citation d'une couverture de cahier trouvé dans un 100yens shop: "in every job that must be done there
is an element of fun"

Une amie ayant réussi à chopper des places gratuites pour l’opéra Garnier, elle m’en a fait bénéficier. Bon je rassure de suite c’est pas les places à 80 euros en face de la scène mais plus dans le coin visibilité réduite au 4ème étage. Franchement je ne peux pas dire que je me sois vraiment éclaté au spectacle de cet espèce de ballet la dame aux camélias . Je dirais même que j’étais beaucoup plus intéressé par la visite du monument que par par les messieurs en juste au corp et déguisés à la sauce bourgeoisie du 19ème. En plus ils ne donnent jamais de place côte à côte quand on est en couple par peur de trop de bavardages je crois...Donc je me suis retrouvé derrière elle (aucun second degré) et je voyais encore moins tout un coin de la scène.


Moi qui croyais qu’il y avait un « dress code » pour pénétrer j’ai constaté que le moindre touriste en tongs et bermuda beauf camping avait droit de cité et pouvait raquer les 80 euros pour y voir clair. Mais ce qui est intéressant c’est le côté sociologique de la chose avec une classe de sapes différente selon l’étage. En effet plus on va haut dans l’opéra moins y voit le spectacle distinctement alors les places les plus chères sont aux premières loges om l’on peut assister pendant les entractes (car ce délicieux spectacle dure 3 heures) à un petit défilé de mode avec des tenues très élégantes enrobant des femmes toutes plus raffinées les unes que les autres...Mais malheureusement pas de robe chinoise en vue et c’est fort domage car après avoir vu ce que ça donnait sur mademoiselle X (anonyme qui se reconaîtra facilement en me faisant l’immense honneur de prendre un peu de son précieux temps pour lire ces quelques lignes futiles), j’en étais tout émoustillé.
En ce qui concerne le spectacle en lui-même, comment dire, c’est comme sur arte le dimanche soire seconde partie de soirée à la différence qu’on n’est pas vautré sur le canapé en piochant dans la poche de chips à penser à autre chose... Par contre, pour ceux qui auraient des envies de suicide la place en dernière loge est tout à fait adaptée ! En effet il est facile de passer par edssus la balustrade et la musique , les lamentations à petits pas de danse de l’héroine
d’une espèce de tragédie muette qui sent les fonds de brouette (c’est pour la rime) d’une vieux roman poussiéreux de Balzac...


mais en faisant travailler son imagination ça passe bien ! comme par exemple au moment où ils se mettent à gesticuler à la dirty dancing sur une banquette ; là l’intérêt s’emballe mais ça ne dure qu’un instant...il y eut aussi le moment où un danseur fit son entré habillé en jockey avec la cravache et là je me suis souvenu de soirées à thèmes qu’on m’a raconté, j’ai penché ma tête vers la scène du plus que je pouvais et je me suis dis « ça y est c’est le moment fatidique où ils vont tous se mettre à craquer, en fait c’est un spectacle néo classico-contemporain qui part en vrille, ils vont tous danser cul nu motivés par les frottements de la cravache... » Mais encore une fois ce n’était qu’une illusion et confiant mes visions prophétiques à l’amie qui avait assez de pitié pour me sortir dans cet endroit de haute qualité, elle qui aime bien ce genre de représentation, j’ai vu dans son rire qu’elle ne riait pas vraiment...En même temps j’étais couvert par les flashs des appareils photos touristiques en tongs et les reniflements de nez du vieux à côté qui lui aussi m’a bien pourri l’instant.

Traduction biaisée : pour notre amie japonaise, ce fut un super spectacle mais je lui ai pourri la vie dès la fin du premier acte ! Elle trouve ceci intéressant car les gestes des danseurs représentent des gestes d’amour typiquement français ou européens, comme le fait de se caresser les pieds ou des trucs de ce genre. Elle s’est aussi amusée de voir que je sympathisais avec un gars à côté qui accompagnait sa copine et qui rigolais toutes les 5 minutes...conclusion simpliste ; l’opéra un truc de femmes comme le shopping.
Elle pense qu’à l’époque d’Edo les japonais ne connaissaient pas le bisou affectueux et sexuel...à vérifier mais elle me dit avoir lu ça quelque part...




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