Si on traduit littérallement « shita machi » ça donne « ville du dessous » qu’on peut rapprocher de l’anglais « down town ». Ceci implique qu’on se situe loin des grands centres de la capitale et que les différents quartiers de cette ville du dessous sont plus populaires.
Dans la bouche des japonais, l’emploi de ce terme pour qualifier par exemple l’est de
la ville en bordure de Chiba, revêt souvent 2 valeurs. L’une est plutôt positive et évoque le côté traditionnel avec le grand temple d’Asausa, quartier très touristique et véhiculant l’image des
traditions et de l’authenticité de sa population. On vous parlera aussi de « Tora san », personnage de série qui habitait à l’est dans la fiction. Ça c’est un peu la vision
follorique.
L’autre réaction reflète la pauvreté de certains quartiers par rapport à l’ouest de la
ville et aux coins branchés et huppés. Prenez la ligne sobu, éloignez-vous de Aihabara vers l’est, et au bout de quelques stations, vous descendrez dans des coins où toutes les maisons sont loins
d’être aux normes antisismiques. De grandes routes sont parfois bordées de petites « cités » avec bâtiment style HLM en rangs d’oignons. D’autres routes sont entièrement bordées
d’ateliers ou petites usines.
Mais ici la description d’un tel décor ne signifie en aucun cas
« insécurité » où toutes les images qu’on a de ce genre de coin en France...Pour certains japonais qui placent la réussite sociale au dessus de tout, ces coins, c’est de la daube. Mais
je trouve qu’ils ont un certain charme et les gens y sont tantôt plus froids, tantôt plus chaleureux. Ce qui marque, c’est la tendance désertique de ces quartiers le wee-end. Il m’arrive parfois
volontairement de faire des photos un peu « vides de gens » pour éviter de balancer sur internet la tête de gens qui n’ont aucune envie d’y être. Mais là il n’y avait vraiment personne
à photographier, ça fait vraiment « banlieue dortoir ».
- Ha je vous ai vu aussi
dans le pachinqo.
- Oui...mais je n’y suis
allé que une ou deux fois pas plus...lui a répondu la dame.
Je sais que c’est stupide de faire des comparaisosn avec la France mais ils me rappellent les voisinnages du bled où j’ai vécu, en plus discrets. Ça fait quelques
mois que je dis bonjour à cette dame à chaque fois que je la croise et elle ne me répondait jamais jusqu’à récemment. Puis l’autre jour, je l’ai croisé dans la rue par hasard et lui ai fait un
grand sourire (je devais penser à un truc plein de bonheur). Du coup elle m’a sourit aussi et depuis elle me dit toujours bonjour quand je la croise...
communauté :
Voyages
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander publié dans : explorations et découvertes
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander publié dans : explorations et découvertes

Commentaires