C'est semble t-il bientôt les élection au Japon
mais si je ne voyais pas parfois les candidats délivrer leur speech dans la rue, je ne le saurais probablement pas. La& télé ayant apparemment plus une fonction d'espace détente pour ceux qui
rentrent du travail, ce n'est pas non plus en allumant mon poste que je le saurais. Mais comme les politiciens viennent délivrer leur message au plus près du peuple, même un amish pourrait
être au courant! Seulement, ça n'a vraiment pas l'air de passionner les foules. En regardant le jeune candidat de Sancha, on a presque l'impression qu'il tape la manche avec un micro, et que
tous lui passent devant sans lui porter un brin d'attention. Mais peut-être écoutent-ils sans le montrer...
Il arrive parfois de se sentir lors il est bon
d'observer les gens à son tour. Le problème c'est que c'est moins éxcitant d'un côté que de l'autre car ce monde là nous semble désormais tellement normal...On était assis au mos burger en
terrasse, une occasion de voir passer la foule des gens du weekend dans un quartier plutôt fréquenté. Des
couples, des couples et des couples, de styles classiques, se tenant la main; ou avec l'homme un pas devant sa copine, ou les familles en trio avec le père devant
l'air pensif pendant que la mère et la fille passent en revue les achats du jours. C'est marrant, l'autre jour dans un café, Ayumi nous a regardé et nous a dit que, non seulement on
était deux gaijins, mais qu'en plus on avait un pur style de gaijins,
contrairement à certains étrangers qui changent de garde robe et se collent à la mode japonaise. C'etait pas du tout tendencieux comme remarque, juste neutre et l'occasion de blaguer sur notre
trogne. En regardant Raquel, j'ai compris ce qu'elle voulait dire. Mais seul dans la foule je ne ressens rien de tel évidemment.
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