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brèves de comptoir

On va faire une petite devinette! Je vous donne les indices et vous devez trouvez de quoi on va parler dans cet article! C'est parti. Il s'agit d'une activité dont l'essence est une forme de chasse des temps modernes. On ne parle pas de chasse à la palombe mais plus d'une chasse cannibale, telle celle des chasseurs de têtes. D'ailleurs je fais bien de parler d' »activité » puisque, en japonais, le mot « activité » (活動) est incorporé dans celui que vous êtes en train d'essayer de deviner. Mais il ne s'agit pas de la recherche active d'un travail pour les étudiants même pas sortis de l'université, le 諸職活動. D'ailleurs je vous laisse une vidéo bonus. C'est une pub pour une agence de recrutement...pour vous donner une idée de l'investissement physique et morale de telles quêtes.





Revenons à notre devinette. Dernier indice: c'est une chasse pour trouver le partenaire en vue d'une union à durée indéterminée (éternelle dans un contrat idéal). Alors vous avez trouvé? C'est le 結婚活動, la recherche d'un mari ou d'une femme. Comme pour les agences matrimoniales il y a des agences spécialisées la dedans au Japon. Dimanche, quand s'est produit le premier tremblement de terre du weekend (merci Angie pour la correction), je regardais une émission là dessus. On y voyait toutes sortes de gens. Des femmes qui voulaient trouver l'âme soeur à celles qui tripaient sur les fiches de payes d'éventuels prétendants...les hommes plus réservés se plaignaient parfois d'être pris pour des machines à prodiguer amour, argent, gloire et beauté. Ceratins jettent l'éponge avant d'avoir trouvdé quelqu'un, fatigués par ce petit jeu. D'autres repartent un partenaire clés en main...et voici un exemple vidéo!



C'est marrant parce que ça m'a rappelé une discussion que j'ai eu avec une japonaise qui parle plutôt pas mal français. Elle est en pleine chasse actuellement avec une requête un peu particulière: elle veut absolument un francophone, de préférence français ou québecquois. Elle pense que ce sera plus intéressant pour elle ainsi...après tout pourquoi pas. Mais on lui a expliqué que même avec un bon niveau de français, même si l'homme convoité parle bien japonais, même s'ils parlent anglais tous les deux...il y a des malentendus et on ne peut pas être à fond dans la communication. Mais elle s'en fout, elle veut son francophone. Remarque il y en a partout des gens qui bloquent sur une nationalité. J'ai rencontré un espagnol qui ne jure que par les japonaises. Peut-être qu'il y en a que ça arrange de ne pas avoir une vraie communication...bon, pas de sarcasmes, mais n'est-ce-pas une drôle de façon de penser? Ce n'est déjà pas forcément évident de rencontrer la bonne personne parmi le genre humain, alors pourquoi se limiter à une aire culturelle ou à une nationalité en particulier? Ou alors c'est du pur fantasme, mais de là à en faire un mariage...autant de questions à la con vous me direz...décidément c'est pas très bon pour moi ces tremblements de terre. Ça me fait réfléchir à de ces trucs...

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En parlant de l'histoire de Biarritz, une ville devenue célèbre au départ grâce aux anglais qui y ont vu un coin touristique vraiment pittoresque, puis Napoléon III qui y est allé pour y trouver le repos...On m'a posé en parallèle la ville de Karuizawa, du côté de Nagano. Une ville de montagne qui a  plu aux riches marchands à l'époque Meiji. Ceux-ci y ont fait bâtir de grands hôtels pour y séjourner, puis leurs propres résidences secondaires. La ville est ainsi rapidement devenue un lieu de vacances. Karuizawa est aussi réputée pour ses églises et une tradition qui veut qu'elle abrite de nombreux étrangers. Il parait qu'un premier prêtre est venu, puis toute une horde de riches marchands étrangers...Bref, ça pourrait aussi être Cannes et sa promenade des anglais. Mais la légende de Karuizawa, et même pas une légende puisque cette histoire est reconnue comme vraie, c'est que le prince de l'époque qui est l'empereur actuel, y a  rencontré sa future épouse lors d'un match double de tennis. Il aurait été subjugué par sa persévérance (une qualité mise en valeur par ici) et certainement par autre chose (à mon humble avis). Bref, ce fut la première fois que le futur empereur épouserait une roturière et on parle encore de "l'amour de Karuizawa". C'est beau non?

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Une personne de là-bas me vante souvent les mérites de la cité méridionale. "Franchement je crois que ça te plairait Osaka. Les gens sont plus sympa et aiment bien la plaisanterie. C'est plus facile de déconner et franchement, même moi qui suis japonaise je fais gaffe avec les japonais de Tokyo parcequ'en faisant une blague un peu ironique, on ne sait jamais so on risque de blesser une personne parmi celles qui écoutent. On parle parfois de choc culturel pour les gens qui partent vivre à l'étranger mais moi c'est à Tokyo que je l'ai eu mon choc culturel. Non franchement, IL FAUT que tu visites Osaka...". En parlant de plaisanterie et d'ironie l'un d'entre nous lui a  affirmé haut et fort qu'étant allé faire un tour à Osaka, il n'avait pas noté de grande différence avec la capitale ennemie. "Ouais tu parles c'est pareil. On se demande pourquoi il y a  une rivalité entre les deux villes, c'est les mêmes je te dis!". Bien moins encleinte au second degrés (mais en fait je crois qu'il le pense vraiment) à ce moment de la discussion, elle a  coupé court sans sourire...Une fois, je lui ai dit au cours d'un repas arrosé en rigolant que deux gars d'Osaka m'avaient offert un livre pour étudier le dialecte du kansai. Elle s'était insurgée: "Le kansai-ben , c'est pas dans le slivres que ça s'apprend!!! IL FAUT aller au contact de la population et sentir la langue...". Deux minutes après j'essayai de me souvenir de quelques expressions du bouquin et je rigolais quand elle en sortit une aussi. Elle me jeta un regard suspicieux, "ça te fait rire hein...". Elle avait l'air drôlement véxée. Mais bon on a  tous nos humeurs et ceci dit, c'est une personne vraiment sympa, mais qui a un sacré caractère apparemment.

Eh oui, sans y avoir jamais mis les pieds, je constate que la ville et ses habitants fait débat à Tokyo. Prenons le témoignage de cette hôtesse de l'air. Elle s'occupe maintenant principalement des vols intérieurs. Elle me dit en qu'un vol Tokyo-Osaka la pompe autant qu'un vol Tokyo-Paris! C'est une blague mais elle semble ne pas porter les gens d'Osaka dans son coeur, au moins en tant que passagers.  Selon elle, ayant le souci de rentabiliser leur billet d'avion, ils prendraient plusieurs commandes en même temps (un café, un thé, jus de fruit, un journal, un oreiller...svp). Sous entendu, ils sont un peu rapias et après avoir ingurgité 10 boisssons, ils doivent surement se dire qu'ils ont fait une bonne affaire en mangeant 1000 yens sur leur billet..."parceque c'est l'ancienne capitale commerciale et les gens, ils aiment bien marchander et gagner de l'argent". Et puis vous savez, on distribue des bonbons dans les avions. Eh ben eux ils en prennent 5 d'un coup, là où le tokyoite moyen en prendra un. Sinon, elle affirme qu'elle ne pourrait pas vivre là-bas, car les gens y sont trop indiscrets et les grand-mères vous assaillent de questions privées.
C'est justement ce qu'aime un français qui intervient. "A Osaka, ça m'est arrivé de me faire interpellé dans la rue, chose inimaginable à Tokyo Et les gens mettent moins de distance des uns aux autres. C'est plus chaleureux".
Et vous, qu'en pensez-vous?


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Les voleurs de salaire ou "kyuryo dorobo". C'est une expression utilisée pour les employés qui font acte de présence au boulot mais qui, plus ou moins privés d'activité par manque de tâches à accomplir dans l'entreprise, deviennent malgré eux des glandeurs ou ceux qui brassent de l'air (il y en a pour qui c'est un travail officiel, brasser de l'air...mais c'est un autre problème). Une expression courante mais que j'entend de plus en plus autour de moi.  Et plus d'une personne se dit en situation précaire pour un renouvellement de contrat en avril, le mois des recrutements.
Il y en a  aussi qui deviennent un peu nostalgiques de l'esprit d'entreprise à la japonaise. Prenon l'exemple d'une personne qui, de retour d'un an d'étude au Canada, a quelque peu galérer pour justifier son année passée à l'étranger et  déccrocher un boulot (hors baito ou part time). Elle a  donc réintégrer le monde de l'entreprise japonaise mais avec une vision du travail un peu décalée. Par exemple, au lieu de faire une demi heure ou une heure d'heure supplémentaire non payée comme ses collègues, elle se dépéchait de terminer son travail pour partir à l'heure, parfois avant son chef. Apparemment, tant que le chef était là, il valait mieux rester...Elle s'set aussi mise  regarder d'un autre oeil certaines règles de travail qui n'ont pas grandchose à voir avec le boulot précisément, mais qui participent à la communication entre les gens de l'entreprise.  Prenons un exemple simple: le fait de bien se mettre à sa place dans un ascenceur selon l'ordre hiérarchique des gens qui le prennent. cette personne connaissait déjà cet univers mais, voulant plus de liberté au travail, elle a cherché un autre emploi dans une entreprise étrangère. Elle a  trouvé et a  découvert un monde un peu plus relaxe on va dire. Elle s'est aussi rendu compte qu'on ne peut tout avoir, le beurre et l'argent du beurre (en ce moment j'adore abuser de ces proverbes qui veulent tout dire et rien dire). La crise économique exposant son marasme dans cette entreprise directement touchée par les hauts et les bas de l'économie, elle a aussi découvert que la souplesse des comportements n'empêche pas des réalités un peu plus dures. Comme dans d'autres endroits, on y a  licencié des employés. Il a  parfois suffit d'un coup de téléphone pour apprendre la nouvelle aux intéressés, sans distinctions de situations familiales ou autre. C'est comme ça, les temps sont durs...Mais l'esprit d'équipe en a  pris un coup, comme une illusion qui vole en éclats. Elle ne regrette pas son ancien poste dans l'entreprise japonaise mais elle se souvient que son chef faisait tout pour sauver les postes des employés sous sa direction, qu'il y régnait un esprit de famille et qu'on considérait la situation de chacun avant de prendre des décisions graves. C'est pas non plus la description d'un monde merveilleux, mais c'est un esprit qu'elle n'a pas forcément retrouver dans sa nouvelle boite.
Il parait que le nombre de demandeurs d'emploi a  sensiblement augmenté, comme celui des travailleurs en situation précaire. Mais si vous vous promenez dans un centre commercial ou un quartier plein de boutiques, vous prendrez un bain de foule comme d'habitude. ça ne veut pas dire que les gens dépensent tous leurs deniers aveuglément mais du coup, on ne se rend pas bien compte. Et seuls les bidonvilles en carton de shibuya ou shinjuku viennent vous rappeler que certains sont à la rue...

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 Le hasard faisant peut-être bien les choses, suite au commentaire de Judith à propos de Koizumi et de sa surprise en constatant la justification de Yasukuni par quelqu'un, j'ai moi-même eu une conversation au cours de laquelle on m'a fait un petit exposé de politique. Enfin, plutôt, on m'a expliqué que ce que je prenais pour de la démagogie ou du populisme était en fait pur délire, ou pure connerie...J'explique. Je croyais que quand un politicien balançait une charge bien nauséabonde sur les étrangers, les chinois ou les bienfaits de la seconde guerre mondiale, c'était pour épater le client, ou épater la galerie comme on dit. Tels certains de beaux politiciens français qui y vont parfois de leur petite phrase pour se faire encenser au comptoir d'un bistro, il me semblait que toute cette mascarade faisait partie d'une stratégie de communication dans un but électoral et que, finalement, l'opinion réelle du politicien n'était que secondaire. Dans ce cas on pourrait avoir peur de la population mais justement les gens sont bien plus calmes. Donc quel intérêt de balancer des vannes dignes d'un détail de l'histoire » en sachant très bien qu'on devra remettre sa démission le lendemain? Eh bien, selon les japonais autour de moi, tout ça est sans logique électorale, mais bien un pur produit du politicien en question. Autrement dit cette opinion des élites gouvernantes ne serait absolument pas le reflet de celle du peuple. Pour eux, la politique japonaise est trop éloignée du peuple japonais. Ou plutôt, il n'y aurait pas de connexion entre les deux. Remarquez que j'emploie le conditionnel car, d'une, ce n'est que le témoignage de peu de gens, de deux, je n'y connais pas grand chose et je ne peux absolument confirmer ou critiquer quoi que ce soit...Ainsi, le politique qui affirme par exemple que l'invasion de l'Asie a émancipé le continent ne parlerait qu'en son nom. Des électrons libres un peu partout? Pas tout à fait car ils reconnaissent que de toute façon, ils connaissent mal les couloirs du pouvoir malgré leur intérêt. En gros il pourrait s'agir de coups de théâtre dignes d'un vaudeville avec une démission à la clé. Mais cela ne reflèterait finalement aucunement l'opinion des gens.

On discute avec une japonaise en soirée.D'un seul coup, je ne sais plus qui a lancer le sujet mais on se retrouve direction mariage. Ça arrive parfois dans les conversations de toute façon. Et là elle balance cash qu'elle a pour objectif de se marier dans l'année. Je rigole avec elle en lui disant que c'est bien d'avoir des bons projets dans la vie. Je me doute bien qu'elle est sérieuse mais je me dis que la barrière des un an, c'est pour le fun, histoire de prendre le truc à la rigolade. Elle rigole (car elle ne manque pas d'humour) mais m'arrête tout de suite. Elle est très sérieuse sur ce coup. Depuis la mort de sa grand-mère elle vit seule dans cette grande maison et la dernière fois qu'elle a été malade dans la maison froide, elle a pris conscience qu'elle ne voulait décidément plus continuer à vivre seule. Je ne me fous pas d'elle et n'importe qui peut comprendre ce sentiment. On a besoin d'aimer et d'être aimé! Mais je lui demande pourquoi passer absolument par la case mariage. Bon, ça fait deux ans que je suis au japon et l'histoire de la japonaise trentenaire qui flippe de ne plus trouver un mari avant date d'expiration, je la connais. Ça fait partie du folklore il paraît. Mais le folklore on sait ce que c'est, on trouve toujours l'exception et puis c'est jamais bien expliqué, on a une vision tronquée et finalement ça a l'air très gnangnan. Quand même je ne pense pas qu'elle va se ruer sur le premier venu. Mais elle affirme haut et fort qu'un type gentil et en qui elle peut avoir confiance lui suffirait amplement. Ça augmente le champs des possibles remarque. On m'affirme par la suite que c'est un raisonnement tout à fait normal. N'empêche que j'ai pas eu ma réponse à la question « pourquoi absolument le mariage? » Après la politique j'ai tenté un sujet plus léger mais il est lourd celui-ci. En fait c'est triste.

Les japonais sont « sympa » avec les étrangers qui ne parlent pas japonais. Enfin, disons qu'il y en a qui veulent pratiquer leur anglais ou montrer qu'ils peuvent le parler. Il y a celles et ceux qui ne s'attendent vraiment pas à ce qu'un étranger leur parle en leur langue et vous complimentent (souvent sincèrement je pense) sur votre habilité, même très limitée. Et puis certains vous disent qu'ils sont contents que vous fassiez un effort. Ce qu'on pense être le moindre des respect pour vivre dans un pays étranger (apprendre la langue) et être un minimum autonome, des gens vous parlent d'un « effort ». sympa!
Tout ça pour dire qu'il y avait un gars qui ne parlait que peu japonais et ne pouvait pas déchiffrer les hiragana après 12 ans au japon. Il s'est drôlement fait chargé dans son dos. Les japonais ont ironisé sur ce gars qui ne faisait aucun effort pour apprendre le japonais car ses collègues parlaient anglais. On est déjà loin du « nihongo ga jyozu ». ça doit être super rare après 12 ans quand même. Je n'essaye pas de vous dire que ce gars est mauvais, e m'en fous en fait . Mais je me demande simplement comment on peut vivre comme ça pendant 12 ans sans péter les plombs? Comment se défendre, comment faire en cas d'urgence, comment avoir des contacts? Évidemment on peut fréquenter des étrangers ou des japonais qui parlent anglais. Mais ça limite vachement l'horizon et c'est stressant. Bref, une capacité à vivre dans la quatrième dimension impressionnante.


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J'ai maté la suite de l'auberge espagnole ce weekend. facile  trouver au tsutaya du coin où le vendeur a été super cool en effectuant d'abord une recherche avec le titre en français pour obtenir ensuite le titre en japonais, de l'anglais katakanisé, "russian dolls". Je l'ai maté avec un japonais qui m'a fait remarquer que c'était plus interessant de regarder ce genre de film avec des français car quand on se marrait il comprenait mieux l'humour, et les personnages qui lui paraissent loin du comportement des japonais, jeunes ou moins jeunes. Je ne m'était pas rendu compte que de tels personnages pouvaient suciter l'incompréhension. Mais il est vrai que la vision des relations de couples y est quelque peu caricaturale: un français qui attend l'amour en enchainant les relations d'un soir...Pourtant je me refuse à croire que le même genre de type n'éxiste pas chez les japonais. Mais ce n'est pas le sujet. Le truc, c'est qu'on a  pu partager une converstaion intéressante en partant du film. Au départ c'était pas gagné. Le genre de question un peu bateau et qui a  le don pourrait mettre d'entrée sur la défensive, comme "tu penses que les occidentaux sont plus cools que les japonais?". Dès lors il faut repartir de zéro, démontrer que cette question  tendance raciale n'a pas de fondements etc. Qu'est-ce-qui est cool? La mise en scène? Oui, un peu. Mais  en fait il parlait d'une façon de penser, d'un style de vie. Cette façon de rebondir sur l'échec peut-être. Ou alors cette façon d'attendre l'heureux dénouement en continuant à s'amuser de plus belle...Parceque lui attendrait apparemment plus sagement, ou plus "inactivement", d'après ce que j'ai compris. Mais je crois que c'est la scène ou la fille cours toute nue dans les rues de Paris qui a été décisive. C'est sur que ça doit être quelque chose...
Sinon je suis allé au karaoke avec Angélique et quelques uns de ses potes. Des vrais bêtes de scène. Ils chantent bien, en japonais comme en anglais. Et j'ai apprécié le lieu sous un angle totalement différent. En temps normal, le karaoke est pour moi un lieu de seconde partie de soirée, après avoir bien picolé. J'ose même pas imaginé ce qu'un enregistrement vidéo donnerait. Une bande de bourrachos en train de vomir du oasis "don't look backkke in angueur".

(non ne me tue pas pour avoir posté ta vidéo ici, tu es géniale!)
Le karaoke est en fait un art et nécessite de l'entrainement, une justesse de ton pour pas assassiner les oreilles de ses camarades, et du coffre. Me rappelant mes cours de musique au collège, je me suis  faire travailler mon ventre plus que mes poumons. mais quand même Angel en jettait, debout sur la banquette, débitant du japonais à fond la caisse . Dur de faire le malin après eux, j'ai pris une claque.  Pour info, on peut aussi trouver du noir désir, du system of a  down et plein d'autres choses.
C'est marrant en ce moment être fan ou pas du Japon fait couler beaucoup d'encre on dirait. On pointe du doigt les fanatiques qui refusent la critique, ou en sens inverse on cherche à modérer l'ironie ou les sarcasmes d'autres qui ont plus l'air d'avoir atterri ici par inadvertance. Bref, n'allez pas croire que cette vidéo illustre l'otakisme japonaisant; c'est du loisir, c'est tout. Et quand bien même, où est le problème au juste?
On a  aussi parler de l'investiture d'Obama. Shin a  dit qu'on devrait changer aussi et  envisager vraiment de meilleurs relations avec les voisins coréen et chinois. Elle lui a  répondu que c'était bien, qu'avec les jeunes la mentalité était en train de changer, que le Japon avait aussi une chance de changement. Mais il a  émis une réserve de taille, c'est le fait que cette adulation d'un homme conduit le plus souvent à la déception ou à un danger, Yes we can! Même les mamis s'y mettent. Je prends le bus pour rentrer chez moi. Là je passe avec ma vieille carte pasmo et un peu de réserve mais il manque 10 yens pour faire le compte. le conducteur m'appelle mais j'ai pensé que c'était pour quelqu'un d'autre. Une mami me fait signe, je comprends que c'est pour moi, rajoute la monnaie et retourne m'assoir. Elle me mate fixement puis se met soudainement à parler d'Obama avec ses copines. "YES WE CAN! YES WE CAN!" Elles sont touts éxcitées et lâchent des bribes d'anglais sur un ton incantatoire, c'est beau, je kiffe. Le monde a  un nouveau président, on respire mieux!







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Un sujet en plein dans l'actualité des festivals des universités qui font du bruit en ce moment. Mais en fait je vais plus parler du système d'entrée dasn les universités. ici, il faut passer une espèce de concours d'entrée pour y accéder. Difficile d'y rentrer, facile d'y rester qu'on dit. Je ne sais pas si c'est réellement plus facile qu'ailleurs mais c'est vrai que les étudiants japonais ont la réputation d'être de bons fêtards. D'ailleurs on en parlait l'autre soir et Miho m'a avoué ne pas bien savoir si les profs de son université étaient de bons pédaguogues ou non, vu qu'elle a pas mal zappé les cours. Elle a pourtant bel et bien deccroché son diplôme de fin d'études comme tous ses camarades...Elle s'est dirigée vers une université privée plus chère qu'une publique car elle avait loupé son éxamen d'entré pour la publique. mais finalement elle a réussi juste après un éxmen plus difficile pour une université mieux cotée et faisant partie des 6 grandes universités de Tokyo. la différence, c'est qu'il faut en géénarl valider 3 unités à l'examen d'entrée pour la privée alors qu'il en faut 5 pour la publique. Du coup, même la meilleure université privée n'égale jamais Todai qui requiert 2 unités de plus en excellence. En parlant de Todai, j'ai entendu dire que certains parents ne voulaient pas que leur fille intègre cette université de peur d'en faire des vieilles filles condamnées à ne jamais pouvoir se marier. Info ou intox? je connais un cas ou la mère a effectivement dissuadé sa fille d'y entrer. Et la fille a finalement choisi une bonne université mais un peu moins cotée. Pourquoi? ben un truc du genre "si ma fille devient une élite aucun homme ne voudra se faire de l'ombre et se sentir inférieur a elle..." raisonnement un peu minime car on peut toujours se marier dans le même sérail. Les élites s'accouplent le plus souvent entre elles si on regarde bien. Oui mais quand même, d'égal à égal ça fait toujours un peu d'ombre si le soleil est du côté de la femme. Enfin je connais des gars qui sont plus souples mais on me répond que au fond d'eux, ils ont surement ce germe social qui les empêcherait de prendre pour épouse une femme plus intelligente ou même plus grande de quelques centimètres.
Pour les photos, je les i prises à l'université Keio, dimanche dernier. Il y avait une fête pour les 150 ans de la fondation de l'université il y avait bioman en trois couleurs et une voiture genre retour vers le futur. je n'ai pas d'éélments d'explications sur ces choses mais il y avait du monde et beaucoup du troisième âge. je crois que ce sont d'anciens étudiants inivités cordialement. certains dans la trentaine arpentaient l'allée avec un regard chagé de nostalgie. c'était bon enfant avec un concert dont le bruit se répandait sur une bonne partie du campus.

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quelqu'un me parlait l'autre jour d'un diner qu'il avait eu l'occasion de faire avec le grand directeur de son entreprise. Pour lui, c'était un fait rare et il était content de pouvoir discuter avec le numéro un presque en tête-à-tête. Il lui a demandé s'il était satisfait des nouvelles recrues qui allaient rentrer, diplôme universitaire tout frais en poche, dans le groupe. le directeur lui a répondu que cette année il n'était pas très charmé par les nouveaux candidats. Il lui demande alors pourquoi. Le directeur lui répond par une autre question: "D'après vous, qu'est-ce-qui fait un bon candidat lors d'un entretien d'embauche?". Il a répond en invoquant la motivation, le niveau d'études, l'attitude et tous les trucs qui vous feraient mentir un max sur votre vraie personalité lors de ce genre de rite. Eh bien c'était en fait beaucoup plus simple , "le sens commun, les candidats manquent tous de sens commun" a dit le directeur. Le sens commun, c'est simplement avoir fait des études adaptées à ce travail plutôt technique et avoir un comportement sociable plein de bon sens commun. Finalement c'est tout bête mais c'est peut-être effectivement ce qui attire le plus la confiance, au Japon comme ailleurs. Un autre intervient dans la conversation et affirme que c'est un travers de la société japonaise, trop de sens commun tue le sens commun et ça rime trop avec "rentre dans le rang". je ne crois pas que c'est ce qu'a voulu dire le directeur mais bon...Une autre sort de sa réserve pour dire que dans sa boite, les nouveaux manquent cruellement de "sens commun", autrement dit comment communiquer avec ses collègues sans s'énerver pour un oui ou pour un non. Elle trouve d'ailleurs cette expression de "sens commun" tout à fait appropriée à la situation qu'elle dépeint. C'est une discussion de trentenaires (à peine) et pas d'aigris conservateurs. je suis toujours un peu surpris d'entendre parler de ces incivilités invisibles à mes yeux mais je me doute bien qu'elles éxistent et que si j'étais de plein pied dans une entreprise japonaise, je pourrais mieux saisir le truc.
le sens commun, est-ce ce qui manque à un français qui travaille dans une entreprise française au Japon? c'est en tous cas apparemment un grand centre d'interêt pour un de ses collègues japonais qui m'en parle. On dirait que ce collègue français est pour lui un mystère à part entière et il se plait à nous en faire une peinture pittoresque pendant une bonne partie de la soirée. il l'aime bien son collègue français mais il ne comprend pas pourquoi il est venu bosser au Japon. le gars sort des grandes écoles et est venu s'enterrer en bas de l'échelle d'une entreprise au Japon; pays où, dans le monde du travail, l'herbe est beaucoup moins verte qu'en France dans l'imaginaire de certains. De toute façon la première question qu'il a du poser à son collègue est "pourquoi vous êtes venu au Japon?". Et la réponse fut "ma copine est japonaise". Voilà de quoi être clair. Et la discussion s'oriente sur ces japonaises qui préfèrent un étranger à un japonais, comme s'il s'agissait d'un choix délibéré dans tous les cas de figure...Bref, il nous a parlé de son collègue français l'air tout fier de ses fines observations socio-culturelles (ça va des habitudes alimentaires aux tics nerveux). Difficile d'interpréter sa vision mais il donne l'impression d'exposer le petit bout de France qu'il a déniché dans son bureau. je ne sais pas s'il attend que je lui réponde en tant que représentant de la France mais je n'ai pas envie de débattre et puis je m'en fous un peu de son collègue qui sort des grandes écoles et préfère bosser pour une manufacture de perceuses que dans une administration au décors somptueux. Bizarrement il en parle à la fois comme d'un ami et comme d'un sujet d'étude. S'il me parlait d'un de ses amis, j'aurais préféré qu'il m'en parle avec plus de "sens commun".
N. nous apprend qu'elle va quitter son boulot de prof de géologie dans un lycée. Elle en marre de s'énerver après des élèves qui s'en foutent complètement et jouent les petit malin rebelles. Trop de stress et elle ne trouve plus de sens à son travail. ça m'a rappellé l'histoire d'un prof de français natif dans un lycée qui hallucinait de voir une fille se maquiller picturalement devant son nez. Pour elle aussi, ces élèves manquent de "sens commun". Et s'ajoute pour elle à ça la pression des parents. En effet, quand ils sont plus diplômés que les profs et qu'ils viennent défendre leur fille ou leur fils uniques, ils sont d'après elle particulièrement redoutables.
L'autre soir, Sangan-jaya, je sortais tranquillement de la station quand j'eus une vision incroyable mais pourtant bien claire: Jasmina!!! mes années de fac qui ressurgissent d'un coup. Elle est en voyage avec son copain pour un peu plus d'une semaine. C'est dingue que je la croise en plein Tokyo, comme ça, au milieu de la foule. Du coup on a improvisé une séance photos avec le décor du plan de train de Tokyo et sa banlieue. "ben ouais sinon les autres vont pas me croire que je t'ai croisé ici!". Elle n'a pas changé. par contre elle a pas arrêté de me faire des remarques sur ma coupe de cheveux (quand on s'est connus j'avais les cheveux longs), mes fringues (quand on s'est connus je ne portais pas de chemises mais des pulls amples très bizarres pour les japonais qui les confondent avec un pyjama), le quartier où je bosse: "je vois que tu t'es embourgeoisé! c'est fini le temps des manifs à Jussieu on dirait...". elle est gentille mais ma paye ne suit pas vraiment le standing du quartier. Pour la petite histoire, elle était dans une fac de médecine réputée bien ancrée à droite sur Paris. Et nous on était dans une fac plutôt réputée à gauche. Alors pendant les soirée, quand elle invitait ses petits camarades de la haute, on pouvait se battre (déconne). Eh oui, la Tv nous abreuvait déjà de Sarko et ces futurs médecins s'extasiaient devant le phénomne de foire...
Malheureusement, un évènement malheureux chassant un évènement heureux, je suis tombé à moitié malade au cours de cette soirée après ingurgité une tempura de légumes et de crevette peut-être trop rapidement, je ne sais pas. En tous cas mon estomac a du comprendre ce qui se passait, et il m'a joué des tous pendant une partie de la nuit. J'aurais du me douter de quelque chose. J'ai été servi bien après mes compagnons de tablée et sans le sourire...mais la tempura était délicieuse quand même et bon courage à S. pour son retour en France.

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Le titre est là pour apater, épater la galerie bien sur. C'est l'histoire d'un gars qui s'appelle Reiji et qui invite des amis étrangers pour un petit séjour sur Tokyo. Ses amis sont des fans du Tokyo touristique et ultra lumineux, je veux parler des quartiers tels que Kabukichi, Shibuya et Golden gai (j'ai toujours pas bien compris de quoi il s'agissait au juste) à Roppongi. Ils finissent donc une de leurs soirée à Roppongi. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c'est un peu la Sodome et Ghomorre de Tokyo, du moins pour ce qui est de sa réputation. Une sorte de quartier bien mis le jour et royaume de la débauche la nuit. Sur l'avenue des clubs je crois ils se font accoster par deux africains qui bossent pour un club en sous sol. Ils ne sont pas très chaud mais ce n'est pas tous les jours qu'ils peuvent choisir ou non de refuser l'invitation dans un lieu éxotique, alors ils décident finalment d'y aller. En bas ça sent le glauque. Une ambiance chargée. Ils s'assoient et tout ç coup Reiji constate une anomalie dans la glace plaquée contre le mur. Il y a un trou et tout autour de cet impact, la glace est brisée. Ils se mettent a lors à paranoier (ou non) en pensant à une fusillade. Il a pris une photo qu'il nous a montré. ça ressemble effectivement à une trace de balle. D'autres pensent à un coup de pub et au travail d'un designer pour mieux entretenir la légende de Roppongi qui sait.
Quand on parle d'insécurité, on peut être fier, en tant que français de son patrimoine. Chez nous, on a nos quartiers, nos émeutes, nos flics dépressifs, nos profs dépressifs, notre président etc. On a de quoi parler. Au Japon, si vous lancez un tel sujet, vous entrez dans le domaine du mystère. Il y a souvent quelqu'un pour vous dire que la fameuse sécurité japonaise n'est plus de mise et que, suivant la mauvaise pente, il y a de plus en plus de délits au Japon. Les autres approuvent d'un signe de tête, oui, il y a de plus en plus de délits au Japon. Vous savez c'est comme au Groland, "ON A PEUR!". Bon, les gens qui évoquent une éventuelle insécurité au Japon n'en sont pas encore là. A vrai dire je n'ai pas de chiffres précis et super fiables à proposer, mais je crois aussi ce que e vois et ce que je ressens. Et je n'ai amais ressenti aucune insécurité au Japon. C'est bien simple, n'importe où à n'importe quelle heure, no danger!
Mais quand même autant étudier un peu la question et voici ce que j'ai trouvé sur le site de l'ambassade de France au japon: "La sécurité publique au Japon se détériore. Le nombre de délits constatés par la police en 2002 s'est élevé à 2,853 millions, marquant pour la septième année consécutive un record. En 10 ans, le nombre de délits constatés chaque année a progressé de plus d'un million. Les crimes violents, meurtres ou vols à main armée, sont en augmentation, tout comme les délits qui ont une influence directe sur la perception de la sécurité publique des citoyens, notamment les agressions commises dans la rue, vols à l'arraché par exemple, et les cambriolages, qui peuvent être très dangereux pour les victimes si elles se trouvent à leur domicile à ce moment-là. Enfin la délinquance des mineurs devient de plus en plus sérieuse, et constitue une grave préoccupation. " On y parle ensuite des crimes commis surtout par des chinois, des coréens, des colombiens, des phillipins...des étrangers pas européens ou américains. On est en plein dans les idées reçues de certaines personnes. Mais le gros serait le fait de bandes organisées qui impliquerait en fait plusieurs nationalités dans un même traffic. Du genre, un chinois vole une voiture et c'est un russe qui s'occuppe d'en faire le commerce et le changement d'immatriculation. On y parle aussi de mafieux chinois se frottant à la mafia japonaise...on se croirait dans un scénario de film sur la pègre. Le Japon serait il une terre promise pour certains voleurs étrangers? C'est en tous cal l'un des témoignages repris par le site de l'ambassade: " Les Japonais ne prennent guère de précautions contre les pickpockets, et c'est facile de les voler." C'est vrai que je ne peux m'empêcher de penser à l'appel au crime de certains qui se balladent le sac ouvert et ne craignent pas de se faire voler quoi que ce soit. mais c'est justement une preuve de tranquillité. Un français racontait à des gens tout éberlués que se balader avec son I-pod ou sa PSP à certaines heures et certaines sections du RER ne serait possible sans risquer de se faire chopper par une bande...Et c'est pourquoi en partie il se sentait libre au Japon. Mais je n'ai jamais eu une seule expérience négative en 2 ans. Et je ne connais qu'un japonais à qui il est arrivé un sale coup. Alors qu'il baladait un soir vers chez lui, à côté d'Ikebukuro, il a croisé 2 types qui ont essayé de le raquetter. Il l'ont bien amoché et il portait encore les traces des coups reçus Il a su plus tard par la police qu'il s'agissait de chinois. Mais il n'a rien conclu de génral sur toute la population de l'empire du milieu voisin.
Bref, mis à part quelques rares exemples vécus, beaucoup m'ont colporté des vieilles histoires comme celle de Shibuya avec des kidapping en voiture sur la grande avenue. Et on n'a jamais retrouvé les corps! Ou a Sapporro, on m'a parlé d'un quartier chaud...mais aucune de ces personnes m'yant parlé d'insécurité grandissante n'a amais vécu personnellement un tel probleme. je ne nie pas qu'ils éxistent mais je ne crois pas qu'ils fassent partie du quotidien. Ceratins délits courants dans de nombreux pays, sont peut-être plus médiatisés ici, ce qui renforcerait le sentiment d'insécurité grandissant...Mais même les flics ne m'ont jamais contrôlé. On m'a dit que c'est parceque je suis blanc et que je ne ressemble pas à un "blanc du sud". 'ai pas bien saisi la nuance mais ça doit être une référence aux sud-américains j'imagine. Il y aurait donc une hiérarchie dans l'"étrangeté". Mais bon, c'est bien difficile à saisiret comme d'hab, tout dépend de la personne à qui on a affaire. On reste quand même dans un monde tranquille...

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J'ai entendu parler du marathon de Tokyo par quelqu'un dont le mari veut y participer mais a apparemment toutes les peines du monde pour s'y inscrire. Il a donc été demander aux administrations en charge de l'organisation du marathon le pourquoi de cette difficulté à s'inscrire. Au fil de son enquête, il aurait découvert que, ce n'est pas seulement par manque tout simple de places qu'on rejette de nombreuses candidatures, mais apparemment pour des raisons...plus commerciales disons. Alors, pour commencer, on lui aurait lacher qu'en dehors des sportifs de haut niveau ou de quelques stars de la TV, on sélectionnerait en priorité des femmes de province, genre la ménagère de moins de 50 ans d'Osaka. Car figurez-vous qu'en terme de consommation, la provinciale va en profiter pour claquer quelques billets du côté de Ginza où dans tout endroit à la mode. D'une pierre 2 coups! Elle profite de sa sortie sportive pour regarnir sa garde robe...Puis on sélectionnerait ensuite comme participants lambda des personnes plus âgées, de province toujours. Car ils seraient encore plus suceptibles de dépenser leurs deniers avec, en plus du shopping touristique, la réservation dans les meilleurs hotels et pourquoi ps unpetit bilan de santé dans un hôpital réputé. Dans l'échelle d'une sélection douteuse pour un marathon qui représente quand même plus que la sortie du comité des fêtes, on continue avec, en troisième position, les personnes un peu plus âgées de Tokyo. Pas de province donc plus vraiment suceptibles de s'éclater dans une débauche d'achats inutiles, mais prévoyants et soucieux de ne pas se fatiguer avant l'épreuve, ils auraient tendance à réserver longtemps à l'avance dans les hôtels alentour de la ligne de départ. Et voilà une belle opération pour l'hôtellerie locale. Et puis enfin, on sélectionnerait des gens de Tokyo qui n'iront pas dépenser trop d'argent et dormiront à la maison avant le départ...Elle avait l'air sure de son fait, malgré les réticences et demandes de preuves de l'assistance. C'est la passion qu'elle a mis dans son histoire qui m'a donnée envie d'écrire cet article. Mais c'est clair que le doute est plus que permis! Imaginez un marathons avec en peloton de queue des retraités fortunés de provinces et des dames aux allures modaines en train de courir avec leurs sacs énormes, tout droit sortis des grands magasins.

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Les mots s'envolent au loin comme des feuilles d'automne qui tourbillonent dans la brume matinale. C'est l'amer constat que je fais en vivant longtemps à l'étranger. Bon ça va on n'en est pas à l'amnésie verbale. mais certains m'échappent et ce n'est plus que le mot en question est bout de ma langue, c'est qu'il est déjà barré loin. Les mots sont infideles ma foi. La premiere fois c'est quand j'ai oublié le mot "balte" des "pays baltes". Pas bien méchant mais celui-là j'étais sur et certain de le connaitre à vie! Comment a t-il pu m'échapper si facilement? sale traitre de mot. mais le plus étonant ce n'est pas de perdre quelques mots! C'est de redécouvrir avec béatitude des mots tout simples, si banals qu'on n'a jamais eu besoin de les apprendre. Un français me parlait de ce probleme avec moi (il a choppé le virus aussi). Un jour, il isait un roman français. Et se trouvait dans le roman le mot "robinet'. Il en était tout retourné, ému, vraiment touché. 6 ans au Japon sans avoir entendu ce mot! C'est con mais c'est un mot que les français n'utilisent peut-être jamais dans son entourage. Et puis , le robinet à l'ancienne tel qu'on peut l'imaginer n'éxiste pas à ma connaissance dans les bâtiments d'âge moyen ici. Moi l'autre jour, alors que je préparais le café, je me rendis compte que j'avais oublié un élément de la cafetiere. je me retourne et demande "où est le capot?". Une japonaise me regarde et répond "le couvercle?". La honte! elle connait mieux le vocabulaire d'une cafetiere que moi! le couvercle! Mais c'est bien sur! Je ne sais pas si j'ai entendu ce mot en 2 ans! Bon ça va, je me rappelle quand même ce qu'est un couvercle...je crois que je devrais peut-être faire un tour dans une librairie française. J'ai bien un Dostoievski à portée de main si ça me chante mais non, je vais pas abuser non plus. je peux toujours aller faire un tour à Kinokuniya mais ça coute relativement le roman de poche, et puis il n'ya pas beaucoup de choix. Ou alors commander sur internet. Il me reste aussi l'institut, même si c'est loin de chez moi, et puis ce serait l'occasion de me faire une revue de presse dont on ne peut pas toujours trouver l'équivalent sur internet.

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En discutant avec un publicitaire, j'ai appris l'éxistence d'une sorte de "RMI" japonais, autrement dit un revenu minimum pour survivre (je crois que c'est à peu pres littéralement le sens des termes japonais utilisés). Les SDF pourraient même bénéficier d'une appartement à durée limitée, le temps de trouver du travail, aprs quoi ils devraient se débrouiller seuls...c'est la premiere fois que j'entend parler d'un tel dispositif social ici. On entend souvent que le Japon est un pays ultra capitaliste sans assistance de l'Etat en cas de coup dur mais ça vaut le coup de se renseigner. Si mon interlocuteur approuve cette allocation il ne comprend pas pour autant que des gens puissent en vivre pendant longtemps (image d'une France patrie des feignasses).
Il parait qu'ici il est normal pour beaucoup de personnes de picoler un peu tous les jours. je me rappelle l'ancien patron d'une amie. Je crois qu'il était son manager. Mais aussi son pote de beuverie si j'ai bien compris (son compagnon de bouteille selon ses propres mots...c'est beau comme du Georges Brassens). Il buvait tous les jours à tel point que tous ses collegues s'inquiétaient pour lui. ce qui m'impressionne c'est que le gars ne seche pas un jour de boulot. Alors comment considérer si une personne est alcoolique ou non? On m'a dit que le basculement au côté obscur se situait au moment où la personne commence à boire sur le quai de la gare avant d'aller bosser. Effectivement c'est violent comme petit déjeuner. J'en ai vu quelques fois, seuls, attendant le traine en s'enfilant une petite bouteille de sake bon marché disponible dans n'importe quelle superette. Un peu comme si vous décidiez de commencer la journée par quelques gorgées d'un petit vin blanc de cuisine, tout en vérifiant que vous n'en avez pas renversé sur votre costume. Le truc c'est que ces types ne se cachent pas du tout et on l'air de se foutre pas mal du regrd des autres. L'ambiguité de ce regard ici, où l'ignorance de la foule se mêle à l'importance de porter un sac de marque afin d'attirer subtilement les regards. Tout en donnant l'impression qu'on n'a pas dépensé 250 000 yens dans un sac à main pour épater la galerie, mais par amour de l'esthétique. J'ai fait pareil quand j'ai porté des Nike air max 3 au college (un super design ces chaussures) Mais pas de pression dans le regard et il doit être possible de porter n'importe quoi, tant qu'on ne dépasse pas la bienséance publique. En parlant de mode, une japonaise me racontait avoir vu un magasin om on vendait le même modele de sac que celui qu'elle avait acheté à Arles en france. Un sac de toile au design sympa mais simple. Mais le vendeur avait un peu modifié la cargaison en ajoutant la marque bien visible sur le flanc de chaque sac, alors qu'il y avait avant opération une simple mention de la marque l'intérieur du sac.
Tout ça pour dire que samedi soir on improvisé un petit pique-nique à l'entrée du parc Yoyogi. Un peu de boire et de vin, du pain et du fromage, voilà la recette du bonheur! J'ai revu Kentaro qui projette toujours de changer de boulot pour cause de patron psychopathe mais qui attend encore un peu. Ben oui, en dessous de la barre symbolique des un an dans une boite, ça fait tâche sur le CV de se barrer à la sauvette comme ça. Teiji, de passage sur Tokyo pour une cérémonie de mariage, nous a rejoint et nous avons du bouger du parc à l'heure de fermeture. On a donc échoué dans une pizzéria en face de la gare de Harajuku, histoire de grignoter un peu en buvant encore quelques bieres. peu apres sont arrives 4 garçons et 4 filles habillés en costumes et en robes de soirée. Ils venaient vertainement d'une cérémonie de mariage dans une salle d'Omotesando (quartier chic). Ils s'installent directement en position "les hommes en face des femmes". Kentaro et Teiji attirent mon attention en me disant qu'il s'agit d'un "gokkon", rencontre qui se compose normalement de 5 garçons et 5 filles en face-à-face, avec beaucoup de possibilités, mais surtout l'éventuelle chance de rencontrer une personne inétessante. Les mecs ont l'air de se démener pour faire preuve d'humour et d'esprit pendant que les filles les regardent se mettre en scene. Puis l'une d'entre elles rompt le silence et se lance dans un exposé intéressant. Puis ça discute un peu et quelques choix semblent s'opérer, mais le restaurant doit déjà fermer ses portes, c'est dommage.

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Encore une soirée arrosée en mode nomihodai (boisson à volonté pendant 3 heures). mais cette fois les français ont imposé sans peine leur rythme de croisire alcoolique. pas de précipitation et de une douce montée éthylique sans concourir ç celle ou celui qui aura la face la plus rouge en une demi heure. Mais quand même sur la fin, je me suis fait prendre en duel de sake chaud par un quadragénaire francophone. La politesse japonaise voulant qu'on resserve son voisin des que son verre est vide, il ne s'est pas privé de me resservir de sake. J'en ai fait autant pour lui et sa femme commençait un peu s'inquiéter de son ivresse. Mais le bougre a des réserves d'énergie et m'a gratifié d'une petite leçon de culture sur les us et coutumes en matiere de boissons. Le sake chaud ne doit pas se boire trop chaud mais à la température du corps humain, c'est-à-dire "hito hada". Tout en m'expliquant ces choses tres interessantes, il continuait à me resservir en m'indiquant qu'au Japon, il faut boire d'un trait le verre offert par son collegue de beuverie. on a picolé comme ça un petit moment quand il m'enseigna que finalement, il ne fallait que je me force et que je devais boire à mon rythme...Aurait-il pris peur devant mon visage pale et non rougi comme s'il était passé sous l'eau bouillante? Je crois que le monsieur aime bien rigoler et je suis sorti du restirant en pleine montée de sake. Ses "au Japon..." ironiques résonnaient encore.
"Méfiez-vous des femmes japonaises". c'est en ces mots que deux japonaises cinquantenaires (de grands sages les cinquantenaires) m'ont mis en garde. quand elles parlent de leur vie, elles évquent souvent une jeunesse timide et une scolarité sans tâches. Elles se sont mariées timides et discrètes. aujourd'hui, quand elles parlent de ce temps-là, elles se marrent la bouche grande ouverte. J'ai encore en tête l'image de leur visiage s'approchant vers moi, un sourire machiavélique en bouche et lachant finalement: "la femme change apres le mariage hahaha!". C'est vrai que quand on les voit maintenant, on se dit que ça doit faire belle lurette qu'elles ont rangé leur timidité au placard. Bon, elles sont d'une autre génération aussi. Eduquées à l'école pour fille jusqu'à l'université, elles ont leur vécu.

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Au cours d'une conversation, j'ai dit que comme projet de voyage à l'étranger, j'irai bien faire un tour en Chine, pays tout proche. Attention m'as ton répondu, je pourrais moi aussi être boycotté. J'ai en effet appris que le supermarché carrefour était en ce moment  boycotté, suite aux incidents ayant eu lieu autour de la flamme olympique à Paris. En fait je n'étais pas au courant car je n'ai pas regarder les infos sur internet depuis un moment. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas le seul argument qu'on me propose pour me mettre en garde contre un éventuel voyage dans ce pays voisin. En effet, suite à la crise des gyosas empoisonnés importés de Chine, on conseille de bien nettoyer les légumes importés du même pays car pouvant contenir des substances nocives. En tous cas je comprends maintenant pourquoi le Japon tient à produire son riz, même si ça lui revient cher. Devant la crise alimentaire mondiale qui se profile, mieux vaut âtre maître de ses ressources alimentaires de base...D'ailleurs, dans le même ordre d'idée j'ai l'impression que la vie coute plus cher en France qu'au Japon. J'ai déjà pu faire un comparatif des loyers entre Paris et Tokyo mais dans l vie quotidienne on sent une nette différence entre le  prix du sandwich de base au combini et le même au supermarché français. Par ailleurs il y a une vraie culture des repas prix hors de chez soi. Des repas qui reviennet bien cher que si on les prenait en France avec une foule de petits restos simples mais très bons. Ajoutez à celà le journal télévisé français où on parle de flambée des prix, ça laisse sceptique.

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Et si on parlait un peu des élections présidentielles ? Un sujet tout à fait passionnant qui nous empêcherait presque de dormir la nuit, à force de se tourner et se retourner, la tête pleine de sondages infinniment subtiles et prête à exploser.
Ben non en fait vues du Japon, çà n’émeut pas énormément, pour aisni dire presque pas du tout. On a pas complètement oublié ce qui se passait à des milliers de km d’ici mais le choix n’est pas trop éxcitant et on est plus dans des histoire de « faire barrage à machin » et « vote utile »...Les français que je fréquente ici se sentent plutôt concernés mais en général n’aiment ni Sarko ni Sego et les autres bof...Surtout les filles qui s’acharnent sur Sego en la traitant de cruche et non charismatique. Elle est juste un peu réac mais à part ça très photogénique.
Mais c’est plus la vision des japonais s’intéressant de près ou de loin aux affaires françaises qui est intéressante. En effet, il y a un mois, un vieux monsieur me demandait des précisions à propos de la candidate socialiste en ces termes :
-          Je voulais vous demander à propos de la femme qui est veut devenir présidente en France...Elle représente le parti social des femmes n’est-ce-pas ? C’est original comme idée !
-          Euh en fait c’est pas vraiment ça...Et puis vous savez, il y a très souvent eu au moins une candidate à l’élection présidentielle en France.
-          Ah bon ?!
-          Oui oui prenez la candidate de « lutte ouvrière » ou celle des « verts » par exemple...
-          Lutte quoi ?
-          Non non c’est pas important^^.
Toujours est-il qu’on entend le plus souvent parler de Sarko au Japon. Eh oui il est connu jusqu’ici et on sent parfois un brin d’approbation chez des japonais qui savent que l’abolition des 35 heures est au programme. En tous cas ils connaissent bien sa tête, à croire qu’il a des potes jusque dans les médias japonais ! Mais une dame m’a confié à mots couverts qu’elle soutenait Sego, parceque c’était une femme et qu’elle se sentait solidaire de ses ambitions.
Personnellement je n’ai absolument pas suivi pendant un certain temps et puis je m’y suis mis un peu plus en regardant quelques JT ou courts interviews sur les sites de chaines françaises sur internet. Mais le problème c’est qu’on n’apprend quasiment rien de concret sur leurs programmes avec les télévisions. En plus on a l’impression que les journalistes sont toujours mielleux avec ceux qui ont le plus de chances de l’emporter dans les sondages qu’avec ceux qui tournent autour de 1 point...Je ne suis pas un fan de José Bové ou Besancenot mais sur 10 minutes d’interview ils doivent toujours passer 5 minutes à justifier leur candidature avec des questions du style « alors qu’est-ce-que vous venez faire en politique ? »...
J’ai tout de même suivi en images le déplacement a Arles du candidat de la chasse et de la pêche. A la sortie des arènes on lui demande de répondre aux détratcteurs de la corrida et il se lance dans une magnifique argumentation :
-          Le problème avec les donneurs de leçons, c’est qu’ils oublient de faire le ménage devant leur porte. Les gens qui critiques la corrida, quand ils vont acheter un steak au supermarché, ils se demandent pas comment il est tombé dans l’assiette...Eh ouais...
Et puis ça fait très rustique quand il parle de la ruralité. En même temps c’est vrai que ça sent bon le terroir comme un bon vieux pot de rillettes ! Et si on y réfléchit bien on peut emettre l’hypothèse que la CPNT est le groupuscule le plus traditionnel et légitime. En effet la chasse éxistait déjà à la préhistoire, la pêche aussi d’aileurs ! ce qui n’est pas le cas des grands partis. Quoiqu’on ne sait jamais, peut-être un jour retrouvera t-on une carte du PS ou de l’UMP fossilisée dans une caverne...

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