L’autre jour, alors que j’attendais quelqu’un dans la grande sale du rez-de-chaussee de l’association JICA, je deambulais dans l’expo consacree a l’avancee du desrt dans le monde. Quand je rentrais dans une petite salle annexe, il y avait une grande planisphere devant laquelle je m’arretais 5 minutes. Mon regard passait de gauche a droite et je pensais que quelques jours avant j’etais a Paris, maintenant en plein Tokyo., ou je ne pouvais pas fumer en pleine rue...
Ceci dit j’ai plein de trucs pratiques auxquels penser alors pas la peine de revasser comme un debile devant la carte des mondes engloutis. Car en plus des choses a faire pour un demenagement lambda, il faut s’adapter aux moindres choses de la vie quotidiennes des japonais.
Le casse tete des poubelles en est un. En effet, en France il y a un gros sac dans lequel on fourre et si on un tant soit peu la conscience ecologique, on met ses bouteilles en verre dans le conteneur attitre. Ici il y a une poubelle pour chaque dechet et ecolo ou pas force est de se conformer a la reglementation sous peine de voir rester en bas de chez soi une partie de ses poubelles mal triees, et de ce fait se faire passer pour un cochon indiscipline aux yeux des voisins.
Ainsi on a une poche pour les リサイクル recyclable, びん bouteilles, かん les canettes, ペットボトル bouteilles en plastique, 可燃ごみ dechets combustibles et 不燃ごみ dechets non combustibles (car certains dechets ne sont pas brules pour cause de pollution)...le truc c’est qu’il faut trier dans le tri, a savoir separer par exemple les papiers propres des sales qui ne sont pas destines au meme recyclage. Par ailleurs certains dechets tres polluants sont mis a part comme les piles. Quand j’ai un emballage de poisson ou une bouteille de flotte entre les mains je dois encore separer le papier ou on explique le taux de citrate de calcium du plastique. Et pas question de mettre les mouchoirs usagers avec les autres produits de meme matiere...D’ailleurs dans le guide du quartier ceci est bien explique en portuguais, espagnol, tagalog (phillippines), coreen et anglais. Les japonais ont l’air tres minutieux pour ce genre de truc et la moindre chose un tout petit peu usagee perd vite en valeur. C’est comme ca qu’on trouve trois mangas d’occasion pour a peine 100, soit 70cents, alors qu’ils sont en bon etat.
Conclusion sans fond : Nicolas Hulot, tu peux te presenter en politique au Japon. D’ailleurs y en sont ou les segolezistes et les sarkoleniens ?
Mais on n’est pas laisses au depourvu. Il suffit entre autres de se rendre dans une bibliotheque municipale, rayons bouquins etrangers pour tomber en deux temps trois mouvements sur des guides et cartes en anglais. J’ai ainsi pu feuilleter le « survival manual, a guide to foreigner’s rights in japan ». ca va des lois du travail a l’assurance vie, la tondeuse a gazon (speciale dedicace a une eventuelle lectrice) en passant par les violences conjugales, les mariages mixtes, les divorces mixtes...Vachement axe sur le mixte ce bouquin. N’empeche, on peut y lire des situations edifiantes pour plein de problemes qui peuvent subvenir en cours de sejour plus ou moins long.
Ce qu’il faut bien gerer, ce sont les transports. Pour ca on m’a file un programme informatique avec la carte des trains de banlieue et du metro. On note la station de depart et celle d’arrivee et on obtient un choixde trajets avec plus ou moins de changements et selon les prix. Car plus on descend loin plus on paye. Mais c’est different des transports parisiens dont les prix s’etablissent selon des zones. La on peut faire le tour de Tokyo en train et payer peu si on descend finalement pas loin de sa station de depart. Passionant hein ?
Yokoso Japan, よこそ日本。

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