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            j?arrivai à Paris d?un pas alerte et décidé, je gravis la butte Montmartre et m?écriai, dans un élan orgasmique et multiproportionnel, scrutant l?horizon tel un loup en rut, une main sur la rembarde et l?autre pointant au loin...je m?écriai :

arc de triomphe
envoyé par orlenduz12pt">            -A nous deux Paris ! (si ça vous rappelle un roman de Balzac c?est normal j?ai tout pompé en l?adaptant à ce début de 21ème siècle)
12pt">            (si ça vous rappelle un roman de Balzac c?est normal j?ai tout pompé en l?adaptant à ce début de 21 siècle)
 
            Haaaaaaa Paris, ce fut pour moi le début du rêve américain : toutes ces lumières qui scitillaient dans la ville et ces crottes de chiens qui parsemaient les trottoirs, ces appartements aux loyers faramineux pour vivre dans un placard avec les toilettes dans la rue d?en face...Alors que ces pensées mettaient mon esprit en ébullition, je levai la tête, pour éviter qu?elle ne tombe dans mes godasses en marchant comme ont tendance à le faire certains parisiens, et tombait sur une affiche de Johnny Halliday qui devait certainement préparer un meeting pour l?UMP. Ceci me rappella avec force que je devai visiter une expo à Beaubourg avec JP, un ultra anti sarkozy notoire, qui, entre deux lendemains de soirées bieres blondes au pub d?en bas de chez lui, trainait sa peau dans les musées.
 
Ce pote avait topé le multi pass pour toutes expos et films du centre Pompidou en étant accompagné de n?importe qui. J?eus donc l?immense honneur de voir une exposition d?art contemporain fort intéressante, sans savoir que m?attendrai peu de temps après une exposition de cravates, noeuds papillons et autres composantes d?un costard 3 pièces aux galeries Lafayette...
En effet à peine quelques jours plus tard, alors que je m?attendais simplement à visiter la butte Montmartre pour la énième fois je fus convié à un grand tour des magasins de luxe. Planté devant un sac Vuitton je compris enfin le vrai sens du pourquoi du comment de l?éxistence ! Eh oui c?est parfois dans les moments vraiment inattendus qu?on va le plus loin au plus profond des cellules mères qui assènent leur réquiem lancinant. Bref, quand je demandai à Kaori pour qui elle achetait cette belle cravate, je m?atendai à une réponse basique comme « pour mon copain » ou « pour mon père » mais c?était pour son patron...Peut-être pour pallier aux désagréments qu?auraient éventuellement pu entraîner son absence de quelques jours, ou simplement par amitié profonde...
 
Mais à vrai dire j?étais en fait plus absorbé par la digestion de la crêperie bretonne qui se rouve à côté de Montparnasse ! Après cette harassante journée de shopping intensif nous prîmes congé des grandes vitrines, versant une dernière larme devant la vitrine de Louis (vuitton), pour une marche comando, la boussole dans une main, le plan de la ville dans l?autre, pour attérir dans un petit resto sympa du éème arrondissement au 2 de la rue Montorgueil. La patronne genre ancienne baba cool reconvertie dans les affaires culinaires ne nous en voula point de ne commander que 2 plats pour 4 et de les partager en les faisant tourner à chacun des convives façon japonaise et ayant bien intégré le principe du « tu vides ton verres on le remplit sans que t?ai rien vu », je picolai continuement un petit vin blanc d?Alsace en me délectant de cuisse de canard confite, morue à l?aïoli et salade aux haricots verts ma fois fort goûtus !
C?est là que Kumi s?interrogea auprès des autres japonais en se demandant si le serveur faisait des manières bizarres à son goût parcequ?il était torché ou parcequ?il était gay. Que lui répondre ? Pour ma part il n?était absolument pas torché, pour le reste je ne lui ai pas demandé, même au nom de la bonne cause touristique. Sur ce le patron se pointa à toutes les tables pour ramasser ce qui ne servait plus et voir comment son petit monde se portait. Lui, en revanche, était bien torché, mais alors bien de chez bien...ceci lança un grand débat sur la différences des prestations de services entre les restos japonais et les français. Au Japon, s?il n?y a plus de pain dans la corbeille ou si tu as un pet de travers, quelqu?un accourt à ton service, en France, dans ce genre de resto du moins, non...Enfin si mais attendre crispé sur sa chaise n?est pas la formule adéquate car il a d?autres chats à fouetter le serveur. Nous nous quitâmes à la station Réaumur-Sébastopol en se donnat rendez-vous pour le lendemain.
            Le lendemain, une surprise nous attendait ! toutes ces attentes interminables chez Vuitton, Fauchon, Ladurée (leurs macarons déchirent grave les papilles gustatives), et autres parfumeurs non des moindres parmi l?élite de la crême fraiche française...toutes ces attentes ne furent pas vaines car grâce à leurs achats aux galeries elles avaient gagné des tickets pour les bus rouges qui déambulent dans Paris, emportant leurs convois de touristes. Ce fut une balade magnifique ???????et, en descendant ) l?arrêt qui se trouve devant le grand et le petit palais, nous nous dîmes matane...(quelle audace poétique cette rime inattendue !)
 

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