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La notion de travail à mi-temps ou à temps partiel n'est apparemment pas la même en France et au Japon. En effet, là où le terme est synonyme de réduction du temps de travail en France, il est plus synonyme de travail payé à l'heure au Japon. Pour être plus précis, on parle de "part-time" ici. Un emploi en "part-time" ne signifie pas forcément que vous travaillez moins mais que vous êtes payé à l'heure, contrairement à l'employé embauché sous un contrat plus solide qui reçoit un salaire fixe, bénéficie de congés maladie et déccroche un bonus (sorte de treizième mois). J'en arrive donc à l'emploi de type "part-time" où quand vous êtes malade vous n'êtes pas payé durant votre absence, pas de bonus. D'ailleurs, le fait de n'être pas rémunéré en votre absence ne vous empêchera pas de rattrapper votre boulot quand vous retournerez bosser après avoir transpiré de fièvre pendant quelques jours...Mais si vous faites des heures supplémentaires vous touchez plus. Je suis loin de connaitre le sujet sur le bout des doigts mais j'ai l'impression que cette forme de travail est très répandue au Japon. Ce pourrait être un phénomène comparable à celui des CDD en France ou celui des caissières de supermarchés astreintes à des temps partiels bien flexibles. Ceci touche aussi apparemment beaucoup les emplois de bureau et, s'il semble relativement aisé pour une jeune femme de trouver un emploi de bureau en "part time", c'est plus difficile d'en trouver un en tant que vraie employée avec une évolution de carrière possible. Je connaissais une japonaise bardée de diplômes qui galérait pour trouver un poste solide et non un emploi plus ou moins précaire où elle pensait qu'on finirait par la conduire gentillement vers la sortie quand elle aurait atteint un certain âge.
Bref, si vous parlez de "travail à mi-temps" ou de "travail à temps partiel' avec des japonais, il y a des chances pour qu'il vous répondent "part time". J'ai eu l'occasion d'en parler il y a peu avec un japonais retraité et voici ce qu'il m'a appris: " Au Japon le nombre de travailleurs à mi-temps augmente de plus en plus; non seulement chez les femmes mais aussi chez les hommes. Je pense que parfois le besoin des entreprises concorde avec le désir des travailleurs. Les entreprises veulent augmenter le nombre de travailleurs à mi-temps dans la mesure du possible afin de réduire leurs dépenses de personnel. Quant aux travailleurs, leur désir diffère selon les couches sociales, les femmes, jeunes hommes et hommes plus âgés...Beaucoup de femmes mariées travaillent à mi-temps pour améliorer leur quotidien (note: s'occuper de leur famille) et d'autres qui travaillent à mi-temps pour profiter de leur temps libre après que leurs enfants aient grandi (note: bon nombre de ces dames font vivre en partie les écoles de langues ou de n'importe quoi en en faisant leur hobbie, une clientèle du matin et de l'après-midi). Chez le jeunes hommes, il y en a qui sont obligés de travailler à mi-temps, n'ayant pas pu obtenir un emploi à la fin de leurs études à cause de la récession du début des années 90. On appelle cette période "la période glacière pour l'emploi". Beaucoup ont donc commencé à travailler à mi-temps et ont eu de grandes difficultés à trouver un emploi plus régulier parcequ'ils n'avaient ni expérience ni connaissances spécifiques. D'autres préfèrent travailler à mi temps afin de consacrer plus de temps libre à leurs loisirs. La plupart d'entre eux n'aiment obéir à leurs supérieurs ni au règlement de travail des entreprises. En ce qui concerne les hommes âgés travaillant à mi-temps, ils sont forécs de le faire, ayant été licenciés et ne pouvant plus trouver un emploi à temps plein à cause de leur âge. Chez ces jeunes et vieux travailleurs, beaucoup sont appelés "pauvres en travaillant". La plupart travaillent à la journée et passent la nuit dans un café internet. Sans domicile fixe, ils sont obligés de temps en temps de passer la nuit dans un parc, n'ayant pas pu gagner suffisament d'argent. On les nomme "réfugiés dans un café internet".
Ce phénomène de squat dans les "manga kissa" (sortes de cyber cafés avec une bibliothèque de manga à disposition et cabines privatives), je l'ai constaté au début de mon séjour au Japon. En effet, alors que je n'avais pas encore la connection internet à la maison, j'allais souvent au même "mamboo" (une chaine de manga kissa). Une fois, l'employée s'acharnait à frapper à la porte d'une cabine mais le type ne répondait pas. alors elle a finit par appeler les flics qui ont évacué le monsieur. Ce genre d'histoire ressemble celle d'une descente de police dans un squat mais en fait ça se fait "tout en douceur". Si j'avais été un peu plus concentré sur l'ordinateur, je n'aurais peut-être rien vu de cete évacuation. Le gars ne bronchait pas et avait l'air endormi. Et les policiers semblaient plutôt compatissants à son sort (ça doit pas être confortable de passer la nuit dans un gros fauteuil). C'est quelque chose de très connu depuis qu'une émission de TV a fait un reportage spécial sur le sujet. On parle aussi de jeunes en rupture familiale et dans l'incapacité de trouver un vrai emploi, car sans domicile fixe ni adresse. Ils reçoivent des appels sur leur portable pour un boulot journalier. Ce qui m'intrigue pafois ici, c'est que la précarité est presque invisible.

En supplément de cet article, une petite vidéo d'un groupe jazzy prise à la sortie sud de la gare de Shinjuku:
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Daikan yama est une petite station sur une petite ligne pas loin d'Ebisu. On m'avait parlé d'un "saint Dermain-des-près" de Tokyo pour son côté branchouille et jeune. C'est vrai qu'il y a quelque chose de similaire avec les petits cafés et les boulangeries à la française. Bien sur c'est Tokyo donc toujours rès différent d'un quartier parisien mais on sent le point de rendez-vous connu pour du shopping ou une balade dominicale. Disons que c'est un quartier jalonné de boutiques aux designs recherchés. Pour celles et ceux qui habitent au Japon, il me semble que la différence avec l"ensemble urbain et architectural est très perceptible.  Nous sommes ici quasiment au centre la capitale mais il y règne comme un air de banlieue ouest pavillonaire et bourgeoise.



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Il va falloir que je mette un peu d'argent de côté pour la cagnotte spéciale mariages! En effet avril prochain a des chances d'être un mois fastueux puisque deux amies françaises se marient avec leur prince charmant japonais. Ce ne seront pas, si j'ai bien suivi, des mariages dans la plus pure tradition mais presque, au moins pour un. En effet être invité à un mariage japonais signifie rembourser l'organisation de la soirée dans une salle louée et un repas magnifique...Il ne faut pas offrir 20000 yens par exemple car on peut diviser cette somme en deux billets de 10000 et le couple pourrait dans ce cas être divisé de la même façon. Une de mes amies va se marier traditionnellement. L'autre amie compte apparemment faire un mariage plus funky sans organisation méticuleuse où le noir et blanc des costumes formels sera banni. c'est marrant j'ai l'impression que tout le monde se marie ou projette de se marier en ce moment. Eh oui nous sommes tous en train de franchir un cap. Il y en a que ça tracasse plus que d'autres. ça me fait penser à la soirée passée à Shinjuku avec un collègue qui pestait contre l'attrouppement des ados ou post-ados (combien de temps dure l'adolescence ici?). Non pas qu'il ait une dent contre les jeunes, juste par jalousie de ses 20 ans perdus (mauvais joueur va).Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Dans la rubrique des petites découvertes, je me suis rendu compte que le sucre "biologique" que j'avais gouté une fois en france chez une personne fan de ce genre de produit, se trouvait à l'état naturel à Okinawa! Eh oui, c'est un sucre très spécial qui à un petit goùt de réglisse. On dirait une confiserie à consommer telle quelle (c'est la petite coupelle de droite sur la photo avec la tasse). Je pense qu'on peut trouver ce genre de denrée dans les boutiques bio en France. Les boutiques bio, c'est parfois une ambiance un peu bizarre qui vous y attend, entre zénitude, encens et voix suaves...Pour la petite histoire, cette photo a été prise dans un café à l'étage restauration d'un grand magasin de Omiya, le terminus de la ligne kehin-tohoku (préfecture de Saitama au nord-ouest de Tokyo). La musique y était orientée Amérique du sud et France avec des morceaux comme "la gadoue" ou de vielles chansons populaires. Ajoutez à celà le parquet en bois (style vieille maison) et les fauteuils, on se serait cru un instant dans un bar branché d'une ville universitaire de province. Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
A part ça l'appartement se transforme ces derniers temps en labo à fabriquer du savon en quantité industrielle. En effet, pourquoi acheter du savon à la première boutique du coin alors qu'on peut passer du temps à en préparer chez soi? Réponse: pour la beauté du geste ou pour être sur que l'huile d'olive contenue dans votre savon soit bien de qualité optimale et puisse vous apporter tous les bienfaits d'un vrai savon de marseille quand vous l'appliquer sur votre peau fragile. Sans rire c'est du boulot et après la préparation il faut attendre quelques jours puis 3 mois après découpage avant de l'utiliser. Comme nous avons affaire à une vrai artiste, elle utilise les moyens du bord, tel des briques de lait pour contenir le produit encore liquide après la première phase de la préparation. En plus de l'huile d'olive il ya un produit chimique particulier et de l'huile de palme qu'on doit chauffer pour mettre à l'état liquide et qui durcit naturellement après préparation. Bref, nous aurons du savon pour l'année au moins!Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
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En écho aux articles du blog comme ça du Japon, je présente dans cet article un jeu de kanji dispo sur nintendo DS: "Tadashii Kanji Kakitori Kun" (Méthode Kageyama). En fait j'ai eu l'occasion de tester deux logiciels de kanji sur cette console et, en tant que débutant, le "kageyama" m'a plus tenu, certainement parceque le niveau part vraiment de la base. En général je dirais que la partie du jeu où j'ai passé le plusde temps est assez "scolaire" et suit d'ailleurs la progression des écoliers japonais. Mais c'est justement un atout de ce jeu à mon avis. En effet, les kanjis du premier niveau sont assez simples mais il y a certaines associations entre ces kanji que je ne connaissais pas du tout!
En fait, l'apprentissage en langue étrangère est différente de celle de l'enfant japonais. On avance peut-être plus vite sur certains points et on apprend du vocabulaire "utile". J'ai l'impression en jouant à ce jeu que les écoliers japonais apprennent aussi à faire des associations de kanji. Il y a tout d'abord une rubrique un peu rébarbative mais utile pour corriger l'ordre des traits ou simplement l'apprendre. Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Mais c'est beaucoup plus intéressantde naviguer dans la partie avec la petite devinette sur l'écran de gauche et la réponse à trouver sur celui de droite. Par exemple, il faut écrire les hiragana correspondant à "manabu", étudier. Si on ne souvient pas de ce mot, on peut s'en souvenir en lisant la phrase "benkyou suru / oshiete morau" (étudier / Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
recevoir l'enseignement). 
La première série d'éxercices consiste à traduire les termes de vocabulaire en hiragana. Quand on ne trouve pas et qu'on se trompe, l'écran de droite offre la correction et garde la révision pour la fin. Puis on doit reprendre les mêmes termes mais pour passer cette fois des hiragana aux kanji. L'éxercice peut paraitre un peu lassant à la longue mais c'est un bon instrument de révision et d'apprentissage, mais avec en plus un dico sous la main dans ce deuxième cas. Cet éxercice un peu systématique permet de "faire rentrer" en douceur de nouvelles associations de kanji éventuellement. A la fin de l'éxercice, les points non maitrisés sont revus jusqu'à ce qu'ils soient notés correctement.
Un autre éxercice intéressant est celui qui consiste à compléter les trous des kanji manquant dans une phrase visible sur l'écran de gauche. En effet celà conduit à utiliser un kanji dans toutes ces facettes et pas seulement dans la plus courante.
De façon générale, je dirais que ce genre de logiciel est un bon complément à un apprentissage plus classique. La méthode "papier / stylo" n'est pas à ranger au placard mais au moment de revoir les kanji déjà plus ou moins bien acquis, la console est plus ludique (c'est un peu le but en même temps!).
Ce qui est un peu étrange dans ce jeu, c'est le dégrés de rigueur variable du correcteur selon la rubrique. En effet, si on se trouve dans la rubrique consacrée à l'apprentissage pur d'un kanji, le logiciel est strict sur l'ordre et le sens du tracé. En revanche, dans la rubrique citée plus haut, il m'est arrivé de tracer un même kanji de façons un poil différente et c'est passé comme une lettre à la poste. Par ailleurs, j'ai l'impression que le logiciel s'acharne parfois à trouver un kanji différent de celui tracé à un détail près. Par contre, le bon point par rapport à d'autres jeux de kanji, c'est qu'on a le temps (pas illimité quand même) de tracer son kanji.
C'est vraiment un bon jeu pour débutants! Un bon bouquin lui est certainement préférable pour réellement progresser en écriture et pour acquérir du vocabulaire nouveau adapté à des besoisn d'adulte. Mais pour une révision ou un complément c'est vraiment sympathique! Comme je n'ai pas découvert toutes les facettes du jeu, je reppasserai peut-être dessus plus tard...
communauté : Japon
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Cet article fait directement suite au précédent sur la croisière de la Sumida. En effet, en achetant les tickets, nous pouvions choisir entre deux points de chute: le parc Amarikyu ou Odaiba. Odaiba étant déjà connu dans le rayon explorations, on a préféré un classique des dimanches après-midi, le jardin.  A proximité de Shimbashi, le parc semble entouré de buildings vitrés qui reflètent la texture bleutée du ciel ensoleillé...C'est complètement poétique ce qu je viens d'écrire! D'autant plus qu'on pouvait déjà admirer les pruniers en fleurs, qui dans leurs pétales d'un rose vif et affirmé, n'avaient que faire du froid d'hiver. Et c'est alors que nous saisîmes l'incommensurable beauté de la nature en fleurs qui vous enlève à toutes vos peurs. car nous ne sommes que peu de choses dans le cycle des saisons, dans l'implaccable tourbillon...
Eh oui, le Japon a beau être un pays d'extrême orient, ça n'empêche pas de virer à l'ouest de temps en temps !


communauté : Les photographes
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En ce dimanche ensoleillé nous avons décidé de tester la croisière dans une sorte de bateau-mouche sur la Sumida. Juste à côté de la sortie de métro d'Asakusa se trouve en effet le port d'embarquement. Pour à peine 1000 yens on peut voyager jusqu'au parc Amarokyu, juste à côté de Shimbashi. C'est sympa et on est confortablement installé. ceci permet de se rendre compte que finalement, une bone partie de la ville de Tokyo, quand elle est traversée quasiment en ligne droite, n'est pas si longue qu'on l'imagine lorsqu'on prend le train. Le décor est assez uniforme mais on repère au passage quelques sites comme l'énorme caserne des pompiers ou le bâtiment de "bandai" (un jouet "bandaiiiiiiiiii", rappelez-vous la pub entre deux dessins animés du club Dorothée!). Sur la première photo, vous pouvez voir la "flamme" qui ressemble à celle du pont de l'alma, en version énorme. C'est l'oeuvre d'un français et elle trône sur le building d'une grande entreprise de bières...Sur les drnières photos on aperçois le marche Tsukiji, sorte de Ringis de Tokyo, mais la comparaison est certainement très hasardeuse.

        
communauté : Tout sur le Japon
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Après plus d'un an de vie au japon je me suis enfin décidé à apprendre les kanjis à un rythme soutenu. Bien sur j'en connaissais auparavant mais, préférant me concentrer sur la grammaire ou tout ce qui pouvais être utile à améliorer ma communication, j'ai délaissé l'écriture et l'ordre des traits. Je ne le regrette pas car pour certains d'entre eux, à force de les voir régulièrement, sont passés comme une lettre à la poste. Je ne le regrette pas non plus parcequ'avec mon niveau de grammaire je peux comprendre l'emploi des kanjis que j'apprends en contexte. Mais je comprends maintenant pourquoi l'apprentissage des kanjis est fondammental pour retenir le vocabulaire et construire des mots correctement. En effet, il ya beaucoup d'homonymes en japonaises et certaines syllabes telles "kyou" ou "ryou" ou "shu" ou "shou" reviennnet à longueur de temps, que ce soit en lecture on-kun ou on-yomi. Or si avant il m'arrivait d'inverser les syllabes ou de confondre quelques mots avec d'autres, j'ai l'impression d'avoir fait des progrès de ce point de vue depuis que je me suis mis aux kanjis. En effet, au début de mon installation au Japon je confondais par exemple "denwa" (téléphone) et "densha" (train). Ces deux mots composés de 2 kanjis en ont un en commun, "den" (électricité). Dans ce cas la mémorisation des kanjis permet d'éviter les confusions ("wa": la parole; "sha": le véhicule)...On pourrait multiplier les exemples. Bien sur je ne suis pas au bout de mes peines mais j'y vois déjà un peu plus clair. . Une fois qu'on a intégré un mécanisme d'apprentissage, on a plus tendance à s'y tenir.
Dans un sens, certains peuvent penser qu'il était temps que je me réveille! Disons que j'ai toujours étudié depuis que je suis arrivé mais à des rythmes très différents selon les saisons. Ce qui me motive vraiment maintenant, c'est de constater que je me débrouille vraiment mieux que quand je suis arrivé. Même avec des fautes, même maladroitement, je tiens mieux la route. Je m'en suis rendu compte quand j'ai renouvellé mon visa et ma carte à la mairie. L'an dernier j'étais comme un petit gamin qui fait sa première rentrée des classes. Cette année pas d'affollement.
Mais mon entourage japonais laisse passer trop de mes fautes et je manque de pratique quotidienne je suppose. En tous cas je suis décidé, avec le temps qu'il faudra, à sortir de mon illétrisme. Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Heureusement il y a quelqu'un qui se moque de moi gentillement quand mon accent français est trop présent ou quand j'oublie la petite pointe de crayon à la fin d'un trait dans un kanji.
J'ai eu aussi l'occasion récemment de tester mon petit niveau avec la mère d'une amie.Plutôt du genre direct , elle disait "je ne comprends pas" quand ce que je disait n'était vraiment pas clair alors que personne d'autre ne bronchait autour. Merci madame! Mais du coup elle a essayé de faire resurgir un anglais semble t-il lointain. par exemple, au lieu de dire "friend" elle me parlait de "flai" avec une intonation qui ressemblait à celle qu'on emploie pour "produit frais" par exemple. Ou alors une décomposition en katakana change le mot et notre "friend" deviendra un "furando". Mais ne voyez surtout aucune moquerie dans mes remarques! En effet, après m'être vu sur vidéo, un peu bourré, parler japonais comme Renaud chante ses chansons, j'ai voulu me cacher sous la table.Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Bref pour celles et ceux aui voudraient en savoir plus à propos des kanji, je propose ce site avec les rubriques "un kanji par jour" et "une clé par jour":

france-japon.net/modules.php

ainsi que ces éxcellents articles sur les logiciels de kanji qu'on peut trouver sur nintendo DS:

www.commecadujapon.com/entries/20071222-200-mannin-no-kanken-nintendo-ds.html

www.commecadujapon.com/entries/20071201-nazotte-oboeru-otona-no-kanji-renshu-nintendo-ds.html

www.commecadujapon.com/entries/20071120-tsugawa-shiki-kanji-kioku-jutsu-nintendo-ds.html

En tous cas, je peux toujours retrouver la motivation en pensant au soir où on m'a mis un dico devant le nez en disant d'un ton sententieux: "nihongo gambatte kudasai". Tiens, ça me rappelle une chanson de zebda dans leur album essence ordinaire, avec l'histoire du "petit Robert"...
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il a neige...c'est joli la neige et ça fait longtemps que je ne l'avais pas vue!
Il fait aussi sensiblement plus froid que l'an dernier j'ai l'impression...Ceci n'empêche pas des petits groupes de musique amateurs de venir se produire dans la rue ici ou là! Hier soir j'ai assisté à un spectacle assez excellent. M'apprêtant à passer ma carte sur le portique pour rentrer dans la station, mon attention est attirée par un bon rythme de percussions. Je tourne la tête et je vois un salaryman, l'attaché-caisse en main, qui dodeline de la tête en bougeant son corps au rythme des musiciens. Les musiciens l'encouragent et vraiment il est dedans! Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Par ailleurs j'ai eu récemment l'occasion de prendre queqlues clichés de nuit sur une plage de Tsudanuma dans la préfecture de Chiba, assez près de Tokyo. Quelle idée de se balader sur une plage aux abords saturés par la vie citadine en plein hiver? Eh bien, aussi saugrenu que celà puisse paraitre, c'est un spectacle intéressant. En effet, la préfecture de Chiba étant composée en partie d'une grosse péninsule, on peut distinguer d'un bout de la côte un autre bout illuminé par les lumières de la ville. Une "ville qui ne s'arrête jamais puisque en certains points on peut voir à la fois Chiba, Tokyo et un bout de Yokohama.
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Pour la première fois j'ai fait une vraie soirée à Shibuya. Car il y avait notre shinenkai - fête de nouvelle année- ce samedi soir et l'un d'entre nous avait réservé pour tout le monde dans un petit resto de poisson avec boisson à volonté et poisson sous des formes parfois très étranges et je crois que sur ce coup nous avons tous fait une bonne overdose de poisson. Pour les boissons il y avait déjà des bouteilles directement installées sur la table mais c'étai pas forcément ce qu'il fallait boire et nous nous pouvions de toute façon commander des boissons en plus. Bref, la partie resto de la soirée s'est finie ( ou "on s'est finis") au gin tonic avec le gin dans un pichet et le soda dans un autre. Nous n'en avions pas commandé mais un serveur s'est pointé avec ça en disant que c'était cadeau...
Après le resto nous ne nous en doutions pas encore, mais nous nous approchions déjà du moment fatidique où, pris d'une crise de délire paillard, nous serions conduits à chanter la mareillaise dan un bus spécialement affrété pour embarquer des gens dans une énorme boîte de nuit à Odaiba...Mais pour l'instant nous en étions à négocier des places dans un bar pour pas trop cher. H. est toujoirs pro en toute circonstances alors il commenca à argumenter sur la place d'Hachiko, au fameux carrefour de Shibuya, mais pas moyen de faire descendre le prix alors nous décidâmes de faire le tour des bars par nous-même en quête de quelques places. j'ai découvert par la même occasion que ce quartier est le point de rencontre de pas mal d'étrangers. Mais contrairement à ce que j'ai entendu dire à propos de Roppongi, c'est plutôt cosmopolite à Shibuya et un peu moins le terrain de jeu sauvage en recherche de femme à consommer rapidement...Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Seulement, trouver des places dans un bar dans ce quartier un samedi soir à 11h30 s'avère être un exercice de persévérance. Finalement nous avons attérris dans un bar en sous sol et M. avait l'air un peu énervé de vois ici une concentraton de colocataires de sa sakura house (j'ai l'impression qu'il les voit déjà bien assez). Tokyo est très grande mais il suffit d'investir les endroits stratégiques pour retrouver son petit monde de gaijin jeune, aventurier, ivre. L'ambiance était très hip hop et nous en avons profité pour improviser un rap en dégustant nos bières. Un clash entre collègues en évoquant le boulot, c'est un peu comme une thérapie de groupe ou une psychanalyse pour pas cher...derrière les rimes habiles apparaissent les troubles ou le intérrogations éxistentielles.
Il est minuit et demie et nous rejoignons la copine de H. plus d'autres de ses potes, en route pour le méga club (ça doit être un des plus gros de Tokyo). Il y a un bus spécialement prévu pour faire la navette de Shibuya à Odaiba. Pour dire à quel les choses sont toujours bien organisées au Japon. là je me suis retrouvé à discuter avec les membres d'un groupe, stylés comme des personnages de manga, un peu le genre nana pour ceux qui auraient vu le film. Le chanteur me demande cash:
- Tu aimes les filles japonaises? C'est facile de rencontrer des japonaises quand on est français n'est-ce-pas?
Sincèrement ce genre de question ne m'étonne plus et plutôt que de me lancer dans une contre offensive stérile je suis cette fois parti directement dans une drôle de conversation "allons tout de suite au fond des choses".
- Ben peut-être mais à mon avis il faut quand même assurer pour une relation durable non?
- Qu'est-ce-que tu veux dire?
- Ben c'est normal après tout ce qui est rare est cher et à chacun son éxotisme. Mais l'effet ne doit pas durer longtemps...L'autre fois on est allé chez une amie (japonaise). Chez elle il y a tout le confort! La maison est très grande et il y a même une pièce spécialement prévue pour jouer (mah jong, wii...) Sa mère très accueillante nous a même invité à manger. Le père est arrivé vers 11h30, quand on s'apprétait à partir. Sa femme et ses filles étaient étonnées qu'il rentre si tôt ce jour-là...Il avait l'air crevé mais de bonne humeur. Sa fille m'a dit qu'il était "workholic". En tous cas c'est bien qu'il soit de si bonne humeur après une si longue journée de travail. Je ne sais pas mais je me dis qu'à sa place, il m'arriverait surement de me poser des questions.
- Par exemple?
- Par exemple "j'ai deux écrans plats géants, deux voitures rutilantes...mais je n'ai pas le temps de m'en servir". Enfin tu vois des questions simples. Non franchement j'admire son sens des responsabilités familiales et son dévouement au travail. Il faut quand même bien tenir la route pour assurer la vie de cette famille non? Tu connais la chute avec Michael Douglas?
Le gars m'a réellement pris pour un type super sérieux mais en fait, à la fin de la conversation et du trajet en bus, je ne savais déjà plus trop pourquoi je m'étais lancé sur ce sujet...Enfin, nous étions devant l'énorme boîte qui ressemble plus à une salle de concert. Pour toute personne ne connaissant pas le fonctionnement de ce genre d'endroit, je ne saurais trop conseiller de:
- prévoir de la monnaie en pièces de 100 yens pour le casier à l'extérieur où on met le gros de ses affaires.
- ne pas oublier de virer tout objet suceptible d'éveiller les soupçons du côté de la sécurité à l'entrée où on est fouillés.
- Prévoir encore de la monnaie au cas où on aurait oublié de ranger dans le premier casier un objet interdit à l'intérieur genre l'appareil digital.
Eh oui l'appareil étant interdit et ne retrouvant plus ma monnaie je me suis retrouvé dans un coin de l'entré pendant 20 bonnes minutes sans possibilité de confier mon appareil à un vigile où à l'accueil par exemple. On ne déconne pas avec le réglement ici! J'ai finalement pu retrouver de la monnaie, ranger mon appareil dans un autre casier, et pénétrer à l'intérieur. Heureusement que H. et M. étaient revenus sur leurs pas pour venir me repécher.
On constate dès les premiers pas une ambiance plutôt techno avec écrans géants et même des groupes qui viennet se produire sur la scène. à l'extérieur, il y a même une piscine autour de laquelle une petite foule gesticulait gaiement. C'est la première fois que je rentre dans ce genre place et je dois dire que j'éa été surpris par l'ambiance bonne enfant des mecs qui viennent danser avec vous bras dessus bras dessous! Et des mecs viennent spontanément vous trouver avec une espèce de candeur et de franchise marrantes:
- Bonjour je m'appelle machin et avec mon pote on veut parler anglais. Tu veux parler avec nous? J'étudie la phonétique anglaise à l'unniversité...
H., étonnement professionnel après des heures de beuverie, a refilé sa carte de visite en faisnt presque le détail de nos curriculum respectifs...
A 5 heures on a décidé de prendre le taxi à plusieurs jusqu'à Akihabara et ensuite le train. Je note dans cet article, tant que j'y pense, que je dois 3000 yens à quelqu'un (ne pas oublier!). Bref, je prends mon train et me dis qu'à 5h30 je serai à la maison et pourrai m'effondrer sur mon futon. Ensuite je ne me souviens plus mais une chose est sure, je me suis endormi. Quand j'ouvre l'oeil, je suis à deux stations plus loin que la mienne et il est 8h30. J'ai mon portable ouvert dans une main, mon papier de renouvellement de ma gaikokujin toroku dans l'autre, mon sac est par terre une place plus loin. Mais, vive le Japon, tout est là ! J'ai du faire au moins un aller retour de cette ligne de train avant de me réveiller.
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A Tokyo, beaucoup de quartiers sont spécialisés dans certaines activités particulières.Par exemple, pour les fans de moto, il suffit de se promener non loin du parc Ueno pour attérir dans un coin truffé de magasins prévus à cet effet. Si vous voulez trouver votre bonheur en éléctronique ou jeux vidéos, il vous suffit d'aller faire un tour à Akihabara. Ou encore, si vous aimez les modes vestimentaires, Daikan Yama est là pour vous...C'est un fait, beaucoup de magasins d'une même spécialité ont tendance à se regrouper dans un même paté de maisons...
Là on se dirige toujours dans le mode de la mode mais celle du luxe. Comme pour Paris et ses Champs Elysées, Tokyo possède son quartier du luxe, de la bijouterie à la haute couture: Ginza. Mais la configuration des lieux est bien sur spéciale. En effet, le quartier semble en évolution permanente avec des nouveaux bâtiments aux designs originaux qui poussent de terre, remplaçant d'autres bâtiments qui ne sont parfois plus aux normes anti-sismiques. Etre propriétaire d'un bâtiment semble ici très lucratif mais en cas de non conformité aux règles de sécurité, la bonne affaire peut se transformer en sécré casse-tête pour le propriétaire. 
On retrouve de grandes enseignes du luxe international dans des bâtiments dernier cri, avec des jeux de lumière et des vitrines éblouissants de nuit. Le carrefour entre ichome et nichome en est une belle illustration. On trouve ici Louis Vuitton dans un coin, Channel dans un autre, Cartier au troisième et Bulgari qui a ouvert ses portes il y a peu. D'ailleurs, l'ouverture de ce dernier magasin s'est faite en grande pompe avec la venue d'une star du grand écran japonais, sujet de conversation dans la bouche de quelques japonaises adeptes du shopping dans ce quartier. 
Mais on note aussi la présence de grands magasins, les "depato" (departement store), tels que Matsuya, Mitsukoshi ou encore...Le Printemps! Eh oui on retrouve cette enseigne célèbre à Paris. C'est amusant car les japonais sont parfois réellement surpris d'apprendre qu'il s'agit d'un magasin français. Le magasin semble pourtant jouer à fond sur l'aspect "french touch" en hissant un énorme drapeau français à l'entrée. Il faut savoir que quelques mots de français sur un emballage de gâteau par exemple apportent au produit un peu plus de crédit et de popularité.
Le week-end, la principale artère de Ginza est fermée à la circulation et c'est la foule des promeneurs qui se charge d'investir les lieux. Mais Ginza n'est pas seulement un grand centre de commerce plus ou moins luxueux. C'est aussi la place d'activités de bureau ou de commerces diverses. Le fait d'avoir son bureau installé à Ginza apporte certainement un cachet supplémentaire àl'image de l'entreprise. J'ai une amie "designer" qui travaille à Ginza dans un petit bureau où les places avec ordinateurs sont collées le unes aux autres dans un espace plus que restreint mais au loyer faramineux.
La nuit, Ginza se spécialise dans un autre genre de commerce, celui des "accompagnatrices de soirée" si on veut...les hôtesses. On m'a dit qu'après la guerre le quartier était vraiment célèbre pour ses clubs à hôtesses avec le défilé des grosses berlines avec chauffeurs qui attendaient monsieur le directeur parti se détendre un peu après une dure journée de labeur. Mais avec la crise économique qui a mis sur le carreau pas mal de monde à une époque, cette activité a baissé dans le quartier? Pourtant, le quartier garde toujours une peu cette image. J'ai traversé une fois le quartier un soir vers 10 heures et demie et j'ai assisté à un spectacle assez amusant: des salaryman saluant une dernières leurs hôtesses de la soirée habillées comme des poupées barbie pour une soirée du festival de Cannes. En tous c'est un autre standing par rapport aux autres clubs qu'on peut trouver dans des coins largement moins fortunés de la capitale...
 
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Durant mes premiers mois passés au Japon je n'ai jamais goùté aux ambiances de bar mais à celle des izakaya, ce qui sur le fond recouvre le même genre de soirée mais sur la forme est assez différent. Et puis ces derniers temps souhaité renouer avec le bar, son ambiance particulière avec pour seule consommation une boisson entre les mains et non l'obligation de devoir commander une bricole à picorer toutes les 5 minutes parceque le serveur passe, repasse et repasse encore pour vous "inciter à justifier de votre présence" en ces lieux. Le service est haut placé mais en gros, la communication avec le tenancier de la taverne se résume à "Bienvenue...installez-vous je vous en prie...vous prenez quoi...autre chose?...vous consommez quoi?...vous consommez quoi?...vous consommez quoi?...". Bon j'arrête dans l'arrêt sur images parcequ'on croirait vraiment entendre un vieux disque rayé! Je crois que j'ai simplement des problèmes de communication avec les vendeurs en général. C'est bête mais les formules rituelles débitées à vitesse maximale me laissent souvent dans l'expectative. Enfin, c'est peut-être tout simplement parcequ'il n'y a pas de communication dans ce rapport service-client qu'il n'y a justement pas de communication. Vous n'avez rien compris à cette phrase? Veuillez me pardonner ce plat de spaghettis verbales.
Bref, j'ai donc redécouvert le bar à la sauce tokyoite et, si la boisson coùte en général plus chez que dans les izakaya, je dois avouer que le barman est souvent moins bloqué humainement par son addition-calculette électronique. Mais en fait je n'ai pas grande exérience de ces lieux de perdition. Tout d'abord il y a aussi des pub au Japon, dont la devanture est parfois assez visible, comme c'est la coutume en Europe. C'est le cas notamment à proximité du parc Ueno. Ici on peu gober pendant de longues minutes sur des images de football...Mais bon ça ne m'avait pas trop convaincu. Je me suis égalment rendu dans un bar de Kinshicho. Là , il fallait ben noter le panneau publicitaire dans la rue et monter au deucxième étage d'un buildind avant de pénétrer dans l'antichambre de "la croisière s'amuse". Tous les serveurs étaient bien habillés avec le noeud pap et l'allure princière. Il vous accompagne jusqu'à votre place, vous décharge de votre sac etde votre blouson, et commande la première tournée. L'ambiance est plutôt calme et "cravattée", si j'en crois le haut taux de salaryman dans l'assistance. Mais ce dernier est calme, posé, déguste son verre avec une certaine classe. Le barman est plus communicatif et entretiend une conversation sans formules rituelles avec un client qui semble habitué des lieux. Au moment de préparer les cocktails, le barman et une serveuse, chacun à un coin du comptoir, remuent le mélange au même rythme avec ce petit mouvemnt de bras à la fois assuré et raffiné. Mais là encore, on vous tend la carte des consommations quand votre verre est fini ou même avant. Remarquez dans ce cas qu'on ne s'encombre plus de phrases inutiles et on sait se faire comprendre par des gestes simples.Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
Dernièrement, c'est dans un bar minuscule de Shinjuku que j'ai échoué. En fait nous marchions depuis un petit moment à la recherche d'un antre sympathique quand nous avons vu un petit bâtiment dans une ruelle avec le panneau "bar..." Ce n'est pas difficile de dénicher un bar à Shinjuku évidement. Mais la frontière y semble mince entre le bar bien classique et le club plus ou moins feutré...En tous cas nous avons probablement traversé le coin chaud car, dans une portion de ce quartier, on s'est fait accostés toutes les 3 minutes par des "chasseurs de têtes pour clubs". Ici on se situe plus dans l'explicite avec des tentatives du genre "sex desu ka...sex desu ka...sex desu ka?" (au bout de troisième fois je me suis dit que le type manquait un peu de bagout pour ce boulot). Et pour ce genre de job, on recrute pas mal d'étrangers apparemment,. un nous a tenté de nous engrénner en anglais puis, voyant un asiatique (français en fait) parmi nous en japonais, puis (comprenant que nous parlions français) en français. Mais il suffit d'ignorer et le type lache l'affaire plus ou moins rapidement. Enfin, nous avons terminé notre parcours dans ce petit bar. Le serveur a l'air de faire la gueule s'il en a envie et ça fait plaisir, quelque part, de voir un barman à l'air nonchalent, style tenancier du "gibus" (un bar tabac situé sur la route de Bordeaux, à La Couronne, sur la route qui mène à l'embranchement de la nationale 10, pas loin de Nersac...) où la patronne, qui a des bras comme mes cuisses, colle des baffes aux clients trop bourrés qui commencent à s'endormir sur le comptoir...Dans ce petit bar de Shinjuku, il n'y avait guère qu'un groupe de 4 personnes, le barman et une fille qui apparemment travaillait dans ce bar, mais plus pour enjouer le client. ce n'était pas une hôtesse mais elle devait certainement avoir pour tâche de mettre un peu d'ambiance si elle se faisait déficiente. Mais elle a semblé prise au dépourvu, quand elle a tendu l'oreille vers nous et nous a entendu discuter en français. Du coup elle s'est posée à l'écart et le barman s'est contenté de nous filer des snacks et la carte des boissons. Plutôt décontracté comme ambiance.  Mon pote me fit remarquer que son "see you" de la fin n'était pas très engageant et la gêne de son apprentie collègue quand nous répondîmes un peu échauffés par les vapeurs d'alcool: "otsukare sama desu"
Celà dit, je conserve toujours le souvenir d'un bar encore plus minuscule à Kichijoji, où une glacière posée à même le sol dans le ruelle faisait office de frigo. Le patron n'avait ici pas de gêne à nous parler japonais, même s'il savait bien que nous étions loin d'être des as! Mais ce genre de bar n'est pas visible par de grands panneaux publicitaires et il faut le repérer plus ou moins par hasard ou par bouche-à-oreille pour en connaître l'éxistence!
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Il y a quelques temps je suis allé faire un tour à la tour de Tokyo. J'étais déjà venu faire des photos à ses pieds mais pour la prémière je suis monté à l'étage. ça offre une vue intéressante sur la capitale mais on est bien sur loin de distinguer ses limites étant donné la surface de la ville. Par contre, l'air étant un eu chargé et le ciel moyennement dégagé, on avait un peu une impression de flou dès qu'on portait son regard un peu trop loin. Pour 800 yens ça vaut le coup, même s'il faut payer un supplément pour accéder au deuxième étage. à l'intérieur de la tour il y a des employés en uniforme disséminés un peu partout en cas de besoin, service oblige...Ce qui est plus surprenant c'est la présence d'un Mac Donald au rez-de-chaussée. Bien sur on retrouve les bonnes vieilles boutiques de bibelots et souvenirs en tous genres mais le Mac Do apporte une nuance un peu spéciale.
A part ça et dan un registre différent, je suis allé voir i am a legend avec Will Smith dans un cinéma qu septième étage d'un building à Ikebukuro...Un film d'action avec du grand décor trafiqué aux effets spéciaux et un acteur sympathique nous semblaient les bienvenus pour se divertir et rentabiliser un billet à 1800 yens. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout le thème de ce film, je cite Wikiedia qui évoque le roman de science ficion à partir duquel on a réalisé le film: Le livre relate le destin tragique du dernier homme sur Terre, seul être humain à ne pas avoir subi les affres d'une pandémie ayant inexorablement transformé les victimes infectées en créatures présentant toutes les caractéristiques des vampires. ça démarre bien mais ça stagne rapidement et malgré une base qui aurait pu offrir une bonne histoire, ça manque de vraiment de fond et de trame. C'est dommage...

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