
Ceci est une pancarte permanente pour un dentiste du quartier! je suis sur que ça vous donne envie d'y aller vous aussi!
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander - Publié dans : journal du hard

Eh oui, le mythe de la France des magasins de luxe, du vin fin et du savoir vivre m'a été volé par un monsieur qui n'aime pas la France et les français. Nous en
avons discuté, j'ai essayé de le raisonner...Mais non, il ne voulait rien savoir le monsieur. Les français sont des cons, c'est comme ça...
lui: Ah vous êtes français! Moi la France ne m'interesse pas!
moi: Et vous êtes déjà allé en France?
lui: Non...mais mes amis y sont allés et ils m'ont dit que les français ne veulent jamais parler anglais avec les touristes parcequ'ils sont trop fiers.
Le gars qui a l'allure d'un salaryman respectable et d'un honnête gens dégage pourtant quelque chose d'étrange...et je commence déjà à me demander s'il n'a pas un peu
mitonné toute cette histoire juste pour venir me casser les oreilles.
moi: Oh vous savez, les temps changent et de nos jours, de plus en plus de français parlent anglais. Si vous
voulez on peut aussi discuter en anglais!
lui: Pfff! de toute façon les français sont trop fiers alors que les japonais sont gentils
moi: Mais non...ça dépend des gens, pas de la nationalité tout ça!
lui: Si, les français sont égoites.
moi: C'est votre opinion, je la respecte.
J'essaye de couper court à cette discussion qui commence déjà à tourner en rond. Je ne sais pas si le monsieur a beaucoup de stress à évacuer mais il
devient vraiment nerveux. Trop heureux de s'être motivé pour venir déverser sa haine sur moi. Alors je lui fais comprendre que je me retire. Mais il ne l'entend pas comme ça. Je commence à
partir mais il me rattrappe.
lui: Vous devez étudier plus le japonais! Si vous respectez ce pays, vous devez étudier le japonais:
moi: Vous avez raison, je fais beaucoup de fautes. Excusez-moi!
lui: mmm...Je n'irai pas en France!
moi: d'accord. J'ai compris.
lui: Non vous n'avez pas compris! Et puis qu'est-ce-que vous faites au Japon?
moi: Bon, j'ai écouté votre discours pendant presque un quart d'heure. Qu'est-ce-que vous voulez? Vous êtes un raciste et vous devriez réfléchir aux conneries que vous avez dit. Ceci dit, désolé
pour mes fautes en japonais et portez-vous bien!
Le gars semble un poil ébranlé. Il se retire et continue de mle regarder du coin de l'oeil sur 5O mètres.
PS: cas extrêmement rare à ma connaissance!!!
Par chance, il a fait vraiment bon pendant
toute la durée de mon séjour à Madrid. Les dieux étaient avec moi. Mais, et c'est peut-être le signe que j'aurais du rester plus longtemps, je suis tombé plus ou moins malade la veille de mon
retour au Japon. On a hésité à aller voir un médecin étant donné que je suis ressortissant de l'Union Européenne. Mais finalement je me suis dit que ça pourrait attendre mon arrivée à
Tokyo. Malheureusement la fièvre a commencé à se déclarer dans le premier vol de madrid à Amsterdam. En plus il a fallu poireauter une heure avant de décoller à cause d'un problème
d'attribution des places et d'un problème technique. En ce moment c'est un peu la zone à l'aéroport de Madrid-Bajajas et on m'a dit qu'il s'agissait de mini grèves déguisées en problèmes
techniques..Ce qui est sur, c'est que j'avais hâte de faire halte à Amsterdam afin de me procurer quelques médocs de base. En même temps je commencais à sentir une douleur aigue quand je
toussais. Bref, je passe à l'infirmerie de l'aéroport d'Amsterdam et met fin à mon mal de tête lancinant. Je vais maintenant embarquer dans un avion de la compagnie JAL. Par chance, j'ai
droit à une place sans autre siège devant, ce qui est un luxe en classe économique quand on a des grandes jambes! je peux donc m'étendre et demander de nouveaux cachetons à l'hôtesse qui
écoute ma requête avec un sourire de compssion (je dois avoir une belle tête de zombie à ce moment-là). Moi qui ne dort quasiment pas dans un avion, j'ai du dormir comme un bébé. Le trajet
Amsterdam-Tokyo aura été plutôt rapide mais quand j'arrive à Narita la fièvre me reprend, je tangue dans la file des "re-entry permit". J'imagine même pas la tête de junkie que je dois
avoir sur la photo lors de la prise des empreintes...de toute façon on ne peut pas voir sa photo. Je commence à me demander si, avec cette tête de mort, je vais passer la sécurité sans
encombres. Le gars voit que je parle japonais, se détend, et me laisse passer rapido. Plus que de 2 heures de train et de métro et je pourrai aller voir un médecin. Un tête d'épave avec la mention
amsterdam sur le bagage, je m'endors plus ou moins grelotant sur la banquette. Enfin arrivé, je dépose mes affaires chez moi et me rend à l'hôpital tout proche. J'arrive à l'heure des
urgences (19 heures) et un médecin m'osculte. Je lui explique que je rentre de voyage. Il me parle de son voyage en Espagne d'il y a une vingtaine d'années. L'oscultation ne dure pas
longtemps et de toute façon, les médocs qu'il m'a filé devraient pouvoir terrasser n'importe quelle maladie. Sérieusement les effets secondaires étaient assez puissants le lendemain. Bon, pas
d'hallucination mais des envies de rires nerveuses et un état apathique. On parle de l'étranger et le médecin me sort cash "de toute façon c'est les étrangers qui nous ramènent plein de
maladies" Oh non (soupir), j'espère qu'il va pas me réciter la litanie sur l'insularité du Japon et la fermeture du pays. ..Je lui réponds que j'ai jamais autant choppé de virus qu'au Japon. Il me
rétorque que bien sur, puisque les étrangers ramènent leurs virus. Je lui répond que j'ai choppé des mladies au contact de japonais...A la fin on se marre tous les deux tellement on comprend qu'on
est con. Heureusement que je ne suis pas passé au contrôle virus de l'aéroport, j'aurais peut-être du rester en quarantaine au milieu des animaux et des saucissons.
Je Pas plus tard que samedi soir nous avons assisté avec une amie à une scène apparemment connue pour quelqu'un qui vit ici
depuis plus de 5 ans mais inédite pour moi...
Le train est bondé de types qui tanguent dans tous les sens, spécialement ce vendredi soir. C’est sympathique, ou pathétique de constater que même la biture reste sous contrôle (une semaine de travail chargée et un week end en famille et ne reste plus que le vendredi soir pour se défoncer le cibouleau). Je ne devais moi-même pas être assez éméché pour apprécier l’atmosphère, et le gars à côté de moi qui avait trop l’air de se tâter pour m’adresser la parole et lancer la phrase magique « where are you from » et faisait des signes de têtes de bas en haut (peut-être une prière pour Bacchus).
En descendant du wagon je vois tout le monde courir comme des lapins pour attrapper ce qui semble être le dernier train, celui qu’il ne faut râter sous aucun prétexte. Alors je cours jusqu’au quai et la porte du wagon se referme avant que je puisee m’introduire dans le train du retour. Je pousse un petit « putainnnnnnnnn » (un reste de sauvage français) et là un salary man qui semble t il a aussi loupé le coche me regarde avec un air compatissant, me prend par le bras et m’indique un autre train après que je lui dise où je dois rentrer. Il vient de louper son train mais rien ne saurait entamer sa bonne humeur, si seulement je pouvais comprendre son patois japonais alcoolisé, il me raconte une histoire marrante à tous les coups.
Un des 2 me demande d’où je viens et commence ) me causer français. « Bonjour je m’appelle...enchanté...comment allez vous ? ». incroyable, parfaite prononciation. Ils m’accompagnent en vélo jusqu’au fameux café et commencent a m’intimider en me disant que ce quartier est un « slum » et qu’il vaut effectivement mieux que je me pose dans un café internet en attendant l’ouverture de la station à 4 :00. en redescendant du manga kissa je me rend au combini le plus proche, achète un sandwich et un café et commence à déambuler dans le quartier. Je tombe sur une bonne femme qui rameute pour faire entrer dans son club.
Je lui dis franchement que si j’avais du fric je serais certainement dans un taxi à l’heure qu’il est et que je ne fais que patienter en attendant le premier train de 4h30. elle se détend et me demande d’où je viens, qu’elle même n’est pas japonaise mais chinoise et que ça fait 11 ans qu’elle travaille au Japon. Je lui fais mes excuses pour mon japonais maladroit mais elle me dit que ca va et que je suis mignon et que le français c’est cool. Finalement elle m’offre un chewinggum et me dit que cette fois il faut vraiment qu’elle bosse et accroche du client. Je lui demande si ça marche car il n’y a pas un rat dans les rues à cette heure. Avec un sourire plein d’assurance elle me dit que no problem ça tourne cette affaire.
Mais pour eviter de s’enfoncer dans la blague privee, on a vite arrete ce petit jeu du « toi c’est du bon vin / toi c’est les fleurs autour du cou en bougeant les fesses tous au meme rythme ».la France semble conserver au travers des emeutes, des greves a repetition, des rues crades et du manque de politesse (selon les dires de certains non francais me faisant part de leurs impressions), son image du bon vivre et de tresors historiques ou architecturaux.
La seule fois depuis que je suis ici ou j’ai vu a la Tv des images peu reluisantes du pays, c’est recemment la tete de Sarko dans un de ses meetings. Car figurez-vous que la France est peut-etre un pays de branleurs qui ne veulent pas bosser de trop, mais ceci fait l’admiration de quelques japonais qui pensent que les francais ont du caractere pour s’opposer a toute reforme.

je pense en particulier à « la maison du chocolat » avec Josselin de machin chose qui fait sa promo sur la TV japanaise .
C’est bien jojo continue, ce qui fait du bien à l’image de la France fera peut-être du bien aux français du Japon^^.
sans nul doute que serge gainsbourg, paix à son âme, a écrit de très beaux textes dignes de ceux d'un poête! mais plus on avance dans l'espace temporel de sa carrière, plus on ne peut que constater la décadence lubrique...mais toujours avec des textes qui jouent sur les mots alors il était temps de lui rendre cet ultime hommage!Avec en musique de fond une chanson de l'un de ses derniers albums, Liv et Alex reprennent de façon intuitive, un nouveau couplet!
cette scène est totalement improvisée et si Trapanelle n'avait pas eu l'idée d'attrapper l'appareil numérique, il n'en serait resté aucune trace...
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