Le hasard est étrange en ce mement sur Tokyo. J’ai rencontré une amie à Ueno alors qu’elle passait une petite semaine de vacances en famille à Tokyo. Ce qui est
étrange, ce n’est bien sur pas que je la rencontre ici mais plutôt que je la rencontre à chaque à fois plus ou moins brièvement dans un environnement très diféfrent. La première fois c’était en
plein Paris devant la cathédrale Notre-Dame alors qu’elle passait en vacances chez une de ses amis et moi venais juste en vacances également. Puis ce fut à Pau pas loin de laquelle une de ses
amies faisait un stage près de chez moi, alors elle l’avait embarquée pour traverser une bonne partie de la France en voiture. Puis, enfin ce fut en plein Tokyo. Je me dis que la prochaine ce
sera à New York ou Istanbul...n’empêche ça me fait toujours plaisir de la voir.
Et puis un autre hasard, c’est la rencontre d’une française qui vient d’Angoulême. Ce n’est pas ma ville natale mais j’y ai fait toutes les conneries de
l’adolescence et 3 ans d’internat dans le même lycée qu’elle. Forcément ça marque. Je vois sur sa fiche qu’elle vient d’Angoulême. On discute et de fil en aiguille on se rend compte qu’on est
allés dans le même lycée, qu’on faisait des fêtes plus ou moins dans les mêmes endroits et que je connais son frangin qui était le copain de la soeur d’un super pote à mon frère. Oui bon ça fait
un peu soap opera comme ça mais on a gavé de connaissances en commun et jamais je ne me serai imaginé une telle rencontre dans la banlieue ouest de Tokyo. N’empêche c’est très drole de se
rappeller des anectodotes qui fleurent bon la cambrousse charentaise en même temps que celles qu’on découvre de jour en jour dans la capitale japonaise. En gros ça donne un beau dialogue de ce
genre :
- Ah ouais sans dec tu
connais machin ?!
- Ben ouais tu m’étonnes
il était dans ma classe en terminale L1.
- Et t’as trainé avec les
mecs de ce bled entre la ferme et la cimenterie !
- Hola les mega fêtes
qu’on a fait là-dedans.
- Ben ouais c’est ça qui
me manque ici, je ne peux pas faire la fête à la maison...
- Pareil ! c’est
vraiment un truc qui me manque aussi...
- Et sinon t’as fait ta
fac où en fait ?
- A
Poitiers !
- Haha et t’as réussi à
déccrocher ton master ?
- Ben ouais mais je dois
dire que la première année a été vraiment lamentable.
- Ben oui je sais la
première frôle souvent l’alcoolisme à Poitiers.
- En même temps
t’habitais en face de chez les bitards haha ( bitards ou : faluchards : confrérie alcoolique qui déambule dans les rues avec une faluche, soit un chapeau spécial. Quand j’ai quitté le
Poitou pour Paris et entamer enfin un parcours d’études plus sérieux, leur chef était une fille au teint rougeot et bouffi...seuls les arts du spectacle et leurs fêtes de punks dégénérés
pouvaient leur faire concurrence).
Bon cette discussion n’a rien de très passionant pour le lecteur qui se demande s’il n’a pas affaire à 2 expatriés en fin de crise d’adolescence alors que la vie au
japon requiert un minimum de sens des responsabilités et du travail bien fait, qu’on se le dise...
On a ensuite partagé le repas dans un resto-cafétéria en plein parc où les sakuras commencent à recouvrir les allées. On s’est raconté encore plein d’anectodes et
nos impressions sur le Japon, nous qui partagons à la vie avec une personne d’ici. Nous avons été introduits dans les mêmes genres de cercles je pense et avons une vision un peu similaire avec
évidemment des expériences différentes.
j'ai choisi cette photo de fromages au japon car elle illustre un peu le franchoulard à tokyo et ses histoires qui sentent le camembert dans un emballage d'ici.

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