citation d'une couverture de cahier trouvé dans un 100yens shop: "in every job that must be done there
is an element of fun"





Au cours d’une soirée okonomiyaki, cette galette-omelette faite d’une savant mélange de farine, chou, oeufs et tout ce qu’on veut en plus avec à la fin des paillettes de poisson pour embellir un peu plus le goutu...Donc, alors que nous mangeâmes moult parts de ce plat, quelqu’un eut la fameuse idée de mettre un DVD de comiques troupiers japonais dans le lecteur !

Justement ça tombait bien car parfois j’ai comme des doutes à propos de l’humour nippon. Je n’ai jamais douté qu’il en avaient mais il m’est arrivé de faire rire sans savoir au juste ce qu’il se passait.. avec cette petite sélection d’enregistrements d’émissions du japon, j’ai compris que certains duos comiques ressemblaient peut-être à nos erik et ramzy...mais je ne capte que quelques bouts de phrases, à vrai dire je n’en sais rien, et impossible d’avoir les explications des japonais présents étant donné que d’une part ils étaient totalement absorbés par ce qui se passait dans l’écran, d’autres part quasi impossible de traduire en gardant le sens comique si on n’est pas parfaitement bilingue. Ainsi j’ai vu ces shows plus comme des performances de gars qui ont 2 grammes dans chaque bras.
En effet, mais c’est une théorie toute personnelle, j’ai l’impression que l’humour télévisuel de là-bas trouve son inspiration dans les beuveries...pourquoi ? Tout simplement car certaines attitudes qui provoquaient des éclats de rires dans l’assistance, je me souvienais de les avoir déjà vu dans des soirées ultra alcoolisées. Par exemple, il me semble que se marrer devant 2 types sur un ring avec des casquettes ridicules qui se battent pour arracher le slip de l’autres, c’est un délire de bon bourracho !autre exemple : 2 types apparemment super connus en tant que comiques qualifiés organisent des sortes de jeux concours en imitant une scène de disneyland...Là je me suis marré devant les déguisement de Mickeys détournés pour en faires d’horribles personnages et les coups de lattes qu’ils se collaient avec par dessus des bruitages de jeux de combats...























Ou plutôt le duel : Kronembourg versus Asahi !


Ce qui est génial à Paris, c’est que non seulement on ne peut pas se faire chier un dimanche après-midi, mais encore la moindre activité devient culturelle ! En effet, allant me baigner à la piscine de la butte aux cailles je découvre son origine avec le forage d’un puit au 19ème siècle sous Haussman qui autorisa les travaux de forage d’un puit blablabla et vous en saurez plus en lisant la pancarte « histoire de Paris » sur les photos...mais surtout j’ai rencontré Eun Hee dans cette piscine qui aborde les inconnus avec un naturel assez déconcertant ! Remarquez j’aurais pu penser qu’elle m’abordait avec dans la ête une furieuse envie de m’embrasser mais quand j’ai vu qu’elle parlait comme ça avec nombre de personnes, mon ego en a pris un sacré coup...Pfff ça nous arrive jamais aux hommes de se faire caresser en boîte de nuit ou à la piscine et jamais une fille ne s’arrête sur le bord de la route pour dire :
-Tu montes bébé, je vais te manger tout cru et après ça tu vas kiffer grave !

Bref passons cette parenthèse incongrue pour reprendre le cours de ce récit des plus passionant. Donc, Eun Hee, je croyais au départ qu’elle était française d’origine chinoise, vietnamienne, laosienne, cambodgienne et j’en passe, installée dans le 13ème arrondissement où se trouve la piscine. Car elle parle un français impeccable, bluffant. Sauf qu’en sortant quelque chose dans son intonation m’a mis un peu la puce à l’oreille...Mais surtout sa voix qui me rappelait étrangement celle d’une fille que je connaissais à Pau...Et maintenant que j’y pensais je trouvais même qu’elle lui ressemblait par bien des traits de son visage...Mon dieu si c’était elle ? Nan pas possible qu’une tuile pareille m’arrive dans un magma de 10 millions d’habitants !
-je suis coréenne (ha tout s’explique !)...ça fait 5 ans que je vis en France (tout s’explique encore)...On s’échange nos numéros ? (tout n’en finit pas de s’explquer)
Bon pas la peine de faire du suspense puisque la suite est purement platonique mais au moins j’ai pu mettre en pratique l’enseignement tiré de mes erreurs passées...
En tous cas elle écoute du Philippe Catherine et prépare un doctorat en arts plastiques et ses travaux sont intéressants (pas de photo par respect de l’anonymat) ! Mais surtout elle écoute du Philippe Catherine, pour ceux qui connaissent pas ça donne ça :
J’aurais pu être millionaire avec piscine et vue sur la mer
Mais je suis dans la merde et je vous emmerde
Sentimentalement démissionaire, professionellement suicidaire
Tu vois, moi je suis dans la merde et je vous emmerde...
Avec une fille qui le jette, car il joue le rôle du gros lourd en club...




J’écoutais donc ces magnifiques chansons en sirotant un jus de cassis et en matant la vue du treizième étage dans le treizième arrondissement...pas possible c’est un signe, va falloir que je tente enfin a chance au loto ou au quinté quarté tiercé sextuplé plus ...Enfin voilà ce fut un bel après midi dominical avec des gens qui font de la capoiera dans le parc Monsouris et une vielle en bas de chez Eun qui a commencé à lui tchatcher en chinois. Au bout d’un moment la vieille a réalisé que Eun ne captait strictememt rien et quand Eun lui as dit « je suis coréenne » elle s’est barrée avec son panier à roulettes pour les courses sans même dire au revoir !j'ai écrit la suite mais je la publierai à titre posthume parce que le communautarisme me rend parfois nerveux...

j?arrivai à Paris d?un pas alerte et décidé, je gravis la butte Montmartre et m?écriai, dans un élan orgasmique et multiproportionnel, scrutant l?horizon tel un loup en rut, une main sur la rembarde et l?autre pointant au loin...je m?écriai :
Haaaaaaa Paris, ce fut pour moi le début du rêve américain : toutes ces lumières qui scitillaient dans la ville et ces crottes de chiens qui parsemaient les trottoirs, ces appartements aux loyers faramineux pour vivre dans un placard avec les toilettes dans la rue d?en face...Alors que ces pensées mettaient mon esprit en ébullition, je levai la tête, pour éviter qu?elle ne tombe dans mes godasses en marchant comme ont tendance à le faire certains parisiens, et tombait sur une affiche de Johnny Halliday qui devait certainement préparer un meeting pour l?UMP. Ceci me rappella avec force que je devai visiter une expo à Beaubourg avec JP, un ultra anti sarkozy notoire, qui, entre deux lendemains de soirées bieres blondes au pub d?en bas de chez lui, trainait sa peau dans les musées. 












Pour la seconde fois j’ai visité le mont saint Michel. La première fois c’était à l’occasion d’un mariage tradition soupe à l’oignon en Normandie...et c’est avec la gueule de bois que j’ai grimpé la colline, déambulé dans les vieilles rues et avalé une crêpe au nutéla...cette fois point de gueule de bois et de la fraîcheur dans les jambes, trop heureux de grimper au sommet du caillou sur mer pour admirer les vues de sables et les remous des vagues ! c’est vraiment un truc à voir, même si c’est devenu comme beaucoup d’autres lieux touristiques la foire comme celle qu’on trouve à Montmartre.
C’est aussi une espèce de lieu mythique pour les étrangers ; comme certaines églises emplies de mystère.

















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