Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander - Publié dans : souvenirs
S?il y a un endroit où j?aimerais habiter à
Paris, c?est vraiment cette portion du 19ème arrondissement, à proximité des buttes Chaumont, entre station danube et Botzaris...Là, on garde l?atmosphère cosmopolite du quartier du
moulin de la galette en y ajoutant le calme d?une petite ville de province. Le coin est en effet truffé de petites rues et villas (villa= sorte d?impasse avec 2 rangées de pavillons en pleine
ville) et les petites routes du quartier sont étrangement calmes, même en heures de pointe. Peut-être est-ce le fait du hasard quand je m?y suis baladé, mais ça ressemble vraiment à certains
endroits de la banlieue chic de l?ouest parisien, en moins propre et net et en plus diversifié niveau population.
J?y ai d?ailleurs croisé un élève qui m?a dit qu?on surnomme ce quartier « la mouzaya » ?! Pas eu le temps d?approfondir la conversation mais ça colle bien comme appelation.
J?ai l?impression qu?il y a une assez forte identité de quartier ici et on m?a d?ailleurs demandé une fois si j?étais « un gars du 19 » ! Mais ça sonnait différemment du traditionnel « gars du 9-3 »...Les gamins originaires de partout (je pense que toutes les parties du monde sont représentées ici) se traitent parfois de tous les noms et s?insultent à propos de leurs origines, mais ils sont liés et trainent toujours ensemble...Un iranien installé depuis 1 an m?a demandé de quel pays je venais. Je lui ai répondu « de Pau » et il n?a rien capté. On ressent une forte conscience identitaire mais dans le mélange. N?empêche, c?est pas toujours avec douceur que les gens s?approchent. Les jeunes chinois qui cultivent leur langue maternelle tout en apprennant le français de façon intensive ont tendance à former un clan à part. Ce qui sucite de temps à autre la moquerie des autres, sans retenue.
-Oh regardes le petit chinois ! sans déconner il a quel âge pour être dans cette classe ?Il est tout petit ! il a été trafiqué ou quoi ?
C?est tout de même à relativiser car des termes qui peuvent paraître brutaux sont en fait des petites marques d?affection qui resserent les liens chaleureusement comme le petit :
-Vas-y nique ta race !
Mais j?ai assisté à un phénomène de mimétisme un peu délicat une fois que j?aidais un élève chinois pour sa leçon d?histoire (c?était à propos des problèmes frontaliers et conflits en Afrique. En mimant la guerre et en maniant un vocabulaire de base, il a parfaitement compris. L?embêtant, c?est qu?il s?est rué sur l?exemple pour m?expliquer que les japonais étaient comme les français quand ils ont envahi la Chîne et la Corée...Or ce n?est pas tout à fait pareil...). Du coup, quelques « babtous » (« blancs » en verlan africain) se sont approchés et commencé à taper la causette avec les chinois, un peu largués dans les classes normales après un passage en classe non francophone). Pour la première fois ils leurs demandaient leurs prénoms. Parceque normalement leurs prénoms se résument dans la cour à « le chinois », « le noich » ou encore « le kline » (celle ou celui qui ne maîtrise pas bien le français parlé).
Ce qui est amusant aussi, c?est de constater que des groupes à peine débarqués en France quand j?étais à l?école sont encore reconnus aujourd?hui ! je pensais un peu naivement que la mode rap avait envahi toutes les cours de récréation mais c?est bien plus eclectique ! le style grunge est encore présent et une espéce de retour à la vieille mode rock semble s?opérer sur paris. Il est fréquent de croiser des types en jeans ultra moulants avec le petit style minet. Prenez une trousse et vous y troyverez marqué dessus « system of a down », « strokes », « deep purple », « sex pistols », « red hot », « nirvana » etc.
Certaines familles vivent ici depuis toujours et les parents sont issus des années 80, milieu rock français. Ainsi j?ai appris qu?un des membres des « berruriers noirs » était devenu réparateurs de motos dans un petit garage, que plein de groupes fran_ais étaient issus de cette partie du 19ème arrondissement.
Ce qui est génial à Paris, c’est que non
seulement on ne peut pas se faire chier un dimanche après-midi, mais encore la moindre activité devient culturelle ! En effet, allant me baigner à la piscine de la butte aux cailles je
découvre son origine avec le forage d’un puit au 19ème siècle sous Haussman qui autorisa les travaux de forage d’un puit blablabla et vous en saurez plus en lisant la pancarte
« histoire de Paris » sur les photos...mais surtout j’ai rencontré Eun Hee dans cette piscine qui aborde les inconnus avec un naturel assez déconcertant ! Remarquez j’aurais pu
penser qu’elle m’abordait avec dans la ête une furieuse envie de m’embrasser mais quand j’ai vu qu’elle parlait comme ça avec nombre de personnes, mon ego en a pris un sacré coup...Pfff ça nous
arrive jamais aux hommes de se faire caresser en boîte de nuit ou à la piscine et jamais une fille ne s’arrête sur le bord de la route pour dire :
-Tu montes bébé, je vais te manger tout cru et après ça tu vas kiffer grave !
Bref passons cette parenthèse incongrue pour reprendre le cours de ce récit des plus passionant. Donc, Eun Hee, je croyais au départ qu’elle était française d’origine chinoise, vietnamienne, laosienne, cambodgienne et j’en passe, installée dans le 13ème arrondissement où se trouve la piscine. Car elle parle un français impeccable, bluffant. Sauf qu’en sortant quelque chose dans son intonation m’a mis un peu la puce à l’oreille...Mais surtout sa voix qui me rappelait étrangement celle d’une fille que je connaissais à Pau...Et maintenant que j’y pensais je trouvais même qu’elle lui ressemblait par bien des traits de son visage...Mon dieu si c’était elle ? Nan pas possible qu’une tuile pareille m’arrive dans un magma de 10 millions d’habitants !
-je suis coréenne (ha tout s’explique !)...ça fait 5 ans que je vis en France (tout s’explique encore)...On s’échange nos numéros ? (tout n’en finit pas de s’explquer)
Bon pas la peine de faire du suspense puisque la suite est purement platonique mais au moins j’ai pu mettre en pratique l’enseignement tiré de mes erreurs passées...
En tous cas elle écoute du Philippe Catherine et prépare un doctorat en arts plastiques et ses travaux sont intéressants (pas de photo par respect de l’anonymat) ! Mais surtout elle écoute du Philippe Catherine, pour ceux qui connaissent pas ça donne ça :
J’aurais pu être millionaire avec piscine et vue sur la mer
Mais je suis dans la merde et je vous emmerde
Sentimentalement démissionaire, professionellement suicidaire
Tu vois, moi je suis dans la merde et je vous emmerde...
Avec une fille qui le jette, car il joue le rôle du gros lourd en club...
J’écoutais donc ces magnifiques chansons en
sirotant un jus de cassis et en matant la vue du treizième étage dans le treizième arrondissement...pas possible c’est un signe, va falloir que je tente enfin a chance au loto ou au quinté quarté
tiercé sextuplé plus ...Enfin voilà ce fut un bel après midi dominical avec des gens qui font de la capoiera dans le parc Monsouris et une vielle en bas de chez Eun qui a commencé à lui tchatcher
en chinois. Au bout d’un moment la vieille a réalisé que Eun ne captait strictememt rien et quand Eun lui as dit « je suis coréenne » elle s’est barrée avec son panier à roulettes pour
les courses sans même dire au revoir !j'ai écrit la suite mais je la publierai à titre posthume parce que le communautarisme me rend parfois nerveux...
j?arrivai à Paris d?un pas alerte et décidé, je gravis la butte Montmartre et m?écriai, dans un élan orgasmique et multiproportionnel,
scrutant l?horizon tel un loup en rut, une main sur la rembarde et l?autre pointant au loin...je m?écriai :
Haaaaaaa Paris, ce fut pour moi le début du rêve américain : toutes ces lumières qui scitillaient dans la ville et ces crottes de chiens qui parsemaient les trottoirs, ces
appartements aux loyers faramineux pour vivre dans un placard avec les toilettes dans la rue d?en face...Alors que ces pensées mettaient mon esprit en ébullition, je levai la tête, pour éviter
qu?elle ne tombe dans mes godasses en marchant comme ont tendance à le faire certains parisiens, et tombait sur une affiche de Johnny Halliday qui devait certainement préparer un meeting pour
l?UMP. Ceci me rappella avec force que je devai visiter une expo à Beaubourg avec JP, un ultra anti sarkozy notoire, qui, entre deux lendemains de soirées bieres blondes au pub d?en bas de chez
lui, trainait sa peau dans les musées.
Pour la seconde fois j’ai visité le mont saint Michel. La première fois c’était à l’occasion d’un mariage tradition soupe à l’oignon en Normandie...et c’est avec la gueule de bois que j’ai grimpé la colline, déambulé dans les vieilles rues et avalé une crêpe au nutéla...cette fois point de gueule de bois et de la fraîcheur dans les jambes, trop heureux de grimper au sommet du caillou sur mer pour admirer les vues de sables et les remous des vagues ! c’est vraiment un truc à voir, même si c’est devenu comme beaucoup d’autres lieux touristiques la foire comme celle qu’on trouve à Montmartre.
C’est aussi une espèce de lieu mythique pour les étrangers ; comme certaines églises emplies de mystère.
Second séjour sur angoulême en peu de temps
mais la deuxième fois avec les impressions d’une japonaise. La conclusion de ce qu’elle ressent est assez simple :une ville et une région vraiment intéressantes à visiter mais une atmosphère
de vieille France un peuconservatrice...Je pense, en ayant vécu un bon moment dans le coin qu’il ya beaucoup de vrai dans ce qu’elle dit mais peut-être pas pour les mêmes raisons. En effet j’ai
accumulé quelques années et à vrai dire les gens sont un peu les mêmes partout. C’est parfois un peu fermé avec le système « dur de rentrer dans un groupe, dur d’en sortir » et il ne
vaut peut-être pas être trop marginal dans ses moeurs ou sa façon d’être sous peine de jugement du village...Mais bon rien de très original ! Ceci dit il ya vraiment des gens sympa et
ouverts, mais la plupart sont déjà partis ailleurs au moment où j’écris cet article.
Pour une étrangère, ce qui saute aux yeux et fait croire à la fermeture, c’est la quasi absence
d’asiatiques dans les rues et le très faible nombre de gens de couleurs croisés dans les rues. Même à Pau qui n’est pourtant pas une plus grande ville, on en croise bien plus. Elle a plus
l’impression d’être un OVNI ici, même si personne ne la remarque particulièrement. Cette impression lui vient également des vieux murs qui décorent la vieille ville et le style roman des
monuments ecclésiastques
En revanche je ne connaissais pas si bien la campagne profonde où on a logé quelques jours. Là les gens sont très soudés dans le petit hameau et on a pour habitudes de ne jamais fermer la porte de la maison et de la voiture à clé. Bien loin des préoccupations sécuritaires, certains voisins rentrent sans frapper, ce qui pourrait causer des désagréments, mais ils le font sans excès et leur monnaie d’échange est le plus souvent les services rendus de part et d’autre.
Notre touriste en vadrouille qui a séjourné en Afrique nous a
dit qu’elle trouvait que le paysage de la campagne profonde en France
ressemblait à la
Zambie ce qui a bien fait rire nos hôtes qu
i se sont dit que finalement ils ne se rendaient pas compte à quel point ils vivaient dans un lieu éxotique ! il semblerait donc que le champs de maïs soit un fait universel...
Très chasse :
D’après vous sur quoi repose l’audience
de l’émission très chasse je ne sais plus quel jour diffusée dans la nuit ? c’est simple, si vous en parlez autour de vous, vous vous rendrez
certainement compte que souvent, ce sont des gens qui ne pratiquent nullement la chasse ou la pêche qui tombent sur cette émission ! Alors, en approfondissant, on en vient à considérer
l’aspect fin de soirée début de nuitée de cette audience...En effet, que faire quand on rentre encore un peu bourré de sa fin de soirée, il est 2 heures de mat et on a décidément pas envie de
dormir, on voudrait simplement se griller une dernière clope en ingurgitant les images télévisées...On allume le poste sur le bouton 1 et là on peut admirer l’art oratoire du chasseur à qui le
journaliste demande ce qu’il ressent juste après avoir descendu un sanglier et qui répond :
-Ben...il est mort...
Non sans déconner elle est facile celle là ! S’en prendre aux chasseurs, c’est bien connu ! Mais il n’empêche que je reste traumatisé depuis qu’ils ont détruit notre super cabane dans les bois quand j’avais 12 ans et qu’une après midi j’ai vu leurs meute de chiens tracer, qu’on a entendu les coups de feu...Hors un coup de feu de chasseur ; c’est un tir oeil de mouche à 380 degrés, une précision qui fait craindre pour sa peau !
-petite astuce : si vous cherchez à boire gratuitement, forcez la porte d’une cabane de chasseur et les litrons de vinasse couleront à flots-
N’empêche les inconnus étaient pas loin de la vérité avec leur sketch sur le sujet...
Et les chasseurs ? on en a croisé quelques uns sur les bords de la Charente en faisant du canoe et ils ont l’air bien plus paisibles, même si des fois ils ronchonnent à cause des remous de pagaies...
Ça y est j’ai trouvé enfin le but ultime de ma venue au monde : journaliste au 13 heures de Pernault !
Profitant de relations et de longs bras dans le milieu du show
biz de la sncf et d’une aubaine sur les prix des billets, nous sommes retournés en Charente, ce beau pays. Priant pour que nous accompagne tout au long de notre pélerinage l’esprit du 13 herures
nous avons axé en grande partie le périple sur la vieille pierre et les bonnes gens qui parsèment nos belles campagnes françaises.
Nous avons donc attéri à cambrousse land, du lieu dit chez jean-jean, 10 maisons séparées
par 3 champs les unes des autres. Plutôt pratique pour le naturisme matinal en sirotant son café dans le jardin et en lisants les bonnes nouvelles locales dans la charente libre, le tout nu. Avec
de bonnes idées de journées à thème : Martine à la ferme, nourir les poules et « j’adore les cheval », pirogue en eau douce. Après avoir photografié les chevaux nous fûmes pris
d’une soudaine et irrésistible envie de regarder spirit, le super cheval rebelle qui ne se laisse jamais embrigadé par les méchants soldats
états-uniens.
Pour
les visites du terroir local nous vous proposons ce catalogue sans prétentions avec le chateau et l
e moulin de Fleurac, la remontée de la Charente aux rivages criblés de bataillons
de chasse pêche nature et traditions, et surtout le parcours de la bonne picolle. Nous nous trouvons en effet aux abords du cognassou, le coeur battant chamade des fûts d’eau de vie
miraculeuse : le cognac ! Une petite visite de Cognac avec sa vielle rue piétonne ; l’église saint léger et la cognathèque. J’ai souvent entendu dire que Cognac était une ville de
fric avec une bonne part de sa population impliquée et enrichie dans le négoce de la boisson mais je n’ai pas remarqué...juste une impression de vieux conservatisme campagnard. Sur la route du
retour on a fait la pause à Jarnac, pas pour se reccueillir sur la tombe de l’ancien président mais histoire de flaner sur les bords de fleuve et déambuler dans la vieille ville. Plus au coeur de
la Charente profonde et en bordure de nationale 10, on peut s’arrêter dans le village de Roullet saint estèphe qui en fait n’offre pas grand chose à voir mais bon, c’est quand même
intéressant...
En descendant de chez un ami qui habite près de la place d’Italie et en se dirigeant vers la butte aux cailles, on passe pas
loin de Tolbiac et il m’arrête en me faisant remarquer :
Sur ce nous nous sommes rendus à la piscine de la
butte aux cailles, que je conseille vivement pour ses deux bassins, un en intérieur et l’autre en extérieur, et aussi pour ses vestiaires mixtes...Après avoir marqué virilement notre territoire
en faisant une petite série de pompes sur le rebord sud ; nous nous sommes adonnés à la nage chienchien, autant dire que nous savons user des techniques de séductions les plus ancestrales.
Car il faut de la technique pour affronter les esprits des graphities qui décorent les murs du quartiers avec des slogans comme « l’homme est le passé de la femme »...
Commentaires