Vendredi je suis parti de l’aéroport Roissy
Charles de Gaulle pour le Japon. Ça aurait pu être long et fastidieux si le trajet avait été d’un trait mais par bonheur j’ai fait escale à Moscou. c’est là que je me suis rendu compte que je
n’avais pas assez bien fouillé le contenu du sac militaire de mon frangin qui s’en servait pour aller jouer le pionier dans les montagnes. En effet, je finissais de bourrer le sac en question le
matin même et l’embarquait comme bagage à main. Pour partir de roissy no problem ! il y a juste eu débat entre la contrôleuse de l’immigration et un autre type pour savoir si oui ou non
le pot de paté était une matière visqueuse assimilable à une crème liquide formellement interdite. La femme disait que oui, le gars disait que non et finalement j’emportais mon reste de pique
nique.
Mais à l’immigration moscovite, il y eut un léger tracas quand je passais mon sac dans
le tapis roulant. Après une première fouille minutieuse du sac ils me laissèrent partir mais une contrôleuse me reprit en aparté pour une seconde fouille. Là elle finit par sortir avec ses petits
gants blancs en latex un étui à couteau. « qu’est-ce-que ça fout là ce machin » me dis-je dans un moment de doute. 2 seconde après le doute n’était plus possible car il s’agissait en
fait du magnifique, et surtout très long, laguiole du frangin ! « Nonnnnnn !!!!! i’m not a criminal, i’m not a terrorist ! the military
bag is just for style ! ». Elle m’a dit un truc en russe, a replié le couteau et l’a gardé…Oufff! Heureusement, Hiroki, un japonais avec qui j’ai
fait connaissance dans le Paris-Moscou, était là pour me soutenir et me laver de l’opprobe^^.
Le Moscou-Tôkyô a été long mais plutôt folklo je dois dire. J’y ai fait aussi la
connaissance de Umihiko, qui m’a invité à partager sa bière russe qui n’est pas sans rappeller les saveurs de la 8.6. comme la bonne éducation impose de rendre la pareille je me suis dirigé
illico vers le bar-cantine-squat des hotesses pour prendre un petit ajout. Comme tout est à 2 euros, je me suis dit que les petites fioles de vodka fairaient l’affaire et après tout, il fallait
honorer le pays de survol ! le truc, c’est qu’à un moment on s’est retrouvés tous les deux a parler avec animation alors que tous les autres japonais dormaient fermement ! Nous nous
sommes donc dirigés vers le groupe des russes qui portaient touts des survets avec en gros « RUSSIA », certainement une équipe de sport en éxhibition. En tous cas ils ont l’air d’avoir
tendance à pratiquer la troisième mi-temps avant le match ! Enfin je ne vais pas éxagérer c’était pas l’orgie non plus !
Arrivée à 11heures et des brouettes au terminal 2 de Narita. Le passage à
l’immigration fut cette fois d’une rapidité déconcertante ! vérification du visa dans un premier temps, puis passage au tapis roulant. Là, l’officier à la voix de fausse m’a demandé de façon
très mécanique : « -Where are you come from ?- How long do you stay ?- What is the purpose of your travel ? »
J’ai répondu le plus simplement et quand il m’a demandé ce que je transportais dans mes sacs, j’ai répondu “clothes, clothes, clothes…and books!” en omettant le
comté, l’emmental, le vin, le saucisson. » (les cadeaux). Tout se passait donc pour le mieux quand au bout d’un ceratin moment, pour la récup des bagages, je ne vois jamais apparaître mon
sac à dos. Umihiko quand à lui, ne récupère rien du tout. Mais alors que je commence à remplir la déclaration de perte, ou plutôt de suspicion d’une erreur de convoi à Moscou, appel et on
m’annonce qu’on a retrouvé le sac ! La jeune femme de l’accueil se précipite pour aller à la recherche du sac retrouvé mais c’est bon, je peux le faire. Un point pour une connaissance qui
affirme que les japonais ont décidément plus la notion de service que les français. Ce qui m’a direct frappé c’est la propreté ! Tout es clean, bien rangé et ça sent la peau de bébé. Même le
train qui nous a emmené de Narita à Yokohama était invraisemblablement propre, alors qu’il ressemble à un RER ! Et même pas un tout petit tag sur les sièges ! ça y est je sens
profondément que je viens de quitter la France...On est en ba,lieue et aucune décharge n’est visible à l’horizon...
A l’aéroport j’attendais quelqu’un qui devait arriver une heure plus tard en provenancede
Hong Kong au terminal 1. après plus d’une heure de blocage devant l’écran plasma qui passait en boucle les mêmes pubs et le journal de NHK où j’ai juste compris qu’il se tramait une sorte de
réconciliation Japon-Chine, je me suis rendu au point d’informations pour savoir si l’avion de ma partenaire était bien arrivé ou non. Ils ont fait un appel dans les 2 aéroports et quelques
minutes plus tard un policier est venu me rendre visite. A côté de moi trônaient mes bagages qui ressemblaient plus à la panoplie du campeur qu’à un vacancier lambda. Quand j’ai vu l’officier
arriver, j’ai aussi revisualiser la scène de Moscou. Il m’a demandé si je parlait japonais car son anglais était assez bizarre. « ちょっと日本語を話せます » lui ai-je répondu....Il débitait un peu vite alors je suis passé en mode survie « ゆっくり話してください » Puis j’ai expliqué que j’attendais quelqu’un etc. Le problème c’est que je devais vider un énorme sac pour retrouver
l’adresse et le telephone de mon point d’attérrissage. Je me sentais comme repéré mais une dame de l’accueil m’a dit en anglais, voyant que je prenait tous les flics pour des vilains méchants,
« don’t worry, i think he wants to help you ».
Finalement tout est rentré dans l’ordre et nous avons attéri à Yokohama vers 18
heures. Il n’y avait pas de toilettes supersoniques mais un super repas nous attendait (il faut dire qu’entre les variantes chiken/ beef/ fish de aeroflot et ça , il n’y a pas
photo !)/
communauté :
Expatriés, immigrants
ajouter un commentaire commentaires (2) créer un trackback recommander publié dans : bakapulu
ajouter un commentaire commentaires (2) créer un trackback recommander publié dans : bakapulu

Commentaires