Le week end de mon arrivee il a plu abondemment sur Yokohama. Impossible de sortir
sans être armé de son parapluie. D’ailleurs ici, tout le monde a un parapluie quand il pleut, les enfants, les adolescents, les adultes, les vieux. Mais je n’ai pas pu résister à me tremper pour
découvrir un peu mieux le quartier. En suivant la route principale à 50m de mon lieu de résidence, vers la droite, j’ai aperçu après avoir dépassé la place des arrêts de bus, un coin de verdure
au détour d’un virage. J’ai remonté l’étroite route et suis tombé sur un bâtiment en forme de temple. Il y avait anoté « house of culture ». ce n’est pas étonant cette appellation. En
effet j’ai vu plusieurs japonais visiter des églises au moment de la messe juste pour s’amuser de voir des gens s’agenouiller et prier un bon Dieu que personne n’a jamais rencontré.
Le lundi je suis passé à la préfecture. Le décor m’a rappellé à peu de choses près
l’accueil de la scolarité de l’université de Jussieu. Un même bordel sur les bureaux mais ici, il y a une voix automatique qui répète toujours la même chose pour appeller les administrés chacun
leur tour. Avant de venir dans un pays on en a souvent en tête que les aspects brillants. Mais ce lundi matin je me suis senti rassuré. Finalement le Japon c’est un peu comme la France. Il y a
des gens qui galèrent et qui attendent leur tour dans des administrations. Et pas de vêtements super fashion ou d’allure très travaillées, que du bon marché et des gueules ravagées par la
vie.
Le soir on a décidé d’aller à la piscine et suite à ma visite de la préfecture, j’ai
désormais un guide complet de la ville de Yokohama avec toutes les comodités. On tente de dénicher la piscine la moins cher et sur Yokoma ça doit tourner autour de 500yens. Mais en demandant à
une dame dans la rue, on se rend compte qu’il suffit de se dépasser de quelques mètres la limite entre Yokohama et Kawasaki pour trouver une piscine dont le prix d’entrée est de 200yens.
Autrement dit 1.35 euros environ, moins cher qu’en France !
Comme c’est ouvert jusqu’à 9 heures on décide de s’y rendre après-mangé. On doit
traversé la rivière « tsurumi gawa ». après le pont l’allure du quartier change d’atmosphère. Toujours des petits pavillons en bordure de route mais spécialement dans la nuit, le coin
prend des airs de centre ville américain. Quelques gars trainent ici et là, certains assis avec une bière à côté. On traverse la voix ferrée mais ici il faut attendre sacrément longtemps pour que
les voitures puissent passer ! On me dit alors qu’en France les gens sont trop pressés et pas assez conscients des dangers de vouloir passer à la cascadeur, mais qu’ici les conducteurs
attendent sagement que les 2 ou 3 trains soient passés et que la barrière se lève.
Plus loin on voit les immeubles lumineux de Kawasaki, localité agglutinée à Yokohama.
On me dit que le coin a mauvaise réputation car abritant des gens qui préfèrent boire et jouer aux courses que bosser. Il y a aussi des travailleurs de force qui habitent par là et des immigrés
(thailandais, latino-américains...). d’ailleurs cette mauvaise image se traduit par une baisse de fréquentation de la ligne de train qui traverse le quartier. Comme la il y a de nombreuses
compagnies privées de lignes de chemains de fer, ça joue sur la concurence et la réputation de chaque compagnie.
On arive enfin à la piscine dont le repère est une tour (je crois que c’est une usine
de recyclage). On entre et toujours le même accueil à la japonaise, beaucoup de bienvenues et vive le client. C’est marrant d’ailleurs, les caissiers me rappellent vraiment ceux de la piscine
municipale où je me rendais avant en France avec cette même touche. Mais comme toujours le service est plus soutenu, c’est le moins qu’on puisse dire. Je constate ensuite pour commencer qu’on
laisse ses pompes à l’entrée du vestiaire, sur une étagère. Je demande s’il n’y a pas de risques que je me les fasse piquées et on me rit au nez. Puis il n’y a pas de cabines dans le vestiares
mais des casiers où on glisse une pièce de 100 yens. Les douches sont réglables en eau chaude et froide et les sanitaires d’une propreté exemplaire ; l’homo sanitarus a peuplé l’archipel. Je
suis surpris de voir que cette piscine est très bien pour le prix et après quelques longueurs dans une ambiance feutrée musique classique, je constate que je ne respecte pas la procédure. Les
allers-retours ne se font pas dans la même rangée. Une rangée pour un sens, une autre pour le sens inverse. Après, direction le sauna et douche on peut se laver à poil.
On rentre sous les crachins et la faim apparaissant de nouveau on fait étape chez
lawson, épicerie genre franprix. Comme j’ai déjà vu ces barres chocolotées sur un blog, je prend des « kit kat » aux haricots rouges, ingrédient de plusieurs patisseries très
bonnes.
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