Ajourd’hui je voudrais évoquer un sujet de société extrèmement important au Japon, le service dans les restaurants, même les bouibouis les plus popualaires. Eh oui c’est bien connu le service est iréprochable et il suffit de claquer des doigts (ou de brailler « sumimasen » quand on ne sent pas l’âme d’un seigneur) pour voir arriver la serveuse ou le serveur en catimini, se mettre presque à genoux, la bloc note électronique dans la main prêt à enregistrer la commande au moindre son émis par le client. Tout ecci fait l’émerveilement du touriste qui se dit que ben ça serait peut-être parfois pas de trop que les serveurs français s’en inspirent. Sauf que les seveurs français sont justement français et je pense qu’ils porteraient leur souffrance de devoir dire amen aux clients juste parceque ce sont des clients.
Oui enfin en même temps ça attise la curiosité au début parcequ’au bout de plusieurs fois, on aimerait bien qu’il nous lache un peu la grappe le serveur muni d’un bloc-notes électronique et parfois même d’une oreillette (retransmettre les informations en direct live ?). ainsi il revient vers votre table pour vous demander si vous avez besoin de quelque chose toutes les 5 minutes environ, sauf s’il est trop occuppé à contenter un autre nid de clients. Le lecteur français de France se dit que, une fois qu’on a commandé, pourquoi revenir toutes les 5minutes ? Eh bien ce n’est pas si simple. Dans les izakaya on comamnde par petites uantités petit à petit, histoire surtout d’éponger tant bien que mal les bières et le sake. Donc les allées et venues du personnel sont justifiées. Mais parfois ils sont trop là. J’en ai fait part à une japonaise qui m’a sorti que « le client est roi alors si je ne veux pas comamnder autres chose, je montre la paume de la main et dit non avec un air supérieur » ou un truc dans cette veine. Oui d’accord mais même si je fais le bouffon de la clientèle, mister service revient quand même à la charge. En même temps je ne l’ai jamais entendu dire explicitement « consommez ou giclez ». je reconnais qu’il n’appellent pas les flics non plus. Mais si on arrête de consommer il revient de plus en plus, commence à nettoyer les tables jusqu’à qu’on le rassure, qu’on lui dise qu’il peut destresser parcequ’on va finir la soirée au parc ; il fait bon et il y aura ce soir là un aventurier qui se jettera dans l’étang tout stagnant du parc.
Je crois que je suis mauvais esprit sur ec coup parceque c’est vrai le service est trop irréprochable mais les japonais sont tellement habitués qu’ils devinent le moment précis où il faut remballer pour déguerpir, ce qui correspond grosso modo au moment où les limites budgétaires sont atteintes. Mais avec d’autres français ça s’éternise comme pour une réunion du club de foot et on a encore des trucs à dire en aparte les uns avec les autres. Alors le serveur en est presque a nettoyer les vitres quand on se decide enfin a deguerpir. Il y manque parfois ce côté squat des restos français sympas. Mais ici la machine tourne à plein alors...Ca me rappelle quand on avait été mangé avec des japonais dans un restaurant figurant dans les guides et dans un endroit qui aurait pu faire présager une note carabinée. Le patron qui faisait sereur et cuisinier avait une bonne tête de blasé mais très sympa et détendu. Les japonais présents étaient enchantés par la médiocre qualité du service comparée à celle du Japon où le personnel est toujours au taqué. Et puis finqlement la note était pas énorme et le patron nous conseillait habilement pour le choix du vin...
Je n’essaye pas de dire que les restos français sont mieux car d’un autre côté on se sent plus à laise du côté japonais ou le fait de brailler et chanter n’est pas perçu comme de la vulgarité de bas étage. Et dieu sait que ça fait du bien !




















Pour le week-end du 1er avril on est parti
pour Hamamatsu. De la campagne japonaise je ne connais que quelques coins reculés de Chiba mais c?est encore trop près de la mégapole pour se faire à mon avis une réelle idée de ce qu?est la
campagne au Japon.
C?est surtout le lendemain, en voyant le décor
alentour (car nous sommes arrivés de nuit). En fait la montagne est très prêt et les rivières ressemblent plus au gave de Pau qu?à la Seine ou aux rivières qui traversent Tokyo. Ce premier soir a
été l?occasion de déguster moult boissons avec das l?ordre croissant de dangerosité pour le foie : bière, sake, cognac (camus pour les connaisseurs). Les parents ne m?ont pas fait de
remarque sur ou tel truc de la France et ils ne leur pas fallu plus de quelques phrases simples de ma part en japonais pour se lancer dans la conversation, en répétant et articulant au besoin.
Masaaki est très intéressé par les nouvelles technologies et on a discuté de ces sujets même si je me retrouvai rapidement largué. La mère était toujours super attentionnée. Je commencai
sérieusement à m'inquiéter qu?elle en fasse trop à force de toujours demander si on n'avait pas besoin de quelque chose en plus mais on m'a dit de ne pas m'en faire, que c?était sa
nature.
Je préfère dire tout de suite que, n'ayant aucune
connaissance approffondie du boudhisme, je risque de partir dans les considérations un peu floues du bouseux français qui n'a jamais été plus loin qu'en république Tchèque avant de s'envoler pour
le Japon. Mais bon, la bouse n'empêchant en rien la curiosité, j'essayai de comprendre un peu mieux l'endroit où je me trouvai. Je balancai pour finir une pièce de 5 yens parceque ça porte
bonheur, enfin je crois...Ensuite on peut entrer dans une autre partie en prenant soin de se déchausser auparavant. On peut ainsi admirer un jardin de graviers que des gens passent au rateau avec
une dextérité sans égal (oui je sais cette description manque totalement de poésie religieuse mais je ne connais ce genre d'art que par les documentaires de France 5 qui font dormir sur le canapé
le dimanche après-midi).
Mais le plus intéressant pour l?aspect culturel de la
visite fut le « mini musée » avec se grandes caligraphies et photos. Pour les eventuels étudiants en japonais qui visiteraient le blog, rassurez-vous si vous ne parvenez pas à décrypter
ces kanjis, les japonais avec moi ce jour-là ne le pouvaient pas euz-mêmes. J?ai trouvé personnellement intéressante la statue semblant représenter le pélerin en pleine quête spirituelle. Ça
rappelle le pélerin de Compostelle de Paulo Coehlo (un bouquin que j'ai apprécié il y a quelques années mais l'auteur parait ensuite surfer sur cette vague sipirituelle pour en faire son
fond de commerce).
Et puis, sous verre, une tresse de cheveux enroulée et pesant
150 kg et 90 ,ètres de long déroulée. Non, ce n'est pas la celle d'un rasta débarqué au japon au temps des samourais mais apparemment l?assemblage de plusieurs tonsures. Je me demande bien
pourquoi mais cette belle cheveulure dégoutait Miho ?
d'après mes guides, ces hommes furent parmi les
premiers à vouloir renverser le régime de l'ère Edo. Ils ont combattu l?état du shogun pour donner au Japon ses bases étatiques en chassant justement le shogun. Auparavant il n'y avait pas cette
idée d'un état comme après cette sorte de révolution qui remit l'empereur à la tête du pays...
Encore quelques photos des sakuras avant de reprendre l'espace dans lequel on peut avec
précision localiser l'endroit où on se trouve grâce au GPS navigator. Le soir, tard, encore attablés pour grignoter un peu, Miho déclara comme un cheveu sur la soupe que j'écrivai
régulièrement sur mon blog, depuis la France et surtout depuis mon arrivée au Japon. Maasaki a insisté pour que je le lui présente alors je me suis lancé dans un exposé improvisé des photos
et commentaires, de ce que m'inspirai le Japon en passant par quelques détails anecdotiques. En faisant défiler les articles on est bien sur tombé sur les trucs un peu débiles pour le point de
vue du japonais, comme par exemple le kare raisu, qui a fait marrer Maasaki. et j'en passe...Alors j'ai cliqué sur l'époque de Pau et de Paris, ce qui fut nettement plus intéressant pour
eux. Comme ils ont gardé l'adresse du blog, je tiens a les remercier sincèrement de m'avoir si bien accueilli sans jamais compter et en faisant tout pour me mettre le plus à l'aise
possible.
Le lendemain nous repartîmes vers Shizuoka comme
prévu pour rejoindre Tomo et Naoko.
Ce genre de gentillesse
pleine de pudeur, laisse un peu bêta quand on a pas trop l'habitude. Mais je crois que cette affaire ne concernait que Tomo et son patron. Doit-on parler de pur paternalisme ? Il y a
peut-être de ça mais il y a autre chose que je me peux pas encore bien définir maintenant. On est ensuite repassé à l'exploitation et la patronne nous a dit de nous asseoir. Tomo a servi le thé
et les langues ont commencé à se délier. Le patron commentait un peu le match de base ball vsisble sur le petit écran et la patronne évoquait sn voyage en Australie. Elle nous a dit avoir été
marquée par la vision d'une étoile seulement visible dans le ciel de l'hémisphère sud. Et puis j'ai perdu le fil. On entendit une drôle de musique toute douce et gentillette. C'était ce qui
faisait office de sonnerie pour annoncer les pauses. Ça n'a pas vraiment l'air d'être l'usine ici mais qu'on ne s'y trompe pas, Tomo a des périodes de boulot assez intensives selon les saisons.
Avant de partir nous avons eu droit en cadeau à une grosse barquette de fraise comme souvenir et encore une fois je m'emmêlai dans les méandres des remerciements à la japonaise, ce qui fit rire
le patron. J'ai entendu dire que le cadeau fait partie de la politesse japonaise, omiyage qu'on offre pour une première rencontre, aux voisins quand on emménage etc. J'ai aussi lu
quelque part que quand on reçoit il faut retourner un cadeau d'environ la même valeur...mais ces gens savent très bien qu'on ne se reverra peut-être pas alors il doit y avoir comme qui dirait
des exceptions à la règle. On dirait en fait une chaîne ou l'offrande tourne. Quelqu'un vous a offert alors vous offrez à un autre et ainsi de suite. Je ne cherche pas à idéaliser les codes
sociaux aux Japon et d'ailleurs on pourrait aussi faire des comparaisons entre la ville et la campagne avec des comportements un peu différents.















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