Je Pas plus tard que samedi soir nous avons assisté avec une amie à une scène apparemment connue pour quelqu'un qui vit ici
depuis plus de 5 ans mais inédite pour moi...
Alors qu'on est en chemin pour aller acheter une bouteille, on croise un étranger en pourparlers avec des agents de police. On passe notre chemin, on fait les courses et sur le
chemin du retour, la discussion semble vive. Mon amie lui demande alors si tout se passe bien. Il répond:
" no problem"
Bon, jusqu'ici rien de très anecdotique vous me direz mais c'est surtout la réaction des policiers qui m'a surpris. En effet, alors que l'agent qui l'interrogeait semblait tout à
coup submergé par le trop plein d'anglais autour de lui, un autre s'est mis à crier "he is crazy, he is crazy!" en pointant le "fautif" du doigt.
Mon amie m'affirme que ce "he is crazy" signifie qu'il s'est battu avec quelqu'un...
On continue notre route et on retrouve le type juste derrière nous une rue plus loin, pas l'air troublé pour un sou.
je lui demande ce qui s'est passé et il me dit qu'il s'est pris un coup par un japonais et a répliqué (c'est sa version je n'ai pas vu la scène et le problème n'est pas de savoir
qui a tort ou raison). "A japanese guy fucked me off ". Il me raconte aussi que ça fait 10 an qu'il vit dans ce quartier et qu'il y connait plus ou moins tout le monde, dont ses policiers, ce qui
la peut-être aidé...
En fait c'est con mais comme le gars est noir, le voir entouré de flics m'a fait automatiquement pensé à "embrouilles". Mais on en n'était pas à ce stade-là. Je ne sais pas si ce
gnre de scène est courante mais J. semblait elle très au fait de ce genre de fait divers dans les rues la nuit. Apparemment, la traduction de "he is crazy" est "il s'est battu".
Les photos n'ayant aucun rapport, si ce n'est peut-être évoquer le monde de la nuit, ont été prises depuis Akebonobashi, à 20 minutes à pied de Shinjuku.
Un jour, nous vîmes une japonaise se pointer avec un grosse résrve de rillettes faites maison dans les bras dont elle avait déniché la recette sur internet. Comment? Les japonais
se permettraient donc de plagier nos bonnes recettes nationales?! Ceci, digne de l'espionnage industriel, ne pouvait nous laisser sans réagir. C'est alors que M. a eu l'idée de préparer
deux kilos de cette bonne recette, histoire d'user à bon escient un froid dimanche d'hiver...Mais sa préparation, bien que délicieuse, manquait de gras. J'ai donc décidé de reprendre le flambeau
et de m'atteler à cette tâche.
Les ingrédients pour 1 kg:
- environ 1 kg de "buta bara niku". Les morceaux bordés de pur gras blanc sont facilement identifiables.
- 25 cl d'eau.
- 25 cl de vin blanc type muscadet. Mais comme je n'en n'avais pas à disposition j'ai utilisé du sake de cuisine et apporte un arôme tout à fait exquis!
- 3 fueuilles de laurier.
- Une bonne pincée de poivre et une autre d'herbes de provence et d'épices diverses éventuellement (selon les goùts de chacun).
La préparation est simple: il faut tout d'abord séparer le gras du maigre. découper ensuite le maigre en tranches de 2 cm d'épaisseur environ. Passer la viande au mixeur mais juste
un instant. Après il suffit de mettre la viande à cuire dans une cocotte avec le reste de la préparation cité plus haut. Rajoutons enfin le gras découpé en petits morceaux et le tour est joué. La
recette d'internet indique un temps de cuisson de 4 heures mais dans une cocotte, il vaut mieux éteindre le feu de temps en temps et laisser la chaleur tournante faisre son travail...
Après une nuit au frigo vous obtenez de belles rillettes comme vous n'en trouverez pas dans les choppes de Tokyo. Alors, si vous êtes la proie d'une crise de "charcuterite" aigue,
faites donc le malin et montrez à vos amis que vous aussi, vous pouvez représenter dignement la finesse de la cuisine française.
Joyeuse Saint-Valentin à toutes et à tous car ici même les célibataires sont suceptibles de recevoir des chocolats de la part de collègues féminines, amies ou autres personnes avec
qui ils ont un lien plus ou étroit. Résultat, un petit stock de chocolats et cette année on ne se moque pas du monde: maison du chocolat, grands noms de la chocolaterie...J'ai lu quelque part que
c'était aussi un moyen pour les hommes de tester leur popularité. Je ne crois pas trop à cette théorie. Je dirais juste que c'est une coutume et une marque de gentillesse. Voilà je ne jouerai pas
les esprits cyniques, comme une connaissance qui pense que cette fête n'a aucun sens et qu'elle ne fait que desservir l'industrie du chocolat au Japon...Plusieurs personnes m'ont répété que les
hommes japonais n'aimaient pas les produits sucrés, alors c'est peut-être aussi un moyen de les forcer un peu à la consommation. Ah je suis quand même mesquin d'avancer de telles hypothèses en
cette fête de l'amour! Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant des spécificités de la Saint-valentin japonaise, ce sont les femmes qui offrent les chocolats le 14 février. Les hommes
quant à eux retournent la pareille le 14 mars, jour qu'on appelle le "white day". Détail qui a son importance car il faut se souvenir de toutes les personnes qui vous ont offert des chocolats,
afin de leur signifier votre gratitude un mois plus tard. Il est donc courant de noter un mémo à cet effet. C'est dingue comme une simple fête d'amoureux peut se transformer en gestion des
stocks!
A part ça j'ai rencontré une anglaise aventurière qui, après avoir écumé une bonne partie de l'Asie, a fini par attérrir au Japon, depuis 6 ans. Elle a un profil de carrière dont
j'avais entendu parler auparavant mais dont je ne connaissais pas directement l'éxistence. En effet, c'est en Australie qu'une autre fille l'a pistonné pour être hôtesse dans un club. Apparemment
c'est plus soft que je ne le pensais. Bien sur il faut boire un peu mais la clientèle de son club se composait essntiellement de salaryman voulant simplement embellir leur soirée avec de belles
occidentales, et parler anglais (ce syndrome est partout on dirait). La plupart étaient mariés et lui demandaient même des conseils pour offrir un cadeau à leur épouse ou organiser un voyage
romantique. Selon ce qu'elle m'a raconté, ce genre de soirée pouvait se transformer en quelques instants en séance de psychologie du couple et conseil matrimoniaux. -"Tu devrais plus parler à
coeur ouvert avec ta femme, la surprendre de temps en temps etc..." Très polyvalent comme job! Il est même nécessaire d'avoir des aptitudes vocales puisque le karaoke y était souvent de rigueur.
Mais, telle l'image que je m'en faisais, c'est aussi un boulot usant et on a assez rapidement envie de prendre le large et de se recycler dans quelque chose de plus concentionnel. Enfin ça dépend
parcequ'elle a ensuite trouvé un poste pour jouer un personnage spécial Japon (qui n'éxiste pas dans les autres pays) chez Disneyland. Avec un surnom du genre "genki polly" et vu comme cette
fille est énergétique (une pile), ça devait lui aller à merveille! Ne croyez surtout pas que je la met en boîte en parlant d'elle dans cet article car grâce à ce taf, elle a voyagé quasiment dans
tout le Japon et à Okinawa notamment. Là, il parait que de gros poissons rouges viennent vous manger dans la main, comme le font les chevaux ou les chiens domestiques...Quand j'entends ce genre
de récit, ça me donner envie de poser plein de jours de congés sans solde. Et puis elle a fini par se faire remarquer par quelqu'un qui bossait dans une agence et est devenue model de temps à
autres. Car ceci n'est pas un boulot super stable. On l'appelle pour des pubs et c'est plus ou moins lucratif. Les variations de revenu peuvent être d'une grande amplitude d'un mois sur l'autre.
Mais c'est un super complément quand on est "languae instructor" dans une boîte de langues par exemple! Ajoutez à celà une pincée de doublage en anglais pour dessins animés ou journaux télévisés
et vous obtenez une vie explosive de free lance (travailleurs indépendants)!
Ce qui m'a intrigué c'est sa communication super bien maîtrisée avec les gens autour alors qu'elle n'étudie pas le japonais. Aucune rigueur dans sa progression en japonais mais une
tchatche qui doit en faire une persone populaire dans son petit monde.
La notion de travail à mi-temps ou à temps partiel n'est apparemment pas la même en France et au Japon. En effet, là où le terme est synonyme de réduction du temps de travail en
France, il est plus synonyme de travail payé à l'heure au Japon. Pour être plus précis, on parle de "part-time" ici. Un emploi en "part-time" ne signifie pas forcément que vous travaillez moins
mais que vous êtes payé à l'heure, contrairement à l'employé embauché sous un contrat plus solide qui reçoit un salaire fixe, bénéficie de congés maladie et déccroche un bonus (sorte de treizième
mois). J'en arrive donc à l'emploi de type "part-time" où quand vous êtes malade vous n'êtes pas payé durant votre absence, pas de bonus. D'ailleurs, le fait de n'être pas rémunéré en votre
absence ne vous empêchera pas de rattrapper votre boulot quand vous retournerez bosser après avoir transpiré de fièvre pendant quelques jours...Mais si vous faites des heures supplémentaires vous
touchez plus. Je suis loin de connaitre le sujet sur le bout des doigts mais j'ai l'impression que cette forme de travail est très répandue au Japon. Ce pourrait être un phénomène comparable à
celui des CDD en France ou celui des caissières de supermarchés astreintes à des temps partiels bien flexibles. Ceci touche aussi apparemment beaucoup les emplois de bureau et, s'il semble
relativement aisé pour une jeune femme de trouver un emploi de bureau en "part time", c'est plus difficile d'en trouver un en tant que vraie employée avec une évolution de carrière possible. Je
connaissais une japonaise bardée de diplômes qui galérait pour trouver un poste solide et non un emploi plus ou moins précaire où elle pensait qu'on finirait par la conduire gentillement vers la
sortie quand elle aurait atteint un certain âge.
Bref, si vous parlez de "travail à mi-temps" ou de "travail à temps partiel' avec des japonais, il y a des chances pour qu'il vous répondent "part time". J'ai eu l'occasion d'en
parler il y a peu avec un japonais retraité et voici ce qu'il m'a appris: " Au Japon le nombre de travailleurs à mi-temps augmente de plus en plus; non seulement chez les femmes mais aussi
chez les hommes. Je pense que parfois le besoin des entreprises concorde avec le désir des travailleurs. Les entreprises veulent augmenter le nombre de travailleurs à mi-temps dans la mesure du
possible afin de réduire leurs dépenses de personnel. Quant aux travailleurs, leur désir diffère selon les couches sociales, les femmes, jeunes hommes et hommes plus âgés...Beaucoup de femmes
mariées travaillent à mi-temps pour améliorer leur quotidien (note: s'occuper de leur famille) et d'autres qui travaillent à mi-temps pour profiter de leur temps libre après que leurs
enfants aient grandi (note: bon nombre de ces dames font vivre en partie les écoles de langues ou de n'importe quoi en en faisant leur hobbie, une clientèle du matin et de l'après-midi).
Chez le jeunes hommes, il y en a qui sont obligés de travailler à mi-temps, n'ayant pas pu obtenir un emploi à la fin de leurs études à cause de la récession du début des années 90. On
appelle cette période "la période glacière pour l'emploi". Beaucoup ont donc commencé à travailler à mi-temps et ont eu de grandes difficultés à trouver un emploi plus régulier parcequ'ils
n'avaient ni expérience ni connaissances spécifiques. D'autres préfèrent travailler à mi temps afin de consacrer plus de temps libre à leurs loisirs. La plupart d'entre eux n'aiment obéir à leurs
supérieurs ni au règlement de travail des entreprises. En ce qui concerne les hommes âgés travaillant à mi-temps, ils sont forécs de le faire, ayant été licenciés et ne pouvant plus trouver un
emploi à temps plein à cause de leur âge. Chez ces jeunes et vieux travailleurs, beaucoup sont appelés "pauvres en travaillant". La plupart travaillent à la journée et passent la nuit dans un
café internet. Sans domicile fixe, ils sont obligés de temps en temps de passer la nuit dans un parc, n'ayant pas pu gagner suffisament d'argent. On les nomme "réfugiés dans un café
internet".
Ce phénomène de squat dans les "manga kissa" (sortes de cyber cafés avec une bibliothèque de manga à disposition et cabines privatives), je l'ai constaté au début de mon séjour
au Japon. En effet, alors que je n'avais pas encore la connection internet à la maison, j'allais souvent au même "mamboo" (une chaine de manga kissa). Une fois, l'employée s'acharnait à frapper
à la porte d'une cabine mais le type ne répondait pas. alors elle a finit par appeler les flics qui ont évacué le monsieur. Ce genre d'histoire ressemble celle d'une descente de police dans un
squat mais en fait ça se fait "tout en douceur". Si j'avais été un peu plus concentré sur l'ordinateur, je n'aurais peut-être rien vu de cete évacuation. Le gars ne bronchait pas et avait l'air
endormi. Et les policiers semblaient plutôt compatissants à son sort (ça doit pas être confortable de passer la nuit dans un gros fauteuil). C'est quelque chose de très connu depuis qu'une
émission de TV a fait un reportage spécial sur le sujet. On parle aussi de jeunes en rupture familiale et dans l'incapacité de trouver un vrai emploi, car sans domicile fixe ni adresse. Ils
reçoivent des appels sur leur portable pour un boulot journalier. Ce qui m'intrigue pafois ici, c'est que la précarité est presque invisible.
En supplément de cet article, une petite vidéo d'un groupe jazzy prise à la sortie sud de la gare de Shinjuku:
En écho aux articles du blog comme ça du Japon, je présente dans cet article un jeu de kanji dispo sur nintendo DS: "Tadashii Kanji Kakitori
Kun" (Méthode Kageyama). En fait j'ai eu l'occasion de tester deux logiciels de kanji sur cette console et, en tant que débutant, le "kageyama" m'a plus tenu,
certainement parceque le niveau part vraiment de la base. En général je dirais que la partie du jeu où j'ai passé le plusde temps est assez "scolaire" et suit d'ailleurs la progression des
écoliers japonais. Mais c'est justement un atout de ce jeu à mon avis. En effet, les kanjis du premier niveau sont assez simples mais il y a certaines associations entre ces kanji que je ne
connaissais pas du tout!
En fait, l'apprentissage en langue étrangère est différente de celle de l'enfant japonais. On avance peut-être plus vite sur certains points et on apprend du vocabulaire "utile".
J'ai l'impression en jouant à ce jeu que les écoliers japonais apprennent aussi à faire des associations de kanji. Il y a tout d'abord une rubrique un peu rébarbative mais utile pour corriger
l'ordre des traits ou simplement l'apprendre.
Mais c'est beaucoup plus intéressantde naviguer dans la partie avec la petite devinette sur l'écran de gauche et la réponse à trouver sur celui de droite. Par exemple, il faut
écrire les hiragana correspondant à "manabu", étudier. Si on ne souvient pas de ce mot, on peut s'en souvenir en lisant la phrase "benkyou suru / oshiete morau" (étudier / 

recevoir l'enseignement).
La première série d'éxercices consiste à traduire les termes de vocabulaire en hiragana. Quand on ne trouve pas et qu'on se trompe, l'écran de droite offre la correction et garde
la révision pour la fin. Puis on doit reprendre les mêmes termes mais pour passer cette fois des hiragana aux kanji. L'éxercice peut paraitre un peu lassant à la longue mais c'est un bon
instrument de révision et d'apprentissage, mais avec en plus un dico sous la main dans ce deuxième cas. Cet éxercice un peu systématique permet de "faire rentrer" en douceur de nouvelles
associations de kanji éventuellement. A la fin de l'éxercice, les points non maitrisés sont revus jusqu'à ce qu'ils soient notés correctement.
Un autre éxercice intéressant est celui qui consiste à compléter les trous des kanji manquant dans une phrase visible sur l'écran de gauche. En effet celà conduit à utiliser un
kanji dans toutes ces facettes et pas seulement dans la plus courante.
De façon générale, je dirais que ce genre de logiciel est un bon complément à un apprentissage plus classique. La méthode "papier / stylo" n'est pas à ranger au placard mais au
moment de revoir les kanji déjà plus ou moins bien acquis, la console est plus ludique (c'est un peu le but en même temps!).
Ce qui est un peu étrange dans ce jeu, c'est le dégrés de rigueur variable du correcteur selon la rubrique. En effet, si on se trouve dans la rubrique consacrée à l'apprentissage
pur d'un kanji, le logiciel est strict sur l'ordre et le sens du tracé. En revanche, dans la rubrique citée plus haut, il m'est arrivé de tracer un même kanji de façons un poil différente et
c'est passé comme une lettre à la poste. Par ailleurs, j'ai l'impression que le logiciel s'acharne parfois à trouver un kanji différent de celui tracé à un détail près. Par contre, le bon point
par rapport à d'autres jeux de kanji, c'est qu'on a le temps (pas illimité quand même) de tracer son kanji.
C'est vraiment un bon jeu pour débutants! Un bon bouquin lui est certainement préférable pour réellement progresser en écriture et pour acquérir du vocabulaire nouveau adapté à des
besoisn d'adulte. Mais pour une révision ou un complément c'est vraiment sympathique! Comme je n'ai pas découvert toutes les facettes du jeu, je reppasserai peut-être dessus plus tard...
Commentaires