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Ajourd’hui je voudrais évoquer un sujet de société extrèmement important au Japon, le service dans les restaurants, même les bouibouis les plus popualaires. Eh oui c’est bien connu le service est iréprochable et il suffit de claquer des doigts (ou de brailler « sumimasen » quand on ne sent pas l’âme d’un seigneur) pour voir arriver la serveuse ou le serveur en catimini, se mettre presque à genoux, la bloc note électronique dans la main prêt à enregistrer la commande au moindre son émis par le client. Tout ecci fait l’émerveilement du touriste qui se dit que ben ça serait peut-être parfois pas de trop que les serveurs français s’en inspirent. Sauf que les seveurs français sont justement français et je pense qu’ils porteraient leur souffrance de devoir dire amen aux clients juste parceque ce sont des clients.

 

 

Oui enfin en même temps ça attise la curiosité au début parcequ’au bout de plusieurs fois, on aimerait bien qu’il nous lache un peu la grappe le serveur muni d’un bloc-notes électronique et parfois même d’une oreillette (retransmettre les informations en direct live ?). ainsi il revient vers votre table pour vous demander si vous avez besoin de quelque chose toutes les 5 minutes environ, sauf s’il est trop occuppé à contenter un autre nid de clients. Le lecteur français de France se dit que, une fois qu’on a commandé, pourquoi revenir toutes les 5minutes ? Eh bien ce n’est pas si simple. Dans les izakaya on comamnde par petites uantités petit à petit, histoire surtout d’éponger tant bien que mal les bières et le sake. Donc les allées et venues du personnel sont justifiées. Mais parfois ils sont trop là. J’en ai fait part à une japonaise qui m’a sorti que « le client est roi alors si je ne veux pas comamnder autres chose, je montre la paume de la main et dit non avec un air supérieur » ou un truc dans cette veine. Oui d’accord mais même si je fais le bouffon de la clientèle, mister service revient quand même à la charge. En même temps je ne l’ai jamais entendu dire explicitement « consommez ou giclez ». je reconnais qu’il n’appellent pas les flics non plus. Mais si on arrête de consommer il revient de plus en plus, commence à nettoyer les tables jusqu’à qu’on le rassure, qu’on lui dise qu’il peut destresser parcequ’on va finir la soirée au parc ; il fait bon et il y aura ce soir là un aventurier qui se jettera dans l’étang tout stagnant du parc.

 

Je crois que je suis mauvais esprit sur ec coup parceque c’est vrai le service est trop irréprochable mais les japonais sont tellement habitués qu’ils devinent le moment précis où il faut remballer pour déguerpir, ce qui correspond grosso modo au moment où les limites budgétaires sont atteintes. Mais avec d’autres français ça s’éternise comme pour une réunion du club de foot et on a encore des trucs à dire en aparte les uns avec les autres. Alors le serveur en est presque a nettoyer les vitres quand on se decide enfin a deguerpir. Il y manque parfois ce côté squat des restos français sympas. Mais ici la machine tourne à plein alors...Ca me rappelle quand on avait été mangé avec des japonais dans un restaurant figurant dans les guides et dans un endroit qui aurait pu faire présager une note carabinée. Le patron qui faisait sereur et cuisinier avait une bonne tête de blasé mais très sympa et détendu. Les japonais présents étaient enchantés par la médiocre qualité du service comparée à celle du Japon où le personnel est toujours au taqué. Et puis finqlement la note était pas énorme et le patron nous conseillait habilement pour le choix du vin...

 

 

Je n’essaye pas de dire que les restos français sont mieux car d’un autre côté on se sent plus à laise du côté japonais ou le fait de brailler et chanter n’est pas perçu comme de la vulgarité de bas étage. Et dieu sait que ça fait du bien !

 

 

 

 

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              Certains autour de moi se sont étonnés des 75 voix pour le candidat d’extrême droite
au bureau de vote de Tokyo en disant « ça sert à quoi de voyager si loin si c’est pour mettre ce bulletin là dans l’urne aux éléctions. » J’avoue qu’en ce sens je trouve ceci étrange
également. Mais tous les français du japon ne doivent pas partir de l’idée qu’un séjour plus ou moins long au Japon est tout bénéfice pour leur ouvrir l’esprit ! peut-être qu’ils pestent
contre le pays hôte tout en rêvant d’un pays d’une seule couleur à leur retour en france, fausse imitation du Japon. En parlant d’élections, une autre japonaise m’a fait part de ses préférences.
Elle verrait d’un meilleur oeil Royal que Sarkozy. Pas parceque c’est une femme cette fois, mais parce qu’elle pense que la candidate socialiste a un discours plus pacifique et parcequ’elle
n’aime pas les manières agressives. Elle avait l’air de comprendre pas mal de choses aux subtilités de la politique française et c’était assez intéressant.

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              A part ça j’ai aussi rencontré un japonais qui parle bien français...avec un accent
quebecquois de toute beauté ! Eh oui il a appris le français en immersion mais sans jamais mettre un pied en France ! Et il dit toujours « stationnement » là on les français
disent « parking » ou « mon horaire » là on dit « emploi du temps ». Il est très cool et, sans moquerie, je le trouve parfois amusant quand il cause en français.



              Dans la série des japonais francophones, ils ne se rendent parfois pas compte qu’ils
font des blagues en parlant de façon neutre et polie à leur sens ! Par exemple, ils peuvent vous parler de Zidane, un dieu vivant ici aussi en ces termes :



-         Ouahhh j’ai vu zidane baiser
la coupe quand la France a gagné !!! 



Ou, évoquant le contrôle de ticket gare du nord à Paris qui a tourné à l’émeute, ils vous font part de leur intérêt pour les actualités françaises :


-         Il parait que des gens se
sont fait prendre violemment par les agents à la gare du Nord !!!



J’ai l’esprit super mal tourné vous me direz mais le ton sur lequel c’est dit, avec une petite moue sur les lèvres, rend la chose marrante.


              Encore à part, une dégustation de sake il y a environ 2 semaines sur le port de
Yokohama. Ça se situait dans un grand bâtiment en briques rouges de style ville ouvrière anglaise. Il y a une sorte de petit musée au rez-de-chaussée et une grande salle au premier qui fait très
salle de concert si on lève le nez pour apercevoir tout l’attirail des projecteurs etc. Pour 1500 yens, droit de gouter tous les sakes et discuter avec leurs représentants. C’était très
intéressant et comme pour le vin il y a des notes très différentes selon la région et la production. On est repartis avec une superbe bouteille et le sourire aux lèvres, pendant que d’autres
luttaient pour redescendre les escaliers. Ensuite on a testé un petit restaurant sri lankais bien sympa. Il se trouve tout près du musée de Yokohama construit au moment d’une forte présence
d’européens dans le quartiers il y a plus d’un siècle il me semble. C’est un bâtiment de style européen en grosses pierres qui se fond bien dans le reste du décor fait de buildings contemporains.
Une amie nous a raconté que ce quartier était il y a longtemps une espèce d’enclave pour les étrangers, genre concession française de Canton en Chine...Je ne sais pas s’il s’agit vraiment de ça
mais le nom du quartier, dont je ne me souviens pas, fait référence à une ligne au delà de laquelle on revient en pur territoire japonais, kannai.




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Se promener dans les confins est de la capitale ne releve pas de la grande visite touristique mais plus a la balade d?un dimanche apres-midi ordinaire.


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Contrairement a la capitale francaise dotee d?une seule riviere, il y en a plusieurs a Tokyo dont la largeur s?epaissit au fur et a mesure qu?on approche de l?ocean. Sur les bords de l? Arakawa on trouve de nombreux badauds en cette apres-midi ensoleillee. Mais ce qui saute aux yeux c?est la difference de standing entre la rive est et ouest. La rive est est en effet bordee de cabanes qui sont tres certainement les maisons des sans domiciles fixes. Et les herbes hautes sont plus maitresses du territoire que de l?autre cote. Je ne parle que d?une certaine portion de cette riviere et nous sommes a 6 km du port. Pour autant la bordure est n?est pas repoussante et la succession de cabanons rafistoles avec de grandes baches en plastiques bleues parait tres ordonnee. On dirait presque une petite rue amenagee avec de grandes bandes en plastique et bien entretenue.Image hébérgée par hiboox.com Du cote ouest on trouve une piste cyclabe qui semble t-il conduit jusqu?a la mer. Je pense que ca vaut le coup d?enfourcher la byciclette pour faire le trajet. Les pistes cyclabes manquent ici alors ca interesse particulerement. En fait la loi autorise les byciclettes a rouler sur les trottoirs, et meme les y oblige puisqu?elles ne peuvent circuler sur la route. Le probleme c?est qu?en l?absence de pistes cyclabes et en presence de quelques presses de la pedale, ca devient parfois limite dangereux pour le pieton. Je pense en particulier aux abords de certaines stations de trains ou on trouve de grands parkings a velos et ou les cyclistes arrivent de partout en faisant du slalom entre les pietons, un peu la zone en somme. Donc petit conseil : n?enfilez pas les ecouteurs de votre baladeur a l?approche de ces parkings et gardez tous vos sens en eveil en cas de cycliste speed. D?ailleurs j?ai lu dans un magazine que la ville de Sendai envisage de remettre les cyclistes sur la routes a cause des accrochages qu?ils provoquent sur le trottoir. Mais encore mieux ils ont partage le trottoir avec une piste pietonne et une autre cyclable. Enfin je ne sais pas si un trottoir coupe en deux est plus agreable a arpenter...

 

Continuons la balade en direstion de Kinshichou, une station vers laquelle je reviens souvent decidement. En chemin on repere une place avec des modeles de maisons neuves grandeur natures.Image hébérgée par hiboox.com Comme chez les concessessionaires autos on peut voir le produit fini de ses propres yeux avant de se decider pour tel ou tel modele. Detail qui nous a attire l?attention : une demeure qu?on voit en arriere plan construite a l?ancienne avec une reserve-grenier et une belle surface en plein Tokyo.

 

C?est periode d?elections au japon et les camionettes surmontees d?un gars causant au micro sont monnaie courante ces temps-ci. Mais des fois on a plus que l?impression que les passants s?en foutent et le candidat tape un peu son speech dans le gaz. Il y en a parfois de plus excites que les autres et qui attirent plus l?attention mais dans l?ensemble.Image hébérgée par hiboox.com Ca me fait penser que j?ai retrouve la trace de l?etranger qui se presente a yokohama. En fait c?est un finlandais et j?en ai parle avec mon amie Maija sur skype, une finlandaise tres sympa que j?ai rencontre dans un cours a pau et qui dessinait des peres noels sur sa feuille en plein lendemain de fete. Elle m?a demande a quel parti il appartenait. En fait il est independant mais se rapproche explicitement du Parti Democratique du japon, la gauche. Elle m?a repondu que c?etait normal pour un finlandais. Voila pour la super analyse politique et aussi il est citoyen, c?est-a-dire « foreign national » sur le papier.Image hébérgée par hiboox.com Au passage petit coucou a Maija qui est retournee au pays de galles pour faire semblant d?etudier (hahaha je deconne hein je sais que tu etudies ardement) avec de jolis photos de sa ville, du moins du bord de mer.

 

On se dirige vers le magasin yamaya dans lequel on peut trouver plein de produits europeens importes, et d?autres ayant un air d?importation mais que je n?ai jamais vu en France.Image hébérgée par hiboox.com Image hébérgée par hiboox.comAinsi un bon vieux chocolat Auchan par-ci, de la moutarde « arc de triomphe » par-la. Le rayon piche est bien fourni mais moins interessant que les detailants specialises dans la vente de boissons alcoolisees.


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Nous finirons chez yodabashi camera, magasin d?electronique et electro-menager ou pour le coup, on peut trouver des accessoires aidant purifier l?ordi d?un virus cherche-code-secret qui fait suer et qui empeche d?ecrire dans un francais correct car il a bousille le soft en francais.

 

 

 

 

 

 

 


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Dans la serie des stations partons un peu loin de Tokyo, en pleine prefecture de Chiba. De la station Chiba 千葉, il suffit de prendre la ligne sotobo line, passer 5 stations, pour se retrouver a toke 土気. Il est egalement possible d’y acceder par la sobu line en provenance de Tokyo mais de facon restreinte car il y a beaucoup moins de trains de la ligne rapide qui parcourent une si longue distance d’un trait.
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Bref, l’interet de cette station, c’est de constater que tout en etant administrativement a Chiba city, on est en fait plus ou moins en pleine cambrousse. Le concept de ville est assez particulier au Japon semble t-il. Nous ne sommes manifestement plus au coeur de Chiba, et meme plus en peripherie. Quand je dis que c’est un peu la cambrousse, c’est parcequ’on traverse des champs cultives et des bois par la ligne de train avant d’atterir ici. C’est pas non plus la Bauce et ses champs uniformes a perte de vue evidemment mais on se demande pour quelles raisons les administrateurs ont decoupe ainsi le territoire. Image hébérgée par hiboox.comEn fait Chiba est une grosse ville mais plus aeree que Tokyo et dont les quartiers sont plus separes les uns des autres, on dirait.
Quel est l’interet de la station Toke ? Eh bien ce coin qui ne paye pas de mine et rappelle au francais certains quartiers pavillonaires de banlieue est en fait plus a rapprocher du modele banlieue a l’americaine. Pour celles et ceux ayant encore des souvenirs de leurs cours de geographie, la banlieue americaine est le repere des riches, pavillonaire et securisee. Ainsi le quartier d’ Asumigaoka est surnome Asumigaoka hills, par imitation avec le quartier de Roppongi hills, quartier riche de Tokyo.Image hébérgée par hiboox.com Ca me rappelle le feuilleton Beverly hills avec le surfeur Dylan qui s’etait retrouve aux alcooliques anonymes parcequ’il avait bu un pack de biere...Ici je n’ai pas vu de clochards trainer pres de la station ou nulle part d’ailleurs, le quartier est propre, calme et sympathique car les gens semblent y entretenir des rapports plus serres et chaleureux qu’ailleurs.
 
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Et si on parlait un peu des élections présidentielles ? Un sujet tout à fait passionnant qui nous empêcherait presque de dormir la nuit, à force de se tourner et se retourner, la tête pleine de sondages infinniment subtiles et prête à exploser.
Ben non en fait vues du Japon, çà n’émeut pas énormément, pour aisni dire presque pas du tout. On a pas complètement oublié ce qui se passait à des milliers de km d’ici mais le choix n’est pas trop éxcitant et on est plus dans des histoire de « faire barrage à machin » et « vote utile »...Les français que je fréquente ici se sentent plutôt concernés mais en général n’aiment ni Sarko ni Sego et les autres bof...Surtout les filles qui s’acharnent sur Sego en la traitant de cruche et non charismatique. Elle est juste un peu réac mais à part ça très photogénique.
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Mais c’est plus la vision des japonais s’intéressant de près ou de loin aux affaires françaises qui est intéressante. En effet, il y a un mois, un vieux monsieur me demandait des précisions à propos de la candidate socialiste en ces termes :
-          Je voulais vous demander à propos de la femme qui est veut devenir présidente en France...Elle représente le parti social des femmes n’est-ce-pas ? C’est original comme idée !
-          Euh en fait c’est pas vraiment ça...Et puis vous savez, il y a très souvent eu au moins une candidate à l’élection présidentielle en France.
-          Ah bon ?!
-          Oui oui prenez la candidate de « lutte ouvrière » ou celle des « verts » par exemple...
-          Lutte quoi ?
-          Non non c’est pas important^^.
Toujours est-il qu’on entend le plus souvent parler de Sarko au Japon. Eh oui il est connu jusqu’ici et on sent parfois un brin d’approbation chez des japonais qui savent que l’abolition des 35 heures est au programme. En tous cas ils connaissent bien sa tête, à croire qu’il a des potes jusque dans les médias japonais ! Mais une dame m’a confié à mots couverts qu’elle soutenait Sego, parceque c’était une femme et qu’elle se sentait solidaire de ses ambitions.
Personnellement je n’ai absolument pas suivi pendant un certain temps et puis je m’y suis mis un peu plus en regardant quelques JT ou courts interviews sur les sites de chaines françaises sur internet. Mais le problème c’est qu’on n’apprend quasiment rien de concret sur leurs programmes avec les télévisions. En plus on a l’impression que les journalistes sont toujours mielleux avec ceux qui ont le plus de chances de l’emporter dans les sondages qu’avec ceux qui tournent autour de 1 point...Je ne suis pas un fan de José Bové ou Besancenot mais sur 10 minutes d’interview ils doivent toujours passer 5 minutes à justifier leur candidature avec des questions du style « alors qu’est-ce-que vous venez faire en politique ? »...
J’ai tout de même suivi en images le déplacement a Arles du candidat de la chasse et de la pêche. A la sortie des arènes on lui demande de répondre aux détratcteurs de la corrida et il se lance dans une magnifique argumentation :
-          Le problème avec les donneurs de leçons, c’est qu’ils oublient de faire le ménage devant leur porte. Les gens qui critiques la corrida, quand ils vont acheter un steak au supermarché, ils se demandent pas comment il est tombé dans l’assiette...Eh ouais...
Et puis ça fait très rustique quand il parle de la ruralité. En même temps c’est vrai que ça sent bon le terroir comme un bon vieux pot de rillettes ! Et si on y réfléchit bien on peut emettre l’hypothèse que la CPNT est le groupuscule le plus traditionnel et légitime. En effet la chasse éxistait déjà à la préhistoire, la pêche aussi d’aileurs ! ce qui n’est pas le cas des grands partis. Quoiqu’on ne sait jamais, peut-être un jour retrouvera t-on une carte du PS ou de l’UMP fossilisée dans une caverne...
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train japon tokyo ²
envoyé par orlenduz

c'est bête mais je pensais que conduire le train des lignes citadines relevait réellement de la conduite.
En fait, en observant le conducteur dans le premier wagon, on se rend compte qu'il ne touche, en gros, qu'à une seule manette qui fait avancer le train et règle la vitesse. C'est comme le conducteur de métro.
Sur cette vidéo on n'est pas encore vraiment à Tokyo mais juste avant la station de Kamata. Pour ceux qui lisent le blog régulièrement, je pense qu'ils se rappelleront peut-être la soirée, enfin la nuit pourrie que j'y ai passé, faute d'avoir pu me faufiler dans le dernier train pour rentrer.
Mais une différence fondamentale avec le conducteur de métro parisien, c'est le costume de fonction qui donne au conducteur de train japonais un air de controleur. C'est un peu comme pour les vigiles de supermarchés qui ressemblent vraiment à des policiers habillés pour les grands jours, avec les gants blancs et les épaulettes gracieuses.

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Dans une rue pas loin de celle ou j’habite, il y un clochard qui vient y dormir tous les jours ou du moins très régulièrement. Il s’installe toujours à la même place, sous le balcon d’une maison familiale, devant le garage. Rien de très spécial. Pourtant, un ami m’a fait part de son étonnement. Qu’est-ce-qu’un SDF vient dormir à cette place précisément ? Il se pose de droles de questions je trouve, car pourquoi pas ? C’est justement parcequ’il n’a pas de maison qu’il s’installe là où personne ne pourrait dormir...

Oui mais en fait ce n’est pas le problème. Le truc, c’est que normalement, le propriétaire ou locataire de la maison aurait naturellement eu le réflexe d’appeller la police pour faire savoir au sans logis qu’il n’est pas à sa place devant le garage d’une maison, au beau milieu d’un quartier d’habitations.

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-          Je t’assure, c’est pas normal qu’il dorme ici tous les soirs...

-          Ben quoi il emmerde personne là non ? Regarde-le, il se pose et il dort...Bon c’est vrai que des fois on le voit pisser au milieu de la route en rentrant de la gare mais bon...

-          Au Japon c’est pas possible.

-          Oui remarque je ne sais pas si c’est vraiment possible en France mais à Paris je pense que ça passe.

-          En fait je pense qu’il a un lien avec la famille qui vit dans cette maison, sinon ils auraient appelle la police.

-          Tu veux dire un lien de parenté ?

-          Non pas forcément...Un lien de n’importe quoi...

-          Ah par exemple il n'a plus de boulot et des gens de sa famille habitent ici...

-          Non (t’es vraiment con).  En fait la personne qui vit dans cette maison a peut-être tué la sienne dans un accident, il a tout perdu, est devenu SDF et revient dormir chaque soir devant leur maison pour ne pas qu’ils oublient. Et comme ils ont en quelque sorte une dette envers ce clochard, ils n’appellent pas la police...

-          Oui mais dans ce cas il n’a rien à perdre. Il pourrait leur cracher sa haine en les interpellant.

-          Mais justement ils auraient à ce moment-là une bonne raison de le faire déguerpir à l’aide de la police. Alors que là il souffre en silence tu vois...

-          T’es sur que t’abuses pas des dramas à l’eau de rose toi ?

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avion en papier
envoyé par orlenduz

En regardant distraitement un programme de divertissement, mon attention a ete absotbee par un sujet tout a fait passionant : les avions en papier et les meilleures techniques de pliage pour les faire voler le plus longtemps possible. Les types faisant des demonstrations de leurs « engins » avaient presque l’air de professionnels usant de savoir-faire soigneusement etudies et preserves. Il existe meme un point de lancement pour enormes avions en papier situe en haut d’une colline. Quelque part ca fait plaisir de voir des gens se passionner pour des trucs qui ne font pas avancer le monde ; et se specialiser dans des domaines completement inutiles pour le progres de l’humanite.

Mais laissons ce sujet hautement philosophique digne du cafe du commerce sur le comptoir pour nous pencher sur une autre creation qui pourrait apporter sa pierre a l’edifice dse gondoles de supermarche : la biere pour enfants. On connaisant la fameuse pub pour mister cocktail « sans alcool la fete est pus folle » ; eh bien la « kodomo no nomimono » (boisson pour enfants) depasse mister par la subtilite de son gout. En effet on sent simplement l’inspiration puisee dans la biere par la mousse surabondante qui donne comme l’impression de boire du gaz. Puis vient le moment de distinguer comme un arriere gout de jus de pomme chimique. Enfin on cherche dans sa memoire sensorielle et c’est une lointaine et vague idee de panache qui remonte...

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Pour le week-end du 1er avril on est parti pour Hamamatsu. De la campagne japonaise je ne connais que quelques coins reculés de Chiba mais c?est encore trop près de la mégapole pour se faire à mon avis une réelle idée de ce qu?est la campagne au Japon.
Cette fois on est partis rejoindre Mio et Mika. Arrivés en gare de Hamamatsu je ne peux pas dire que j?ai senti un vrai changement d?air avec la capitale. Les stations sont faites sur le même modèle et celle de Hamamatsu laisse place aux mêmes genres de bâtiments. Mais après quelques minutes du trajet en voiture qui nous conduisait jusqu?à la maison, on peut sentir la diféfrence. C?est surtout le lendemain, en voyant le décor alentour (car nous sommes arrivés de nuit). En fait la montagne est très prêt et les rivières ressemblent plus au gave de Pau qu?à la Seine ou aux rivières qui traversent Tokyo. Ce premier soir a été l?occasion de déguster moult boissons avec das l?ordre croissant de dangerosité pour le foie : bière, sake, cognac (camus pour les connaisseurs). Les parents ne m?ont pas fait de remarque sur ou tel truc de la France et ils ne leur pas fallu plus de quelques phrases simples de ma part en japonais pour se lancer dans la conversation, en répétant et articulant au besoin. Masaaki est très intéressé par les nouvelles technologies et on a discuté de ces sujets même si je me retrouvai rapidement largué. La mère était toujours super attentionnée. Je commencai sérieusement à m'inquiéter qu?elle en fasse trop à force de toujours demander si on n'avait pas besoin de quelque chose en plus mais on m'a dit de ne pas m'en faire, que c?était sa nature.
Nous nous sommes rendus en premier lieu un peu plus haut dans cette chaîne montagneuse de hauteur moyenne pour visiter une sorte de musée de la forêt avec autour un magnifique paysage. Les cerisiers ont l'air parfois un peu moins fournis en fleurs mais leur agencement avec les montagnes en toile de fond est vraiment beau. Cet endroit s?appelle le rakan no mori. Mais le clou du spectacle fut la visite des temples de Houkuji, avec ses petites statues. Le tout constitue une sorte de parc avec plusieurs bâtiments et jardins. La forêt est omniprésente dans cet ensemble et un vieux pont fait le lien à travers les grands arbres. Tout ce petit monde s?est receuilli quelques minutes dans le temple où trône une statue à la forme hybride d'oiseau-humain qui, d'après ce qu'on m'a expliqué, est le protecteur des êtres humains et des oiseaux. C?est bizzare mais ça me rappella vaguement les statues qu'on trouve dans les civilistions amérindiennes. Je préfère dire tout de suite que, n'ayant aucune connaissance approffondie du boudhisme, je risque de partir dans les considérations un peu floues du bouseux français qui n'a jamais été plus loin qu'en république Tchèque avant de s'envoler pour le Japon. Mais bon, la bouse n'empêchant en rien la curiosité, j'essayai de comprendre un peu mieux l'endroit où je me trouvai. Je balancai pour finir une pièce de 5 yens parceque ça porte bonheur, enfin je crois...Ensuite on peut entrer dans une autre partie en prenant soin de se déchausser auparavant. On peut ainsi admirer un jardin de graviers que des gens passent au rateau avec une dextérité sans égal (oui je sais cette description manque totalement de poésie religieuse mais je ne connais ce genre d'art que par les documentaires de France 5 qui font dormir sur le canapé le dimanche après-midi).
Mais le plus intéressant pour l?aspect culturel de la visite fut le « mini musée » avec se grandes caligraphies et photos. Pour les eventuels étudiants en japonais qui visiteraient le blog, rassurez-vous si vous ne parvenez pas à décrypter ces kanjis, les japonais avec moi ce jour-là ne le pouvaient pas euz-mêmes. J?ai trouvé personnellement intéressante la statue semblant représenter le pélerin en pleine quête spirituelle. Ça rappelle le pélerin de Compostelle de Paulo Coehlo (un bouquin que j'ai apprécié il y a quelques années mais l'auteur parait ensuite surfer sur cette vague sipirituelle pour en faire son fond de commerce). Et puis, sous verre, une tresse de cheveux enroulée et pesant 150 kg et 90 ,ètres de long déroulée. Non, ce n'est pas la celle d'un rasta débarqué au japon au temps des samourais mais apparemment l?assemblage de plusieurs tonsures. Je me demande bien pourquoi mais cette belle cheveulure dégoutait Miho ? Enfin on pouvait y voir la photo d'époque de plusieurs japonais en kimonos dont l'un fut le premier premier ministre du Japon . d'après mes guides, ces hommes furent parmi les premiers à vouloir renverser le régime de l'ère Edo. Ils ont combattu l?état du shogun pour donner au Japon ses bases étatiques en chassant justement le shogun. Auparavant il n'y avait pas cette idée d'un état comme après cette sorte de révolution qui remit l'empereur à la tête du pays...
Le soleil couchant nous mis en appétit et nous nous rndîmes dans un restaurant de yakiniku. Le principe reste celui du barbecue mais en intérieur avec le grill incrusté au milieu de table. Pour la première fois que je tente ce genre de restaurant je dois dire que j'ai pris un grand plaisir à déguster cette viande. Encore quelques photos des sakuras avant de reprendre l'espace dans lequel on peut avec précision localiser l'endroit où on se trouve grâce au GPS navigator. Le soir, tard, encore attablés pour grignoter un peu, Miho déclara comme un cheveu sur la soupe que j'écrivai régulièrement sur mon blog, depuis la France et surtout depuis mon arrivée au Japon. Maasaki a insisté pour que je le lui présente alors je me suis lancé dans un exposé improvisé des photos et commentaires, de ce que m'inspirai le Japon en passant par quelques détails anecdotiques. En faisant défiler les articles on est bien sur tombé sur les trucs un peu débiles pour le point de vue du japonais, comme par exemple le kare raisu, qui a fait marrer Maasaki. et j'en passe...Alors j'ai cliqué sur l'époque de Pau et de Paris, ce qui fut nettement plus intéressant pour eux. Comme ils ont gardé l'adresse du blog, je tiens a les remercier sincèrement de m'avoir si bien accueilli sans jamais compter et en faisant tout pour me mettre le plus à l'aise possible. ??????
Le lendemain nous repartîmes vers Shizuoka comme prévu pour rejoindre Tomo et Naoko.
 
 Toute la petite famille était présente pour nous amener jusqu'au point de rencontre, éxactement à la pointe sud de la préfecture de Shizuoka. On a d'emblée visiter le phare qui surplombe le bord de mer. Puis Tomo qui bosse dans une exploitation agricole nous a fait visiter l'exploitation en question. Son patron est spécialisé dans la cultures de différentes fleurs, plantes, fruits et légumes. On y a acheté des barquettes de grosses fraises bien mûres pour 100 yens la barquette, le rêve inaccessible à Tokyo. Puis nous avons rejoint son patron dans un restaurant un peu plus loin. Il était déjà attablé avec sa femme dans un coin mais il nous a dit de nous installer dans un autre coin et de consommer à notre aise. Ce qui signifiait qu'il allait certainement offrir le repas...Ce genre de gentillesse pleine de pudeur, laisse un peu bêta quand on a pas trop l'habitude. Mais je crois que cette affaire ne concernait que Tomo et son patron. Doit-on parler de pur paternalisme ? Il y a peut-être de ça mais il y a autre chose que je me peux pas encore bien définir maintenant. On est ensuite repassé à l'exploitation et la patronne nous a dit de nous asseoir. Tomo a servi le thé et les langues ont commencé à se délier. Le patron commentait un peu le match de base ball vsisble sur le petit écran et la patronne évoquait sn voyage en Australie. Elle nous a dit avoir été marquée par la vision d'une étoile seulement visible dans le ciel de l'hémisphère sud. Et puis j'ai perdu le fil. On entendit une drôle de musique toute douce et gentillette. C'était ce qui faisait office de sonnerie pour annoncer les pauses. Ça n'a pas vraiment l'air d'être l'usine ici mais qu'on ne s'y trompe pas, Tomo a des périodes de boulot assez intensives selon les saisons. Avant de partir nous avons eu droit en cadeau à une grosse barquette de fraise comme souvenir et encore une fois je m'emmêlai dans les méandres des remerciements à la japonaise, ce qui fit rire le patron. J'ai entendu dire que le cadeau fait partie de la politesse japonaise, omiyage qu'on offre pour une première rencontre, aux voisins quand on emménage etc. J'ai aussi lu quelque part que quand on reçoit il faut retourner un cadeau d'environ la même valeur...mais ces gens savent très bien qu'on ne se reverra peut-être pas alors il doit y avoir comme qui dirait des exceptions à la règle. On dirait en fait une chaîne ou l'offrande tourne. Quelqu'un vous a offert alors vous offrez à un autre et ainsi de suite. Je ne cherche pas à idéaliser les codes sociaux aux Japon et d'ailleurs on pourrait aussi faire des comparaisons entre la ville et la campagne avec des comportements un peu différents.
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Puis nous sommes passés à la boulangerie des parents de Tomo : baker and cake. Image hébérgée par hiboox.comIls font des supers cookies et ont d'ailleurs leur site internet.Image hébérgée par hiboox.com Pour cette fois Tomo m'a dit de ne pas me prendre la tête à propos des cadeaux : « tu reçois, tu remercie...ou alors tu dis non une première fois et tu prends la seconde hahaha... » . En tous cas n'hésitez pas à vsister leur page et à commander directement sur internet car vous pouvez vous les faire envoyer !
Bref il était temps de repartir vers la station qui nous conduirait à Tokyo pour reprendre notre train-train quotidien. Mais avant celà petite visite des champs de thé. Car Shizuoka est réputée non seulement pour ses fraises comme vous l'aurez compris, mais également pour son thé. On voit dans les champs des sortes d'hélices hérisées telles des éoliennes. Ce sont en fait les machines électriques qui fournissent chaleur à la terre pour éviter à tout prix que les plants ne givrent pendant la nuit. Mais ce ne sont pas, comme je l?ai cru , des machines fonctionnant à l'énergie naturelle...
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Enfin nous descendîmes vers la gare d'une bourgade coincée entre les petites montagnes. Nous n'avons pas bien eu le temps de dire au revoir à Naoko et Tomo car le train arrivait au même moment. Alors on se fit des saluts et j'essayai de tendre mes mains prises par une barquette de fraises, des victuailles et un gâteau de la boulangerie...
Le train local nous a permis de passer par la ville de Fuji, au pied du Mont Fuji comme son nom l?indique. C?est vraiment très beau vu de près comme ça et j'aimerais faire la balade qui mène en haut du volcan.
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Marre de lire le bouquin de japonais dans le train et une grosse envie de lire un roman en francais, et pas en anglais que je peux comprendre dans les grandes lignes mais ne peux saisir dans toutes ses subtilites.

C’est donc avec bonheur et avidite que j’ai devore ce roman de Anna Gavalda, ensemble c’est tout. Pour tout dire c’est plutot bien ecrit et l’emploi des tournures argotiques est fait avec une certaine habilite sans que ca devienne jamais trop lourd.

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Pour ce qui est de l’histoire je ne sais pas si je l’aurais apprecie au meme degre si j’avais lu ce roman dans une rame de metro parisien. En fait lire une histoire de collocation unissant trois jeunes gens ultra differents les uns des autres mais qui s’adorent et se comprennent, c’est sympathique mais tres « parisien ». ma vision est reductrice mais je connais un exemple du meme type de pres.

Maintenant, le lire dans le train de Tokyo apres n’avoir rien lu en francais pendant quelques temps, ca donne un reel sentiment d’evasion le temps de la lecture. J’espere seulement que la proprietaire du bouquin qui me l’avait prete deja pas mal de temps avant que je parte, ne m’en veut pas trop de lui avoir pique...Pardon, mille pardons.

Il y a meme un passage a propos d’une japonaise qui demande a l’heroine d’acheter un sac vuitton avec sa liasse. Comme quoi ce que j’ai vecu sur a cote des champs elysees il y a un bail est completement ordinaire...

« Une japonaise l’aborda en la suppliant d’aller lui acheter un sac de chez Vuitton. Elle lui tendit 4 billets de 500 euros et se tremoussait comme si c’etait une question de vie ou de mort. Camille ecarta les bras :

-          look...look at m...e i am too dirty

Elle lui designait ses croquenots, son jean trop large, son gros pull de camioneur, son echarpe insensee et la capotte millitaire que Philibert lui avait laisse.

-          they won’t let me go to the shop...

la fille grimaca, remballa ses billets et alla accoster quelqu’un d’autre 10 metres plus loin."


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Nyouki, le nom d’une patate douce delicieuse et formidable ingredient pour des recettes sucrees ou salees. La patate douce japonaise est d’une autre genre que la francaise et particulierement sucree.Image hébérgée par hiboox.com J’ai deja goute plusieurs fois auparavant ce legume transforme en patisserie. Mais je pensais qu’ils rajoutaient une bonne dose de sucre pour lui donner un tel gout.

Recemment on a trouve le carton pas cher chez un vendeur et je me susi rendu compte que la forme et le calibre de ces patates etait assez special.

Petite recette :

Faites bouillir 2 ou 3 patates (elles sont grosses donc c’est assez pour une petite preparation).

Puis enlevez la peau.

Decoupez en rondelles et passez au mixeur, mais ps trop longtemps afin qu’elles gardent une certaine consistance.

Transvasez la puree dans un saladier.

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Rajoutez un oeuf (sans la coquille c’est pas digeste),Image hébérgée par hiboox.com de la farine (a vous de juger au flair) et du beurre (pas 2 tonnes mais 2 petits morceaux) et remuez le tout.

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Puis prenez un morceau de ce qui commence a ressembler a de la pate pour le rouler.Image hébérgée par hiboox.com Continuez avec un poil de farine supplementaire et decoupez en petites parts.

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Ensuite imprimez la fourchettes sur les petits morceau et pose dans une boite avec un fond de farine.

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Faites bouillir le tout pour obtenir une pate d’un type a la fois moelleux et savoureux. En rajoutant un peu de sauce tomate par exemple.

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Le hasard est étrange en ce mement sur Tokyo. J’ai rencontré une amie à Ueno alors qu’elle passait une petite semaine de vacances en famille à Tokyo. Ce qui est étrange, ce n’est bien sur pas que je la rencontre ici mais plutôt que je la rencontre à chaque à fois plus ou moins brièvement dans un environnement très diféfrent. La première fois c’était en plein Paris devant la cathédrale Notre-Dame alors qu’elle passait en vacances chez une de ses amis et moi venais juste en vacances également. Puis ce fut à Pau pas loin de laquelle une de ses amies faisait un stage près de chez moi, alors elle l’avait embarquée pour traverser une bonne partie de la France en voiture. Puis, enfin ce fut en plein Tokyo. Je me dis que la prochaine ce sera à New York ou Istanbul...n’empêche ça me fait toujours plaisir de la voir.
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Et puis un autre hasard, c’est la rencontre d’une française qui vient d’Angoulême. Ce n’est pas ma ville natale mais j’y ai fait toutes les conneries de l’adolescence et 3 ans d’internat dans le même lycée qu’elle. Forcément ça marque. Je vois sur sa fiche qu’elle vient d’Angoulême. On discute et de fil en aiguille on se rend compte qu’on est allés dans le même lycée, qu’on faisait des fêtes plus ou moins dans les mêmes endroits et que je connais son frangin qui était le copain de la soeur d’un super pote à mon frère. Oui bon ça fait un peu soap opera comme ça mais on a gavé de connaissances en commun et jamais je ne me serai imaginé une telle rencontre dans la banlieue ouest de Tokyo. N’empêche c’est très drole de se rappeller des anectodotes qui fleurent bon la cambrousse charentaise en même temps que celles qu’on découvre de jour en jour dans la capitale japonaise. En gros ça donne un beau dialogue de ce genre :
-          Ah ouais sans dec tu connais machin ?!
-          Ben ouais tu m’étonnes il était dans ma classe en terminale L1.
-          Et t’as trainé avec les mecs de ce bled entre la ferme et la cimenterie !
-          Hola les mega fêtes qu’on a fait là-dedans.
-          Ben ouais c’est ça qui me manque ici, je ne peux pas faire la fête à la maison...
-          Pareil ! c’est vraiment un truc qui me manque aussi...
-          Et sinon t’as fait ta fac où en fait ?
-          A Poitiers !
-          Haha et t’as réussi à déccrocher ton master ?
-          Ben ouais mais je dois dire que la première année a été vraiment lamentable.
-          Ben oui je sais la première frôle souvent l’alcoolisme à Poitiers.
-          En même temps t’habitais en face de chez les bitards haha ( bitards ou : faluchards : confrérie alcoolique qui déambule dans les rues avec une faluche, soit un chapeau spécial. Quand j’ai quitté le Poitou pour Paris et entamer enfin un parcours d’études plus sérieux, leur chef était une fille au teint rougeot et bouffi...seuls les arts du spectacle et leurs fêtes de punks dégénérés pouvaient leur faire concurrence).
Bon cette discussion n’a rien de très passionant pour le lecteur qui se demande s’il n’a pas affaire à 2 expatriés en fin de crise d’adolescence alors que la vie au japon requiert un minimum de sens des responsabilités et du travail bien fait, qu’on se le dise...
On a ensuite partagé le repas dans un resto-cafétéria en plein parc où les sakuras commencent à recouvrir les allées. On s’est raconté encore plein d’anectodes et nos impressions sur le Japon, nous qui partagons à la vie avec une personne d’ici. Nous avons été introduits dans les mêmes genres de cercles je pense et avons une vision un peu similaire avec évidemment des expériences différentes.

j'ai choisi cette photo de fromages au japon car elle illustre un peu le franchoulard à tokyo et ses histoires qui sentent le camembert dans un emballage d'ici.