Au cours d’une mission ultra confidentielle, je decouvris le grand nord de l’archipel. Une neige epaisse couvrait d’immenses prairies que seules quelques pics montagneux pouvaient deranger dans leur prolongement infini.
Le train d’une ligne locale avancait au rythme du condamne qui attend sa sentence.
Seules quelques annonces a propos du parcours venaient apporter un peu plus d’animation a l’atmosphere lunaire qui eut raison de tout le cafe que j’avais ingurgite au petit matin.
Alors que je somnolais de plus en plus fermement sur la banquette, mon coequipier me mit un coup de coude pour me signaler l’arrivee imminente au point d’impact indique sur la carte des localites environnantes.


Ce fut un moment de grande emotion. Car c’est ici que naquit un etre formidable, le pere de mon coequipier chez qui nous devions aller recuperer des documents d’une valeur inestimable, ayant traverser le temps miraculeusement, et vous allez comprendre pourquoi.

Accessoirement on se posait encore la question de savoir comment rapatrier certains effets personnels du coequipier pour le moins encombrants.
Seules quelques annonces a propos du parcours venaient apporter un peu plus d’animation a l’atmosphere lunaire qui eut raison de tout le cafe que j’avais ingurgite au petit matin.
Alors que je somnolais de plus en plus fermement sur la banquette, mon coequipier me mit un coup de coude pour me signaler l’arrivee imminente au point d’impact indique sur la carte des localites environnantes.


Ce fut un moment de grande emotion. Car c’est ici que naquit un etre formidable, le pere de mon coequipier chez qui nous devions aller recuperer des documents d’une valeur inestimable, ayant traverser le temps miraculeusement, et vous allez comprendre pourquoi.

Accessoirement on se posait encore la question de savoir comment rapatrier certains effets personnels du coequipier pour le moins encombrants.Cela faisait un bon mois (autrement dit depuis mon debarquement en territoire nippon) que je n’avais pas franchis les portes de la megalopole qui offre son incessant grouillement aux grands carrefours et places strategiques ainsi que le continuel defile des trains qui drainent les flots de travailleurs se deversant jour apres jour dans la capitale. Ici c’est la campagne qui, sans que je m’en rende compte envahit subtilement mes sens jusqu’a faire ressortir de vieux souvenirs oublies, comme ces soirees hivernales autour d’un feu dans les granges devastees de Charente et de Dordogne. La meme pesanteur du rien qui flottait dans l’air, le meme chien qui trainait sur la chaussee, attendant que son maitre ai fini de ranger sa byciclette...
Nous n’avions que peu de temps pour remplir notre mission alors nous nous mimes en route d’un pas alerte, que le froid rendait encore plus alerte. Quand nous arrivimes dans la demeure servant de point de relais, un frisson nous parcourut et nous echangeammes un regard de commune suspicion. Mais nous savions tous deux qu’il etait trop tard pour reculer, ne serait-ce de quelques metres car la neige se faisait glissante et on se galerait avec nos baskets de citadins.
En penetrant dans la demeure, des bruits de fuites nous mirent en alerte.
Mais que se passait-il ? Qui pouvait a ce point casser la mortitude du glacial froid de ce bout de siberie orientale ayant certainement fait secession avec le continent ? je me retournai et fut comme paralyse par deux petits points brillants. En vrai professionnel de la penetration en milieu hostile, je m’imobilisai, controlai ma respiration, renouai avec le moi profond afin de trouver la force de resister aux forces du mal. Ce petit regard de bestiole fourbe associe aux couinement me rappellai un viel appartemment de Poitiers dans lequel les souris passaient a travers tous les pieges. Une souris c’est mignon. C’est tellement mignon que ca peut venir vous faire les yeux doux au reveil et se casser en couinant pour aller fouiner dans vos vivres. En plus c’est con une souris, ca entame n’importe quoi mais ca finit jamais avant de passer au morceau de fromage, bois, couverture suivant...De ce fait la souris, ou plutot les souris, avaient bouffe des bouts de futon et autres machins en tous genres, mais avaient par bonheur epargne les papiers.
Mais que se passait-il ? Qui pouvait a ce point casser la mortitude du glacial froid de ce bout de siberie orientale ayant certainement fait secession avec le continent ? je me retournai et fut comme paralyse par deux petits points brillants. En vrai professionnel de la penetration en milieu hostile, je m’imobilisai, controlai ma respiration, renouai avec le moi profond afin de trouver la force de resister aux forces du mal. Ce petit regard de bestiole fourbe associe aux couinement me rappellai un viel appartemment de Poitiers dans lequel les souris passaient a travers tous les pieges. Une souris c’est mignon. C’est tellement mignon que ca peut venir vous faire les yeux doux au reveil et se casser en couinant pour aller fouiner dans vos vivres. En plus c’est con une souris, ca entame n’importe quoi mais ca finit jamais avant de passer au morceau de fromage, bois, couverture suivant...De ce fait la souris, ou plutot les souris, avaient bouffe des bouts de futon et autres machins en tous genres, mais avaient par bonheur epargne les papiers.Allez cassons-nous.
Il fait froid et notre agent relai est pret a nous accueillir dans une petite ville voisine. En plus, depuis qu’il est marie et qu’il a un bebe, il passe tout son temps hors travail a la maison.
Nous savions donc que nous avions toutes les chances de le trouvez chez lui, le bebe dans un bras, une couche pendouillante dans l’autre. Ce fut le cas (avec la couche). Mais en plus, il avait le portable colle entre le cou et l’oreille droite. Un vrai agent, un mec avec un M comme Marcel. Il nous fit un clignement des yeux qui signifiait que nous pouvions penetrer dans son foyer chauffe au poele a petrole. Nous nous assimmes et attendimmes que notre relai ait remis bebe sur son petit futon. Il revint a nous et s’assit sur le fauteuil en face. Nous recitammes les formules qui sont un rituel obligatoire avant d’entamer un quelconque pourparler.
Nous savions donc que nous avions toutes les chances de le trouvez chez lui, le bebe dans un bras, une couche pendouillante dans l’autre. Ce fut le cas (avec la couche). Mais en plus, il avait le portable colle entre le cou et l’oreille droite. Un vrai agent, un mec avec un M comme Marcel. Il nous fit un clignement des yeux qui signifiait que nous pouvions penetrer dans son foyer chauffe au poele a petrole. Nous nous assimmes et attendimmes que notre relai ait remis bebe sur son petit futon. Il revint a nous et s’assit sur le fauteuil en face. Nous recitammes les formules qui sont un rituel obligatoire avant d’entamer un quelconque pourparler.- Alors ca va ? La femme les enfants, fait frisquet quand meme...
- Toi, tu dormiras dans le salon sur le futon en rabe
- Merci mon bon ami.
- Toi aussi, a cote de l’autre.
- Merci mon bon ami.
Sur ce une biere vint a moi et me murmura « decapsules-moaaaaaa ». ce que je m’empressai de faire, avec le dos de mon briquet, comme les vrais. Je refferai, en bon « team player » de cette legere hallucination a mon coequipier qui me prit par le bras et me dit :
- Tu sais que toute forme de substance potentiellement agissante sur ta perception est totalement prohibee selon notre code de conduite ?
- Mais non je te jures...Comment peux-tu douter ne serait-ce qu’un seconde...
- Allez vide tes poches.
- Mais...mais...
- Hahaha, allez detend toi et profites donc de cette petite viree campagnarde pour te restaurer comme il te plait.
Et c’est ainsi que nous cassames la croute de bon coeur. J’enfournai une espece d’okonomiyaki お好み焼き , le takoyaki たこ焼き。Ces petites boulettes soufflees au creux de la demi sphere de l’appareil electrique ont un pouvoir rechauffant incroyable. 
Parsemees ici et la de douce mayonnaise et de fines herbes elles apportent douceur au creux de l’estomac las des biscuits aperitifs a base de riz ingurgites dans un compartiment de train.

Parsemees ici et la de douce mayonnaise et de fines herbes elles apportent douceur au creux de l’estomac las des biscuits aperitifs a base de riz ingurgites dans un compartiment de train.Mais le plaisir fut de courte duree car le lendemain il nous fallait imperativement rejoindre la capitale pour rendre notre rapport. La brise du petit matin nous fouetta le bout des oreilles avant que nous reprimes le train pour rejoindre Sapporo 札幌。De la l’avion specialement affrete pour la fin de mission nous renvoya illico a Tokyo en 1h30. Haneda 羽田、une ile de la baie de Tokyo d’ou il suffit de prendre le train pour rejoindre le quartier general. Le temps etait au beau fixe mais ce fut comme si nous avions importe le froid avec nos sacs a dos.
Apres si bel accomplissement de nos objectifs nous nous quittames a l’embranchement avec une autre ligne, en je fus promu pour l’organisation de la prochaine entrevue informelle.



BAKA
PULU





Commentaires