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En ce dimanche ensoleillé nous avons décidé de tester la croisière dans une sorte de bateau-mouche sur la Sumida. Juste à côté de la sortie de métro d'Asakusa se trouve en effet le port d'embarquement. Pour à peine 1000 yens on peut voyager jusqu'au parc Amarokyu, juste à côté de Shimbashi. C'est sympa et on est confortablement installé. ceci permet de se rendre compte que finalement, une bone partie de la ville de Tokyo, quand elle est traversée quasiment en ligne droite, n'est pas si longue qu'on l'imagine lorsqu'on prend le train. Le décor est assez uniforme mais on repère au passage quelques sites comme l'énorme caserne des pompiers ou le bâtiment de "bandai" (un jouet "bandaiiiiiiiiii", rappelez-vous la pub entre deux dessins animés du club Dorothée!). Sur la première photo, vous pouvez voir la "flamme" qui ressemble à celle du pont de l'alma, en version énorme. C'est l'oeuvre d'un français et elle trône sur le building d'une grande entreprise de bières...Sur les drnières photos on aperçois le marche Tsukiji, sorte de Ringis de Tokyo, mais la comparaison est certainement très hasardeuse.

        
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Après plus d'un an de vie au japon je me suis enfin décidé à apprendre les kanjis à un rythme soutenu. Bien sur j'en connaissais auparavant mais, préférant me concentrer sur la grammaire ou tout ce qui pouvais être utile à améliorer ma communication, j'ai délaissé l'écriture et l'ordre des traits. Je ne le regrette pas car pour certains d'entre eux, à force de les voir régulièrement, sont passés comme une lettre à la poste. Je ne le regrette pas non plus parcequ'avec mon niveau de grammaire je peux comprendre l'emploi des kanjis que j'apprends en contexte. Mais je comprends maintenant pourquoi l'apprentissage des kanjis est fondammental pour retenir le vocabulaire et construire des mots correctement. En effet, il ya beaucoup d'homonymes en japonaises et certaines syllabes telles "kyou" ou "ryou" ou "shu" ou "shou" reviennnet à longueur de temps, que ce soit en lecture on-kun ou on-yomi. Or si avant il m'arrivait d'inverser les syllabes ou de confondre quelques mots avec d'autres, j'ai l'impression d'avoir fait des progrès de ce point de vue depuis que je me suis mis aux kanjis. En effet, au début de mon installation au Japon je confondais par exemple "denwa" (téléphone) et "densha" (train). Ces deux mots composés de 2 kanjis en ont un en commun, "den" (électricité). Dans ce cas la mémorisation des kanjis permet d'éviter les confusions ("wa": la parole; "sha": le véhicule)...On pourrait multiplier les exemples. Bien sur je ne suis pas au bout de mes peines mais j'y vois déjà un peu plus clair. . Une fois qu'on a intégré un mécanisme d'apprentissage, on a plus tendance à s'y tenir.
Dans un sens, certains peuvent penser qu'il était temps que je me réveille! Disons que j'ai toujours étudié depuis que je suis arrivé mais à des rythmes très différents selon les saisons. Ce qui me motive vraiment maintenant, c'est de constater que je me débrouille vraiment mieux que quand je suis arrivé. Même avec des fautes, même maladroitement, je tiens mieux la route. Je m'en suis rendu compte quand j'ai renouvellé mon visa et ma carte à la mairie. L'an dernier j'étais comme un petit gamin qui fait sa première rentrée des classes. Cette année pas d'affollement.
Mais mon entourage japonais laisse passer trop de mes fautes et je manque de pratique quotidienne je suppose. En tous cas je suis décidé, avec le temps qu'il faudra, à sortir de mon illétrisme. Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Heureusement il y a quelqu'un qui se moque de moi gentillement quand mon accent français est trop présent ou quand j'oublie la petite pointe de crayon à la fin d'un trait dans un kanji.
J'ai eu aussi l'occasion récemment de tester mon petit niveau avec la mère d'une amie.Plutôt du genre direct , elle disait "je ne comprends pas" quand ce que je disait n'était vraiment pas clair alors que personne d'autre ne bronchait autour. Merci madame! Mais du coup elle a essayé de faire resurgir un anglais semble t-il lointain. par exemple, au lieu de dire "friend" elle me parlait de "flai" avec une intonation qui ressemblait à celle qu'on emploie pour "produit frais" par exemple. Ou alors une décomposition en katakana change le mot et notre "friend" deviendra un "furando". Mais ne voyez surtout aucune moquerie dans mes remarques! En effet, après m'être vu sur vidéo, un peu bourré, parler japonais comme Renaud chante ses chansons, j'ai voulu me cacher sous la table.Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Bref pour celles et ceux aui voudraient en savoir plus à propos des kanji, je propose ce site avec les rubriques "un kanji par jour" et "une clé par jour":

france-japon.net/modules.php

ainsi que ces éxcellents articles sur les logiciels de kanji qu'on peut trouver sur nintendo DS:

www.commecadujapon.com/entries/20071222-200-mannin-no-kanken-nintendo-ds.html

www.commecadujapon.com/entries/20071201-nazotte-oboeru-otona-no-kanji-renshu-nintendo-ds.html

www.commecadujapon.com/entries/20071120-tsugawa-shiki-kanji-kioku-jutsu-nintendo-ds.html

En tous cas, je peux toujours retrouver la motivation en pensant au soir où on m'a mis un dico devant le nez en disant d'un ton sententieux: "nihongo gambatte kudasai". Tiens, ça me rappelle une chanson de zebda dans leur album essence ordinaire, avec l'histoire du "petit Robert"...
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il a neige...c'est joli la neige et ça fait longtemps que je ne l'avais pas vue!
Il fait aussi sensiblement plus froid que l'an dernier j'ai l'impression...Ceci n'empêche pas des petits groupes de musique amateurs de venir se produire dans la rue ici ou là! Hier soir j'ai assisté à un spectacle assez excellent. M'apprêtant à passer ma carte sur le portique pour rentrer dans la station, mon attention est attirée par un bon rythme de percussions. Je tourne la tête et je vois un salaryman, l'attaché-caisse en main, qui dodeline de la tête en bougeant son corps au rythme des musiciens. Les musiciens l'encouragent et vraiment il est dedans! Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Par ailleurs j'ai eu récemment l'occasion de prendre queqlues clichés de nuit sur une plage de Tsudanuma dans la préfecture de Chiba, assez près de Tokyo. Quelle idée de se balader sur une plage aux abords saturés par la vie citadine en plein hiver? Eh bien, aussi saugrenu que celà puisse paraitre, c'est un spectacle intéressant. En effet, la préfecture de Chiba étant composée en partie d'une grosse péninsule, on peut distinguer d'un bout de la côte un autre bout illuminé par les lumières de la ville. Une "ville qui ne s'arrête jamais puisque en certains points on peut voir à la fois Chiba, Tokyo et un bout de Yokohama.
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Pour la première fois j'ai fait une vraie soirée à Shibuya. Car il y avait notre shinenkai - fête de nouvelle année- ce samedi soir et l'un d'entre nous avait réservé pour tout le monde dans un petit resto de poisson avec boisson à volonté et poisson sous des formes parfois très étranges et je crois que sur ce coup nous avons tous fait une bonne overdose de poisson. Pour les boissons il y avait déjà des bouteilles directement installées sur la table mais c'étai pas forcément ce qu'il fallait boire et nous nous pouvions de toute façon commander des boissons en plus. Bref, la partie resto de la soirée s'est finie ( ou "on s'est finis") au gin tonic avec le gin dans un pichet et le soda dans un autre. Nous n'en avions pas commandé mais un serveur s'est pointé avec ça en disant que c'était cadeau...
Après le resto nous ne nous en doutions pas encore, mais nous nous approchions déjà du moment fatidique où, pris d'une crise de délire paillard, nous serions conduits à chanter la mareillaise dan un bus spécialement affrété pour embarquer des gens dans une énorme boîte de nuit à Odaiba...Mais pour l'instant nous en étions à négocier des places dans un bar pour pas trop cher. H. est toujoirs pro en toute circonstances alors il commenca à argumenter sur la place d'Hachiko, au fameux carrefour de Shibuya, mais pas moyen de faire descendre le prix alors nous décidâmes de faire le tour des bars par nous-même en quête de quelques places. j'ai découvert par la même occasion que ce quartier est le point de rencontre de pas mal d'étrangers. Mais contrairement à ce que j'ai entendu dire à propos de Roppongi, c'est plutôt cosmopolite à Shibuya et un peu moins le terrain de jeu sauvage en recherche de femme à consommer rapidement...Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Seulement, trouver des places dans un bar dans ce quartier un samedi soir à 11h30 s'avère être un exercice de persévérance. Finalement nous avons attérris dans un bar en sous sol et M. avait l'air un peu énervé de vois ici une concentraton de colocataires de sa sakura house (j'ai l'impression qu'il les voit déjà bien assez). Tokyo est très grande mais il suffit d'investir les endroits stratégiques pour retrouver son petit monde de gaijin jeune, aventurier, ivre. L'ambiance était très hip hop et nous en avons profité pour improviser un rap en dégustant nos bières. Un clash entre collègues en évoquant le boulot, c'est un peu comme une thérapie de groupe ou une psychanalyse pour pas cher...derrière les rimes habiles apparaissent les troubles ou le intérrogations éxistentielles.
Il est minuit et demie et nous rejoignons la copine de H. plus d'autres de ses potes, en route pour le méga club (ça doit être un des plus gros de Tokyo). Il y a un bus spécialement prévu pour faire la navette de Shibuya à Odaiba. Pour dire à quel les choses sont toujours bien organisées au Japon. là je me suis retrouvé à discuter avec les membres d'un groupe, stylés comme des personnages de manga, un peu le genre nana pour ceux qui auraient vu le film. Le chanteur me demande cash:
- Tu aimes les filles japonaises? C'est facile de rencontrer des japonaises quand on est français n'est-ce-pas?
Sincèrement ce genre de question ne m'étonne plus et plutôt que de me lancer dans une contre offensive stérile je suis cette fois parti directement dans une drôle de conversation "allons tout de suite au fond des choses".
- Ben peut-être mais à mon avis il faut quand même assurer pour une relation durable non?
- Qu'est-ce-que tu veux dire?
- Ben c'est normal après tout ce qui est rare est cher et à chacun son éxotisme. Mais l'effet ne doit pas durer longtemps...L'autre fois on est allé chez une amie (japonaise). Chez elle il y a tout le confort! La maison est très grande et il y a même une pièce spécialement prévue pour jouer (mah jong, wii...) Sa mère très accueillante nous a même invité à manger. Le père est arrivé vers 11h30, quand on s'apprétait à partir. Sa femme et ses filles étaient étonnées qu'il rentre si tôt ce jour-là...Il avait l'air crevé mais de bonne humeur. Sa fille m'a dit qu'il était "workholic". En tous cas c'est bien qu'il soit de si bonne humeur après une si longue journée de travail. Je ne sais pas mais je me dis qu'à sa place, il m'arriverait surement de me poser des questions.
- Par exemple?
- Par exemple "j'ai deux écrans plats géants, deux voitures rutilantes...mais je n'ai pas le temps de m'en servir". Enfin tu vois des questions simples. Non franchement j'admire son sens des responsabilités familiales et son dévouement au travail. Il faut quand même bien tenir la route pour assurer la vie de cette famille non? Tu connais la chute avec Michael Douglas?
Le gars m'a réellement pris pour un type super sérieux mais en fait, à la fin de la conversation et du trajet en bus, je ne savais déjà plus trop pourquoi je m'étais lancé sur ce sujet...Enfin, nous étions devant l'énorme boîte qui ressemble plus à une salle de concert. Pour toute personne ne connaissant pas le fonctionnement de ce genre d'endroit, je ne saurais trop conseiller de:
- prévoir de la monnaie en pièces de 100 yens pour le casier à l'extérieur où on met le gros de ses affaires.
- ne pas oublier de virer tout objet suceptible d'éveiller les soupçons du côté de la sécurité à l'entrée où on est fouillés.
- Prévoir encore de la monnaie au cas où on aurait oublié de ranger dans le premier casier un objet interdit à l'intérieur genre l'appareil digital.
Eh oui l'appareil étant interdit et ne retrouvant plus ma monnaie je me suis retrouvé dans un coin de l'entré pendant 20 bonnes minutes sans possibilité de confier mon appareil à un vigile où à l'accueil par exemple. On ne déconne pas avec le réglement ici! J'ai finalement pu retrouver de la monnaie, ranger mon appareil dans un autre casier, et pénétrer à l'intérieur. Heureusement que H. et M. étaient revenus sur leurs pas pour venir me repécher.
On constate dès les premiers pas une ambiance plutôt techno avec écrans géants et même des groupes qui viennet se produire sur la scène. à l'extérieur, il y a même une piscine autour de laquelle une petite foule gesticulait gaiement. C'est la première fois que je rentre dans ce genre place et je dois dire que j'éa été surpris par l'ambiance bonne enfant des mecs qui viennent danser avec vous bras dessus bras dessous! Et des mecs viennent spontanément vous trouver avec une espèce de candeur et de franchise marrantes:
- Bonjour je m'appelle machin et avec mon pote on veut parler anglais. Tu veux parler avec nous? J'étudie la phonétique anglaise à l'unniversité...
H., étonnement professionnel après des heures de beuverie, a refilé sa carte de visite en faisnt presque le détail de nos curriculum respectifs...
A 5 heures on a décidé de prendre le taxi à plusieurs jusqu'à Akihabara et ensuite le train. Je note dans cet article, tant que j'y pense, que je dois 3000 yens à quelqu'un (ne pas oublier!). Bref, je prends mon train et me dis qu'à 5h30 je serai à la maison et pourrai m'effondrer sur mon futon. Ensuite je ne me souviens plus mais une chose est sure, je me suis endormi. Quand j'ouvre l'oeil, je suis à deux stations plus loin que la mienne et il est 8h30. J'ai mon portable ouvert dans une main, mon papier de renouvellement de ma gaikokujin toroku dans l'autre, mon sac est par terre une place plus loin. Mais, vive le Japon, tout est là ! J'ai du faire au moins un aller retour de cette ligne de train avant de me réveiller.
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A Tokyo, beaucoup de quartiers sont spécialisés dans certaines activités particulières.Par exemple, pour les fans de moto, il suffit de se promener non loin du parc Ueno pour attérir dans un coin truffé de magasins prévus à cet effet. Si vous voulez trouver votre bonheur en éléctronique ou jeux vidéos, il vous suffit d'aller faire un tour à Akihabara. Ou encore, si vous aimez les modes vestimentaires, Daikan Yama est là pour vous...C'est un fait, beaucoup de magasins d'une même spécialité ont tendance à se regrouper dans un même paté de maisons...
Là on se dirige toujours dans le mode de la mode mais celle du luxe. Comme pour Paris et ses Champs Elysées, Tokyo possède son quartier du luxe, de la bijouterie à la haute couture: Ginza. Mais la configuration des lieux est bien sur spéciale. En effet, le quartier semble en évolution permanente avec des nouveaux bâtiments aux designs originaux qui poussent de terre, remplaçant d'autres bâtiments qui ne sont parfois plus aux normes anti-sismiques. Etre propriétaire d'un bâtiment semble ici très lucratif mais en cas de non conformité aux règles de sécurité, la bonne affaire peut se transformer en sécré casse-tête pour le propriétaire. 
On retrouve de grandes enseignes du luxe international dans des bâtiments dernier cri, avec des jeux de lumière et des vitrines éblouissants de nuit. Le carrefour entre ichome et nichome en est une belle illustration. On trouve ici Louis Vuitton dans un coin, Channel dans un autre, Cartier au troisième et Bulgari qui a ouvert ses portes il y a peu. D'ailleurs, l'ouverture de ce dernier magasin s'est faite en grande pompe avec la venue d'une star du grand écran japonais, sujet de conversation dans la bouche de quelques japonaises adeptes du shopping dans ce quartier. 
Mais on note aussi la présence de grands magasins, les "depato" (departement store), tels que Matsuya, Mitsukoshi ou encore...Le Printemps! Eh oui on retrouve cette enseigne célèbre à Paris. C'est amusant car les japonais sont parfois réellement surpris d'apprendre qu'il s'agit d'un magasin français. Le magasin semble pourtant jouer à fond sur l'aspect "french touch" en hissant un énorme drapeau français à l'entrée. Il faut savoir que quelques mots de français sur un emballage de gâteau par exemple apportent au produit un peu plus de crédit et de popularité.
Le week-end, la principale artère de Ginza est fermée à la circulation et c'est la foule des promeneurs qui se charge d'investir les lieux. Mais Ginza n'est pas seulement un grand centre de commerce plus ou moins luxueux. C'est aussi la place d'activités de bureau ou de commerces diverses. Le fait d'avoir son bureau installé à Ginza apporte certainement un cachet supplémentaire àl'image de l'entreprise. J'ai une amie "designer" qui travaille à Ginza dans un petit bureau où les places avec ordinateurs sont collées le unes aux autres dans un espace plus que restreint mais au loyer faramineux.
La nuit, Ginza se spécialise dans un autre genre de commerce, celui des "accompagnatrices de soirée" si on veut...les hôtesses. On m'a dit qu'après la guerre le quartier était vraiment célèbre pour ses clubs à hôtesses avec le défilé des grosses berlines avec chauffeurs qui attendaient monsieur le directeur parti se détendre un peu après une dure journée de labeur. Mais avec la crise économique qui a mis sur le carreau pas mal de monde à une époque, cette activité a baissé dans le quartier? Pourtant, le quartier garde toujours une peu cette image. J'ai traversé une fois le quartier un soir vers 10 heures et demie et j'ai assisté à un spectacle assez amusant: des salaryman saluant une dernières leurs hôtesses de la soirée habillées comme des poupées barbie pour une soirée du festival de Cannes. En tous c'est un autre standing par rapport aux autres clubs qu'on peut trouver dans des coins largement moins fortunés de la capitale...
 
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Durant mes premiers mois passés au Japon je n'ai jamais goùté aux ambiances de bar mais à celle des izakaya, ce qui sur le fond recouvre le même genre de soirée mais sur la forme est assez différent. Et puis ces derniers temps souhaité renouer avec le bar, son ambiance particulière avec pour seule consommation une boisson entre les mains et non l'obligation de devoir commander une bricole à picorer toutes les 5 minutes parceque le serveur passe, repasse et repasse encore pour vous "inciter à justifier de votre présence" en ces lieux. Le service est haut placé mais en gros, la communication avec le tenancier de la taverne se résume à "Bienvenue...installez-vous je vous en prie...vous prenez quoi...autre chose?...vous consommez quoi?...vous consommez quoi?...vous consommez quoi?...". Bon j'arrête dans l'arrêt sur images parcequ'on croirait vraiment entendre un vieux disque rayé! Je crois que j'ai simplement des problèmes de communication avec les vendeurs en général. C'est bête mais les formules rituelles débitées à vitesse maximale me laissent souvent dans l'expectative. Enfin, c'est peut-être tout simplement parcequ'il n'y a pas de communication dans ce rapport service-client qu'il n'y a justement pas de communication. Vous n'avez rien compris à cette phrase? Veuillez me pardonner ce plat de spaghettis verbales.
Bref, j'ai donc redécouvert le bar à la sauce tokyoite et, si la boisson coùte en général plus chez que dans les izakaya, je dois avouer que le barman est souvent moins bloqué humainement par son addition-calculette électronique. Mais en fait je n'ai pas grande exérience de ces lieux de perdition. Tout d'abord il y a aussi des pub au Japon, dont la devanture est parfois assez visible, comme c'est la coutume en Europe. C'est le cas notamment à proximité du parc Ueno. Ici on peu gober pendant de longues minutes sur des images de football...Mais bon ça ne m'avait pas trop convaincu. Je me suis égalment rendu dans un bar de Kinshicho. Là , il fallait ben noter le panneau publicitaire dans la rue et monter au deucxième étage d'un buildind avant de pénétrer dans l'antichambre de "la croisière s'amuse". Tous les serveurs étaient bien habillés avec le noeud pap et l'allure princière. Il vous accompagne jusqu'à votre place, vous décharge de votre sac etde votre blouson, et commande la première tournée. L'ambiance est plutôt calme et "cravattée", si j'en crois le haut taux de salaryman dans l'assistance. Mais ce dernier est calme, posé, déguste son verre avec une certaine classe. Le barman est plus communicatif et entretiend une conversation sans formules rituelles avec un client qui semble habitué des lieux. Au moment de préparer les cocktails, le barman et une serveuse, chacun à un coin du comptoir, remuent le mélange au même rythme avec ce petit mouvemnt de bras à la fois assuré et raffiné. Mais là encore, on vous tend la carte des consommations quand votre verre est fini ou même avant. Remarquez dans ce cas qu'on ne s'encombre plus de phrases inutiles et on sait se faire comprendre par des gestes simples.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
Dernièrement, c'est dans un bar minuscule de Shinjuku que j'ai échoué. En fait nous marchions depuis un petit moment à la recherche d'un antre sympathique quand nous avons vu un petit bâtiment dans une ruelle avec le panneau "bar..." Ce n'est pas difficile de dénicher un bar à Shinjuku évidement. Mais la frontière y semble mince entre le bar bien classique et le club plus ou moins feutré...En tous cas nous avons probablement traversé le coin chaud car, dans une portion de ce quartier, on s'est fait accostés toutes les 3 minutes par des "chasseurs de têtes pour clubs". Ici on se situe plus dans l'explicite avec des tentatives du genre "sex desu ka...sex desu ka...sex desu ka?" (au bout de troisième fois je me suis dit que le type manquait un peu de bagout pour ce boulot). Et pour ce genre de job, on recrute pas mal d'étrangers apparemment,. un nous a tenté de nous engrénner en anglais puis, voyant un asiatique (français en fait) parmi nous en japonais, puis (comprenant que nous parlions français) en français. Mais il suffit d'ignorer et le type lache l'affaire plus ou moins rapidement. Enfin, nous avons terminé notre parcours dans ce petit bar. Le serveur a l'air de faire la gueule s'il en a envie et ça fait plaisir, quelque part, de voir un barman à l'air nonchalent, style tenancier du "gibus" (un bar tabac situé sur la route de Bordeaux, à La Couronne, sur la route qui mène à l'embranchement de la nationale 10, pas loin de Nersac...) où la patronne, qui a des bras comme mes cuisses, colle des baffes aux clients trop bourrés qui commencent à s'endormir sur le comptoir...Dans ce petit bar de Shinjuku, il n'y avait guère qu'un groupe de 4 personnes, le barman et une fille qui apparemment travaillait dans ce bar, mais plus pour enjouer le client. ce n'était pas une hôtesse mais elle devait certainement avoir pour tâche de mettre un peu d'ambiance si elle se faisait déficiente. Mais elle a semblé prise au dépourvu, quand elle a tendu l'oreille vers nous et nous a entendu discuter en français. Du coup elle s'est posée à l'écart et le barman s'est contenté de nous filer des snacks et la carte des boissons. Plutôt décontracté comme ambiance.  Mon pote me fit remarquer que son "see you" de la fin n'était pas très engageant et la gêne de son apprentie collègue quand nous répondîmes un peu échauffés par les vapeurs d'alcool: "otsukare sama desu"
Celà dit, je conserve toujours le souvenir d'un bar encore plus minuscule à Kichijoji, où une glacière posée à même le sol dans le ruelle faisait office de frigo. Le patron n'avait ici pas de gêne à nous parler japonais, même s'il savait bien que nous étions loin d'être des as! Mais ce genre de bar n'est pas visible par de grands panneaux publicitaires et il faut le repérer plus ou moins par hasard ou par bouche-à-oreille pour en connaître l'éxistence!
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Il y a quelques temps je suis allé faire un tour à la tour de Tokyo. J'étais déjà venu faire des photos à ses pieds mais pour la prémière je suis monté à l'étage. ça offre une vue intéressante sur la capitale mais on est bien sur loin de distinguer ses limites étant donné la surface de la ville. Par contre, l'air étant un eu chargé et le ciel moyennement dégagé, on avait un peu une impression de flou dès qu'on portait son regard un peu trop loin. Pour 800 yens ça vaut le coup, même s'il faut payer un supplément pour accéder au deuxième étage. à l'intérieur de la tour il y a des employés en uniforme disséminés un peu partout en cas de besoin, service oblige...Ce qui est plus surprenant c'est la présence d'un Mac Donald au rez-de-chaussée. Bien sur on retrouve les bonnes vieilles boutiques de bibelots et souvenirs en tous genres mais le Mac Do apporte une nuance un peu spéciale.
A part ça et dan un registre différent, je suis allé voir i am a legend avec Will Smith dans un cinéma qu septième étage d'un building à Ikebukuro...Un film d'action avec du grand décor trafiqué aux effets spéciaux et un acteur sympathique nous semblaient les bienvenus pour se divertir et rentabiliser un billet à 1800 yens. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout le thème de ce film, je cite Wikiedia qui évoque le roman de science ficion à partir duquel on a réalisé le film: Le livre relate le destin tragique du dernier homme sur Terre, seul être humain à ne pas avoir subi les affres d'une pandémie ayant inexorablement transformé les victimes infectées en créatures présentant toutes les caractéristiques des vampires. ça démarre bien mais ça stagne rapidement et malgré une base qui aurait pu offrir une bonne histoire, ça manque de vraiment de fond et de trame. C'est dommage...

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Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitL'an dernier , c'est un français qui me parlait du quartier de "sanya". Grand amateur de photo, il était allé y faire un tour pour quelques clichés et meracontait le spectacle un peu triste auquel il avait assisté. Tôt au petit matin il avait pu voir le défilé des travailleurs journaliers qui peuplent ce coin de Tokyo et qui n'ont parfois plus les moyens physiques de se faire embaucher pour une autre journée de travail. Des journaliers souvent trop vieux maintenant et abîmés par une vie sans aucun confort, qui dorment dans des dortoirs...Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitMais il faut que je relate plus en détail ce que m'a dit une dame japonaise sur ce quartier dont elle semble connaître l'histoire. Un jour, je ne plus comment d'ailleurs, j'ai été amené à parler de "sanya" et cette dame fut très surprise que je connaisse un peu le quartier. Ce n'est en effet pas le genre de chose qu'on trouve dans les guides touristiques. Ayant un bon niveau de français elle m'a fait un topo historique et sociologique de cette portion située juste à côté de la gare de métro Minami-senju, au carrefour de Namidabashi.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Je lui laisse la "parole":
Sanya- un grand quartier de "doya" situé au nord de Tokyo- "doya" veut dire hôtel populaire et bon marché pour les journaliers-
Le carrefour de Namidabashi est le centre de Sanya. En 1966 l'appellation de Sanya a disparu. A l'époque d'Edo, Namidabashi était une frontière d'Edo. Près de ce carrefour il y avait le "kozukahara Keijyou" (lieu d'éxécution des condamnés) et "Jyoukanniji", un temple boudhiste où on abandonnait les prostituées malades. Originellement, Sanya était aussi la première ville d'étape de "Nikko Kaido".
Après la seconde guerre mondiale l'économie japonaise s'est dévelloppée très rapidement. Pour répondre aux éxigences économiques, beaucoup de chômeurs des cmpagnes affluaient vers les grandes villes. En même temps, les gens discriminés (coréens, Ainous, utinantu) ont constitué une main d'oeuvre en surplus et Sanya était la base de recrutement de cette main d'oeuvre.
Dans les années 60 , la population de Sanya était de 20000 personnes.
Voici la vie d'un journalier: A 5 heures du matin il passe un contrat pour un jour avec un courtier de la rue au parc devant la gare. Il travaille le plus souvent sur un chantier de construction. C'est un travail de sous traitance d'une grande entreprise de construction. L'ouvrier est dans ce système le maillon le plus faible dans la hiérarchie et il est exploité par les yakuzas.
Petit à petit, des hommes d'action militants ont pénétré ce territoire en conduisant les émeutes des journaliers.
Actuellement, l'âge moyen des habitants de Sanya est de 70 ans. Ce quartier s'est transformé en "ville de l'aide sociale". Beacoup de touristes étrangers peu fortunés profitent aujourd'hui des hôtels populaires bons marchés.
 
- L'auteur de ce texte pensait qu'il s'agissait d'un mécontentement du aux conditions de travail mais son mari lui a affirmé qu'il s'agissait de révoltes contre la mainmise des yakuzas. Il y a eu un documentaire réalisé sur ce quartier et son histoire mais les yakuzas ont chassé son réalisateur, probablement pour ne pas ternir leur image-
Actuellement, l'âge moyen des habitants de Sanya est de 70 ans. Ce quartier s'est transformé en "ville de l'aide sociale". Beacoup de touristes étrangers peu fortunés profitent aujourd'hui des hôtels populaires bons marchés.
Cet exposé m'a vraiment donné envie d'aller y faire un tour. Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitPas par voyeurisme mais un quartier marqué par ce genre d'histoire me semble en général difficilement identifiable au Japon. Pourquoi? Parceque l'architecture change constamment et il n'en reste souvent que très peu de traces. Et puis la misère ne se montre pas, en tous cas beaucoup moins qu'en France à mon avis. Par exemple le clochard ne vient pas vous demander une pièce; on dirait plutôt qu'il se cache...
Je suis donc arrivé à Minami senju et me suis dirigé vers le carrefour de Namidabashi. Puis, en pénétrant dans les petites rues parallèles aux deux routes principales qui se rencontrent au fameux carrefour, j'ai simplement constaté que le quartier semblait peuplé de gens âgés. Un peu plus loin un type qui dort adossé à un bâtiment, un autre une fiole de sake à la main qui tente de le réveiller en lui faisant remarquer que c'est pas bon de rester comme ça par ce froid...La misère n'est pas si aisément perceptible. Puis j'ai vu arriver un groupe degens avec leur balluchon, accompagnés par un jeune homme.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Le jeune semblait tenter de trouver des places dans des hôtels pour les gens qui l'accompagnaient.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Puis en passant devant un pachinko, j'ai regardé à travers la vitrine et je n'ai vue que des vieux avec leurs béquilles, l'air très "abîmés".
C'est dingue! si je n'avais jamais été informé de l'histoire de ce quartier je n'aurais pobablement rien vu! Je veux dire que ce n'est pas écrit sur les murs. En France, quand on pénètre dans un quartier pauvre, on le sent, on le voit. A Sanya c'est plus insidieux. Il y a aussi des maisons et des gens de la classe moyenne qui vivent ici après tout. Et puis tous les bâtiments se ressemblent plus ou moins...Mais quand on y reste un moment l'atmosphère devient plus triste et on constate plus ou moins ce que c'est que de vieillir dans la misère.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
Après avoir posé leur sac dans un hôtel deux types se mettent à boire du sake bon marché tout en discuter gaiement, assis sur le trottoir, une scène rare dans les rues de Tokyo.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
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Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitpendant ces congés de nouvel an j'ai pu tester les pages du magazine sur l'arrondissement de Katsushika. Et ce pour une longue marche! Nous sommes partis des bords de l'arakawa pour rejoindre Shibamata tout d'abord et effectuer un petit passage au temple pour le traditionnel voeu de nouvel an. Je ne suis pas un fervent adepte mais c'est néanmoins intéressant de visiter ce genre de lieu, prendre un bon bain de foule, se laisser bercer par le son régulier des pièces de monnaie que les gens balancent sans discontinuer avant de joindre leur deux mains dans un petit claquement pour une très brève prière. Mais avant d'arriver à Shibamata j'ai vraiment eu l'impression de traverser une banlieue morte. Que des habitats de types divers, des jardins potagers mais pas de magasins et des combinis en nombre inférieur à la norme il m'a semblé...Puis on a l'impression de rejoindre un "centre-ville" de village et la foule se presse vers le temple.
Bref c'est une scène qui se passe à travers tout le pays, un rite national si on veut. Shibamata se trouve à l'extrême limite de l'arrondissement de Katsushika! C'est-à-dire que de l'autre côté de la rivière Edogawa se trouve la préfecture de Chiba. Comme il n'ya avait pas de pont auparavant, on a gardé le souvenir de cette époque avec des barques qui conduisent les visiteurs d'une berge à l'autre. C'est le terrain des cerfs-volants et une aire de repos...
Juste à proximité du temple se trouve l statue de Tora san, un célèbre personnage de fiction repris comme a pu l'être le commissaire maigret en France. Il suffit de taper "Tora san " sur le site youtube pour tomber sur différents extraits de cette série om on retrouve systématiquement en générique le temple de Shibamata ainsi que les berges du fleuve. le personnage à l'air sympathique et plutôt relax...
En revenant sur nos pas nous avons décidé de pousser un peu le parcours en direction de Kameari. Le quartier est réputé cette fois pour un personnage de manga Ryo san, un agent de police en sandales si j'en crois la statue qui trône à l'entrée de la station. ce coin est encore à mon sens un petit centre-ville mais plus important cette fois avec son grand supermarché et un environnement plus moderne.
On a vraiment bien marché sur ce coup mais sans sortir de l'arrondissement bien sur et en n'en pacourant qu'une petite part.


Une demeure de style plutôt ancien sur la route vers Shbamata. Entre les stations de Shinkoiwa et Koiwa, on a l'impression d'être plutôt dans une banlieue dortoir que dans l'enceinte de Tokyo:

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Ce qui est aussi surprenant c'est, au fur et à mesure de sa progression vers l'est de la capitale, voir se multiplier les jardins potagers ou même les peties exploitations. Ce n'est pas la campagne bien sur mais les jardins sont parfois d'une surface assez remarquable:


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Ce genre d'habitat, on en trouve beaucoup dans les quartiers en marge du centre de Tokyo. C'est ce qu'il a apparemment de meilleur marché. Ensuite tout dépend de son ancienneté et de l'entretien des leiux. Sur la photo ci-dessous, le bâtiment n'a peut-être qu'une trentaine d'année mais pour ce genre de construction, c'est déjà du vieux et le pricx du loyer dégringole. Le proprio y est parfois plus conciliant pour héberger des étrangers, disons moins regardant sur le pedigree du locataire peu fortuné:

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Comme on peut le constater sur les photos, il n'y a pas grande animation dans ces quartiers...

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Un décor habituel sur les berges des rivières de la capitale, des habitats de fortunes, entre bidon-villes et camping.  dans ce coin, on trouve même des campements apparemment spécialisés dans la pêche...

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Nous arrivons à proximité de Shibamata, le fief de Tora san:


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Avant de nous rendre au temple, nous dégustons un verre de "amazake" (amai pour sucré et zake pour alcool). c'est pas mauvais mais un peu spécial à la première gorgée. EN tous cas ça réchauffe après une longue marche!


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Et voici notre fameux Tora san!


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La foule des grands jours au temple pour les voeux...

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Voici le fleuve qui sépar Tokyo de Chiba. En fouinant dans les vieilles vidéos de la série Tora san on retrouve pile ce décor:

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Un commissariat de police:

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Et nous arrivons à Kameari. Malheureusement le célèbre resto de ramen que nous voulions essayer est fermé en cette période de congés.

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Voici Ryo san, un célèbre personnage de manga...mais je n'en sais ps plus à son propos.


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Hier soir en rentrant chez moi je jette un coup d'oeil à la librairie dans la station et je vois la couverture de ce magazine! Il s'agit dun spécial katsushika-ku, l'arrondissement où je vis. Je connais un peu mon quartier mais j'avoue que mon attention s'est plus portée sur des quartiers à la mode, célèbres, touristiques et animés...A vrai dire j'ai aussi déambulé dans mon arrondissement, notamment pour me rendre à la lointaine mairie et aller chercher ma carte de résident. Mais ce sont toujours des ballades au hasard, ce qui ne manque pas de charme, mais fait aussi souvent revenir sur ses pas habituels! Avec ce magazine, j'ai découvert qu mon quartier recèle plus de choses intéressantes que je ne l'aurais imaginé.
Il faut bien dire que l'aspect principal dans la découverte du quartier réside dans ses réserves culinaires! Au fil des pages on découvre des restaurants, des restaurants et encore des restos..Mais ce n'est pas le sul aspect mis en valeur. de bons parcs y sont également indiqués et on y découvre un peu l'historique avec des temples et le musée de Tora-san, un personnage de fiction célèbre dont tout le monde me parle à chaque fois que je dis om j'habite.J'ai donc décidé de me lancer dans une découverte plus approndie, sans pour autant vouloir tester tous les restos de ramen, ce qui semble être un point fort dans le coin!
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Voilà nous sommes en 2008 et je n'ai pas vu passer l'année!
D'ailleurs je n'ai même pas vu passer les douze coups de minuit qui annoncent le passage à la nouvelle année. 
En général c'est au moment de Noël que j'ai ma petite descente annuelle. Cette fête me rappelle souvent des passages du film le père noel est une ordure, ou une coupure d'électricité au moment même où on s'apprête à déballer le saumon fumé leader price ("le meilleur prix européen" disait la publicité...mmmm...). Bon c'est un peu misérable de voir cette belle fête familiale sous cet angle mais je me suis rendu compte au fil des ans que je n'étais pas le seul à refroidir et à chacun sa raison de cracher sur Noel. J'ai un collègue pour qui ça rappelle un pull tout moche comme cadeau qu'il ne portera jamais... Eh bien de toute façon la peine est atténuée au Japon car Noel en reste ici à ses balutiements commerciaux et le soir même du 25 décembre on remballe la cam décorative des quartiers chics pour passer en mode "nouvel an". Les gens travaillent le jour de Noel et c'est plutôt une fête de couple ou entre amis, ou pas de fête du tout. 
Par contre le nouvel an à une vrai symbolique mais en sens contraire des fêtes françaises c'est une fête de famille plutôt calme. On est bien loin des erruptions alcolliques et des klaxons de bonne année. On mange ensemble et puis, si on en a le courage et s'il ne fait pas trop froid, on va au temple pour balancer une pièce et faire un voeu. Balladez-vous dans train à miuit un premier janvier et vous n'entendrez à coup sur pas une mouche voler. Peut-être que les japonais, en bons pragmatiques, savent intimement que finalement ça ne change pas grand-chose et que l'année qui vient sera pareille à celle passée...tristounet vous pensez? Je dirais plutôt que passer un premier de l'an au Japon peut vous faire relativiser l'évènement à l'échelle de l'univers et de la Terre. A quoi bon s'éxciter sur les douze coups de minuit alors qu'en France mes amis étaient étaient peut-être encore à table pour le déjeuner? Et que change une année dans l'évolution de la vie hein? 
Ben justment la bonne vieille fête d'ivrogne made in france m'a un peu manqué cette année! Et puis j'aurais aussi voulu trinquer avec mon frère hier soir...On se serait surement pris le chou sur tel ou tel sujet mais les les altercations verbales avec le frangin ont au fond quelque chose de sain. Voir des gens déballer leurs émotions m'aura aussi un peu manqué. ça  arrive au Japon bien sur, mais en phase terminale de cuite, juste avant de rendre le contenu de son estomac ou de s'endormir; et pas en écoutant des chansons kitch des années 80....
Je dois manquer de recul sur ce coup car ce matin, en regardant mon portable, il y avait un paquet de messages de bonne année en attente et les premières "nengajou" (cartes de voeux pour la nouvelle année) sont arrivées.
Passons maintennant aux bonne résolutions (utilisation du contionnel pour exprimer un souhait, un désir, un projet...). L'an dernier je me suis plutôt focalisé sur le boulot et ma situation sociale. Cette année mes résolutions porteront encore sur le social puisqu'il s'agit de l'étude du japonais...un grand classique dans les bonnes résolutions de celles et ceux qui vivent à l'étranger.
Mais j'oublie, les fêtes sont aussi bien sur le moment des découvertes culinaires et je vous présente le gâteau au camembert (avec du vrai français écrit sur la boîte). Les gâteaux au fromage avec une fine pointe de sâlé dans le sucré semblent être très prisés au Japon! Mais là j'ai été vraiment surpris par le goùt très camembert. Pas de doute ils ont vraiment mis un pur calendos dedans, genre président qui a pris le temps de mûrir sur un coin du buffet. Et avec une pointe de sucre finement dosé pour éviter de tomber dans la vulgarité gustative. C'est à essayer mais un petit morceau suffit à câler la gourlandise! ça colle au corps comme un bon vieux plat en sauce de la cantine de l'école primaire!
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