de Hamamatsu aux alentours de Shizuoka

Publié le par laurent

Pour le week-end du 1er avril on est parti pour Hamamatsu. De la campagne japonaise je ne connais que quelques coins reculés de Chiba mais c?est encore trop près de la mégapole pour se faire à mon avis une réelle idée de ce qu?est la campagne au Japon.
Cette fois on est partis rejoindre Mio et Mika. Arrivés en gare de Hamamatsu je ne peux pas dire que j?ai senti un vrai changement d?air avec la capitale. Les stations sont faites sur le même modèle et celle de Hamamatsu laisse place aux mêmes genres de bâtiments. Mais après quelques minutes du trajet en voiture qui nous conduisait jusqu?à la maison, on peut sentir la diféfrence. C?est surtout le lendemain, en voyant le décor alentour (car nous sommes arrivés de nuit). En fait la montagne est très prêt et les rivières ressemblent plus au gave de Pau qu?à la Seine ou aux rivières qui traversent Tokyo. Ce premier soir a été l?occasion de déguster moult boissons avec das l?ordre croissant de dangerosité pour le foie : bière, sake, cognac (camus pour les connaisseurs). Les parents ne m?ont pas fait de remarque sur ou tel truc de la France et ils ne leur pas fallu plus de quelques phrases simples de ma part en japonais pour se lancer dans la conversation, en répétant et articulant au besoin. Masaaki est très intéressé par les nouvelles technologies et on a discuté de ces sujets même si je me retrouvai rapidement largué. La mère était toujours super attentionnée. Je commencai sérieusement à m'inquiéter qu?elle en fasse trop à force de toujours demander si on n'avait pas besoin de quelque chose en plus mais on m'a dit de ne pas m'en faire, que c?était sa nature.
Nous nous sommes rendus en premier lieu un peu plus haut dans cette chaîne montagneuse de hauteur moyenne pour visiter une sorte de musée de la forêt avec autour un magnifique paysage. Les cerisiers ont l'air parfois un peu moins fournis en fleurs mais leur agencement avec les montagnes en toile de fond est vraiment beau. Cet endroit s?appelle le rakan no mori. Mais le clou du spectacle fut la visite des temples de Houkuji, avec ses petites statues. Le tout constitue une sorte de parc avec plusieurs bâtiments et jardins. La forêt est omniprésente dans cet ensemble et un vieux pont fait le lien à travers les grands arbres. Tout ce petit monde s?est receuilli quelques minutes dans le temple où trône une statue à la forme hybride d'oiseau-humain qui, d'après ce qu'on m'a expliqué, est le protecteur des êtres humains et des oiseaux. C?est bizzare mais ça me rappella vaguement les statues qu'on trouve dans les civilistions amérindiennes. Je préfère dire tout de suite que, n'ayant aucune connaissance approffondie du boudhisme, je risque de partir dans les considérations un peu floues du bouseux français qui n'a jamais été plus loin qu'en république Tchèque avant de s'envoler pour le Japon. Mais bon, la bouse n'empêchant en rien la curiosité, j'essayai de comprendre un peu mieux l'endroit où je me trouvai. Je balancai pour finir une pièce de 5 yens parceque ça porte bonheur, enfin je crois...Ensuite on peut entrer dans une autre partie en prenant soin de se déchausser auparavant. On peut ainsi admirer un jardin de graviers que des gens passent au rateau avec une dextérité sans égal (oui je sais cette description manque totalement de poésie religieuse mais je ne connais ce genre d'art que par les documentaires de France 5 qui font dormir sur le canapé le dimanche après-midi).
Mais le plus intéressant pour l?aspect culturel de la visite fut le « mini musée » avec se grandes caligraphies et photos. Pour les eventuels étudiants en japonais qui visiteraient le blog, rassurez-vous si vous ne parvenez pas à décrypter ces kanjis, les japonais avec moi ce jour-là ne le pouvaient pas euz-mêmes. J?ai trouvé personnellement intéressante la statue semblant représenter le pélerin en pleine quête spirituelle. Ça rappelle le pélerin de Compostelle de Paulo Coehlo (un bouquin que j'ai apprécié il y a quelques années mais l'auteur parait ensuite surfer sur cette vague sipirituelle pour en faire son fond de commerce). Et puis, sous verre, une tresse de cheveux enroulée et pesant 150 kg et 90 ,ètres de long déroulée. Non, ce n'est pas la celle d'un rasta débarqué au japon au temps des samourais mais apparemment l?assemblage de plusieurs tonsures. Je me demande bien pourquoi mais cette belle cheveulure dégoutait Miho ? Enfin on pouvait y voir la photo d'époque de plusieurs japonais en kimonos dont l'un fut le premier premier ministre du Japon . d'après mes guides, ces hommes furent parmi les premiers à vouloir renverser le régime de l'ère Edo. Ils ont combattu l?état du shogun pour donner au Japon ses bases étatiques en chassant justement le shogun. Auparavant il n'y avait pas cette idée d'un état comme après cette sorte de révolution qui remit l'empereur à la tête du pays...
Le soleil couchant nous mis en appétit et nous nous rndîmes dans un restaurant de yakiniku. Le principe reste celui du barbecue mais en intérieur avec le grill incrusté au milieu de table. Pour la première fois que je tente ce genre de restaurant je dois dire que j'ai pris un grand plaisir à déguster cette viande. Encore quelques photos des sakuras avant de reprendre l'espace dans lequel on peut avec précision localiser l'endroit où on se trouve grâce au GPS navigator. Le soir, tard, encore attablés pour grignoter un peu, Miho déclara comme un cheveu sur la soupe que j'écrivai régulièrement sur mon blog, depuis la France et surtout depuis mon arrivée au Japon. Maasaki a insisté pour que je le lui présente alors je me suis lancé dans un exposé improvisé des photos et commentaires, de ce que m'inspirai le Japon en passant par quelques détails anecdotiques. En faisant défiler les articles on est bien sur tombé sur les trucs un peu débiles pour le point de vue du japonais, comme par exemple le kare raisu, qui a fait marrer Maasaki. et j'en passe...Alors j'ai cliqué sur l'époque de Pau et de Paris, ce qui fut nettement plus intéressant pour eux. Comme ils ont gardé l'adresse du blog, je tiens a les remercier sincèrement de m'avoir si bien accueilli sans jamais compter et en faisant tout pour me mettre le plus à l'aise possible. ??????
Le lendemain nous repartîmes vers Shizuoka comme prévu pour rejoindre Tomo et Naoko.
 
 Toute la petite famille était présente pour nous amener jusqu'au point de rencontre, éxactement à la pointe sud de la préfecture de Shizuoka. On a d'emblée visiter le phare qui surplombe le bord de mer. Puis Tomo qui bosse dans une exploitation agricole nous a fait visiter l'exploitation en question. Son patron est spécialisé dans la cultures de différentes fleurs, plantes, fruits et légumes. On y a acheté des barquettes de grosses fraises bien mûres pour 100 yens la barquette, le rêve inaccessible à Tokyo. Puis nous avons rejoint son patron dans un restaurant un peu plus loin. Il était déjà attablé avec sa femme dans un coin mais il nous a dit de nous installer dans un autre coin et de consommer à notre aise. Ce qui signifiait qu'il allait certainement offrir le repas...Ce genre de gentillesse pleine de pudeur, laisse un peu bêta quand on a pas trop l'habitude. Mais je crois que cette affaire ne concernait que Tomo et son patron. Doit-on parler de pur paternalisme ? Il y a peut-être de ça mais il y a autre chose que je me peux pas encore bien définir maintenant. On est ensuite repassé à l'exploitation et la patronne nous a dit de nous asseoir. Tomo a servi le thé et les langues ont commencé à se délier. Le patron commentait un peu le match de base ball vsisble sur le petit écran et la patronne évoquait sn voyage en Australie. Elle nous a dit avoir été marquée par la vision d'une étoile seulement visible dans le ciel de l'hémisphère sud. Et puis j'ai perdu le fil. On entendit une drôle de musique toute douce et gentillette. C'était ce qui faisait office de sonnerie pour annoncer les pauses. Ça n'a pas vraiment l'air d'être l'usine ici mais qu'on ne s'y trompe pas, Tomo a des périodes de boulot assez intensives selon les saisons. Avant de partir nous avons eu droit en cadeau à une grosse barquette de fraise comme souvenir et encore une fois je m'emmêlai dans les méandres des remerciements à la japonaise, ce qui fit rire le patron. J'ai entendu dire que le cadeau fait partie de la politesse japonaise, omiyage qu'on offre pour une première rencontre, aux voisins quand on emménage etc. J'ai aussi lu quelque part que quand on reçoit il faut retourner un cadeau d'environ la même valeur...mais ces gens savent très bien qu'on ne se reverra peut-être pas alors il doit y avoir comme qui dirait des exceptions à la règle. On dirait en fait une chaîne ou l'offrande tourne. Quelqu'un vous a offert alors vous offrez à un autre et ainsi de suite. Je ne cherche pas à idéaliser les codes sociaux aux Japon et d'ailleurs on pourrait aussi faire des comparaisons entre la ville et la campagne avec des comportements un peu différents.
Image hébérgée par hiboox.com
Puis nous sommes passés à la boulangerie des parents de Tomo : baker and cake. Image hébérgée par hiboox.comIls font des supers cookies et ont d'ailleurs leur site internet.Image hébérgée par hiboox.com Pour cette fois Tomo m'a dit de ne pas me prendre la tête à propos des cadeaux : « tu reçois, tu remercie...ou alors tu dis non une première fois et tu prends la seconde hahaha... » . En tous cas n'hésitez pas à vsister leur page et à commander directement sur internet car vous pouvez vous les faire envoyer !
Bref il était temps de repartir vers la station qui nous conduirait à Tokyo pour reprendre notre train-train quotidien. Mais avant celà petite visite des champs de thé. Car Shizuoka est réputée non seulement pour ses fraises comme vous l'aurez compris, mais également pour son thé. On voit dans les champs des sortes d'hélices hérisées telles des éoliennes. Ce sont en fait les machines électriques qui fournissent chaleur à la terre pour éviter à tout prix que les plants ne givrent pendant la nuit. Mais ce ne sont pas, comme je l?ai cru , des machines fonctionnant à l'énergie naturelle...
Image hébérgée par hiboox.com
Enfin nous descendîmes vers la gare d'une bourgade coincée entre les petites montagnes. Nous n'avons pas bien eu le temps de dire au revoir à Naoko et Tomo car le train arrivait au même moment. Alors on se fit des saluts et j'essayai de tendre mes mains prises par une barquette de fraises, des victuailles et un gâteau de la boulangerie...
Le train local nous a permis de passer par la ville de Fuji, au pied du Mont Fuji comme son nom l?indique. C?est vraiment très beau vu de près comme ça et j'aimerais faire la balade qui mène en haut du volcan.
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