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citation d'une couverture de cahier trouvé dans un 100yens shop: "in every job that must be done there
is an element of fun"
Je vous propose dans cet article les déambulations nocturnes d'une sacrée soirée à Shinjuku. Tout commence à la sortie sud
de la gare, un oint de rencard incontournable pour les fêtards du moment et les couples. J'attends mon accolyte un moment, rêvassant au milieu de la foule en effervescence quand je me rends
compte tout à coup que je suis au milieu d'un groupe de 5 filles et 4 garçons. Beaucoup de possibilités, vous y avez surement pensé mais surtout une forme de soirée rencontre très japonaise, le
"gokon", 5 garçons-5 filles face à face dans un repas avec éventuellement des possibilités plus avancées en mode couples. Pas de sous-entendu style "hot night" mais une façon de rencontrer
quelqu'un genre la boum chez le voisin...Bref, je me retrouve donc au milieu de ce groupe, par inadvertance je le jure, et comme apparemment il manque le conquième gars pour compléter ce beau
tableau, une des filles s'avance vers moi et semble hésiter à me demander si je ne ferais pas partie de la partie par hasard...Je sors donc de ma léthargie et tente de lui répondre quand un des
gars met fin au suspense avec l' empressement du type que ne veut pas se faire ravir sa proie. Enfin, j'aurais tellement voulu lui dire que ce n'était qu'une méprise et que ma quête de la soirée
allait commencer par la visite d'un bar belge non loin de la sortie sud. Sans transitions passons donc au bar en question. Un peu cher les consommations mais un bel étalage de bières trappistes
et des souvenirs d'adolescence qui refont soudainement surface. Qui n'a pas un jour été tenté par le design d'une "delirium tremens"?



Dans un grand magasin de shinjuku, le lumine est, se trouve une petite boutique très sympa où tout est à 1000 yens! Il s'agit en fait de fournitures pour meubler son petit
nid douillet. on remarque au passage la dédicace french touch avec un magasin qui s'appelle "salut" avec le petit slogan "ici toutes les marchandises sont à 1000 yens". A l'intérieur on peut
trouver différentes sortes d'étagères et accéssoires pour meubler un appart avec goùt. C'est plutôt accès "mignon" mais sans tomber dans le "kawaii kitch". Plutôt bon goùt et prix plus que
modique pour décorer un petit espace!
Le temps passe de plus en plus vite et ma première année au Japon s'est achevée en novembre alors je suis allé
cette fois à l'office de l'immigration (入国管理局) de Shinagawa et non celui de Yokohama où j'ai fait faire mon premier visa. A la sortie de la gare, un bus spécial est affrété
pour conduire les étrangers à l'office en question. La première fois que j'y suis allé un type faisait le tour de la salle et demandait à tous les étrangers de type
"occidental" s'ils étaient américains ou français etc. Le genre "doux dingue" qui a fait rire dans la salle d'attente mais je sais pas pourquoi, je ne l'ai pas trouvé
marrant, plutôt lourdingue à vrai dire...Un quart d'heure après un monsieur se disputait avec son épouse parcequ'il voulait aller fumer une clope dans l'espace fumeur
dehors...Bref , une ambiance un peu électrique et une longue attente. Par contre, pour aller chercher mon visa ce fut bien plus détendu. J'ai un peu discuté avec mes voisins
chinois et croisé une connaissance.
Je dois dire que le renouvellement est plus rapide . Après un an au Japon , ma vie ici s'est un peu plus stabilisée
mais je suis loin d'avoir bouclé les découvertes, ne serait-ce que dans la ville de Tôkyô où je passe le plus clair de mon temps. 
Et, dans les
préoccupations plus ménagères, faire le grand ménage de fin d'année qu'on nomme ici おおそうじ.
photo prise dans un parc près de la station gakugei daigaku
photo prise dans l'arrondissement d'Edogawa


Quand je me retrouve aux alentours de la grande tour de Shinjuku, la nuit ou les jours de brouillard, j'ai vraiment l'impression d'être à Gottam city, la ville de
Batman...Ici nous sortions d'un resto de gyosa super bon à Omotesando. Signe de qualité, il a fallu faire la queue avant d'y obtenir une place. Merci à Aurèle et Yuta de nous avoir fait connaitre
ce bon coin.

Mais quel est ce ver luisant qui remonte de la coupelle?
Bref, il bosse actuellement dans les sous
sols du métro de Tokyo, le temps d’amasser un peu d’argent et de checher un taf dans s branche. Il fait en fait partie des nombreux japonais qui étudient des métiers en rapport avec la mode à
Paris.
Nous nous sommes donc retrouvés à la
station Yurakucho avant de s’engouffrer dans un resto genre la marine en izakaya ! Petit choc culturel de retour ? Eh bien quand il était à Paris le japon lui manquait fortement après
un an mais à Tokyo c’est Paris qui lui manque. C’est un détail mais les gens silencieux dans le train et uniquement concentrés sur le pianotage de leur portable ont le don de le gonfler
passablement. Je ne le comprends pas. Franchement c’est génial de pouvoir se balader ivre mort dans un compratiment de train la conscience tranquille ! Question de point de vue sans
doute !
Alors comme pour toutes sortes de
denrées, la livraison semble une bonne solution ! Ce n’est pas une grande révélation et tout le monde connait le système des courses sur internet ou de livraison des magasins. Pourtant je ne
sais pas pourquoi, mais je n’aurais pas imaginé me faire livrer un colis de bière auparavant ! C’est bête mais il m’a toujours paru important de faire le déplacement en groupe à la superette
du coin afin de se procurer le précieux breuvage...
Bon, c’est un peu comme pour la bière
pour les enfants qui n’a absolument pas un goût de bière, ça n’a pas le goût de vin. Ou alors une petite touche discrète ; mais c’est bon.
Une autre fois, après notre repas dans
un izakaya de Ryogoku, le patron du resto nous a tous remis un grand dépliant sur lequel on peut distinguer des caractères. Essayez 2 minutes de deviner de quoi il s’agit ! Alors vous avez
une idée ?
Eh bien, pour ceux qui ne connaissent absolument pas, ce sont les noms des sumos dans leur ordre de classement avec le plus fort en caractères très gras et les derniers en fins et petits
caractères.
Ryogoku est en effet le quartier du sumo avec un grand dôme visible depuis le train. Je l’aperçois tous les jours alors j’aimerais l’approcher de plus près. Je ne suis pas un grand fan de sumo
et à vrai dire je n’y connais rien ! Mais en regardant un peu plus attentivement à la télé une fois, j’ai trouvé ça plus intéressant et techinique que ce que je ne l’aurais pensé à première
vue.
Je choisis mes mots
et je conseillerai le lecteur de passer aussi faire un tour sur cet article pour mieux comprendre ça. Je m’éloigne du sujet
initial mais pas tant que ça car cette façon de se comporter en société facilite la vie pour un étranger comme moi habitué au rapport de force dans son pays natal. Il ne faut pas éxagérer, ce
n’est pas la guerre en France et il y a tout un tas de gens calmes et sympas ! Mais on se retrouve parfois sur la défensive et même l’offensive afin de mieux s’affirmer au sein de la tribu.
Ici je n’en ai pas besoin et j’ai beau habiter dans l’une des capitales les plus peuplées du monde ; je ne ressens pas le stress de la rue ou des transports. Le sang froid général y est pour
quelque chose.
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