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En général les sacs de chez Vuitton brandis fièrement par une partie de la gente féminine japonaise sont tristes à mourir. Toujours ce même marron façon peau de zob de bufle avec le sigle LV, deux-trois étoiles qui se battent en duels et un design invariablement mémère du seixième arrondissement. mais quelque part j'aime bien ce côté démodé chez Vuitton, ça me rappelle les vieilles photos polaroid ou les années 70, quand la tâpisserie des appartements était souvent composées de carrés marrons ou rougeâtres sur un fond mauvais goùt ostentatoire...En tous cas cette vitrine contraste avec le classique sac à main! de belles couleurs bien pétantes qui vont enfin apporter un peu de fantaisie au bras de ces demoiselles et de ces dames!
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J'ai déjà raconté l'histoire du japonais expatrié aux Etats-Unis pendant plus de vingt ans. La même personne a également vécu en France, à Paris plus précisément, mais pas dans le cadre d'une expatriation pofessionnelle cette fois! Je crois que c'était simplement pour étudier le français et goùter à la vie parisienne pendant quelques mois.

C'est toujours intéressant d'avoir le point de vue des japonais ayant vécu en France. Il y a souvent un contraste entre ceux qui ont vécu en province et ceux qui ont vécu à Paris. Les derniers ayant souvent intégré un groupe de japonais...Ainsi il me raconta comment on l'avait mis en garde contre les propriétaires d'appartemments français qui sont super éxigents. Car non seulement il faut de nombreuses garanties mais en plus ils trouvent toujours à redire sur l'état de l'appartemment. c'est en effet ce contre quoi d'autres japonais l'ont mis en garde!

Il s'est donc mis en quête d'un appartemment et a fini par rencontrer un iranien, réfugié politique, qui possédait des appartemments dans le seixième arrondissement de la capitale. Le propriétaire en question avait même des relations u sein de la famille royale iranienne chassée du pouvoir. Mais quand il a débarqué en France il n'avait pas grand-chose dans sa valise et c'est son oncle qui luia demandé de gérer ses propriétés immobilières. Par ailleurs il possédait une sandwicherie style panini dans le seixième. C'est bête mais mais en écoutant cette histoire je me suis mis à penser que j'avais peut-être déjà commandé dans une sandwicherie semblable sans jamais me douter que le propriétaire de la boutique puisse être réfugié politique descendant de bonne famille! Bref, le proprio en question, se liant d'amitié avec son nouveau locataire, lui fit toujours confiance et pour le paiment du loyer, ce dernier n'avait qu'à laisser l'argent sur la table ou faire un chèque comme il voulait. quand il est revenu pour un second séjour, le propriétaire lui a loué son propre appartemment pendant qu'il partait en vacances...

Au-delà de cette anecdote, j'ai l'impression que certains japonais sont parfois heurtés de plein fouet par la rudesse verbale ou la mentalité de suspicion des propriétaires en France. Il est vrai qu'au Japon, on cherche le plus souvent à régler d'éventuels problèmes dans le calme et en évitant le conflit direct. ça me rappelle le gars d'une agence immobilière qui me parlait de certains locataires étrangers. Il me disait que la peur decertains propriétaires venait aussi du fait que les étrangers sont souvent plus offensifs que les japonais quand il y a un problème et manquent de patiente. Le gars continuait en me disant qu'il devait parfois gérer des conflits entre chinois et propriétaires. Parceque les chinois n'hésitaient pas à se plaindre là ou des japonais n'auraient rien dit...Pour le coup je ne crois pas que l'employé de l'agence avait dévelloppé une forme de racisme envers les chinois mais j'avais l'impression qu'il les prenait vraiment pour une source de problèmes et que, quelque part, il les craignait! ça ne vous rappelle rien? Difficile de savoir ou s'arrêtent les simples malentendus de communication et où commence la xénophobie. Car cet article n'a pas pour but de dénoncer un agent immobilier qui en voudrait bêtement aux chinois. Je crois qu'il s'est confié pour avoir le point de vue d'un autre étranger, qu'il a parlé de ça avec une certaine ouverture d'esprit.

C'est vrai que notre façon de gérer un différent est parfois très spéciale au regard d'un japonais. On se rentre dans le lard à souhait et on montre ses pulsions animales ou on n'hésite pas à tomber dans le dénigrement. Or dénigrer ouvertement quelqu'un est, d'après ce que j'ai pu observer, très mal vu ici. A mon avis, c'est bien et ce n'est pas bien. Car ça montre un certain respect et civisme mais il arrive aussi qu'on vide son sac quand vous avez le dos tourné; ce qui est assez désagréable.

L'anecdote la plus bizarre à ce sujet, c'est une histoire pasionnelle entre une anglaise et son voisin de palier  .Le voisin, qui apparemment supportait mal son entourage métissé d'européens, américains, australiens..., imitait l'accent anglais en baragouinant des mots désagréables. Bon , le gars était vraiment bizarre, à la limite presque flippant. Le truc c'est qu'il y avait un paquet de locataires étrangers dans ce bâtiment donc il devait vraiment se sentir mal. En même temps la fille, avec son rire qui porte et sa façon de ne pas passer inaperçue, devait l'exciter davantage que les autres...Bref, ce devait être un beau dialogue de sourds et une relation de voisinnage éxécrable. D'autres voisins se sont plaints du comportement du type mais la propriétaire a toujours fait comme si elle ne comprenait pas le problème. Après tout, le type, même un peu malade, payait son loyer. Et puis elle n'avait pas envie de se mouiller même si par ailleurs elle ne contestait pas les plaintes des autres locataires. Par ailleurs, une autres étrangère qui vivait juste au-dessus de chez elle, est descendue pour lui demander de ne pas créer de problèmes et d'essayer de bien s'intégrer à la société japonaise. Vous votez pour qui?

Bref la communication n'est pas simplement une affaire de langage, mais évidemment aussi une histoire de comportement. C'est assez subtile et il est parfois difficile de revenir sur des malentendus qui s'incrustent bien...

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Image hébergée par servimg.comS. est un japonais qui a pas mal voyagé dans sa vie. Après ses études au japon, il s'est envolé pour les Etats-Unis à l'âge de 22 ans afin d'y étudier l'anglais à fond. Il a tellement bien étudié l'anglais l'anglais qu'il a réussi à déccrocher un poste dans une entreprise d'import-export de composants électroniques américaine. Il y servait d'interprête en général. Il y est resté 23 ans. Autant qu'il a une certaine expérience de ce pays. Puis il est rentré au japon et a y a terminer sa carrière professionnelle. Il en est venu à évoquer son travail aux Etats-Unis et le changement de comportement auquel il a du se soumettre. En effet, quand il a débarqué là-bas, il a du se plier à une vie en société très différente de celle à la quelle il était accoutumé dans son pays. Pour lui les américains étaient des gens "agressifs". Quand on parle d'agressivité on pense plutôt ici à une certaine façon d'être où on se montre, on s'affirme, on s'exprime avec peut-être plus de d'emphase que ne le feraient des japonais en général. Mais comme S. trouvait celà très intéressant, le fait de se confronter à une autre culture, il a fait des efforts pour adopter le comportement de ses interlocuteurs. Etant le seul japonais dans la boîte, il n'avait peut-être aussi pas trop le choix. Mais l'avantage selon lui de cette "intégration" dans un pays comme les Etats-Unis, c'est que les gens autour de lui l'ont relativement considéré comme un américain. L'organisation du travail y était aussi très différente. Il a souvent utilisé le terme "individualiste" ou "individualisme" pour évoquer la façon de travailler des américains. Image hébergée par servimg.comEn effet, il sentait qu'il devait prendre des initiatives seul et faire preuve d'argumentation et de bagout lors des réunions. Il m'a dit que ça n'a pas été trop difficile pour lui car ce boulot était en fait son premier travail et qu'il n'avait pas d'expérience professionnelle antérieure au Japon. C'est surtout quand il est rentré au Japon, une vingtaine d'années plus tard, qu'il a pu se rendre compte des différences au travail. Il lui a fallu devenir très consensuel avec ses collègues et en réferrer toujours à son supérieur hiérarchique de prendre une quelconque initiative. Mais étant né au Japon et y ayant passé un peu plus de vingt ans avant de le quitter, il a pu, à son propre étonnement, se couler dans le moule tout en prenant un certain recul sur ces deux pays...C'est vrai qu'à 22 ans, au moment où il est parti pour les Etats-Unis, il devait déjà connaitre les rudiments de la "communication silencieuse" (ce sont ses propres mots pour qualifier une certaine façon de communiquer à la japonaise). Il m'a dit aussi qu'en tant qu'étranger au Japon, j'avais un avantage. C'est le fait que je puisse progressivement comprendre les gens plus en profondeur alors que ces derniers ne le soupçonneraient pas. Je ne vois pas bien en quoi ce serait un avantage, à moins d'être agent secret d'un gouvernement étranger infiltré au Japon...Marrant de voir comme j'ai eu le plus souvent les discussions les plus intéressantes avec des gens d'un certain âge, plus d'ouverts d'esprit...Image hébergée par servimg.com
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Joyeuse Saint-Valentin à toutes et à tous car ici même les célibataires sont suceptibles de recevoir des chocolats de la part de collègues féminines, amies ou autres personnes avec qui ils ont un lien plus ou étroit. Résultat, un petit stock de chocolats et cette année on ne se moque pas du monde: maison du chocolat, grands noms de la chocolaterie...J'ai lu quelque part que c'était aussi un moyen pour les hommes de tester leur popularité. Je ne crois pas trop à cette théorie. Je dirais juste que c'est une coutume et une marque de gentillesse. Voilà je ne jouerai pas les esprits cyniques, comme une connaissance qui pense que cette fête n'a aucun sens et qu'elle ne fait que desservir l'industrie du chocolat au Japon...Plusieurs personnes m'ont répété que les hommes japonais n'aimaient pas les produits sucrés, alors c'est peut-être aussi un moyen de les forcer un peu à la consommation. Ah je suis quand même mesquin d'avancer de telles hypothèses en cette fête de l'amour! Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant des spécificités de la Saint-valentin japonaise, ce sont les femmes qui offrent les chocolats le 14 février. Les hommes quant à eux retournent la pareille le 14 mars, jour qu'on appelle le "white day". Détail qui a son importance car il faut se souvenir de toutes les personnes qui vous ont offert des chocolats, afin de leur signifier votre gratitude un mois plus tard. Il est donc courant de noter un mémo à cet effet. C'est dingue comme une simple fête d'amoureux peut se transformer en gestion des stocks! Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
A part ça j'ai rencontré une anglaise aventurière qui, après avoir écumé une bonne partie de l'Asie, a fini par attérrir au Japon, depuis 6 ans. Elle a un profil de carrière dont j'avais entendu parler auparavant mais dont je ne connaissais pas directement l'éxistence. En effet, c'est en Australie qu'une autre fille l'a pistonné pour être hôtesse dans un club. Apparemment c'est plus soft que je ne le pensais. Bien sur il faut boire un peu mais la clientèle de son club se composait essntiellement de salaryman voulant simplement embellir leur soirée avec de belles occidentales, et parler anglais (ce syndrome est partout on dirait). La plupart étaient mariés et lui demandaient même des conseils pour offrir un cadeau à leur épouse ou organiser un voyage romantique. Selon ce qu'elle m'a raconté, ce genre de soirée pouvait se transformer en quelques instants en séance de psychologie du couple et conseil matrimoniaux. -"Tu devrais plus parler à coeur ouvert avec ta femme, la surprendre de temps en temps etc..." Très polyvalent comme job! Il est même nécessaire d'avoir des aptitudes vocales puisque le karaoke y était souvent de rigueur. Mais, telle l'image que je m'en faisais, c'est aussi un boulot usant et on a assez rapidement envie de prendre le large et de se recycler dans quelque chose de plus concentionnel. Enfin ça dépend parcequ'elle a ensuite trouvé un poste pour jouer un personnage spécial Japon (qui n'éxiste pas dans les autres pays) chez Disneyland. Avec un surnom du genre "genki polly" et vu comme cette fille est énergétique (une pile), ça devait lui aller à merveille! Ne croyez surtout pas que je la met en boîte en parlant d'elle dans cet article car grâce à ce taf, elle a voyagé quasiment dans tout le Japon et à Okinawa notamment. Là, il parait que de gros poissons rouges viennent vous manger dans la main, comme le font les chevaux ou les chiens domestiques...Quand j'entends ce genre de récit, ça me donner envie de poser plein de jours de congés sans solde. Et puis elle a fini par se faire remarquer par quelqu'un qui bossait dans une agence et est devenue model de temps à autres. Car ceci n'est pas un boulot super stable. On l'appelle pour des pubs et c'est plus ou moins lucratif. Les variations de revenu peuvent être d'une grande amplitude d'un mois sur l'autre. Mais c'est un super complément quand on est "languae instructor" dans une boîte de langues par exemple! Ajoutez à celà une pincée de doublage en anglais pour dessins animés ou journaux télévisés et vous obtenez une vie explosive de free lance (travailleurs indépendants)!
Ce qui m'a intrigué c'est sa communication super bien maîtrisée avec les gens autour alors qu'elle n'étudie pas le japonais. Aucune rigueur dans sa progression en japonais mais une tchatche qui doit en faire une persone populaire dans son petit monde.
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La notion de travail à mi-temps ou à temps partiel n'est apparemment pas la même en France et au Japon. En effet, là où le terme est synonyme de réduction du temps de travail en France, il est plus synonyme de travail payé à l'heure au Japon. Pour être plus précis, on parle de "part-time" ici. Un emploi en "part-time" ne signifie pas forcément que vous travaillez moins mais que vous êtes payé à l'heure, contrairement à l'employé embauché sous un contrat plus solide qui reçoit un salaire fixe, bénéficie de congés maladie et déccroche un bonus (sorte de treizième mois). J'en arrive donc à l'emploi de type "part-time" où quand vous êtes malade vous n'êtes pas payé durant votre absence, pas de bonus. D'ailleurs, le fait de n'être pas rémunéré en votre absence ne vous empêchera pas de rattrapper votre boulot quand vous retournerez bosser après avoir transpiré de fièvre pendant quelques jours...Mais si vous faites des heures supplémentaires vous touchez plus. Je suis loin de connaitre le sujet sur le bout des doigts mais j'ai l'impression que cette forme de travail est très répandue au Japon. Ce pourrait être un phénomène comparable à celui des CDD en France ou celui des caissières de supermarchés astreintes à des temps partiels bien flexibles. Ceci touche aussi apparemment beaucoup les emplois de bureau et, s'il semble relativement aisé pour une jeune femme de trouver un emploi de bureau en "part time", c'est plus difficile d'en trouver un en tant que vraie employée avec une évolution de carrière possible. Je connaissais une japonaise bardée de diplômes qui galérait pour trouver un poste solide et non un emploi plus ou moins précaire où elle pensait qu'on finirait par la conduire gentillement vers la sortie quand elle aurait atteint un certain âge.
Bref, si vous parlez de "travail à mi-temps" ou de "travail à temps partiel' avec des japonais, il y a des chances pour qu'il vous répondent "part time". J'ai eu l'occasion d'en parler il y a peu avec un japonais retraité et voici ce qu'il m'a appris: " Au Japon le nombre de travailleurs à mi-temps augmente de plus en plus; non seulement chez les femmes mais aussi chez les hommes. Je pense que parfois le besoin des entreprises concorde avec le désir des travailleurs. Les entreprises veulent augmenter le nombre de travailleurs à mi-temps dans la mesure du possible afin de réduire leurs dépenses de personnel. Quant aux travailleurs, leur désir diffère selon les couches sociales, les femmes, jeunes hommes et hommes plus âgés...Beaucoup de femmes mariées travaillent à mi-temps pour améliorer leur quotidien (note: s'occuper de leur famille) et d'autres qui travaillent à mi-temps pour profiter de leur temps libre après que leurs enfants aient grandi (note: bon nombre de ces dames font vivre en partie les écoles de langues ou de n'importe quoi en en faisant leur hobbie, une clientèle du matin et de l'après-midi). Chez le jeunes hommes, il y en a qui sont obligés de travailler à mi-temps, n'ayant pas pu obtenir un emploi à la fin de leurs études à cause de la récession du début des années 90. On appelle cette période "la période glacière pour l'emploi". Beaucoup ont donc commencé à travailler à mi-temps et ont eu de grandes difficultés à trouver un emploi plus régulier parcequ'ils n'avaient ni expérience ni connaissances spécifiques. D'autres préfèrent travailler à mi temps afin de consacrer plus de temps libre à leurs loisirs. La plupart d'entre eux n'aiment obéir à leurs supérieurs ni au règlement de travail des entreprises. En ce qui concerne les hommes âgés travaillant à mi-temps, ils sont forécs de le faire, ayant été licenciés et ne pouvant plus trouver un emploi à temps plein à cause de leur âge. Chez ces jeunes et vieux travailleurs, beaucoup sont appelés "pauvres en travaillant". La plupart travaillent à la journée et passent la nuit dans un café internet. Sans domicile fixe, ils sont obligés de temps en temps de passer la nuit dans un parc, n'ayant pas pu gagner suffisament d'argent. On les nomme "réfugiés dans un café internet".
Ce phénomène de squat dans les "manga kissa" (sortes de cyber cafés avec une bibliothèque de manga à disposition et cabines privatives), je l'ai constaté au début de mon séjour au Japon. En effet, alors que je n'avais pas encore la connection internet à la maison, j'allais souvent au même "mamboo" (une chaine de manga kissa). Une fois, l'employée s'acharnait à frapper à la porte d'une cabine mais le type ne répondait pas. alors elle a finit par appeler les flics qui ont évacué le monsieur. Ce genre d'histoire ressemble celle d'une descente de police dans un squat mais en fait ça se fait "tout en douceur". Si j'avais été un peu plus concentré sur l'ordinateur, je n'aurais peut-être rien vu de cete évacuation. Le gars ne bronchait pas et avait l'air endormi. Et les policiers semblaient plutôt compatissants à son sort (ça doit pas être confortable de passer la nuit dans un gros fauteuil). C'est quelque chose de très connu depuis qu'une émission de TV a fait un reportage spécial sur le sujet. On parle aussi de jeunes en rupture familiale et dans l'incapacité de trouver un vrai emploi, car sans domicile fixe ni adresse. Ils reçoivent des appels sur leur portable pour un boulot journalier. Ce qui m'intrigue pafois ici, c'est que la précarité est presque invisible.

En supplément de cet article, une petite vidéo d'un groupe jazzy prise à la sortie sud de la gare de Shinjuku:
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Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitL'an dernier , c'est un français qui me parlait du quartier de "sanya". Grand amateur de photo, il était allé y faire un tour pour quelques clichés et meracontait le spectacle un peu triste auquel il avait assisté. Tôt au petit matin il avait pu voir le défilé des travailleurs journaliers qui peuplent ce coin de Tokyo et qui n'ont parfois plus les moyens physiques de se faire embaucher pour une autre journée de travail. Des journaliers souvent trop vieux maintenant et abîmés par une vie sans aucun confort, qui dorment dans des dortoirs...Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitMais il faut que je relate plus en détail ce que m'a dit une dame japonaise sur ce quartier dont elle semble connaître l'histoire. Un jour, je ne plus comment d'ailleurs, j'ai été amené à parler de "sanya" et cette dame fut très surprise que je connaisse un peu le quartier. Ce n'est en effet pas le genre de chose qu'on trouve dans les guides touristiques. Ayant un bon niveau de français elle m'a fait un topo historique et sociologique de cette portion située juste à côté de la gare de métro Minami-senju, au carrefour de Namidabashi.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Je lui laisse la "parole":
Sanya- un grand quartier de "doya" situé au nord de Tokyo- "doya" veut dire hôtel populaire et bon marché pour les journaliers-
Le carrefour de Namidabashi est le centre de Sanya. En 1966 l'appellation de Sanya a disparu. A l'époque d'Edo, Namidabashi était une frontière d'Edo. Près de ce carrefour il y avait le "kozukahara Keijyou" (lieu d'éxécution des condamnés) et "Jyoukanniji", un temple boudhiste où on abandonnait les prostituées malades. Originellement, Sanya était aussi la première ville d'étape de "Nikko Kaido".
Après la seconde guerre mondiale l'économie japonaise s'est dévelloppée très rapidement. Pour répondre aux éxigences économiques, beaucoup de chômeurs des cmpagnes affluaient vers les grandes villes. En même temps, les gens discriminés (coréens, Ainous, utinantu) ont constitué une main d'oeuvre en surplus et Sanya était la base de recrutement de cette main d'oeuvre.
Dans les années 60 , la population de Sanya était de 20000 personnes.
Voici la vie d'un journalier: A 5 heures du matin il passe un contrat pour un jour avec un courtier de la rue au parc devant la gare. Il travaille le plus souvent sur un chantier de construction. C'est un travail de sous traitance d'une grande entreprise de construction. L'ouvrier est dans ce système le maillon le plus faible dans la hiérarchie et il est exploité par les yakuzas.
Petit à petit, des hommes d'action militants ont pénétré ce territoire en conduisant les émeutes des journaliers.
Actuellement, l'âge moyen des habitants de Sanya est de 70 ans. Ce quartier s'est transformé en "ville de l'aide sociale". Beacoup de touristes étrangers peu fortunés profitent aujourd'hui des hôtels populaires bons marchés.
 
- L'auteur de ce texte pensait qu'il s'agissait d'un mécontentement du aux conditions de travail mais son mari lui a affirmé qu'il s'agissait de révoltes contre la mainmise des yakuzas. Il y a eu un documentaire réalisé sur ce quartier et son histoire mais les yakuzas ont chassé son réalisateur, probablement pour ne pas ternir leur image-
Actuellement, l'âge moyen des habitants de Sanya est de 70 ans. Ce quartier s'est transformé en "ville de l'aide sociale". Beacoup de touristes étrangers peu fortunés profitent aujourd'hui des hôtels populaires bons marchés.
Cet exposé m'a vraiment donné envie d'aller y faire un tour. Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitPas par voyeurisme mais un quartier marqué par ce genre d'histoire me semble en général difficilement identifiable au Japon. Pourquoi? Parceque l'architecture change constamment et il n'en reste souvent que très peu de traces. Et puis la misère ne se montre pas, en tous cas beaucoup moins qu'en France à mon avis. Par exemple le clochard ne vient pas vous demander une pièce; on dirait plutôt qu'il se cache...
Je suis donc arrivé à Minami senju et me suis dirigé vers le carrefour de Namidabashi. Puis, en pénétrant dans les petites rues parallèles aux deux routes principales qui se rencontrent au fameux carrefour, j'ai simplement constaté que le quartier semblait peuplé de gens âgés. Un peu plus loin un type qui dort adossé à un bâtiment, un autre une fiole de sake à la main qui tente de le réveiller en lui faisant remarquer que c'est pas bon de rester comme ça par ce froid...La misère n'est pas si aisément perceptible. Puis j'ai vu arriver un groupe degens avec leur balluchon, accompagnés par un jeune homme.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Le jeune semblait tenter de trouver des places dans des hôtels pour les gens qui l'accompagnaient.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Puis en passant devant un pachinko, j'ai regardé à travers la vitrine et je n'ai vue que des vieux avec leurs béquilles, l'air très "abîmés".
C'est dingue! si je n'avais jamais été informé de l'histoire de ce quartier je n'aurais pobablement rien vu! Je veux dire que ce n'est pas écrit sur les murs. En France, quand on pénètre dans un quartier pauvre, on le sent, on le voit. A Sanya c'est plus insidieux. Il y a aussi des maisons et des gens de la classe moyenne qui vivent ici après tout. Et puis tous les bâtiments se ressemblent plus ou moins...Mais quand on y reste un moment l'atmosphère devient plus triste et on constate plus ou moins ce que c'est que de vieillir dans la misère.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
Après avoir posé leur sac dans un hôtel deux types se mettent à boire du sake bon marché tout en discuter gaiement, assis sur le trottoir, une scène rare dans les rues de Tokyo.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
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je connaissais déjà l'éxistence de ce genre de terrain d'entrainement étant donné qu'il y en a un petit pas loin de chez moi mais je n'avais jamais vu ce lieu en pleine ffervéscence comme ce fut le cas lorsque je reprenais le chemin de la gare à gakugei daigaku, quartier plutôt tranquille.
En effet, au détour d'une rue on entendait de plus en plus des bruits de balles, des "splaf" et des "splif" à un rythme effréné. En regardant sur la droite on pouvait voir des apprentis golfeurs s'éxercer au mouvement du club. mais au fait y'at-il des trous à atteindre sur ce terrain? A vrai dire je ne sais pas mais il semblerait que non.
Alors le golf, sport de masse? C'est pas vraimet le sport populaire aus sens où on l'entend quand on parle par exemple du foot en France ou du base-ball au Japon. Mais c'est un sport qu'on pourrait qualifier de "social". Il y a en effet des activités sociales au travail par exemple, comme le fait d'aller faire une partie de golfe avec son client quand on travaille dans la vente et les affaires en général. C'est alors que ce jeu se transforme en contrainte. Car quand on joue avec son client, il faut bien veiller à ce qu'il s'amuse et à ne pas lui mettre un raclée au cours de la partie. C'est en tous cas ce que m'a dit un japonais qui a investit dans du matériel et qui s'entraine durant la semaine avant les parties du week-end avec ses clients adorés. En gros on est dans ce cas à la limites des heures supplémentaires, au même titre que le fait d'aller au karaoke avec ses clients (leur laisser plus de temps au micro) ou ) la pêche! Eh oui la même personne qui me parlait de ses parties de golf a aussi droit à de belles parties de pêche au large de Tokyo.
Quelle classe! Imaginez quand on lui demande ce qu'il a fait le week-end dernier,
-"Je suis allé faire du golf avec un client et après je suis allé pécher le thon sur le bateau d'une connaissance..."
En parlant de golf, il arrive parfois de croiser sur la pelouse d'un parc quelqu'un s'entrainant également au mouvement de son club...Il parait qu'il fut un temps où des gens mimaient le mouvement en question sur le quai d'une gare. Alors le golf serait-il aussi un sport obsessionnel? 
Je remarque que les femmes sont aussi dans le mouvement et doivent aussi parfois se mettre à l'entrainement!

 

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Travailler plus pour consommer plus, ça pourrait être un superbe slogan politique.mais nous sommes à Shibuya et ici on consomme "jeune's". A la descente de la gare des panneaux  publicitaires vous entourent de tous les côtés. Mais un panneau c'est statique alors on y a rajouté des écrans géants qui mettent la promotion de stars et de produits en mouvements. Mais comme un écran on ne peut pas le déplacer, on y a rajouté des camions genre poids lourds dont la remorque fait office de grande affiche publicitaire mouvante. Mais comme ça ne suffit pas , on y a rajouté...Non je déconne y'a rien d'autre en vue. Tout ce ci est plaisant et on a l'impression que c'est toujours noel à Shibuya la nuit tombée. Cette ribambelle de couleurs éclatantes donne au quartier un air de fête forraine où les attractions fashion côtoient les attractions plus intimes...

 

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              J’en avais plus ou moins entendu parler mais on m’en a touché quelques mots plus précis : les retraités japonqis dont les dossiers ont été perdus par l’administration et qui se retrouvent comme si ils n’avaient jamais cotisé de leur vie. En fait, d’après ce qu’on m’a raconté, leurs dossiers étaient palpables, en papiers, avant d’être transférés sur informatique et jetés à la poubelle. Sauf que le transfert s’est mal passé et un sacré paquet de dossiers ont été « égarés » ou simplement oubliés. Résultat, l’Etat a dit qu’il allait faire passer des entretiens individuels pour tester et jauger des dires des grands perdants, des vieux ayant cotisé des années et des années. Mais tester quoi au juste ? Car l’Etat se méfie evidemment des menteurs. A suivre...En tous cas cette question a mis en rogne une fille de mo entourage qui veut faire une grande manif et que les japonais se bougent quand une connerie de cette ampleur survient ! Mais je ne crois pas qu’elle soit un spécimen très répandu par ici. En tous cas ça n’a pas eu l’air de faire énormément de remous au Japon. Imaginez 2 secondes le même évênement en France, c’est l’émeute et le premier ministre passe à l’échaffaud. Pourtant un autre type de manifestation rameute plus de monde à Tokyo... Mais à vrai dire j’ai cru comprendre que c’était la mairie qui enregistrait les cotisations...

 

              Le sujet s’est ensuite élargi sur le systême des retraites en général au Japon. C’est difficile d’entrer de plein pied dans ce genre de conversation un peu technique mais j’ai retenu que :
-         Tous mes interlocuteurs ont peu de confiance dans le systême japonais à cause de ce genre d’histoire d’une part, à cause de l’évolution démographique du pays d’autre part. En effet, avec de moins en moins de naissances et la classe des cinquantenaires en force, qui va payer leurs retraites ?
-         Cette cotisation est censée être obligatoire mais il n’y a pas de prélèvement à la source, automatique, et ils m’ont dit que beaucoup de gens ne la payaient pas et ne se voyaient pas grandement repris par l’administration en charge de ce problème.
Alors l’assurance privée est-elle la meilleure solution ? eh bien il faut cotiser plus longtemps et la personne qui avait l’air de s’y connaitre m’a affirmé que si on perd son emploi et qu’on reste un moment au chômage, on perd cette retraite...ceci n’est pas un exposé juridique détaillé et pro alors infos à prendre avec précautions .
Je crois que pas mal de gens cotisent par le biais de leur société, comme pour l’assurance maladie !
Continaunt à blablater, cette conversation a viré je ne sais plus comment sur le divorce et une participante expérimentée a exposé le sujet avec une netteté remarquable. Il éxiste au Japon le divorce par consentement mutuel. C’est-à-dire que si les 2 signent c’est terminé. Mais il faut la signature de 2 témoins. Ainsi je connais une fille qui a signé pour une de ses amie sans jamais avoir vu le mari...ça c’est le meilleur des cas. Mais si un des 2 refuse le divorce, la procédure est plus lourde. Par exemple, revendiquer un amant ou une maîtresse n’était absolument pas valable il y a peu (sous entendu, c’est peut-être le cas maintenant). Donc si par exemple le type se barre avec sa maîtresse et que sa femme refuse le divorce, ça va prendre du temps, quelque chose comme 3 ans. Ma question était très simple : pourquoi le divorce est-il en augmentation au Japon ? la réponse le fut encore plus : parceque les femmes, acquérant leur indépendance financière en travaillant plus qu’auparavant, ont commencé à devenir plus indépendantes. On croirait un reportage français sur la France ! 

 


Mais ce qui est plus étrange, c’est que des gens attendent la retraite pour divorce. Quel interêt de divorcer quand on arrive sur la fin du chemin et qu’on n’a pas vraiment grande chance de refaire sa vie ? Eh bien pendant très longtemps, l’argent mis en commun et surtout la dominance financière de l’homme incitait apparemment la femme à squatter le foyer. Mais certaines personnes agées attendraient une loi qui permette de partager la pension équitablement en cas de divorce. Je rappelle que ce que je raconte n’est pas précis et sujet à erreurs. Au delà de ça il y a bien sur l’envie de protéger la famille car s’il y a en plus des enfants, c’est chaud.
Le but de cet article, s’il y en a un, n’est pas de casser le système japonais. Mais je constate que quand les langues se délient, on est bien loin de Disneyland et de l’image véhiculée par une pensée « bien pensante ».
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Je ne suis pas venu au Japon avec une image stéréotypée mais je me rends compte que j’avais tout de même quelques vagues idées sur le comportement général des gens. Bien sur il suffit de se redre dans un pays étranger pour se rendre compte la plupart du temps que l’image qu’on s’en faisait ne correspond pas éxactement à la réalité, plutôt positivement ou négativement.
Samedi dernier, une copine m’a présenté son colocataire japonais qui pour tout dire est loin de faire mille détours pour obtenir des renseignements sur son interlocuteur.
-         Alors t’as une copine ? (je viens de faire connaissance avec le type dont je ne connais pas encore le prénom)...Comment elle s’appelle ?...Comment vous vous êtes rencontrés ?...Elle est gentille ?
Cette façon de déminer le terrain est parfois assez déroutante. Alors que certains sujets facilement abordables en france semblent plus tabous ici, en particulier avec des inconnus.

 

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Mais d’un autre côté ce n’est pas la première fois que je tombe sur ce genre de « déminage de terrain ». c’est en effet une façon de rentrer sans détours dans la personne qui se trouve en face de soi. Ce n’est pas fait avec arrières pensées mais c’est comme la question rituelle quand un homme présente sa future épouse à ses amis ou le contraire. On demande systématiquement dans ce cas quelle part de sa conjointe a décidé notre monsieur à épouser cette femme...ce n’est absolument pas négatif et après tout on peut répondre ce qui nous chante comme par exemple :
-         Oh bin moi c’est surtout son pied gauche qui m’a subjugué et fait prendre la décision de la demander en épousailles^^.
Ceci n’est pas systématique et pas mal de gens ne vous poseront jamais ce genre de questions mais c’est avec une communication spéciale que les curieux se lancent.
Un collègue m’a parlé de son séjour en Corée et m’a dit que là bas on lui avait déjà posé des questions du style « combien tu gagnes par mois », genre à la première entrevue. On ne m’a pasposé ce genre de question ici mais une fois, alors que je demande maladroitement en japonais à un ami combien de teps il bosse dans la semaine, il me répond sans complexe par un exposé de sa fiche de salaire. Il avait en fait cru que je l’interrogeais sur le montant de ses mensualités...Alors que je voulais l’arrêter en disant que c’était son biz et que ça ne me regardait pas, il me rigolait en affirmant que ça ne le dérangeait pas de me dire combien il gagnait...
Les sujets polémiques ou tabous sont semble t-il différents.
             
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Ajourd’hui je voudrais évoquer un sujet de société extrèmement important au Japon, le service dans les restaurants, même les bouibouis les plus popualaires. Eh oui c’est bien connu le service est iréprochable et il suffit de claquer des doigts (ou de brailler « sumimasen » quand on ne sent pas l’âme d’un seigneur) pour voir arriver la serveuse ou le serveur en catimini, se mettre presque à genoux, la bloc note électronique dans la main prêt à enregistrer la commande au moindre son émis par le client. Tout ecci fait l’émerveilement du touriste qui se dit que ben ça serait peut-être parfois pas de trop que les serveurs français s’en inspirent. Sauf que les seveurs français sont justement français et je pense qu’ils porteraient leur souffrance de devoir dire amen aux clients juste parceque ce sont des clients.

 

 

Oui enfin en même temps ça attise la curiosité au début parcequ’au bout de plusieurs fois, on aimerait bien qu’il nous lache un peu la grappe le serveur muni d’un bloc-notes électronique et parfois même d’une oreillette (retransmettre les informations en direct live ?). ainsi il revient vers votre table pour vous demander si vous avez besoin de quelque chose toutes les 5 minutes environ, sauf s’il est trop occuppé à contenter un autre nid de clients. Le lecteur français de France se dit que, une fois qu’on a commandé, pourquoi revenir toutes les 5minutes ? Eh bien ce n’est pas si simple. Dans les izakaya on comamnde par petites uantités petit à petit, histoire surtout d’éponger tant bien que mal les bières et le sake. Donc les allées et venues du personnel sont justifiées. Mais parfois ils sont trop là. J’en ai fait part à une japonaise qui m’a sorti que « le client est roi alors si je ne veux pas comamnder autres chose, je montre la paume de la main et dit non avec un air supérieur » ou un truc dans cette veine. Oui d’accord mais même si je fais le bouffon de la clientèle, mister service revient quand même à la charge. En même temps je ne l’ai jamais entendu dire explicitement « consommez ou giclez ». je reconnais qu’il n’appellent pas les flics non plus. Mais si on arrête de consommer il revient de plus en plus, commence à nettoyer les tables jusqu’à qu’on le rassure, qu’on lui dise qu’il peut destresser parcequ’on va finir la soirée au parc ; il fait bon et il y aura ce soir là un aventurier qui se jettera dans l’étang tout stagnant du parc.

 

Je crois que je suis mauvais esprit sur ec coup parceque c’est vrai le service est trop irréprochable mais les japonais sont tellement habitués qu’ils devinent le moment précis où il faut remballer pour déguerpir, ce qui correspond grosso modo au moment où les limites budgétaires sont atteintes. Mais avec d’autres français ça s’éternise comme pour une réunion du club de foot et on a encore des trucs à dire en aparte les uns avec les autres. Alors le serveur en est presque a nettoyer les vitres quand on se decide enfin a deguerpir. Il y manque parfois ce côté squat des restos français sympas. Mais ici la machine tourne à plein alors...Ca me rappelle quand on avait été mangé avec des japonais dans un restaurant figurant dans les guides et dans un endroit qui aurait pu faire présager une note carabinée. Le patron qui faisait sereur et cuisinier avait une bonne tête de blasé mais très sympa et détendu. Les japonais présents étaient enchantés par la médiocre qualité du service comparée à celle du Japon où le personnel est toujours au taqué. Et puis finqlement la note était pas énorme et le patron nous conseillait habilement pour le choix du vin...

 

 

Je n’essaye pas de dire que les restos français sont mieux car d’un autre côté on se sent plus à laise du côté japonais ou le fait de brailler et chanter n’est pas perçu comme de la vulgarité de bas étage. Et dieu sait que ça fait du bien !

 

 

 

 

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Dans une rue pas loin de celle ou j’habite, il y un clochard qui vient y dormir tous les jours ou du moins très régulièrement. Il s’installe toujours à la même place, sous le balcon d’une maison familiale, devant le garage. Rien de très spécial. Pourtant, un ami m’a fait part de son étonnement. Qu’est-ce-qu’un SDF vient dormir à cette place précisément ? Il se pose de droles de questions je trouve, car pourquoi pas ? C’est justement parcequ’il n’a pas de maison qu’il s’installe là où personne ne pourrait dormir...

Oui mais en fait ce n’est pas le problème. Le truc, c’est que normalement, le propriétaire ou locataire de la maison aurait naturellement eu le réflexe d’appeller la police pour faire savoir au sans logis qu’il n’est pas à sa place devant le garage d’une maison, au beau milieu d’un quartier d’habitations.

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-          Je t’assure, c’est pas normal qu’il dorme ici tous les soirs...

-          Ben quoi il emmerde personne là non ? Regarde-le, il se pose et il dort...Bon c’est vrai que des fois on le voit pisser au milieu de la route en rentrant de la gare mais bon...

-          Au Japon c’est pas possible.

-          Oui remarque je ne sais pas si c’est vraiment possible en France mais à Paris je pense que ça passe.

-          En fait je pense qu’il a un lien avec la famille qui vit dans cette maison, sinon ils auraient appelle la police.

-          Tu veux dire un lien de parenté ?

-          Non pas forcément...Un lien de n’importe quoi...

-          Ah par exemple il n'a plus de boulot et des gens de sa famille habitent ici...

-          Non (t’es vraiment con).  En fait la personne qui vit dans cette maison a peut-être tué la sienne dans un accident, il a tout perdu, est devenu SDF et revient dormir chaque soir devant leur maison pour ne pas qu’ils oublient. Et comme ils ont en quelque sorte une dette envers ce clochard, ils n’appellent pas la police...

-          Oui mais dans ce cas il n’a rien à perdre. Il pourrait leur cracher sa haine en les interpellant.

-          Mais justement ils auraient à ce moment-là une bonne raison de le faire déguerpir à l’aide de la police. Alors que là il souffre en silence tu vois...

-          T’es sur que t’abuses pas des dramas à l’eau de rose toi ?

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Le resto comme a la maison, je comprend pourquoi les jeunes japonais sont plus adeptes de soirees resto que de soirees chez chacun d'entre eux a tour de role. Je ne sais pas si c?est le fait de se dechausser avant de s'installer sur les tatamis qui provoaue cet effet, mais je me sens vachement plus a l'aise dans unj restaurant japonais que dans un restauant francais. Enfin, cette remarque est generale, car j'aurais plus tendance a faire des disctinctions entre differents types de restos en France. Le restaurant japonais se rapprochant plus dans mon souvenir des restaurants palois tels le don quichotte ou le basque ikkurigna. Mais il reste quelque chose de profondement different. Quant aux restos parisiens ils restent loin derriere a la traine niveau ambiance.
En fait c?est l?esprit ????service a la japonaise qui fait que quand on paye on est le roi. Ca commence par une tenue un peu raide et ca evolue vite vers la beuverie