fonds de pension

Publié le par laurent

              J’en avais plus ou moins entendu parler mais on m’en a touché quelques mots plus précis : les retraités japonqis dont les dossiers ont été perdus par l’administration et qui se retrouvent comme si ils n’avaient jamais cotisé de leur vie. En fait, d’après ce qu’on m’a raconté, leurs dossiers étaient palpables, en papiers, avant d’être transférés sur informatique et jetés à la poubelle. Sauf que le transfert s’est mal passé et un sacré paquet de dossiers ont été « égarés » ou simplement oubliés. Résultat, l’Etat a dit qu’il allait faire passer des entretiens individuels pour tester et jauger des dires des grands perdants, des vieux ayant cotisé des années et des années. Mais tester quoi au juste ? Car l’Etat se méfie evidemment des menteurs. A suivre...En tous cas cette question a mis en rogne une fille de mo entourage qui veut faire une grande manif et que les japonais se bougent quand une connerie de cette ampleur survient ! Mais je ne crois pas qu’elle soit un spécimen très répandu par ici. En tous cas ça n’a pas eu l’air de faire énormément de remous au Japon. Imaginez 2 secondes le même évênement en France, c’est l’émeute et le premier ministre passe à l’échaffaud. Pourtant un autre type de manifestation rameute plus de monde à Tokyo... Mais à vrai dire j’ai cru comprendre que c’était la mairie qui enregistrait les cotisations...

 

              Le sujet s’est ensuite élargi sur le systême des retraites en général au Japon. C’est difficile d’entrer de plein pied dans ce genre de conversation un peu technique mais j’ai retenu que :
-         Tous mes interlocuteurs ont peu de confiance dans le systême japonais à cause de ce genre d’histoire d’une part, à cause de l’évolution démographique du pays d’autre part. En effet, avec de moins en moins de naissances et la classe des cinquantenaires en force, qui va payer leurs retraites ?
-         Cette cotisation est censée être obligatoire mais il n’y a pas de prélèvement à la source, automatique, et ils m’ont dit que beaucoup de gens ne la payaient pas et ne se voyaient pas grandement repris par l’administration en charge de ce problème.
Alors l’assurance privée est-elle la meilleure solution ? eh bien il faut cotiser plus longtemps et la personne qui avait l’air de s’y connaitre m’a affirmé que si on perd son emploi et qu’on reste un moment au chômage, on perd cette retraite...ceci n’est pas un exposé juridique détaillé et pro alors infos à prendre avec précautions .
Je crois que pas mal de gens cotisent par le biais de leur société, comme pour l’assurance maladie !
Continaunt à blablater, cette conversation a viré je ne sais plus comment sur le divorce et une participante expérimentée a exposé le sujet avec une netteté remarquable. Il éxiste au Japon le divorce par consentement mutuel. C’est-à-dire que si les 2 signent c’est terminé. Mais il faut la signature de 2 témoins. Ainsi je connais une fille qui a signé pour une de ses amie sans jamais avoir vu le mari...ça c’est le meilleur des cas. Mais si un des 2 refuse le divorce, la procédure est plus lourde. Par exemple, revendiquer un amant ou une maîtresse n’était absolument pas valable il y a peu (sous entendu, c’est peut-être le cas maintenant). Donc si par exemple le type se barre avec sa maîtresse et que sa femme refuse le divorce, ça va prendre du temps, quelque chose comme 3 ans. Ma question était très simple : pourquoi le divorce est-il en augmentation au Japon ? la réponse le fut encore plus : parceque les femmes, acquérant leur indépendance financière en travaillant plus qu’auparavant, ont commencé à devenir plus indépendantes. On croirait un reportage français sur la France ! 

 


Mais ce qui est plus étrange, c’est que des gens attendent la retraite pour divorce. Quel interêt de divorcer quand on arrive sur la fin du chemin et qu’on n’a pas vraiment grande chance de refaire sa vie ? Eh bien pendant très longtemps, l’argent mis en commun et surtout la dominance financière de l’homme incitait apparemment la femme à squatter le foyer. Mais certaines personnes agées attendraient une loi qui permette de partager la pension équitablement en cas de divorce. Je rappelle que ce que je raconte n’est pas précis et sujet à erreurs. Au delà de ça il y a bien sur l’envie de protéger la famille car s’il y a en plus des enfants, c’est chaud.
Le but de cet article, s’il y en a un, n’est pas de casser le système japonais. Mais je constate que quand les langues se délient, on est bien loin de Disneyland et de l’image véhiculée par une pensée « bien pensante ».

Publié dans société

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Zhealy 11/07/2007 13:29

CoucouJolies vérités sur le JaponAU bout de 3 mois de vie au Japon je me suis étonnée de comment cette société, à la base complètement pourrie et aux fondations défaillantes et en ruines, pouvait encore fonctionnerTout ce qui est écrit est vrai, mais ce qui bat les japonais est leur fameux ( et détestable) shikata ga naiMille Bisous