comment on devient mort...

Publié le par Maximin

Comment devient-on mort, par quels enchaînements ?
Voit-on les siens partir vers un destin si sombre ?
Apres avoir construit un bonheur naissant
Les renoncements en chaîne à partir d’une pénombre
 
Dans la précarité des aléas de la vie
Face à sa décadence ma mère a renoncé
Ils sont partis trop loin, tels des êtres maudits
Mettre fin à ses jours elle a choisi d’un trait
 
Mon père auparavant avait déjà choisi
De prendre la route des gênes par le vice des alcools
Voulait-il par ce biais cacher un cœur pourri ?
En brisant son amour, titubant dans un vol…
 
Mon frère, on a promis de ne pas devenir comme eux
On a prêté serment en pleurant dans une chambre
Qu’on leur ferait bien vite sans ambages nos adieux
Mais tu n’as pas tardé à te répandre en cendres
 
En qui puis-je faire confiance parmi ceux de mon sang
J’ai choisi la dureté face à vous pour m’offrir
D’entretenir un espoir en regardant devant
En vivant réellement, évitant de souffrir
 
Mon frère pourquoi prends-tu les routes du néant ?
As-tu vraiment choisi ta folie et tes pleurs ?
Regardes devant toi et aies un peu de cran
Pourquoi tout foutre en l’air par esprit destructeur ?
 
Pour toutes ces questions j’ai trouvé des réponses
Les réponses techniques et aussi celles du cœur
Mais quand on est trop jeune dans le mur on s’enfonce
On ne peut pas bien comprendre autrui et ses malheurs
 
Alors seulement mes nerfs je n’ai pu écouter
Et je les ai tous hais dans un mouvement de fuite
Je n’avais pas la force de juste pardonner
La haine est retombée et l’occasion fortuite
 
M’est donnée de comprendre en ayant retrouvé
Un vieil album photo, de belles photos de famille
Ces êtres uniques aux caractères si compliqués
Ces êtres irréels fait de mille pacotilles
 
Mon frère je t’ai chassé de l’entrée de ma maison
Seulement pour préserver ce petit germe d’ailleurs
Qui s’offrent à moi maintenant pour détruire la prison
Celle de cette lignée d’un sang pourri de peurs
 
Mon frère qu’espérais-tu en usant de tes poings ?
Je suis déjà parti de ce boueux terrain
Tu voulais te prouver face à ton dernier lien
Mais le sang s’est dès lors emparé de tes mains
 
Dans tes yeux c’est le froid que j’ai vu cette fois là
Ce froid calculateur sans aucun état d’âme
Tu préfères fuir toujours car tu refuses les lois
Qui régissent le monde de pauvres humains qui flânent
 
Mais tu es prisonnier de ta propre liberté
Obstinément perdant tu as choisi la nuit
Pour exprimer une haine pour ceux qui t’ont aimé
Ils t’ont aidé ceux-là mais tu crois qu’ils te nient
 
Je ne peux que te souhaiter la chance des grands esprits
Tu es quelqu’un mon frère ça ne l’oublies jamais
Tu trébuches tu te cognes contre les murs de la vie
Ne deviens pas un mort comme ceux qui ont cédé…

Publié dans souvenirs

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T. R. 07/05/2007 15:52

et en plus il est poète !