C’est la deuxième fois que je visite un hôpital au Japon. La première fois pour une petite mise au point générale et cette fois pour un problème bénin. La première
fois, c’était à Shinjuku dqns une petit hôpital coincé entre deux étages d’un grand building. Là le matos était dernier cri, tout paraissait neuf, propre, fiable.
Pour cette seconde fois, je me suis pointé à l’improviste dans une petite clinique près de chez dont j’avais trouvé l’adresse sur internet le matin même.
Heureusement que j’avais bien noté l’adresse car l’entrée et le bâtiment qui l’abrite ne permettent pas vraiment d’identifier la clinique en question. Là, on n’est plus hut perché dns un building
flambant neuf de Shinjuku, mais plutôt dans un petit bâtiment proche de la stations et servant occasionnellement de lieu de rencontre à plein de retraités du coin. L’ambiance est plutôt
sympathique et on peut s’y installer confortablement sur un canapé faisant face à un écran géant qui passe en boucle des matchs de base-ball...En fait cet écran est apparemment le seul élément
moderne de cette clinique. le reste est plus que vieillot. On arrive, on rentre, on est face à la réception, 2 dames sympas vous reçoivent derrière un comptoir en bois dont le style rappelle
la petite maison dans la prairie. Sur la gauche il y a des étagères de même style où l’on doit mettre ses chaussures après s’être déchaussé et avoir enfilé des pantoufles. On pénètre donc
dans l’espèce de salon où les gens discutent et regardent la télé. En plein milieu de la salle, une infirmière prend la pression artérielle d’une patiente à l’aide d’une machine que je n’ai
jamais vu auparavant dans un hôpital. En fait ça ressemble au vieux matos électronique de l’atelier techno du collège de campagne où j’étais, en pire. Une vraie antiquité ! ça rappelle aussi
les premiers ordinateurs, enormes pour peu de fonctions.
Je m’assois tranquillement et prend le temps de m’impregner de cette atmosphère « hôpital de guerre des années 40 ». les cloisons sont en bois contreplaqué
et le manque d’espace crait une promiscuité bizarre. Les patients allongés dans la salle d’à côté sont visibles pour peu qu’on fasse 2 pas. On voit des infirmières s’activer autour d’eux et des
medecins faire leur boulot.
Après une courte attente le médecin me fait appeller. Il inspecte la zone meurtrie puis me demande de changer de pièce pour une radiographie. Là que du
bonheur ! En fait je viens de comprendre, je suis dans un musée de l’histoire des hôpitaux de 1900 à nos jours ! C’est génial on s’y croirait, avec les infirmières ancienne mode et le
scaner qui prend la moitié de la pièce tellement il est énorme !
Mais il ne faut pas s’effrayer ami lecteur, car comme le dit le célèbre dicton, c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe. Et puis par chance je ne
viens pas y faire soigner une maladie grave.
Le bon point de la visite, j’ai pu comprendre et communiquer en japonais, assorti de la visite d’un mini parc d’attraction à 2 pas de chez moi. En plus j’ai réalisé
que derrière ses airs d’attardée, la France est un pays moderne et équipé dans ses hôpitaux ! ça y est, j’ai compris pourquoi on paye plus d’impôts en France ! Vive l’hôpital
public ! Vive la C MU ! le personnel, en dépit de conditions de travail peu reluisantes dans ce cas, semble faire du mieux qu’il peut. C’est quelque chose de très
japonais.
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