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              Envie de changer d’air je me suis payé un petit voyage en Italie où le ciel clément nous plongea dans de profondes rêveries. Ah quelle architecture manifique : cette fontaine au milieu d’une petite place, ces allées marchandes dans un décor classique de toute beauté ! Et cette façade d’un monument vieux de plusieurs siècles...

 

 

 


 


Explications dans le prochain article...
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              Un soir de dernier train je rentre à la maison, dans un état de fatigue plus que d’ébriété. C’est une aubaine car j’ai eu juste assez de monnaie pour rentrer et mes poches sont vides à part ma carte de retrait mais à cette heure je ne sais pas si ça passera.
              Cependant j’ai une terrible envie de fumer une cigarette. Fumer c’est mal et malgré le fait que les clopes soeient bien moins chères au Japon qu’en France, ma conso a diminué et il m’est même arrivé d’ « oublier » de fumer pendant des journées entières (je ne suis peut-être pas si drogué que je le pensais). Bref j’ai envie de fumer histoire de faire passer le repas au resto mais je ne peux point. Comment faire ? Ici c’est pas vraiment courant de se faire accoster et d’entendre « t’as pas une clope ? ». alors on dit que si on demande ça pourrait jeter un froid.

 

Image h饕駻g馥 par hiboox.com
              Et pis tant pis ! Je ne vais pas crever la honte parceque j’ai demandé une clope à un type que je ne connais pas ! alors que je suis encore dans la station, je me retourne et pars accoster le premier gars qui me fait face. Je lui dis bonsoir et lui demande direct du tabacco. C’est après que je commence à sonder le type en question. Petite description rapide : un costard qui lui domme une allure de Don Corleone, des moccassins noirs brillants mais tout en sobriété, une chaine en or (chemise ouverte chaine en or qui brille), une dent en or (les japonais aiment bien porter des trucs qui flashent des fois...), des bagouzes en métal jaune brillantes plein les doigts (c’était peut-être pas de l’or après tout hein !).
              Le type me regarde droit dans les yeux avec un sourire en coin. Peut-être pour « briser la glace » et se rendre sympathique, il me demande pour commencer :
-         Is it your first time in Japan ?
Ça c’est le genre question qui signifie quelque chose. Je ne sais pas si ça a un rapport avec toute la ferraille jaune qu’il trimballe sur lui mais ça me met la puce à l’oreille et je me dis que je ne me suis peut-être pas adressé à la bonne personne pour obtenir la tige magique. Toujours courtois malgré ma voix qui balance entre l’intonation « j’ai choppé une pire crève » et « je ne me rappelle plus combien de bières j’ai bu », je lui réponds :
-         I was maybe clumsy but i asked you because i thought you had some cigarettes...
C’est con mais quand il ouvre la bouche je pense à Joystarr, le rappeur qui a une magnifique dent metallique lui aussi. Il y a un blanc puis il me fait signe de le suivre dans un recoin de la station. Là on peut se poser des questions simple telles que « va t il tenter de me casser la tête ? ». Mais bon je crois en l’humanisme le plus sincère alors je le suis. On s’arrête devant un distributeur de paquets de cigarettes. Il glisse la monnaie et choisit le bouton des marlboro lights. Il prend le paquet, l’ouvre et me le tend. Je prends une cigarette mais il en rajoute et je me retrouve avec 5 clopes dans le creux de la main gauche (des détails qui ont leur importance). Je le remercie et, bon seigneur, il fait un petit mouvement avec la main genre « ce n’est rien manant, prend ça et trace ton chemin ! ». Je lui demande ce qu’il fait dans la vie et il me dit qu’il a un club à Tokyo avec un air de gangster des ruelles mal famées.
C’est décidé je veux les mêmes mocassins !
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Le hasard est étrange en ce mement sur Tokyo. J’ai rencontré une amie à Ueno alors qu’elle passait une petite semaine de vacances en famille à Tokyo. Ce qui est étrange, ce n’est bien sur pas que je la rencontre ici mais plutôt que je la rencontre à chaque à fois plus ou moins brièvement dans un environnement très diféfrent. La première fois c’était en plein Paris devant la cathédrale Notre-Dame alors qu’elle passait en vacances chez une de ses amis et moi venais juste en vacances également. Puis ce fut à Pau pas loin de laquelle une de ses amies faisait un stage près de chez moi, alors elle l’avait embarquée pour traverser une bonne partie de la France en voiture. Puis, enfin ce fut en plein Tokyo. Je me dis que la prochaine ce sera à New York ou Istanbul...n’empêche ça me fait toujours plaisir de la voir.
Image hébérgée par hiboox.com
Et puis un autre hasard, c’est la rencontre d’une française qui vient d’Angoulême. Ce n’est pas ma ville natale mais j’y ai fait toutes les conneries de l’adolescence et 3 ans d’internat dans le même lycée qu’elle. Forcément ça marque. Je vois sur sa fiche qu’elle vient d’Angoulême. On discute et de fil en aiguille on se rend compte qu’on est allés dans le même lycée, qu’on faisait des fêtes plus ou moins dans les mêmes endroits et que je connais son frangin qui était le copain de la soeur d’un super pote à mon frère. Oui bon ça fait un peu soap opera comme ça mais on a gavé de connaissances en commun et jamais je ne me serai imaginé une telle rencontre dans la banlieue ouest de Tokyo. N’empêche c’est très drole de se rappeller des anectodotes qui fleurent bon la cambrousse charentaise en même temps que celles qu’on découvre de jour en jour dans la capitale japonaise. En gros ça donne un beau dialogue de ce genre :
-          Ah ouais sans dec tu connais machin ?!
-          Ben ouais tu m’étonnes il était dans ma classe en terminale L1.
-          Et t’as trainé avec les mecs de ce bled entre la ferme et la cimenterie !
-          Hola les mega fêtes qu’on a fait là-dedans.
-          Ben ouais c’est ça qui me manque ici, je ne peux pas faire la fête à la maison...
-          Pareil ! c’est vraiment un truc qui me manque aussi...
-          Et sinon t’as fait ta fac où en fait ?
-          A Poitiers !
-          Haha et t’as réussi à déccrocher ton master ?
-          Ben ouais mais je dois dire que la première année a été vraiment lamentable.
-          Ben oui je sais la première frôle souvent l’alcoolisme à Poitiers.
-          En même temps t’habitais en face de chez les bitards haha ( bitards ou : faluchards : confrérie alcoolique qui déambule dans les rues avec une faluche, soit un chapeau spécial. Quand j’ai quitté le Poitou pour Paris et entamer enfin un parcours d’études plus sérieux, leur chef était une fille au teint rougeot et bouffi...seuls les arts du spectacle et leurs fêtes de punks dégénérés pouvaient leur faire concurrence).
Bon cette discussion n’a rien de très passionant pour le lecteur qui se demande s’il n’a pas affaire à 2 expatriés en fin de crise d’adolescence alors que la vie au japon requiert un minimum de sens des responsabilités et du travail bien fait, qu’on se le dise...
On a ensuite partagé le repas dans un resto-cafétéria en plein parc où les sakuras commencent à recouvrir les allées. On s’est raconté encore plein d’anectodes et nos impressions sur le Japon, nous qui partagons à la vie avec une personne d’ici. Nous avons été introduits dans les mêmes genres de cercles je pense et avons une vision un peu similaire avec évidemment des expériences différentes.

j'ai choisi cette photo de fromages au japon car elle illustre un peu le franchoulard à tokyo et ses histoires qui sentent le camembert dans un emballage d'ici.


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Au cours d’une mission ultra confidentielle, je decouvris le grand nord de l’archipel. Une neige epaisse couvrait d’immenses prairies que seules quelques pics montagneux pouvaient deranger dans leur prolongement infini.
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Le train d’une ligne locale avancait au rythme du condamne qui attend sa sentence.Image hébérgée par hiboox.com Seules quelques annonces a propos du parcours venaient apporter un peu plus d’animation a l’atmosphere lunaire qui eut raison de tout le cafe que j’avais ingurgite au petit matin.Image hébérgée par hiboox.com Image h饕駻g馥 par hiboox.comAlors que je somnolais de plus en plus fermement sur la banquette, mon coequipier me mit un coup de coude pour me signaler l’arrivee imminente au point d’impact indique sur la carte des localites environnantes. Image hébérgée par hiboox.comImage hébérgée par hiboox.comImage h饕駻g馥 par hiboox.comCe fut un moment de grande emotion. Car c’est ici que naquit un etre formidable, le pere de mon coequipier chez qui nous devions aller recuperer des documents d’une valeur inestimable, ayant traverser le temps miraculeusement, et vous allez comprendre pourquoi.Image hébérgée par hiboox.com Image hébérgée par hiboox.comImage hébérgée par hiboox.comAccessoirement on se posait encore la question de savoir comment rapatrier certains effets personnels du coequipier pour le moins encombrants.
Cela faisait un bon mois (autrement dit depuis mon debarquement en territoire nippon) que je n’avais pas franchis les portes de la megalopole qui offre son incessant grouillement aux grands carrefours et places strategiques ainsi que le continuel defile des trains qui drainent les flots de travailleurs se deversant jour apres jour dans la capitale. Ici c’est la campagne qui, sans que je m’en rende compte envahit subtilement mes sens jusqu’a faire ressortir de vieux souvenirs oublies, comme ces soirees hivernales autour d’un feu dans les granges devastees de Charente et de Dordogne. La meme pesanteur du rien qui flottait dans l’air, le meme chien qui trainait sur la chaussee, attendant que son maitre ai fini de ranger sa byciclette...
Nous n’avions que peu de temps pour remplir notre mission alors nous nous mimes en route d’un pas alerte, que le froid rendait encore plus alerte. Quand nous arrivimes dans la demeure servant de point de relais, un frisson nous parcourut et nous echangeammes un regard de commune suspicion. Mais nous savions tous deux qu’il etait trop tard pour reculer, ne serait-ce de quelques metres car la neige se faisait glissante et on se galerait avec nos baskets de citadins.
En penetrant dans la demeure, des bruits de fuites nous mirent en alerte.Image h饕駻g馥 par hiboox.com Mais que se passait-il ? Qui pouvait a ce point casser la mortitude du glacial froid de ce bout de siberie orientale ayant certainement fait secession avec le continent ? je me retournai et fut comme paralyse par deux petits points brillants. En vrai professionnel de la penetration en milieu hostile, je m’imobilisai, controlai ma respiration, renouai avec le moi profond afin de trouver la force de resister aux forces du mal. Ce petit regard de bestiole fourbe associe aux couinement me rappellai un viel appartemment de Poitiers dans lequel les souris passaient a travers tous les pieges. Une souris c’est mignon. C’est tellement mignon que ca peut venir vous faire les yeux doux au reveil et se casser en couinant pour aller fouiner dans vos vivres. En plus c’est con une souris, ca entame n’importe quoi mais ca finit jamais avant de passer au morceau de fromage, bois, couverture suivant...De ce fait la souris, ou plutot les souris, avaient bouffe des bouts de futon et autres machins en tous genres, mais avaient par bonheur epargne les papiers.
Allez cassons-nous. Il fait froid et notre agent relai est pret a nous accueillir dans une petite ville voisine. En plus, depuis qu’il est marie et qu’il a un bebe, il passe tout son temps hors travail a la maison.Image h饕駻g馥 par hiboox.com Nous savions donc que nous avions toutes les chances de le trouvez chez lui, le bebe dans un bras, une couche pendouillante dans l’autre. Ce fut le cas (avec la couche). Mais en plus, il avait le portable colle entre le cou et l’oreille droite. Un vrai agent, un mec avec un M comme Marcel. Il nous fit un clignement des yeux qui signifiait que nous pouvions penetrer dans son foyer chauffe au poele a petrole. Nous nous assimmes et attendimmes que notre relai ait remis bebe sur son petit futon. Il revint a nous et s’assit sur le fauteuil en face. Nous recitammes les formules qui sont un rituel obligatoire avant d’entamer un quelconque pourparler.
-          Alors ca va ? La femme les enfants, fait frisquet quand meme...
-          Toi, tu dormiras dans le salon sur le futon en rabe
-          Merci mon bon ami.
-          Toi aussi, a cote de l’autre.
-          Merci mon bon ami.
Sur ce une biere vint a moi et me murmura « decapsules-moaaaaaa ». ce que je m’empressai de faire, avec le dos de mon briquet, comme les vrais. Je refferai, en bon « team player » de cette legere hallucination a mon coequipier qui me prit par le bras et me dit :
-          Tu sais que toute forme de substance potentiellement agissante sur ta perception est totalement prohibee selon notre code de conduite ?
-          Mais non je te jures...Comment peux-tu douter ne serait-ce qu’un seconde...
-          Allez vide tes poches.
-          Mais...mais...
-          Hahaha, allez detend toi et profites donc de cette petite viree campagnarde pour te restaurer comme il te plait.
Et c’est ainsi que nous cassames la croute de bon coeur. J’enfournai une espece d’okonomiyaki お好み焼き , le takoyaki たこ焼き。Ces petites boulettes soufflees au creux de la demi sphere de l’appareil electrique ont un pouvoir rechauffant incroyable. Image hébérgée par hiboox.comImage hébérgée par hiboox.comParsemees ici et la de douce mayonnaise et de fines herbes elles apportent douceur au creux de l’estomac las des biscuits aperitifs a base de riz ingurgites dans un compartiment de train.
Mais le plaisir fut de courte duree car le lendemain il nous fallait imperativement rejoindre la capitale pour rendre notre rapport. La brise du petit matin nous fouetta le bout des oreilles avant que nous reprimes le train pour rejoindre Sapporo 札幌。De la l’avion specialement affrete pour la fin de mission nous renvoya illico a Tokyo en 1h30. Haneda 羽田、une ile de la baie de Tokyo d’ou il suffit de prendre le train pour rejoindre le quartier general. Le temps etait au beau fixe mais ce fut comme si nous avions importe le froid avec nos sacs a dos.
Apres si bel accomplissement de nos objectifs nous nous quittames a l’embranchement avec une autre ligne, en je fus promu pour l’organisation de la prochaine entrevue informelle.
Image hébérgée par hiboox.com

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  j'ai découvert juste après avoir mis ce blog en ligne un un autre blog : le monde de Sandy! C'est ce qu'on pourrait appeller un blog collectif où chacun peut participer! Bien sur, l'essentiel émane de son auteur mais il y a des rubriques d'écriture à plusieurs par exemple ou une autre où on peut emettre de nouvelles idées d'écriture.

Ainsi on peut poster le départ d'une nouvelle et un autre bloggeur viendra écrire la suite...Pour ma part j'y ai un peu participé et c'est vraiment très sympa ce système de suite aléatoire!

Avec ça, sandy lance des petits concours comme le meilleur blog du mois en matière d'écriture.

dernièrement j'y ai participé pour la présentation sous forme de devinette de sa ville.


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  L'autre jour j'écrivais çà sur l'ancien blog:

Si j’en crois les rumeurs qui circulent ce soir sur le parking de la résidence, la France a honteusement paumé ! ^^
Voici le tableau : un groupe d’africains se baladent en criant en en riant « allez les bleus » ou en scandant des petits commentaires bien cassants du genre « incapables…y savent pas marquer hahahahahahahaha »
Bon encore une fois je ne peux que retransmettre par écrit mais ils ne manquent d’humour. Esprit de revanche ? J’en sais rien mais pendant que les gars y vont de leur « ha si j’avais su je serais resté bossé dans ma chambre ! » les filles n’en finissent pas de se moquer en chantant « allez les bleus, allez les bleus ! » et le tableau est complet quand une bande de fans de l’équipe de France déboulent avec leurs tee-shirts bleus blanc rouge…On leur avait pourtant dit qu’il fallait être pour le Japon ! Où le Luxembourg je sais pas…
Perso je m’en fous je ne crois pas en Dieu ! Et pendant le match, on faisait du sport, pour de vrai^^ LOL !
Enfin nous on mate çà de la fenêtre et moi qui croyait que le foot rassemblait les peuples dans un même élan fraternel à la sauce « heal the world » je suis gravement déçu…snif…vivement le championnat de boules (pétanque) !
 
aujourd'hui, après un match nul contre la Corée, l'esprit national part-il à vau l'eau? Il faut redonner convictions à nos compétiteurs et c'est le bassisste qui s'y colle!
 
 

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