Toujours à
la découverte de Tokyo et de ses multiples quartiers, nous avons décidé la pluie du dimanche après-midi de faire une longue balade à partir de Ryogoku jusqu’à la baie de Tokyo en passant par le
quartier de Monzen nakacho dont j’avais déjà entendu parler plusieurs fois.
Malheureusement une mauvaise manipulation de mon appareil photos m’a fait perdre toutes les photos prises entre Ryogoku et la baie mais j’en ai conservé plein
d’autres depuis la baie jusqu’à Shimbashi.
En arrivant vers la baie, ce qui surprend est le nombre incriyable de grues de constructions pour les buildings. Ce coin à l’allure d’ancienne banlieue industrielle
reconvertie dans le modernisme des villes nouvelles parait être en pleine expansion. D’après ce qu’on m’a dit, une grande partie de cet espèce de polder a été construit à l’aide de détritus,
permettant une avancée siginificatice sur la mer.
Quand on arrive dans ce quartier on peut avoir l’impression d’attérir dans une grosse banlieue dortoir faite de bâtiments et terrains vagues ou en construction.
Autant la marche est plutôt agréable entre Ryogoku et Monzen Nakacho, autant elle semble longue quand on arrive à proximité de la mer. Depuis la gare de Ryogoku on a l’impression de se
retrouver dans quartier complètement déserté le dimance. En regardant plus attentivement on constate que les rues sont essentiellement bordées d’entrepots quine doivent rendre le quartier actif
seulement en semaine. Ensuite, après avoir traversé de petits parcs, on arrive dans le quartier de Monzen Nakacho et la vie reprend avec un air de coin assez traditionnel dans la capitale. Ça
fait partie des coins de Tokyo que j’apprécie vraiment. J’imagine qu’il fait plutôt bon y vivre même si on loin des grands centres animés de la capitale. C’est en fait justement là l’interêt de
ce quartier ; on set sans le savoir dans l’antichambre du futurisme de la baie artificielle. Après on commence à pénétrer dans le bout de la capitale au niveau de l’océan. Mais
l’architecture des bâtiments est tout de même intéressante avec des salles d’appartements transparentes grâce aux grandes baies vitrées et des trous qui traversent certaines constructions... Mais
le chemin devient long. Seul le monorail que nous ne manqueront pas de prendre pour rentrer attise la curiosité. On a vraiment l’impression de se retrouver au coeur d’une vaste banlieue HLM
coupée de la ville historique. Un quartier sans âme et finalement peu fonctionnel en l’absence de toutes les comodités qui font de Tokyo une ville si pratique.
Mais c’est
en pénétrant dans un immense centre commercial après le parc des expositions et le grand building d’axa qui ressemblent à tous les buildings axa (si j’avais pu en conserver une photo vous auriez
surement pensé la même chose), qu’on mesure l’essence de ce terrain artificiel. Il abrite sur 1 ou 2 étages des boutiques en tous genres et il y a un nombre incroyable de gens qui se baladent
dans les allées du centre avec leur chien. Comme si le fait que ce soit autorisé les attirait tous ici ! En même temps, se pointer à un bout lointain de Tokyo juste pour ça relève un peu de
la bizarrerie.
Bref, c’est au second étage qu’on a l’impression de pénetrer dans une sorte de Disneyland avec pour principales attractions des boutiques de luxe ou
de « semi luxe ». intéressant pour les amateurs de bijoux ou de photos canulars car on pourrait presque faire croire par les images qu’on a fait un petit séjour en Italie, genre
Venise et son beau ciel bleu parsemmé de quelsues délicats nuages.
Il suffit simplement de visionner une mini vidéo pour casser le rêve qui fait somnoler. C’est en tous cas un exemple de kitch roccoco flagrant dont sont parfois friands les architectes
japonais. Et pourquoi pas un supermarché en France monté sur le modèle d’un temple boudhiste ou shinto ?

Trêve de
centre commercial, passons à l’épisode du monorail automatique qui va nous emmener sur le grand pont, celui qu’empruntent nos amis protagonistes du film lost in translation. Mais là il ne
fait pas nuit et il flotte, autant dire que le cadre est un peu moins romantqiue. Ceci dit nous pourrons en arrivant à proximité de Shimbashi apercevoir la tour de Tokyo illuminée et regretter de
ne pas être repartis un peu plus tard pour pleinement profiter de l’illumination des buildings.
Mais le clou du spectacle, c’est vraiment au moment où on arrive à Shimbashi. Il ya un moment où le rail surélevé qui fait penser à une rocade au dessus de la ville
passe au milieu des buildings en zigzagant.
On a alors l’impression d’être en 2107, jusqu’à redescendre sur la terre ferme, à la station de Shimbashi, le quartier labellisé « salary man » où on trouve un grand nombre de
bars. Je tourne la tête à gauche en descendant l’escalator et vois la grande allée de Ginza, éxactement la même que celle d’une des cartes postales que j’ai acheté dans l’après-midi.
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