premiers pas

Publié le par laurent

Il y a plein de choses dont j’aurais pu parler naivement si je n’avais pas lu les blogs de francophones installés au Japon et du coup, je me laisse plus aller au fil de la découverte que de chercher à visiter tel ou tel lieu.
              En marchant on est passés retirer de l’argent et j’ai eu droit à un cours de distributeur automatique en direct. Car ils sont aussi différents ! Pour commencer n dispose d’un paning horaire et hebdomadaire des moments de la journée pendant lesquelles l’opération est gratuite. Ensuite (voir la photo) la mention « ohikidashi » お引き出し indique le retrait. La mention « zandaka shoukai » 残高照会 indique la consultation du compte en banque. On peut également injecter du cash dans son compte en insérant des billet.
              Ensuite, repérage du « 100 yens shop », soit tout article à 100 yens, soit tout article pour l’équivalent d’environs 70 cents d’euros. Avant de partir je me méfiais des prix de tout ici mais, si la pomme en promo se vend à l’unité 99 yens, on peut trouver des calçons et des cravates pour 100 yens...Je ne garantis pas de la qualité du vêtement mais les sous vêtements ont l’air du même acabit que ceux qu’on trouve à 5 euros au supermarché en France.
              Bon, je ne vais pas me lancer dans le détail des prix du paquet de chips s’il y a des lecteurs qui habitent aussi ici, je crains qu’ils ne s’endorment avant d’avoir le réflexe d’appuyer sur « delete »...
              Sinon, pour la première fois, j’ai l’impression de me sentir étranger. Jusqu’ici je n’ai jamais voyagé qu’en Europe et être français en Europe, c’est un peu comme picard au pays basque, on trouve vite ses repères. Là, c’est un peu différent. Je ne sens aucune pression particulière mais je mesure d’ores et déjà la chance que j’ai d’avoir des amis sur place. Je ne dis pas que les gens sont ceci ou celà car d’une part je n’ai vraiment pas eu le temps de me faire une idée, d’autre part ce n’est pas le but de mon propos. En fait, je n’ai pas croisé un étranger (autre que japonais) depuis que je suis arrivé. Et l’indien que j’ai aperçu dans la rue ce matin m’a dit bonjour avec un sourire complice. Le truc, c’est qu’après avoir travaillé quelques temps à la limite entre le 19ème et le 20ème arrondissements de Paris, c’est étrange de constater ceci...
              Ceci dit l’atmosphère du quartier est vraiment sympathique ; on trouve tout ce qu’on veut à toute heure et le week end et pourtant ça baigne dans un certain calme. Beaucoup de maisons à un étage seulement et quelques immeubles en bordure. Même samedi soir pas de bruit ! Mais le dimanche matin une voiture ambulante baragouinait du haut parleur ; il parait que c’est pour ramasser les machines et choses dont on veut se débarasser à des prix dérisoires.
 
 

Publié dans chroniques ordinaires

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