Pour ceux qui ne connaissent pas les rituels hebdomadaires d’une bonne partie des salariés japonais, le vendredi soir est ce qu’on pourrait appeller la soirée « border line » avec tout un tas de types cravatés qui s’accrochent comme ils peuvent aux rambardes de train, s’épanchent sur vous quand vous vous installez sur la banquette en faisant mine d’être pas loin de vous gratifier d’une bonne quiche bien chaude sur les jambes. Je décris ça de façon chaotique comme s’ils marchaient tous d’un pas à l’instar des zombies du clip thriller de Mickael Jackson. En fait on n’en est pas à ce point, quoique...
Un de ces vendredi soir, alors que je revenais d’Omotesando (l’avenue des champs Elysées japonaise m’a t on dit ; sur que le café est pas donné), je rejoins la station de Harajuku qui n’est qu’à quelques pas et m’embarque dans un wagon de la Yamanote.
Le train est bondé de types qui tanguent dans tous les sens, spécialement ce vendredi soir. C’est sympathique, ou pathétique de constater que même la biture reste sous contrôle (une semaine de travail chargée et un week end en famille et ne reste plus que le vendredi soir pour se défoncer le cibouleau). Je ne devais moi-même pas être assez éméché pour apprécier l’atmosphère, et le gars à côté de moi qui avait trop l’air de se tâter pour m’adresser la parole et lancer la phrase magique « where are you from » et faisait des signes de têtes de bas en haut (peut-être une prière pour Bacchus).
Le train est bondé de types qui tanguent dans tous les sens, spécialement ce vendredi soir. C’est sympathique, ou pathétique de constater que même la biture reste sous contrôle (une semaine de travail chargée et un week end en famille et ne reste plus que le vendredi soir pour se défoncer le cibouleau). Je ne devais moi-même pas être assez éméché pour apprécier l’atmosphère, et le gars à côté de moi qui avait trop l’air de se tâter pour m’adresser la parole et lancer la phrase magique « where are you from » et faisait des signes de têtes de bas en haut (peut-être une prière pour Bacchus). J’ai voulu faire le malin et changer à Shinagawa, emprunter la sobu line rapide qui va plus vite.
En descendant du wagon je vois tout le monde courir comme des lapins pour attrapper ce qui semble être le dernier train, celui qu’il ne faut râter sous aucun prétexte. Alors je cours jusqu’au quai et la porte du wagon se referme avant que je puisee m’introduire dans le train du retour. Je pousse un petit « putainnnnnnnnn » (un reste de sauvage français) et là un salary man qui semble t il a aussi loupé le coche me regarde avec un air compatissant, me prend par le bras et m’indique un autre train après que je lui dise où je dois rentrer. Il vient de louper son train mais rien ne saurait entamer sa bonne humeur, si seulement je pouvais comprendre son patois japonais alcoolisé, il me raconte une histoire marrante à tous les coups.
En descendant du wagon je vois tout le monde courir comme des lapins pour attrapper ce qui semble être le dernier train, celui qu’il ne faut râter sous aucun prétexte. Alors je cours jusqu’au quai et la porte du wagon se referme avant que je puisee m’introduire dans le train du retour. Je pousse un petit « putainnnnnnnnn » (un reste de sauvage français) et là un salary man qui semble t il a aussi loupé le coche me regarde avec un air compatissant, me prend par le bras et m’indique un autre train après que je lui dise où je dois rentrer. Il vient de louper son train mais rien ne saurait entamer sa bonne humeur, si seulement je pouvais comprendre son patois japonais alcoolisé, il me raconte une histoire marrante à tous les coups.Finalement je choppe un train de la kehin tohoku line car plus de train pour rentrer ) la maison et je me dis que je pourrai squatter chez un ami qui habite la préfecture de Kanagawa. Mais le train stoppe à la station Kamata entre Tokyo et Yokohama. c’est ce qui m’adonné l’idée d’ouvrir une rubrique « stations » sur le blog. Bien sur je nèai plus assez de fric sur moi pour prendre un tazi et jèai laissé ma carte de retrait ) la maison. Je suis donc dans la merde. Je me dirige vers 2 policers à byciclettes pour leur demander où je peux trouver un manga kissa (faisant office d’internet café et refuge pour bannis du dernier train).
Un des 2 me demande d’où je viens et commence ) me causer français. « Bonjour je m’appelle...enchanté...comment allez vous ? ». incroyable, parfaite prononciation. Ils m’accompagnent en vélo jusqu’au fameux café et commencent a m’intimider en me disant que ce quartier est un « slum » et qu’il vaut effectivement mieux que je me pose dans un café internet en attendant l’ouverture de la station à 4 :00. en redescendant du manga kissa je me rend au combini le plus proche, achète un sandwich et un café et commence à déambuler dans le quartier. Je tombe sur une bonne femme qui rameute pour faire entrer dans son club.
Je lui dis franchement que si j’avais du fric je serais certainement dans un taxi à l’heure qu’il est et que je ne fais que patienter en attendant le premier train de 4h30. elle se détend et me demande d’où je viens, qu’elle même n’est pas japonaise mais chinoise et que ça fait 11 ans qu’elle travaille au Japon. Je lui fais mes excuses pour mon japonais maladroit mais elle me dit que ca va et que je suis mignon et que le français c’est cool. Finalement elle m’offre un chewinggum et me dit que cette fois il faut vraiment qu’elle bosse et accroche du client. Je lui demande si ça marche car il n’y a pas un rat dans les rues à cette heure. Avec un sourire plein d’assurance elle me dit que no problem ça tourne cette affaire.
Un des 2 me demande d’où je viens et commence ) me causer français. « Bonjour je m’appelle...enchanté...comment allez vous ? ». incroyable, parfaite prononciation. Ils m’accompagnent en vélo jusqu’au fameux café et commencent a m’intimider en me disant que ce quartier est un « slum » et qu’il vaut effectivement mieux que je me pose dans un café internet en attendant l’ouverture de la station à 4 :00. en redescendant du manga kissa je me rend au combini le plus proche, achète un sandwich et un café et commence à déambuler dans le quartier. Je tombe sur une bonne femme qui rameute pour faire entrer dans son club.
Je lui dis franchement que si j’avais du fric je serais certainement dans un taxi à l’heure qu’il est et que je ne fais que patienter en attendant le premier train de 4h30. elle se détend et me demande d’où je viens, qu’elle même n’est pas japonaise mais chinoise et que ça fait 11 ans qu’elle travaille au Japon. Je lui fais mes excuses pour mon japonais maladroit mais elle me dit que ca va et que je suis mignon et que le français c’est cool. Finalement elle m’offre un chewinggum et me dit que cette fois il faut vraiment qu’elle bosse et accroche du client. Je lui demande si ça marche car il n’y a pas un rat dans les rues à cette heure. Avec un sourire plein d’assurance elle me dit que no problem ça tourne cette affaire.Tout ça m’a permis de tuer le temps mais il en reste encore alors je continue la balade. Bon à vrai dire il n’y a rien à voir a la kamata station. Finalement tout rentre dans l’ordre et je prends le premier train. Il me reste 4 heures pour dormir, me laver et repartir.

Commentaires