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société

Communauté : Japon
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Hier le voisin est passé avec un gros paquet cadeau dans les mains! Il m'a simplement dit qu'il s'excusait pour le bruit occasionné par son bébé qui vien de naitre. Je savais sa femme enceinte auparavant e-t j'avais cru entendre des petits cris de bébé du balcon mais à l'intérieur de l'appartement, impossible de savoir qu'un bébé est de l'autre côté...Bref, je l'ai félicité, lui ai dit de ne surtout pas s'inquiéter, mais il n'était pas là pour négocier quoi que ce soit; il m'a tendu le paquet avec un regard qui voulait dire « prends-le sans résistance ». Pour info, c'est une boite de biscuits fins aux noix et amandes enrobées de chocolat ou divers ingrédients.

Mes voisins sont tous très sympa! Quand on prend l'ascenceur, ils ont toujours un mot pour parler de la pluie et du beau temps. Et il ne me posent que très rarements les questions rituelles (qui suis-je, d'où viens-je, pourquoi...).

Dimanche soir j'ai suivi les élections à la télé. On a beau dire, c'est quand même un événement. Par contre, j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas de confrontations directes sur le plateau télé entre les vieux du PLD et les nouveaux (ou moins nouveaux) du PDJ. Mais bon, la seule fois que j'ai vu un face à face à la télé, c'était entre Fukuda et Asou qui briguaient alors tous deux le poste de premier ministre. Et encore, Fukuda se faisait apparemment prier pour se mouiller un peu...Mais disons que le face à face ressemblait plus à un « côté droit / côté gauche » car les deux poulains (un peu en fin de carrière tout de même) regardaient la caméra ou le journaliste et ne se parlaient jamais vraiment directement; pas un regard échangé...Du coup, au lieu d'organiser des débats qui ne peuvent l'être dans ces conditions, je comprends qu'on préfère faire appel aux services de comédiens chevronnés comme Takeshi Kitano. Il était donc là, sur le plateau, mal sapé et participant à une réunion de journalistes sur leur 31. Tel un Laurent Baffie, il sortait sa petite vanne au bon moment, en bon sniper. Car contrairement à la France où on aime ses films, on préfère ici largement ses talents de comédien (animateur télé pro de la vanne et des rires nerveux).

Pour la première fois, j'entends des gens autour de moi revendiquer leur vote, du côté gagnant bien sûr (les autres ont du déjà oublier). Personne n'a l'air de croire qu'ils vont tenir leurs promesses mais s'ils en tiennent quelques-unes ou amorçent au moins quelques changements fondamentaux, ce sera déjà une bonne chose de faite. Et puis, il y a toujours cette idée de corruption quand on parle des perdants. Pourtant on n'a pas pour autant l'air de porter le futur nouveau premier minsitre dans son coeur. On me l'a souvent décrit comme un homme sans trop de charisme ou personnalité, et de toute façon issu des mêmes familles politiques que ceux du camps adverses.

Mais ce qui m'étonne parfois, c'est qu'il y a des revendications d'un côté et un vote ou un support à des hommes politiques complètement aux antipodes de ces aspirations. Il y en a qui galèrent en ces temps de crise pour passer des entretiens d'embauche, ne bénéficient que peu d'allocations chomage et vont peut-être devoir rentrer chez leurs parents (je parle de trentenaires). Mais ils peuvent succomber aux charmes d'un fils de Koizumi ou du député local ultra célèbre var issu d'une dynastie politique...Pourtant, il semblerait que dans l'ensemble le vent soit en train de tourner de ce point de vue.

Communauté : Le Japon ordinaire
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Un enfant de 10 ans qui étudie le français deux heures de suite. Oui c'est possible. On va me dire qu'il se tape peut-être déjà les cours du soir après l'école pour réussir un concours d'entré dans un collège privé et tout...Moi-même, j'ai pensé que c'était sa mère qui lui mettait la pression pour étudier la langue de Paris. Mais non, il l'a décidé tout seul, sachant qu'un artisan fabriquant des clavecins et clavicordes dont il est "client", prenait des cours privés. Et il tient le choc! Il étudie avec deux adultes. Donc le cours n'est pas forcément adapté à un gamin de son âge. Comme tous les gamins il fatigue et s'impatiente parfois. Mais il ne manque jamais d'imagination et tente toujours d'intégrer ce qui lui tient à cœur quand il utilise par exemple le verbe aimer. Ce qui lui tient à cœur, c'est le clavicorde. Il en a fait une démonstration et on sent les heures d'exercice derrière sa maîtrise. C'est inquiétant et on a peur qu'il prenne en grippe l'étude du français à ce rythme mais lui-même demande à continuer, comme les autres. Mais autour on ne s'inquiète pas trop, on sait qu'il peut rester 4 heures sur un clavier. Il ne semble pas subir de douces pressions, comme d'autres gamins que j'ai vu enchainer les cours du soir, la natation et la leçon d'anglais, tombant de fatigue. Il pose beaucoup de questions sur la France et c'est son goût pour quelques compositeurs français qui l'amène ici.
C'est un petit doryokuka, faisant toujours des efforts pour atteindre quelque chose. Qu'est-ce-que je faisait son âge. Je jouais et trainais des pieds pour faire mes devoirs. J'ai surement développé d'autres choses à trainer dehors. Lui, est-il dans une optique de réussite? Je ne sais pas, mais il a des capacités bluffantes en tous cas.
Communauté : Japon
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Au Japon les jeunes adultes à la vingtaine ont droit à leur Jour, un jour férié  dans le pays. Ainsi on la ville se colore des kimonos qui déambulent jusqu'aux mairies où sont organis'es des récéptions en leur honneur. Les garons portent eux un costume noir.
Communauté : Japon
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L'affaire avait fait grand bruit l'an dernier à la télé. Des gens mal intentionnés s'amusaient à appeler des gens très âgées pour leur soutirer du fric. Le procédé est très simple, on se fait passer pour le petit fils de la personne appelée et on prétexte une tuile innatendue avec bien sur un besoin pressent de liquidés. Il me semble que les arnaquers allaient jusqu'à se faire envoyer directement l'argent, mais c'est à voir.  Hier soir en prenant le bus, je suis tombé sur l'affiche que vous pouvez voir en photo. Le dessin étant très explicite, j'ai tout de suite pensé à cette affaire. Dans les bulles, on peut lire des choses du genre "je me suis fait viré soudainement, j'ai vraiment besoin d'argent..." ou "je veux de l'argent...". Or, dans un pays om les gens entretiennent un bas de laine plus que conséquent, il n'est pas difficile pour les arnaqueurs d'être à peu près sur de ramasser un petit magot, si la victime tombe dans le paneau.
Communauté : Japon
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Juste en bas de chez moi il y a un chantier de déstruction d'un immeuble et d'une maison. J'ai déjà eu l'occasion de me réveiller en écoutant un discours un peu spécial avec une musique, mais sans y préter plus attention. Cette fois j'y ai jeté un oeil et je suis tombé sur la petite séance de gymnastique matinale des ouvriers avant d'attaquer le travail. ça dure un petit moment, au rythme d'une musique lancinante.

Communauté : Japon
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Ce matin j'ai regardé la télé, chose que je n'avais fait depuis bien longtemps. Première grande surprise, je comprends mieux, beaucoup mieux même que la dernière fois. C'est bon signe. Bref, l'émission parlait du nouveau système judiciaire avec des jurés tirés au sort alors qu'il n'y en avait pas jusqu'ici. Les gens interrogés dans la rue n'ont apparemment pour la plupart pas envie de participer à un jugement. Il y a de toute façons des dispenses si on est  très malade, très occupé, que ça tombe à un très maubais moment. par exemple, un paysan dit que selon la période il ne pourrait pas se rendre à Tokyo pour assister à un jugement, car ses cultures nécessitent une attention permanente. Une femme dit que son boulot et ses compétences n'on rien à voir avec la justice, qu'elle ne se sent pas les moyens d'être juré...d'autres sont partants, s'ils sont libres ce jour . Bref, il faudra surement du temps pour que les gens s'habituent à l'idée d'être appelés par la justice.

Fin de la parenthèse télé et judiciaire. Je suis allé à l'office de l'immigration de Shinagawa pour faire le re-entry permit. Sans ça , je perd mon visa en cas de sortie du territoire japonais. J'aurais du le faire en même temps que le renouvellement du visa mais j'ai oublié.  Me rappelant qu'on doit y attendre longtemps, je m'y suis pointé quasiment à l'ouverture, 9 heures. Il n'y avait presque personne et ça a  pris 10 minutes et 3000 yens pour le timbre. Je ne comprends pas bien le concept de ce re-entry permit, si ce n'est gagner un peu de sous avec le timbre pour l'Etat...En tous cas c'est vite expédié dans ce bureau, on se croirait à la mairie du 18 ème, un univers brut de pomme, séquence émotion. Bref une belle balade et je suis fin prêt pour les vacances.

Depuis quelques temps je prends le bus pour aller au taf, et à des heures décallées par rapport à la masse des salariés tokyoite. Du coup, j'ai regouté au métro et au train blindé de gens. la descente en gare de Shinagawa a  quelque chose d'étourdissant. Une foule converge vers les buildings extérieurs et se répend dans le quartier à la manière d'une file de voitures sur les très grandes autoroutes qui font des boucles.

Comme à chaque fois que je vais à l'immigration, il flotte et il fait frisquet. Je n'y suis jamais allé en été remarque.

Communauté : Expatrie(e)s
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Les brigades anti clopes sillonent une rue de Shinjuku. Ces séniors gentlemen pratiquent l'arrestation en douceur. Ils tendent un cendrier au fumeur illicite. car ç tokyo on ne peut pas fumer partout mais cette tenue de Pinot simple flic n'est apparemment que prévention et non contravention.
Communauté : Le Japon ordinaire
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Un perpétuel chantier. Comme dirait la chanson, "le bruit et l'odeur...le bruit du marteau piqueur". c'est impressionnant le nombre de petits ou grands chantiers que je croise en me promenant dans la ville. On dit que quand le bâtiment va tout va, alors ça doit aller super bien ici. mais ne parle pas seulement des travaux du bâtiment, plutôt, et surtout, celui des routes. J'ai lu dans un article que la construction à outrance sur les route était due à une certaine connivence entre les politiciens et les entreprises de constructions. Une sombre histoire de financement des campagnes électorales contre des contrats juteux. On m'a aussi dit que que les différents échelons administratifs avaient des enveloppes à dépenser pour l'entretien et la rénovation des routes. Ainsi, on préférerait dépenser plutôt que de voir son budget logiquement réduit la saison suivante...Et voilà ce que ça donne à 22 heures, un dimanche soir, sur un grand axe qui traverse la ville:
Communauté : Le Japon ordinaire
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je suis déjà allé plusieurs fois à Ikebukuro mais seulement de passage sans jamais rien y faire de particulier. Eh bien cette fois je ne suis pas venu pour rien car j'ai mangé des gyosas dans un drôle de parc à thème au milieu d'un building. Si on ne m'y avait pas trainé je n'aurais jamais trouvé un truc pareil. C'est cool pour manger des gyosas et plonger dans un endroit plein de mystere. Les restos sont mêlés aux attractions genre voyance en direct, jeux vidéos, attrappe-peluches de fête forraine, fauteuils de relaxation, ruelles de far west, hiboux en plastique qui parlent et j'en passe. Comme dans plein d'autres endroits c'est le kitch qui prédomine mais quel bonheur de voir tous ces gamins courir dans tous les sens devant leur parents émerveillés et immortalisant la scene de leur gros appareils photos. Jusqu'à ce qu'on tombe sur un dessinateur de caricatures, un vieux qui s'ennuie ferme sur sa chaise, en faction devant le restaurant de crêpes bourrées de crême. Il a l'air super triste le vieux sur sa chaise. On imagine son niveau de vie en croisant son regard triste, à attendre le client dans ce lieu volontairement sombre. Il fout un peu le mourron le vieux. Pourtant je n'ai pas de grande conscience sociale et comme tout le monde j'oublie rapidement le clochard en train de crever au coin de la rue. Mais je sais pas, dans cet endroit completement futile c'est comme si on avait allumé le projecteur sur lui...pas plus, remarque, que l'antillais posté au rayon fruits éxotiques du supermarché français sur fond de compagnie créole.
Sur ce on a décidé d'aller voir un film. Il fallait trouver le bon compromis et, décidant internationalement quel film choisir, nous avons opté pour "hanckok", un alcolique aux super pouvoirs qui devient un super héros alors que ses interventions dans les courses poursuites de bandits ne sucite au départ que la désapprobation des bons citoyens. Pas vraiment un grand moment de cinéma mais ça divertit. En sortant du cinoche, une bande de jeunes filles nous suivant s'est mise à dégurgiter une belle dhiarée verbale sur les chinois et les coréens, en fixant la coréenne qui nous accompagnait. Elle n'a pas bronché et s'est contenté de sourire avec fatigue. On n'en a pas parlé, tout était dit. A peine la vingtaine et autant de merde dans le crane, ça promet. On dit que c'est à cause de l'insularité et de l'isolationisme des siecles passés. Avec ça on t'explique n'importe quelle xénophobie (en France c'est l'insécurité et le chomage qui expliquent tout). "Tu as bien entendu: rentre dans ton pays sale étranger!?" - "Oui mais tu comprends, c'est par timidité...le japon est une ile...blablabla..." Pour ceux qui ne connaissent pas la légende, il était une fois un archipel coupé du monde par un mur marritime. Rien ne pouvait passer à travers sauf l'écriture chinoise, les baguettes et l'électricité. Bon d'accord c'est une minorité. Et puis si je continue je vais rejoindreles militants fanatiques de l'intégration obsolue des étrangers au Japon. ça c'est du bon aussi! le canadien naturalisé japonais qui crie au scandale parce qu'un flic l'a controlé au moment du sommet du G8, osant lui demander son passeport (le soupçonant insidieusement de ne pas être japonais, vous imaginez?). J'espère que les gens qui passeront par ici comprendront que je ne suis pas dans un état de haine, j'ai juste un doute en écoutant maintes fois les mêmes explications sociologiques de la part des japonais comme des étrangers qui vivent ici. Je dis ça parceque je sens déjà la levée de boucliers "touche pas à mon Japon!"...
le quartier d'Ikebukuro, lumineux le soir venu, est intéressant à prendre en photos. les marchands des grands magasins d'électronique interppellent le passant du haut de leur escabot, munis de mégaphones.
Etrange comme ce message sent le blaze alors que je ne suis qu'à l'orée de la découverte d'une contrée si lointaine. C'est peut-être l'arrivée subite de l'automne et de la pluie qui me rend comme ça. Ou alors ai-je été prématurément atteint par la froideur du regard de certains pionniers qui regardent passer, sourire pâle au coin des lèvres, les nouvelles hordes de jeunes français éxités par les néons de Shibuya, tout en dissertant sur leur statut d'étranger à perpétuité. Non, je n'en suis pas là et puis je n'y connais pas grand chose de toute façon. je crois que je me ferais peur à relire certains articles du blog qui doivent fleurer bon l'ignorance ou l'arrogance. Mais ce sera peut-être intéressant plus tard justement, histoire de voir l'évolution du regard qu'on peut porter au fil du temps.
D'ailleurs je me suis déjà piégé tout seul à ce petit jeu. Alors queje rencontrai 2 japonais bien sympas à la fête de l'école de japonais d'un de mes amis, ils m'ont demandé comment se passait l'intégration in Japan. je n'ai ressorti que mes bons souvenirs et les bonnes rencontres, un peu volontairement je l'avoue. Je ne sais pas si je me suis imprégné de ça ici, mais j'aurais du mal à dénigrer quoi que ce soit devant des gens avec qui je discute pour la première fois. Et puis, Junichi comme Hiromi ne m'inspiraient que des sentiments positifs enflés par la bière. Mais là ou je me suis trompé, c'est que leur question n'était pas de pure forme. Car eux ont joué franc jeu et ont rangé les freins de la politesse au placard, n'hésitant pas à me dire que leur vie n'était pas toujours rose, même s'ils aiment leur pays. Du coup, ils paraissaient circonspects devant ma positive attitude. Bah ils n'ont pas insisté et on a bien festoyé.

Communauté : Expatrie(e)s
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Une japonaise maintenant éditrice fut il y a 5 ans prof de français dans un lycée privé de Tokyo. Quand on parle de lycée privé, on pourrait rapprocher le terme d'entreprise privée avec des objectifs de bénéfice...Un jour c'est le patron d'une chaine de restauration qui a racheté le lycée. Cette chaine d'izakaya est connue sous le nom de "watami" au Japon. Et oui c'est aussi ça le Japon, une chaine de restos économiques et populaires qui devient propriétaire d'un lycée. Pourquoi pas, puisque les profs restent les mêmes...Mais à partir de ce moment il y a eu quelques petits changements. Le nouveau dirigeant du lycée a imposé aux profs de faires des heures supplémentaires...à l'izakaya! Eh oui, il pensait en effet que l'éducation était avant tout un service qu'on rendait aux élèves (dont les parents payaient rappelons le) et que les profs devient s'entrainer à offrir un bon service en servant des clients au resto! Et bien sur ce surccroit de "formation" n'était pas payé en heures supplémentaires. Comme cette dame ne considérait pas l'éducation comme un service mais tout simplement comme de l'éducation, elle a démissionné comme bon nombre de ses collègues. Depuis le nom du lycée a changé pour devenir "l'étudiant célèbre". Elle m'a aussi raconté qu'un jour, alors que tous les profs associés au niveau directeur se réunissaient pour une "kare kai" (rencontre curry), un des profs avaient commandé un palt de udon. Le directeur a alors piqué une colère et est parti s'enfermer dans son bureau jusqu'à ce que tous les profs viennent s'excuser auprès de lui. A vrai dire je n'ai pas de preuves formelles de la véracité de cette histoire mais si c'est vrai, c'est hallucinnat comme histoire! Imaginez quick qui rachète des lyces en France.

Un homme tenancier d'un combini m'a expliqué son boulot plus en détail. Il travaille beaucoup d'après ce que j'ai compris. Son combini se trouve à Chiba, dans une zone industrielle avec beaucoup d'usines. Ainsi la journée le flot des ouvriers alimente son petit commerce. Mais la nuit il n'y a personne qui traine dans ce coin. Pourtant, selon le réglement de cette enseigne de combini (comme toutes les enseignes d'ailleurs), il doit rester ouvert la nuit aussi. Il s'est amusé à faire des statistiques et a constaté que dans les bonnes nuits il y avait à peu près 10 personnes par heure qui passaient dans son magasin. J'aurais imaginé moins mais il y a aussi certainement des gens qui rentrent chez eux. Entre la location et les frais de personnel, il ne roule apparemment pas sur l'or. Il travaille personnellement 2 nuit par semaines et ne dort que quelques heures lors de ces deux jours car il habite près d'une station essence et il y a pas mal de bruit dans le coin. Pour ouvrir son combini il a signé un contrat d'une dizaine d'années. sa grande question du moment est "quand pourrais-je partir en vacances?".

Un prof de français dans une université a du mal à suivre la conversation entre deux français. Il parle français et fait de très belles phrases d'ailleurs. Mais le temps qu'il monte sa phrase tel un mécano dans sa tête on a déjà changé de sujet. D'autre part il ne comprend pas l'argot. Du coup, il a une connaissance très étendue de la grammaire française avec parfois un vocabulaire de pointe. Mais il n'a semble t-il pas l'habitude de communiquer. Je lui ai demandé en quelle langue il faisait ses cours et il m'a répondu "en japonais". Il peut bien maitriser un cours en terrain balisé mais ne suit pas dans une conversation improvisée. Alors il a étudié un peu dans une école en France. Mais il n'aime pas voyager et c'était la première fois qu'il posait les pieds en France. Disons qu'il a l'air d'apprécier la France "en théorie" et moins en pratique. Je repense à ma prof d'anglais qui ne parlait français que pour engueuler un élève, et encore...et qui nous racontait des anecdotes de ses séjoures en Australie, Royaume-Uni, Etats-Unis...Au moins ça donnait envie.
Communauté : Japon
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Alors que le sujet était centré sur le cafés , thèmes on en est venus à aborder celui des cafés pour rencontrerd'autres personnes, sortir de sa solitude ou pourquoi pas de son célibat, H., un japonais l'air un peu rigide mais sympathique, nous a fait part de ses impressions. Car ce style de cafés a aussi pris à Tokyo mais dans quelle mesure, je ne le sais pas...Pour H., "le succès de ces cafés où l'on discute incite certains patrons à créer d'autres lieux d'un style un peu différent mais en gardant la même ambiance de convivialité. Ces cafés sont utiles et conviennent à certaines personnes qui n'ont pas la chance de rencontrer beaucoup de monde. Par exemple des jeunes qui habitent dans une campagne dépeuplée et dont les camarades de classe sont allés travailler en ville. Il éxiste des cafés sur ce thème au Japon mais leur but et leur concept est tout à fait différent et impurs. Puisqu'il y a toujours des gens qui ont besoin de ce genre d'endroit, je pense que ça marche. Personnellement je n'irai jamais dans ce type de café parceque si je veux avoir des amis, je tâcherais d'en trouver parmi des camarades de classe ou descollègues de travail parceque je pourrais les connaître ou au moins deviner leur caractère, leur tempérament ou leur façon de penser en travaillant avec eux pendant un certain temps. Car on ne peut pas feindre être homme de bien pendant longtemps. Comme je suis assez prudent, je ne veux pas me faire des amis sans aucune connaissance sur eux. Parmi les gens qui vont dans des cafés de rencontre, il est possible qu'il y en ait qui aient une intrigue en tête. Par exemple, des hommes mariés qui, voulant avoir une aventure, abordent les jeunes filles et les trompent, en se prétendant célibataires. Aussi il pourrait y avoir des femmes qui, ayant l'intention de gagner de l'argent, y vont et font une escroquerie au mariage. En un mot ce type de café risque de devenir un foyer de vices. Même parmi les patrons de ce genre de café, il est possible que certains ne pensent qu'à l'argent et créent un faux café, en réalité une maison de prostitution. De fait, au Japon, il y a quelques semaines, le patron d'un café de rencontres, offrant aux clients masculins une occasion de prostitution, a été arrêté pour la violation de la loi sur les établissements de plaisir."
Ce texte est authentique en français. Beaucoup de conditionnels, beaucoup de précautions. Quand je lui ai posé la question "mais comment vous faites si vous ne rencontrez personne au travail ou à l'école?" Il m'a répondu "j'attends". Bien qu'il se dise athée, il reconnait des airs religieux à ses paroles.
Communauté : Japon
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Pourtant loin de la misère (enfin loin des années de vache très maigre), je me baladais récemment avec des chaussures qui, après 3 ans de bons et loyeux services, ont fini par rendre l'âme. Enfin pas tout à fait puisque les jours de soleil je pourrais encore les porter. Mais disons que les nouvelles ouvertures latérales et irrémédiables m'ont pousser à rentrer dans le mouvement des soldes, un bain de foule formidable (même mister minit ne pourra rien pour mes pompes, un de mes rares souvenirs de ma belle province).
On est donc allés (avec ou sans "s"? un japonais francophile m'a affirmé qu'il y en avait un après m'avoir pris en flagrant délit de lèse orthographe; preuve livre à l'appui...) faire un tour à Yokohama, le grand centre commercial le plus proche pour lécher un peu de vitrine. Je ne connais pas bien les soldes en France à vrai dire donc toute comparaison serait hasardeuse. Enfin disons que les soldes étaient pour moi l'occasion d'acquérir un lot de t-shirts rétrécissants en machine ou de beaux pulls camioneurs pour l'hiver de chez leclerc ou auchan...).
La foule des grands jours nous y attendait, sac de sortie des magasins en main. J'ai trouvé ma nouvelle paire de chaussures en soldes. S'en est suivie une course poursuite dans le magasin avec le vendeur qui ne voulait pas me lâcher! Car une fois ma paire de godasses en main et alors que je me baladais avec la boite à chaussures pour admirer d'autres modèles, je sentais un des vendeurs stressé. J'ai fini par lui dire de ne pas s'inquiéter, que je ne faisais que m'attarder un peu et que j'allais passer à la caisse (sous entendu "je ne vais pas me barrer en courant avec ta marchandise"). Quel mauvais esprit j'ai été! Il voulait juste me débarasser momentanément de cette boite et éviter l'embouteillage (avec tout ce monde une boite de moins dans le passage et on libère 20 cm de circulation, ce n'est pas rien!). Bref, on a ensuite déambulé un peu dans le "depaato" (grand magasin) d'à côté pour assister à un spectacle qui me laisse toujours mi figue mi raisin. Des jeunes en folie, sur-sapés et qui en veulent encore. "Acheter, dépenser, consommer" Cette ambiance hip-hop bon marché mélangée aux cris de bienvenue des vendeurs ...Bon, je ne vais pas gâcher cette belle célébration de la nouvelle collection été et puis j'ai eu droit à ma petite leçon de sociologie en la matière. "Tu sais, on n'a pas peur de dépenser nos sous parcequ'on sait qu'on va pouvoir en faire rentrer par un moyen ou un autre...en bossant, que ce soit comme serveur ou comme employé de bureau. C'est peut-être pour ça que les gens achètent tant!" Sarkozy n'est parait-il pas fan du Japon mais il devrait! Quelle belle leçon d'économie, de cycle vertueux ou chaque denier durement gagné retourne illico dans le circuit de l'argent...C'est juste une impression au passage et il faudrait que je jette un oeil dans les statistiques de l'INSEE locale afin de lécher cet exposé au mieux. De toute façon je ne devrait pas finauder en ironisant car comme l'a dit un grand penseur contemporain, MC Jean Gabin, "tu craches dans la soupe mais faut les croutons qui vont avec".

Au milieu de cette éffervescence un "lecteur de main" ou "diseur de bonne aventure" attendait patiement le client à la sortie des échoppes de vêtements. Ahhhh le Japon, ce mélange de tradition et de modernisme...Qui ne connait pas cette célèbre citation de Télérama? En faisant une brève recherche sur internet, on se rend compte de la compléxité du truc. déjà il y a la main droite et la main gauche. Et puis il y a plein de paramètres qui rentrent en jeu comme une ligne un peu torsadée etc.


En tous cas c'est du sport et vous remarquerez surement sur la vidéo que j'en ai choppé le tournis. Nous avons fini par prendre faim mais l'étage réservé aux restos étant blindé, nous avons préféré nous replier vers la gare de tammachi, lieu qui contraste avec l'ambiance de la gare de Yokohama et de ses alentours...à suivre...
       La dernière photo ci-dessous relance sur l'article à propos des boites à fumeurs, un sujet passionant s'il en est! Eh oui
Hector Malot! sur ce coup j'ai bien pris soin de creuser le sujet et crois-moi, j'ai bien chercher à convaincre en rédigeant à la troisième personne!^^
Communauté : Expatriés, immigrants
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Le mariage bleu. D'après vous qu'est-ce-que ça peut bien vouloir dire? Je vous donne
quelques indices, ça n'a aucun rapport avec le ciel azuré ou une vue sur l'océan. La couleur
"blue", therme directement tiré de l'anglais, a plutôt ici le sens de mélancolie, nostalgie
ou encore parfois de bonheur perdu...Il y a d'ailleurs un manga qui porte ce titre, "blue"
et je crois qu'on y lit une jeune fille mélancolique qui ne comprend pas bien son état
psychologique t se découvre homosexuelle. Alors pourquoi un "mariage bleu"? Je dois dire
qu'en ce moment il y a eu plusieurs mariages autour de moi, la trentaine de nos jeunes gens y étant peut-être pour quelque chose. On signe en général d'abord le papier officielqui
donne le statut mais qui manque totalement d'aspect cérémonieux et de romantisme. Tu vas ) la mairie du coin, tu fais une demande, tu compiles les papiers, tu reviens, tu signes,tu
attends un une-heure et on t'annonces à peine que tu es marié aux yeux de la loi. mais tout
ceci n'a que peu d'importance car la cérémonie en kimono done le change. Il y a aussi des
imitations de cérémonies occidentales avec un faux prêtre (visage pâle) et une fausse
chapelle coincée entre le magasin de fringue et un bureau dans un building. les époux y sont en tenue de mariés très classiques et signent un autre papier. D'après Masao qui nous a montré les photos de son mariage, ce papier là n'a acune valeur par contre. Il a la classe dans son smoking blanc...Bref, il vaut mieux bien économiser avant de se lancer dans ce genre de cérémonie.
Je reviens à mon histoire de "mariage bleu". En substance il s'agirait d'un mariage dont
l'un des protagnistes regrétterait un peu la décision au moment même de la cérémonie. Ce
n'est en aucun cas un mariage forcé ou un cas d'urgence (copine enceinte) mais une sorte de nostalgie. On se dit au moment de se marier que c'est fini, on ne se donne plus le choix
d'une ou d'un autre partenaire. On aime bien la personne avec qui on se marie mais il n'y a
déjà plus de passion amoureuse. Je connais un cas où les relations sexuelles se sont déjà
bien espacées avant le mariage...Alors pourquoi se marier?, une question qui vient
naturellement à l'esprit. Eh bien, il vaut mieux, pour comprendre, arrêter de penser comme
un français pour qui le mariage n'est pas indispensable, juste une option qui peut améliorer
le statut juridique quand on fonde une famille, mais pas indispensable. En fait, on pourrait
penser dans ce cas à une grosse pression sociale et familiale qui pousserait notre jeune
couple à bien "officialiser" sa relation. Mais d'après ce que j'ai compris ce n'est même pas
ça. Ce serait tout simplement "plus confortable". Quand on m'a sorti ça, j'ai tout de suite
pensé que si on n'a pas une relation très pasionnée, on a plutôt intérêt à rester chacun
chez soi et à ne pas mettre toutes ses billes dans cette relation; en somme conserver un
espace de liberté. Mais selon un certain point de vue japonais, le confort de vie passe par
la famille et la famille passe par le mariage, logique implaccable. Enfin le type qui se
demande en aparté s'il n'est pas en train de faire une connerie le jour même de son mariage, c'est un peu moyen non? Pourtant le type en question a beaucoup d'affection pour sa femme et si ça se trouve ils vont bien s'entendre toute leur vie. On m'a dit une fois queles
mariages arrangés marchaient mieux que les mariages d'amour. Je ne sais pas si c'est vrai ou non et je n'ai pas fait de recherches appronffondies sur un sujet qui reste vaste. Mais quelque part ça se tient. Un mariage passionnel a des chances de virer au mélo-dramatique alors qu'un mariage arrangé ou "rationnel" est peut-être plus calme. Si on est très patient pourquoi pas...Je ne porte bien sur aucun jugement et chacun mène sa vie comme il l'entend, enfin quand ce ne sont pas les autres qui décident à sa place ou pensent pour lui mais c'est un autre problème.
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j'ai déjà parlé dans le blog, il y a pas mal de temps, de la vision d'une japonaise ayant vécu en France. Pour elle, le bon point de la France était que, tout en étant devenue un pays dévelloppé, elle avait su garder l'esprit d'un pays en voie de dévelloppement. Oui je sais c'est un peu tiré par les cheveux. Mais pour elle, le Japon semble chronométré, pesé, mesuré, modéré; un espace public policé à l'extrême...Contrairement à celà la France est le pays où il y a sans arrêt des grêves, les gens gueulent quand ils ne sont pas contents. C'est le pays (fait marquant pour plus d'un japonais de ma connaissance) où quand on ne parvient pas à sortir sa voiture d'une place de parking, on n'hésite pas à pousser celle du voisin, quitte à âbimer un peu son pare-choc. Pour elle, les français ont su garder un esprit un peu rustaud ou gaulois si on veut...Je ne sais pas bien mais ça me paraît difficile de concevoir tout un peuple glogalement en faisant des raccourcis un peu faciles mais bon...Car penser que les japonais sont "sur-bien élevés" serait une erreur. C'est vrai que dans l'ensemble, ils font gaffe aux autres, à leur entourage, aux règles de conduite en vigueur. Oui MAIS! Quand je vois un salarié prêt à vomir dans le train après une soirée bien arrosée, je me dis parfois que si ce n'est pas l'esprit gaulois, c'est peut-être celui du punk qui le guide dans sa quête d'ivresse. En tous cas je me plaisait à imaginer, au cours de cet exposé anthropologique d'un goùt nouveau, des bronzés par milliers en train de chasser la galinette cendrée. Face à eux, j'esquissai l'image d'acteurs de kabuki en train d'essayer de sortir leur auto du parking sans cogner celle du voisin tout en récitant quelques vers de pésie.
Bref, la France serait donc un pays charnière la modernité et la rusticité! Miho a avancé une théorie à propos de ces différences générales de comportement. Selon elle, il y a longtemps (très très longtemps) la France était une terre de chasseurs alors que le Japon était déjà une terre d'agriculteurs. Ainsi les chasseurs étaient surtout guidés par leurs hormones et devaient extérioriser leur agressivité. Comme ils étaient nomades, ils devaient s'en foutre d'avoir déconné dans tel ou tel bled. A l'opposé, les japonais devaient s'appliquer à cultiver leurs terres. La notion de village était déjà très importante et pour que les villageois puissent vivre en harmonie, il fallait que les gens ravalent leurs pulsions, ou sinon ils en subiraient les conséquences. Tout le monde devait faire attention à son voisin. D'où un sens civique très développé aujourd'hui. A l'époque d'Edo, si on soupçonnait son voisin d'un comportement douteux, on le dénonçait. En France, à l'époque de Vichy,on dénonçait les juifs et les communistes (au moins 200 ans de retards ces français) C'est ainsi qu'est née l'expression "banni du village", "murahachibu". Je répétai 2 ou 3 fois le mot pour m'en souvenir quand Kentaro m'a interrompu, "chut il ne faut pas le dire tout haut". Il s'est d'ailleurs lancé dans une comparaison hasardeuse: "en fait c'est comme avec les arabes en France, on les met dans des quartiers à part et on les vire un peu de la jolie ville..." L'amalgame est grossier mais je crois qu'il voulait me donner une image claire de cette idée. C'est vrai qu'ici il n'y a pas ce problème des banlieues (au moins 50 de ratrd ces japonais)
J'ai un peu de mal avec cette théorie des gentils pêcheurs-cultivateurs japonais et hordes de chasseurs-viandards français...quoiqu'il y a quelque chose...En tous cas, vous ne verrez jamais, parait-il, un japonais mettre un coup de pare-choc contre une voiture voisine, parcequ'il fait trop attention aux autres...et c'est la morale de cette belle histoire.
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