富士山 pélerinage au mont Fuji

Publié le par laurent


ça y est nous l'avons fait notre pélerinage au mont Fuji! Rien à voir avec la religion, quoique je m"attendais un peu à rencontrer quelques dieux locaux en haut du volcan endormi. Mais vu le temps pourri qu'il faisait je comprends qu'ils soient restés chez eux. Et puis ils doivent être un peu blazés de rencontrer des gens, vu l'afflux de pélerins qui arrivent au point de départ du chemin par hordes de bus affrétés comme des véhicules de débarquement.
Nous somme donc partis de Shinjuku sur le coup des 7h15 en bus. C'est Kiyomi qui a organisé l'achat des tickets,  7000 yens aller-retour avec en cadeau bonux un arrêt au onsen d'en bas, histoire de bien se décrasser après la galère. Mais bon ça commence plutôt tranquille et, arrivés au point de départ à 2000 mètres d'altitude, on peut squatter les magasins de souvenirs pour se changer, se préparer, finioler les derniers détails qui pourront peut-être vous sauver la vie, une fois suspendu dans le vide par accident, appelant au secours...Je conseil aux candidats pour la marche comando de se munir de provisions sur Tokyo ou depuis son point de départ en bus. En effet, le distributeur de boissons annonce déjà la couleur, 200 yens. C'est pas dramatique mais une fois en haut, les cabanes afficheront 400 yens pour un peu d'eau...C'est juste histoire de garder vos deniers pour aller faire pipi (100 yens) mais c'est pour l'entretien du mont Fuji alors vous aussi faites un geste pour l'environnement et et allez faire pipi dans les blocs de bêton construits en plein milieu d'un volcan endormi. Car comme le dit le proverbe "un volcan s'éteint, un être s'éveille". Sauf que j'ai du rester vraiment éveillé environ 4 heures, et puis mes yeux commençaient vraiment à se fermer automatiquement alors que nous étions sur la partie la plus difficile à grimper. Heureusement j'ai prévu le coup et me suis muni de deux canettes de red bull. La première m'a bien boosté mais la seconde n'a eu aucun effet perceptible. Deuxième conseil au futur pélerin: bien se reposer avant d'entamer la montée de nuit! j'ai bossé ce samedi et vers 2 heures du matin ça commence à être dur alors que nous devons arriver en haut vers 6 heures du matin. Bref, après 2 heures de bus nous nous préparons et entamons le début de marche très tranquille. Tout est bien balisé et régulièrement on trouve des cabanes-étapes pour éventuellement se ravitailler ou se reposer un peu. Et puis la pente devient plus difficile, on voit les lumières serre-têtes de loin, former une queue depuis beaucoup plus haut. Il faut dire que c'est bourré de monde. Ben c'est comme ça. Tout endroit connu et prévu à la visite est plus ou moins blindé le weekend. Troisième conseil: prévoir une bonne lumière portative. Nous sommes passés au 100 yens shop avant de partir et nous avons trouvé des petites lampes qui se mettent autour de la tête mais au bout de trois heures elles coimmençaient à rendre l'âme. ma lampe plus classique style lampe-torche a bien tenu le coup. Enfin jusqu'ici il ne pleut pas. Mais, alors que nous pensons avoir dépassé le niveau d'altutude des nuages chargés de flotte et prêts à péter, nous nous retrouvons apparemment à l'intérieur d'un autre nuage. Brouillard, pluie intense et vent qui vous fait tanguer. On enfile donc notre pantalon de pluie nos sacs plastiques pour protéger le haut du corps et même un sac  sur la tête histoire d'avoir l'air de fraies poubelles ambulantes. A l'heure du lever de soleil quasiment invisible pour cause de nuages et de pluie, nous ne sommes pas tout à fait en haut.Les gens qui finissent leur ascention ont tous l'air de zombies qui marchent presque d'un pas machinal vers la dernière cabane-étape. La descente commence et j'ai l'impression d'avoir la gueule de bois, vraiment comme si je m'étais pris une méchante cuite la nuit. Le début de la descente laisse apparaître un paysage désertique avec une seule espèce de plante qui apparait de ci de là. Une même foule compacte se dirige vers la sortie après un spectacle un peu foiré par la pluie. Il pleut encore plus fort et nos protections de pluies sont déchirées par le vent. On grelotte un peu en rêvant du onsen qui nous attend. Et puis la descente se fait plus douce, on retrouve le chemin qu'on a  emprunté pour l'ascention. La nature est là et nous avons encore une fois la tête dans les nuages (premier degrés). Vers 8 heures on débarque au point de départ de la randonnée. On entre dans le centre muni d'un magasin de souvenirs au premier étage, d'un resto au deuxième et d'une salle de tatamis au troisième. On se change et on se pose dans le resto qui ressemble à la cantine du collège. C'est du rustique, le café est réchauffé et on y mange des ramen en guise de petit déjeuner. On trouve ensuite une place au troisième, salle d'attente pour les bus de retour. On pionce et on discute pendant 6 heures, en attendant notre bus qui part vers 14 h.  Le onsen de la jouissance nous attend. A 16h on part définitivement pour Tokyo. Tout le monde a l'air bien mort dans le bus et ça cause moins que lors du trajet aller. L'autoroute étant bouchée, le conducteur décide d'attendre un peu dans une aire de repos. Ou une aire de stress, sorte de palier de compression avnt de rejoindre la big city pour de bon. 50 mètres de queue pour aller pisser (au moins en haut du mont il n'y avait que 10 mètres d'attente), un combini blindé où tu rentres dans le lard des vacanciers pour te frayer un passage. La politesse légendaire n'éxiste plus dans ce no man's land. Finis les "après vous, je vous en prie, mais je n'en ferais rien..." de la civilisation policée. Ici, quand tu te retrouves devant une famille face à face, il vaut mieux trouver la bonne trajectoire à temps, sinon le père envoit ses gamins en éclaireurs pour te bloquer, ensuite il passe en t'obligeant à te coller à flan de rayon chips, et enfin la mère passe avec un peu d'humanité parfois; un sourire pour dire que quand même on est pas des sauvages. Bon j'arrête le verbe facile, sinon la police d'internet va venir linker cet article pour dire "regardez le conard d'étranger qui ose emettre un gramme de critique sur sa terre d'accueil et sous entendre des généralisations". (sérieusement faites attention au comité de vigilance) Alors je le clame haut et fort: ceci n'est qu'un détail dans l'histoire et on s'est bien amusés quand même!






















Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

fredo 29/08/2008 19:08

Ta ballade donne vraiment envie.

Cable 26/08/2008 14:22

Ahah :) oui, fais attention à la police de l'Internet; quand ils ont quelque chose à te reprocher, ils n'y vont pas par le dos de la cuillère.Finalement, tu n'as pas dit si ton expérience du Fuji t'avait plue?

Baiya 26/08/2008 09:48

Pffiou...quel courage! Mon rêve...pour pouvoir partager celui de beaucoup de Japonais. Malheureusement j'ai le vertige.