2 jours sont suffisants pour bien profiter de cette petite ile. Je me suis souvent demandé comment des gens faisaient pour vivre dans ce genre d'endroit. mais il y en a ! on part à
midi et demie le dimanche et on fait une nouvelle fois étape à Shimoda. On arrive à yokohama vers 21h00. le train est bondé de gens en yukata (kimono d'été) qui ont certainement assisté au feu d'artifice. Les japonais méconnaissent ces iles, j'ai l'impression. Ils vont souvent dans
la péninsule d'Izu mais peu ont l'air de s'aventurer sur ces iles qui ont une image de jeunesse infortunée qui passerait ses vancances dans les ile de la préfecture de Tokyo plutôt qu'à Okinawa.














Publicité