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Image hébergée par servimg.comS. est un japonais qui a pas mal voyagé dans sa vie. Après ses études au japon, il s'est envolé pour les Etats-Unis à l'âge de 22 ans afin d'y étudier l'anglais à fond. Il a tellement bien étudié l'anglais l'anglais qu'il a réussi à déccrocher un poste dans une entreprise d'import-export de composants électroniques américaine. Il y servait d'interprête en général. Il y est resté 23 ans. Autant qu'il a une certaine expérience de ce pays. Puis il est rentré au japon et a y a terminer sa carrière professionnelle. Il en est venu à évoquer son travail aux Etats-Unis et le changement de comportement auquel il a du se soumettre. En effet, quand il a débarqué là-bas, il a du se plier à une vie en société très différente de celle à la quelle il était accoutumé dans son pays. Pour lui les américains étaient des gens "agressifs". Quand on parle d'agressivité on pense plutôt ici à une certaine façon d'être où on se montre, on s'affirme, on s'exprime avec peut-être plus de d'emphase que ne le feraient des japonais en général. Mais comme S. trouvait celà très intéressant, le fait de se confronter à une autre culture, il a fait des efforts pour adopter le comportement de ses interlocuteurs. Etant le seul japonais dans la boîte, il n'avait peut-être aussi pas trop le choix. Mais l'avantage selon lui de cette "intégration" dans un pays comme les Etats-Unis, c'est que les gens autour de lui l'ont relativement considéré comme un américain. L'organisation du travail y était aussi très différente. Il a souvent utilisé le terme "individualiste" ou "individualisme" pour évoquer la façon de travailler des américains. Image hébergée par servimg.comEn effet, il sentait qu'il devait prendre des initiatives seul et faire preuve d'argumentation et de bagout lors des réunions. Il m'a dit que ça n'a pas été trop difficile pour lui car ce boulot était en fait son premier travail et qu'il n'avait pas d'expérience professionnelle antérieure au Japon. C'est surtout quand il est rentré au Japon, une vingtaine d'années plus tard, qu'il a pu se rendre compte des différences au travail. Il lui a fallu devenir très consensuel avec ses collègues et en réferrer toujours à son supérieur hiérarchique de prendre une quelconque initiative. Mais étant né au Japon et y ayant passé un peu plus de vingt ans avant de le quitter, il a pu, à son propre étonnement, se couler dans le moule tout en prenant un certain recul sur ces deux pays...C'est vrai qu'à 22 ans, au moment où il est parti pour les Etats-Unis, il devait déjà connaitre les rudiments de la "communication silencieuse" (ce sont ses propres mots pour qualifier une certaine façon de communiquer à la japonaise). Il m'a dit aussi qu'en tant qu'étranger au Japon, j'avais un avantage. C'est le fait que je puisse progressivement comprendre les gens plus en profondeur alors que ces derniers ne le soupçonneraient pas. Je ne vois pas bien en quoi ce serait un avantage, à moins d'être agent secret d'un gouvernement étranger infiltré au Japon...Marrant de voir comme j'ai eu le plus souvent les discussions les plus intéressantes avec des gens d'un certain âge, plus d'ouverts d'esprit...Image hébergée par servimg.com
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Image hébergée par servimg.comJe Pas plus tard que samedi soir nous avons assisté avec une amie à une scène apparemment connue pour quelqu'un qui vit ici depuis plus de 5 ans mais inédite pour moi...
Alors qu'on est en chemin pour aller acheter une bouteille, on croise un étranger en pourparlers avec des agents de police. On passe notre chemin, on fait les courses et sur le chemin du retour, la discussion semble vive. Mon amie lui demande alors si tout se passe bien. Il répond:
" no problem"
Bon, jusqu'ici rien de très anecdotique vous me direz mais c'est surtout la réaction des policiers qui m'a surpris. En effet, alors que l'agent qui l'interrogeait semblait tout à coup submergé par le trop plein d'anglais autour de lui, un autre s'est mis à crier "he is crazy, he is crazy!" en pointant le "fautif" du doigt.
Mon amie m'affirme que ce "he is crazy" signifie qu'il s'est battu avec quelqu'un...
On continue notre route et on retrouve le type juste derrière nous une rue plus loin, pas l'air troublé pour un sou.
je lui demande ce qui s'est passé et il me dit qu'il s'est pris un coup par un japonais et a répliqué (c'est sa version je n'ai pas vu la scène et le problème n'est pas de savoir qui a tort ou raison). "A japanese guy fucked me off ". Il me raconte aussi que ça fait 10 an qu'il vit dans ce quartier et qu'il y connait plus ou moins tout le monde, dont ses policiers, ce qui la peut-être aidé...
En fait c'est con mais comme le gars est noir, le voir entouré de flics m'a fait automatiquement pensé à "embrouilles". Mais on en n'était pas à ce stade-là. Je ne sais pas si ce gnre de scène est courante mais J. semblait elle très au fait de ce genre de fait divers dans les rues la nuit. Apparemment, la traduction de "he is crazy" est "il s'est battu".

Les photos n'ayant aucun rapport, si ce n'est peut-être évoquer le monde de la nuit, ont été prises depuis Akebonobashi, à 20 minutes à pied de Shinjuku.

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Un jour, nous vîmes une japonaise se pointer avec un grosse résrve de rillettes faites maison dans les bras dont elle avait déniché la recette sur internet. Comment? Les japonais se permettraient donc de plagier nos bonnes recettes nationales?! Ceci, digne de l'espionnage industriel, ne pouvait  nous laisser sans réagir. C'est alors que M. a eu l'idée de préparer deux kilos de cette bonne recette, histoire d'user à bon escient un froid dimanche d'hiver...Mais sa préparation, bien que délicieuse, manquait de gras. J'ai donc décidé de reprendre le flambeau et de m'atteler à cette tâche.
Les ingrédients pour 1 kg:
- environ 1 kg de "buta bara niku". Les morceaux bordés de pur gras blanc sont facilement identifiables.
- 25 cl d'eau.
- 25 cl de vin blanc type muscadet. Mais comme je n'en n'avais pas à disposition j'ai utilisé du sake de cuisine et apporte un arôme tout à fait exquis!
- 3 fueuilles de laurier.
- Une bonne pincée de poivre et une autre d'herbes de provence et d'épices diverses éventuellement (selon les goùts de chacun).
La préparation est simple: il faut tout d'abord séparer le gras du maigre. découper ensuite le maigre en tranches de 2 cm d'épaisseur environ. Passer la viande au mixeur mais juste un instant. Après il suffit de mettre la viande à cuire dans une cocotte avec le reste de la préparation cité plus haut. Rajoutons enfin le gras découpé en petits morceaux et le tour est joué. La recette d'internet indique un temps de cuisson de 4 heures mais dans une cocotte, il vaut mieux éteindre le feu de temps en temps et laisser la chaleur tournante faisre son travail...
Après une nuit au frigo vous obtenez de belles rillettes comme vous n'en trouverez pas dans les choppes de Tokyo. Alors, si vous êtes la proie d'une crise de "charcuterite" aigue, faites donc le malin et montrez à vos amis que vous aussi, vous pouvez représenter dignement la finesse de la cuisine française.
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Image hébergée par servimg.comPour celles et ceux qui suivent le blog, rappellez-vous la soirée temaki qui avait eu lieu à Kokubunji, dans la banlieue ouest de Tokyo à Mitaka. C'était en fait le premier épisode d'une trilogie qui devrait se terminer chez moi. Cette fois, pour le deuxième round, nous avons tous passés la soirée chez F-chan (pour des raisosn de confidentialité évidentes, nous respecterons l'anonymat des personnes évoquées). ce soir là le thème était "okonomiyaki" pour le repas et jeux de cartes pour les divertissements. Je reprlerai de l'okonomiyaki bien maison dans un autre post. J'aimerais plus ici intéresser le lecteur à un jeu de carte typiquement japonais, le "usunoro" (prononcez "ousounolo"). Le principe du jeu et les règles sont super simples. On distribue un jeu de cartes classique et à chaque tour on doit déposer une carte sur la table en criant tous en coeur "usunoro". Au milieu de la table on peut disposer des babioles genre figurines en mousse pour porte-clés. Si vous êtes 6 personnes par exemple, disposez 5 figurines au centre de la table. Quand une personne à un jeu de 4 cartes identiques (4 rois, 4 mêmes chiffres...) il doit chopper une figurine et à ce moment-là les autres doivent en faire autant. Forcément, il y en a un ou une qui ne choppe rien et qu'on appelle "u" pour commencer. Puis si on perd deux fois on s'appelle "usu" jusqu'à "usunoro". Comme vous l'aurez compris ce jeu ne requiert pas un fin esprit stratège mais simplement des réflexes de vitesse et un peu de bleuf. Car on peut prétendre avoir un jeu de 4 cartes, aller jusqu'à frôler la figurine sans la prendre. dans ce cas, si un autre joueur se lasisse abuser et prend une figurine, il perd aussi...Sans le paraître ce jeu est sportif et on se retrouve dans des situations de tensions comme on en trouve dans intervilles ou les jeux télévisés du coin. Par exemple une figurine a été projetée par inadvertance parterre entre 2 joueurs qui se ruent sur l'objet mais le manquent. Imaginez alors qu'un trosi-me joueur s'affale sur la table pour passer de l'autre côté et rentrer dans l'arène. Mais un quatrième joueur voulant le faire perdre le retient sur la table et s'engage dans une lutte avec ce dernier...Autre situation délicate: lorsque les 6 joueurs se sont rués sur les figurines, l'une d'elles a été projetée sur une zone sensible du corps de l'un des joueurs. ce dernier doit alors faire face à l'avidité d'un autre joueur qui peut se ruer sur la figurine sans réfléchir...ce jeu digne d'un bière foot m'a bien fait rire!Image hébergée par servimg.com
Pour commenter un peu les photos, on pourrait simplement qualifier Urayasu, un quartier de Chiba près de Funabashi, comme une grosse banlieue dortoir. Vu de la ligne de train locale qui surplombe les grandes routes et la terre ferme, c'est un empilement de maisons identiques ou de bâtiments style HLM. Le style des maisons me rappelles des banlieues dortoirs parisiennes comme Orly ou Pontoise...Mais je n'ai qu'un vague souvenir d'enfance de ces endroits. Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com
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Fin de la balade qui avait commencé à Asakusa, avec la petite croisière sur la Sumida et s'était tranquillement poursivie dans le parc Amarikyu. En sortant du parc, du côté de la terre ferme, on tombe presque sans transition en plein coeur de Shimbashi, au milieu des tours...on se croirait d'un seul coup dans le quartier de la Défense mais en plus haut! Comme d'habitude pour un dimanche, ce genre de quartier en effervescence durant la semaine est quasiment vide quand les bureaux sont fermés. C'est ici que le monorail automotique termine son parcours, se faufilant au milieu des buildings; un spectacle à ne pas manquer juste avant la tombée de la nuit!



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Joyeuse Saint-Valentin à toutes et à tous car ici même les célibataires sont suceptibles de recevoir des chocolats de la part de collègues féminines, amies ou autres personnes avec qui ils ont un lien plus ou étroit. Résultat, un petit stock de chocolats et cette année on ne se moque pas du monde: maison du chocolat, grands noms de la chocolaterie...J'ai lu quelque part que c'était aussi un moyen pour les hommes de tester leur popularité. Je ne crois pas trop à cette théorie. Je dirais juste que c'est une coutume et une marque de gentillesse. Voilà je ne jouerai pas les esprits cyniques, comme une connaissance qui pense que cette fête n'a aucun sens et qu'elle ne fait que desservir l'industrie du chocolat au Japon...Plusieurs personnes m'ont répété que les hommes japonais n'aimaient pas les produits sucrés, alors c'est peut-être aussi un moyen de les forcer un peu à la consommation. Ah je suis quand même mesquin d'avancer de telles hypothèses en cette fête de l'amour! Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant des spécificités de la Saint-valentin japonaise, ce sont les femmes qui offrent les chocolats le 14 février. Les hommes quant à eux retournent la pareille le 14 mars, jour qu'on appelle le "white day". Détail qui a son importance car il faut se souvenir de toutes les personnes qui vous ont offert des chocolats, afin de leur signifier votre gratitude un mois plus tard. Il est donc courant de noter un mémo à cet effet. C'est dingue comme une simple fête d'amoureux peut se transformer en gestion des stocks! Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
A part ça j'ai rencontré une anglaise aventurière qui, après avoir écumé une bonne partie de l'Asie, a fini par attérrir au Japon, depuis 6 ans. Elle a un profil de carrière dont j'avais entendu parler auparavant mais dont je ne connaissais pas directement l'éxistence. En effet, c'est en Australie qu'une autre fille l'a pistonné pour être hôtesse dans un club. Apparemment c'est plus soft que je ne le pensais. Bien sur il faut boire un peu mais la clientèle de son club se composait essntiellement de salaryman voulant simplement embellir leur soirée avec de belles occidentales, et parler anglais (ce syndrome est partout on dirait). La plupart étaient mariés et lui demandaient même des conseils pour offrir un cadeau à leur épouse ou organiser un voyage romantique. Selon ce qu'elle m'a raconté, ce genre de soirée pouvait se transformer en quelques instants en séance de psychologie du couple et conseil matrimoniaux. -"Tu devrais plus parler à coeur ouvert avec ta femme, la surprendre de temps en temps etc..." Très polyvalent comme job! Il est même nécessaire d'avoir des aptitudes vocales puisque le karaoke y était souvent de rigueur. Mais, telle l'image que je m'en faisais, c'est aussi un boulot usant et on a assez rapidement envie de prendre le large et de se recycler dans quelque chose de plus concentionnel. Enfin ça dépend parcequ'elle a ensuite trouvé un poste pour jouer un personnage spécial Japon (qui n'éxiste pas dans les autres pays) chez Disneyland. Avec un surnom du genre "genki polly" et vu comme cette fille est énergétique (une pile), ça devait lui aller à merveille! Ne croyez surtout pas que je la met en boîte en parlant d'elle dans cet article car grâce à ce taf, elle a voyagé quasiment dans tout le Japon et à Okinawa notamment. Là, il parait que de gros poissons rouges viennent vous manger dans la main, comme le font les chevaux ou les chiens domestiques...Quand j'entends ce genre de récit, ça me donner envie de poser plein de jours de congés sans solde. Et puis elle a fini par se faire remarquer par quelqu'un qui bossait dans une agence et est devenue model de temps à autres. Car ceci n'est pas un boulot super stable. On l'appelle pour des pubs et c'est plus ou moins lucratif. Les variations de revenu peuvent être d'une grande amplitude d'un mois sur l'autre. Mais c'est un super complément quand on est "languae instructor" dans une boîte de langues par exemple! Ajoutez à celà une pincée de doublage en anglais pour dessins animés ou journaux télévisés et vous obtenez une vie explosive de free lance (travailleurs indépendants)!
Ce qui m'a intrigué c'est sa communication super bien maîtrisée avec les gens autour alors qu'elle n'étudie pas le japonais. Aucune rigueur dans sa progression en japonais mais une tchatche qui doit en faire une persone populaire dans son petit monde.
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Quels que soient le jour et l'heure auxquels vous passez devant le Krispy Kreme près de la sortie sud de la gare de Shinjuku, il ya de fortes chaces pour que vous assistiez à la queue des consommateurs en attente. C'est vraiment dingue! Les japonais sont des gens patients qui sont prêts à faire la queue pour un bon resto et il y a d'ailleurs en général des chaises devant l'entrée prévues à cet effet. Mais une queue super longue comme celle-ci, il n'y a guère qu'ici que j'en ai vu des comme ça. Sur la photo on ne voit que le début de la queue car le plus gros se trouve sur le pont qui rejoint  le grand bâtiment de Takashimaya. Ce jour-là il n'y avait pas tant de monde et c'est parfois bien plus bondé!
Pourquoi? Après avoir gouté je ne peux pas croire que c'est pour le goùt. Bon sincèrement je n'aurais pas eu la patiente de faire cette queue mais quelqu'un en a apporté une fois et je peux vous assurer qu'en une seule mince bouchée vous faites le plein de gras et de sucre pour la journée. je n'éxagère même pas: du sucre pur, de l'huile et un peu de farine; voici les bons gâteaux dans votre fin palais. En plus on m'a souvent fait le remarque que les hommes japonais ne pourraient ingurgiter les gâteaux que s'enfilent beaucoup d'hommes français, mais la queue est bien mixte...
Donc toujours la question: pourquoi? Après avoir posé la question à des japonais, je n'ai jamais pu obtenir de réponse précise mais on évoque souvent la pub qui a du être faite autour de doghnut. En gros l'enseigne serait venue de New York à grands renforts de spots publicitaires et de tracts distribués ? Il y a surement de ça...
Mais c'est une autre personne qui a peut-être découvert le secret de ce Mac do du sucre: "plus il y a une longue queue, plus ça veut dire que c'est délicieux!". Alors serait-ce l'effet boule de neige responsable de cette file d'attente?
Sans rire je me demande si c'est pas plus d'attendre pour des doghnuts que pour le renouvellement de son visa à l'immigration...
En tous cas ne manquez pas la vidéo embraquée de notre envoyé spécial qui a  pu nous rapporter ces images, au pas de course, de la fameuse queue!
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La notion de travail à mi-temps ou à temps partiel n'est apparemment pas la même en France et au Japon. En effet, là où le terme est synonyme de réduction du temps de travail en France, il est plus synonyme de travail payé à l'heure au Japon. Pour être plus précis, on parle de "part-time" ici. Un emploi en "part-time" ne signifie pas forcément que vous travaillez moins mais que vous êtes payé à l'heure, contrairement à l'employé embauché sous un contrat plus solide qui reçoit un salaire fixe, bénéficie de congés maladie et déccroche un bonus (sorte de treizième mois). J'en arrive donc à l'emploi de type "part-time" où quand vous êtes malade vous n'êtes pas payé durant votre absence, pas de bonus. D'ailleurs, le fait de n'être pas rémunéré en votre absence ne vous empêchera pas de rattrapper votre boulot quand vous retournerez bosser après avoir transpiré de fièvre pendant quelques jours...Mais si vous faites des heures supplémentaires vous touchez plus. Je suis loin de connaitre le sujet sur le bout des doigts mais j'ai l'impression que cette forme de travail est très répandue au Japon. Ce pourrait être un phénomène comparable à celui des CDD en France ou celui des caissières de supermarchés astreintes à des temps partiels bien flexibles. Ceci touche aussi apparemment beaucoup les emplois de bureau et, s'il semble relativement aisé pour une jeune femme de trouver un emploi de bureau en "part time", c'est plus difficile d'en trouver un en tant que vraie employée avec une évolution de carrière possible. Je connaissais une japonaise bardée de diplômes qui galérait pour trouver un poste solide et non un emploi plus ou moins précaire où elle pensait qu'on finirait par la conduire gentillement vers la sortie quand elle aurait atteint un certain âge.
Bref, si vous parlez de "travail à mi-temps" ou de "travail à temps partiel' avec des japonais, il y a des chances pour qu'il vous répondent "part time". J'ai eu l'occasion d'en parler il y a peu avec un japonais retraité et voici ce qu'il m'a appris: " Au Japon le nombre de travailleurs à mi-temps augmente de plus en plus; non seulement chez les femmes mais aussi chez les hommes. Je pense que parfois le besoin des entreprises concorde avec le désir des travailleurs. Les entreprises veulent augmenter le nombre de travailleurs à mi-temps dans la mesure du possible afin de réduire leurs dépenses de personnel. Quant aux travailleurs, leur désir diffère selon les couches sociales, les femmes, jeunes hommes et hommes plus âgés...Beaucoup de femmes mariées travaillent à mi-temps pour améliorer leur quotidien (note: s'occuper de leur famille) et d'autres qui travaillent à mi-temps pour profiter de leur temps libre après que leurs enfants aient grandi (note: bon nombre de ces dames font vivre en partie les écoles de langues ou de n'importe quoi en en faisant leur hobbie, une clientèle du matin et de l'après-midi). Chez le jeunes hommes, il y en a qui sont obligés de travailler à mi-temps, n'ayant pas pu obtenir un emploi à la fin de leurs études à cause de la récession du début des années 90. On appelle cette période "la période glacière pour l'emploi". Beaucoup ont donc commencé à travailler à mi-temps et ont eu de grandes difficultés à trouver un emploi plus régulier parcequ'ils n'avaient ni expérience ni connaissances spécifiques. D'autres préfèrent travailler à mi temps afin de consacrer plus de temps libre à leurs loisirs. La plupart d'entre eux n'aiment obéir à leurs supérieurs ni au règlement de travail des entreprises. En ce qui concerne les hommes âgés travaillant à mi-temps, ils sont forécs de le faire, ayant été licenciés et ne pouvant plus trouver un emploi à temps plein à cause de leur âge. Chez ces jeunes et vieux travailleurs, beaucoup sont appelés "pauvres en travaillant". La plupart travaillent à la journée et passent la nuit dans un café internet. Sans domicile fixe, ils sont obligés de temps en temps de passer la nuit dans un parc, n'ayant pas pu gagner suffisament d'argent. On les nomme "réfugiés dans un café internet".
Ce phénomène de squat dans les "manga kissa" (sortes de cyber cafés avec une bibliothèque de manga à disposition et cabines privatives), je l'ai constaté au début de mon séjour au Japon. En effet, alors que je n'avais pas encore la connection internet à la maison, j'allais souvent au même "mamboo" (une chaine de manga kissa). Une fois, l'employée s'acharnait à frapper à la porte d'une cabine mais le type ne répondait pas. alors elle a finit par appeler les flics qui ont évacué le monsieur. Ce genre d'histoire ressemble celle d'une descente de police dans un squat mais en fait ça se fait "tout en douceur". Si j'avais été un peu plus concentré sur l'ordinateur, je n'aurais peut-être rien vu de cete évacuation. Le gars ne bronchait pas et avait l'air endormi. Et les policiers semblaient plutôt compatissants à son sort (ça doit pas être confortable de passer la nuit dans un gros fauteuil). C'est quelque chose de très connu depuis qu'une émission de TV a fait un reportage spécial sur le sujet. On parle aussi de jeunes en rupture familiale et dans l'incapacité de trouver un vrai emploi, car sans domicile fixe ni adresse. Ils reçoivent des appels sur leur portable pour un boulot journalier. Ce qui m'intrigue pafois ici, c'est que la précarité est presque invisible.

En supplément de cet article, une petite vidéo d'un groupe jazzy prise à la sortie sud de la gare de Shinjuku:
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Daikan yama est une petite station sur une petite ligne pas loin d'Ebisu. On m'avait parlé d'un "saint Dermain-des-près" de Tokyo pour son côté branchouille et jeune. C'est vrai qu'il y a quelque chose de similaire avec les petits cafés et les boulangeries à la française. Bien sur c'est Tokyo donc toujours rès différent d'un quartier parisien mais on sent le point de rendez-vous connu pour du shopping ou une balade dominicale. Disons que c'est un quartier jalonné de boutiques aux designs recherchés. Pour celles et ceux qui habitent au Japon, il me semble que la différence avec l"ensemble urbain et architectural est très perceptible.  Nous sommes ici quasiment au centre la capitale mais il y règne comme un air de banlieue ouest pavillonaire et bourgeoise.



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Il va falloir que je mette un peu d'argent de côté pour la cagnotte spéciale mariages! En effet avril prochain a des chances d'être un mois fastueux puisque deux amies françaises se marient avec leur prince charmant japonais. Ce ne seront pas, si j'ai bien suivi, des mariages dans la plus pure tradition mais presque, au moins pour un. En effet être invité à un mariage japonais signifie rembourser l'organisation de la soirée dans une salle louée et un repas magnifique...Il ne faut pas offrir 20000 yens par exemple car on peut diviser cette somme en deux billets de 10000 et le couple pourrait dans ce cas être divisé de la même façon. Une de mes amies va se marier traditionnellement. L'autre amie compte apparemment faire un mariage plus funky sans organisation méticuleuse où le noir et blanc des costumes formels sera banni. c'est marrant j'ai l'impression que tout le monde se marie ou projette de se marier en ce moment. Eh oui nous sommes tous en train de franchir un cap. Il y en a que ça tracasse plus que d'autres. ça me fait penser à la soirée passée à Shinjuku avec un collègue qui pestait contre l'attrouppement des ados ou post-ados (combien de temps dure l'adolescence ici?). Non pas qu'il ait une dent contre les jeunes, juste par jalousie de ses 20 ans perdus (mauvais joueur va).Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Dans la rubrique des petites découvertes, je me suis rendu compte que le sucre "biologique" que j'avais gouté une fois en france chez une personne fan de ce genre de produit, se trouvait à l'état naturel à Okinawa! Eh oui, c'est un sucre très spécial qui à un petit goùt de réglisse. On dirait une confiserie à consommer telle quelle (c'est la petite coupelle de droite sur la photo avec la tasse). Je pense qu'on peut trouver ce genre de denrée dans les boutiques bio en France. Les boutiques bio, c'est parfois une ambiance un peu bizarre qui vous y attend, entre zénitude, encens et voix suaves...Pour la petite histoire, cette photo a été prise dans un café à l'étage restauration d'un grand magasin de Omiya, le terminus de la ligne kehin-tohoku (préfecture de Saitama au nord-ouest de Tokyo). La musique y était orientée Amérique du sud et France avec des morceaux comme "la gadoue" ou de vielles chansons populaires. Ajoutez à celà le parquet en bois (style vieille maison) et les fauteuils, on se serait cru un instant dans un bar branché d'une ville universitaire de province. Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
A part ça l'appartement se transforme ces derniers temps en labo à fabriquer du savon en quantité industrielle. En effet, pourquoi acheter du savon à la première boutique du coin alors qu'on peut passer du temps à en préparer chez soi? Réponse: pour la beauté du geste ou pour être sur que l'huile d'olive contenue dans votre savon soit bien de qualité optimale et puisse vous apporter tous les bienfaits d'un vrai savon de marseille quand vous l'appliquer sur votre peau fragile. Sans rire c'est du boulot et après la préparation il faut attendre quelques jours puis 3 mois après découpage avant de l'utiliser. Comme nous avons affaire à une vrai artiste, elle utilise les moyens du bord, tel des briques de lait pour contenir le produit encore liquide après la première phase de la préparation. En plus de l'huile d'olive il ya un produit chimique particulier et de l'huile de palme qu'on doit chauffer pour mettre à l'état liquide et qui durcit naturellement après préparation. Bref, nous aurons du savon pour l'année au moins!Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
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En écho aux articles du blog comme ça du Japon, je présente dans cet article un jeu de kanji dispo sur nintendo DS: "Tadashii Kanji Kakitori Kun" (Méthode Kageyama). En fait j'ai eu l'occasion de tester deux logiciels de kanji sur cette console et, en tant que débutant, le "kageyama" m'a plus tenu, certainement parceque le niveau part vraiment de la base. En général je dirais que la partie du jeu où j'ai passé le plusde temps est assez "scolaire" et suit d'ailleurs la progression des écoliers japonais. Mais c'est justement un atout de ce jeu à mon avis. En effet, les kanjis du premier niveau sont assez simples mais il y a certaines associations entre ces kanji que je ne connaissais pas du tout!
En fait, l'apprentissage en langue étrangère est différente de celle de l'enfant japonais. On avance peut-être plus vite sur certains points et on apprend du vocabulaire "utile". J'ai l'impression en jouant à ce jeu que les écoliers japonais apprennent aussi à faire des associations de kanji. Il y a tout d'abord une rubrique un peu rébarbative mais utile pour corriger l'ordre des traits ou simplement l'apprendre. Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Mais c'est beaucoup plus intéressantde naviguer dans la partie avec la petite devinette sur l'écran de gauche et la réponse à trouver sur celui de droite. Par exemple, il faut écrire les hiragana correspondant à "manabu", étudier. Si on ne souvient pas de ce mot, on peut s'en souvenir en lisant la phrase "benkyou suru / oshiete morau" (étudier / Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
recevoir l'enseignement). 
La première série d'éxercices consiste à traduire les termes de vocabulaire en hiragana. Quand on ne trouve pas et qu'on se trompe, l'écran de droite offre la correction et garde la révision pour la fin. Puis on doit reprendre les mêmes termes mais pour passer cette fois des hiragana aux kanji. L'éxercice peut paraitre un peu lassant à la longue mais c'est un bon instrument de révision et d'apprentissage, mais avec en plus un dico sous la main dans ce deuxième cas. Cet éxercice un peu systématique permet de "faire rentrer" en douceur de nouvelles associations de kanji éventuellement. A la fin de l'éxercice, les points non maitrisés sont revus jusqu'à ce qu'ils soient notés correctement.
Un autre éxercice intéressant est celui qui consiste à compléter les trous des kanji manquant dans une phrase visible sur l'écran de gauche. En effet celà conduit à utiliser un kanji dans toutes ces facettes et pas seulement dans la plus courante.
De façon générale, je dirais que ce genre de logiciel est un bon complément à un apprentissage plus classique. La méthode "papier / stylo" n'est pas à ranger au placard mais au moment de revoir les kanji déjà plus ou moins bien acquis, la console est plus ludique (c'est un peu le but en même temps!).
Ce qui est un peu étrange dans ce jeu, c'est le dégrés de rigueur variable du correcteur selon la rubrique. En effet, si on se trouve dans la rubrique consacrée à l'apprentissage pur d'un kanji, le logiciel est strict sur l'ordre et le sens du tracé. En revanche, dans la rubrique citée plus haut, il m'est arrivé de tracer un même kanji de façons un poil différente et c'est passé comme une lettre à la poste. Par ailleurs, j'ai l'impression que le logiciel s'acharne parfois à trouver un kanji différent de celui tracé à un détail près. Par contre, le bon point par rapport à d'autres jeux de kanji, c'est qu'on a le temps (pas illimité quand même) de tracer son kanji.
C'est vraiment un bon jeu pour débutants! Un bon bouquin lui est certainement préférable pour réellement progresser en écriture et pour acquérir du vocabulaire nouveau adapté à des besoisn d'adulte. Mais pour une révision ou un complément c'est vraiment sympathique! Comme je n'ai pas découvert toutes les facettes du jeu, je reppasserai peut-être dessus plus tard...
communauté : Japon
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Cet article fait directement suite au précédent sur la croisière de la Sumida. En effet, en achetant les tickets, nous pouvions choisir entre deux points de chute: le parc Amarikyu ou Odaiba. Odaiba étant déjà connu dans le rayon explorations, on a préféré un classique des dimanches après-midi, le jardin.  A proximité de Shimbashi, le parc semble entouré de buildings vitrés qui reflètent la texture bleutée du ciel ensoleillé...C'est complètement poétique ce qu je viens d'écrire! D'autant plus qu'on pouvait déjà admirer les pruniers en fleurs, qui dans leurs pétales d'un rose vif et affirmé, n'avaient que faire du froid d'hiver. Et c'est alors que nous saisîmes l'incommensurable beauté de la nature en fleurs qui vous enlève à toutes vos peurs. car nous ne sommes que peu de choses dans le cycle des saisons, dans l'implaccable tourbillon...
Eh oui, le Japon a beau être un pays d'extrême orient, ça n'empêche pas de virer à l'ouest de temps en temps !


communauté : Les photographes
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