Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Image hébergée par servimg.com

Un jour, nous vîmes une japonaise se pointer avec un grosse résrve de rillettes faites maison dans les bras dont elle avait déniché la recette sur internet. Comment? Les japonais se permettraient donc de plagier nos bonnes recettes nationales?! Ceci, digne de l'espionnage industriel, ne pouvait  nous laisser sans réagir. C'est alors que M. a eu l'idée de préparer deux kilos de cette bonne recette, histoire d'user à bon escient un froid dimanche d'hiver...Mais sa préparation, bien que délicieuse, manquait de gras. J'ai donc décidé de reprendre le flambeau et de m'atteler à cette tâche.
Les ingrédients pour 1 kg:
- environ 1 kg de "buta bara niku". Les morceaux bordés de pur gras blanc sont facilement identifiables.
- 25 cl d'eau.
- 25 cl de vin blanc type muscadet. Mais comme je n'en n'avais pas à disposition j'ai utilisé du sake de cuisine et apporte un arôme tout à fait exquis!
- 3 fueuilles de laurier.
- Une bonne pincée de poivre et une autre d'herbes de provence et d'épices diverses éventuellement (selon les goùts de chacun).
La préparation est simple: il faut tout d'abord séparer le gras du maigre. découper ensuite le maigre en tranches de 2 cm d'épaisseur environ. Passer la viande au mixeur mais juste un instant. Après il suffit de mettre la viande à cuire dans une cocotte avec le reste de la préparation cité plus haut. Rajoutons enfin le gras découpé en petits morceaux et le tour est joué. La recette d'internet indique un temps de cuisson de 4 heures mais dans une cocotte, il vaut mieux éteindre le feu de temps en temps et laisser la chaleur tournante faisre son travail...
Après une nuit au frigo vous obtenez de belles rillettes comme vous n'en trouverez pas dans les choppes de Tokyo. Alors, si vous êtes la proie d'une crise de "charcuterite" aigue, faites donc le malin et montrez à vos amis que vous aussi, vous pouvez représenter dignement la finesse de la cuisine française.
communauté : Expatrie(e)s
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander publié dans : cuisine du chef
Image hébergée par servimg.comPour celles et ceux qui suivent le blog, rappellez-vous la soirée temaki qui avait eu lieu à Kokubunji, dans la banlieue ouest de Tokyo à Mitaka. C'était en fait le premier épisode d'une trilogie qui devrait se terminer chez moi. Cette fois, pour le deuxième round, nous avons tous passés la soirée chez F-chan (pour des raisosn de confidentialité évidentes, nous respecterons l'anonymat des personnes évoquées). ce soir là le thème était "okonomiyaki" pour le repas et jeux de cartes pour les divertissements. Je reprlerai de l'okonomiyaki bien maison dans un autre post. J'aimerais plus ici intéresser le lecteur à un jeu de carte typiquement japonais, le "usunoro" (prononcez "ousounolo"). Le principe du jeu et les règles sont super simples. On distribue un jeu de cartes classique et à chaque tour on doit déposer une carte sur la table en criant tous en coeur "usunoro". Au milieu de la table on peut disposer des babioles genre figurines en mousse pour porte-clés. Si vous êtes 6 personnes par exemple, disposez 5 figurines au centre de la table. Quand une personne à un jeu de 4 cartes identiques (4 rois, 4 mêmes chiffres...) il doit chopper une figurine et à ce moment-là les autres doivent en faire autant. Forcément, il y en a un ou une qui ne choppe rien et qu'on appelle "u" pour commencer. Puis si on perd deux fois on s'appelle "usu" jusqu'à "usunoro". Comme vous l'aurez compris ce jeu ne requiert pas un fin esprit stratège mais simplement des réflexes de vitesse et un peu de bleuf. Car on peut prétendre avoir un jeu de 4 cartes, aller jusqu'à frôler la figurine sans la prendre. dans ce cas, si un autre joueur se lasisse abuser et prend une figurine, il perd aussi...Sans le paraître ce jeu est sportif et on se retrouve dans des situations de tensions comme on en trouve dans intervilles ou les jeux télévisés du coin. Par exemple une figurine a été projetée par inadvertance parterre entre 2 joueurs qui se ruent sur l'objet mais le manquent. Imaginez alors qu'un trosi-me joueur s'affale sur la table pour passer de l'autre côté et rentrer dans l'arène. Mais un quatrième joueur voulant le faire perdre le retient sur la table et s'engage dans une lutte avec ce dernier...Autre situation délicate: lorsque les 6 joueurs se sont rués sur les figurines, l'une d'elles a été projetée sur une zone sensible du corps de l'un des joueurs. ce dernier doit alors faire face à l'avidité d'un autre joueur qui peut se ruer sur la figurine sans réfléchir...ce jeu digne d'un bière foot m'a bien fait rire!Image hébergée par servimg.com
Pour commenter un peu les photos, on pourrait simplement qualifier Urayasu, un quartier de Chiba près de Funabashi, comme une grosse banlieue dortoir. Vu de la ligne de train locale qui surplombe les grandes routes et la terre ferme, c'est un empilement de maisons identiques ou de bâtiments style HLM. Le style des maisons me rappelles des banlieues dortoirs parisiennes comme Orly ou Pontoise...Mais je n'ai qu'un vague souvenir d'enfance de ces endroits. Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com
communauté : Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander publié dans : stations
Fin de la balade qui avait commencé à Asakusa, avec la petite croisière sur la Sumida et s'était tranquillement poursivie dans le parc Amarikyu. En sortant du parc, du côté de la terre ferme, on tombe presque sans transition en plein coeur de Shimbashi, au milieu des tours...on se croirait d'un seul coup dans le quartier de la Défense mais en plus haut! Comme d'habitude pour un dimanche, ce genre de quartier en effervescence durant la semaine est quasiment vide quand les bureaux sont fermés. C'est ici que le monorail automotique termine son parcours, se faufilant au milieu des buildings; un spectacle à ne pas manquer juste avant la tombée de la nuit!



Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com
communauté : Tout sur le Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander publié dans : explorations et découvertes
Joyeuse Saint-Valentin à toutes et à tous car ici même les célibataires sont suceptibles de recevoir des chocolats de la part de collègues féminines, amies ou autres personnes avec qui ils ont un lien plus ou étroit. Résultat, un petit stock de chocolats et cette année on ne se moque pas du monde: maison du chocolat, grands noms de la chocolaterie...J'ai lu quelque part que c'était aussi un moyen pour les hommes de tester leur popularité. Je ne crois pas trop à cette théorie. Je dirais juste que c'est une coutume et une marque de gentillesse. Voilà je ne jouerai pas les esprits cyniques, comme une connaissance qui pense que cette fête n'a aucun sens et qu'elle ne fait que desservir l'industrie du chocolat au Japon...Plusieurs personnes m'ont répété que les hommes japonais n'aimaient pas les produits sucrés, alors c'est peut-être aussi un moyen de les forcer un peu à la consommation. Ah je suis quand même mesquin d'avancer de telles hypothèses en cette fête de l'amour! Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant des spécificités de la Saint-valentin japonaise, ce sont les femmes qui offrent les chocolats le 14 février. Les hommes quant à eux retournent la pareille le 14 mars, jour qu'on appelle le "white day". Détail qui a son importance car il faut se souvenir de toutes les personnes qui vous ont offert des chocolats, afin de leur signifier votre gratitude un mois plus tard. Il est donc courant de noter un mémo à cet effet. C'est dingue comme une simple fête d'amoureux peut se transformer en gestion des stocks! Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
A part ça j'ai rencontré une anglaise aventurière qui, après avoir écumé une bonne partie de l'Asie, a fini par attérrir au Japon, depuis 6 ans. Elle a un profil de carrière dont j'avais entendu parler auparavant mais dont je ne connaissais pas directement l'éxistence. En effet, c'est en Australie qu'une autre fille l'a pistonné pour être hôtesse dans un club. Apparemment c'est plus soft que je ne le pensais. Bien sur il faut boire un peu mais la clientèle de son club se composait essntiellement de salaryman voulant simplement embellir leur soirée avec de belles occidentales, et parler anglais (ce syndrome est partout on dirait). La plupart étaient mariés et lui demandaient même des conseils pour offrir un cadeau à leur épouse ou organiser un voyage romantique. Selon ce qu'elle m'a raconté, ce genre de soirée pouvait se transformer en quelques instants en séance de psychologie du couple et conseil matrimoniaux. -"Tu devrais plus parler à coeur ouvert avec ta femme, la surprendre de temps en temps etc..." Très polyvalent comme job! Il est même nécessaire d'avoir des aptitudes vocales puisque le karaoke y était souvent de rigueur. Mais, telle l'image que je m'en faisais, c'est aussi un boulot usant et on a assez rapidement envie de prendre le large et de se recycler dans quelque chose de plus concentionnel. Enfin ça dépend parcequ'elle a ensuite trouvé un poste pour jouer un personnage spécial Japon (qui n'éxiste pas dans les autres pays) chez Disneyland. Avec un surnom du genre "genki polly" et vu comme cette fille est énergétique (une pile), ça devait lui aller à merveille! Ne croyez surtout pas que je la met en boîte en parlant d'elle dans cet article car grâce à ce taf, elle a voyagé quasiment dans tout le Japon et à Okinawa notamment. Là, il parait que de gros poissons rouges viennent vous manger dans la main, comme le font les chevaux ou les chiens domestiques...Quand j'entends ce genre de récit, ça me donner envie de poser plein de jours de congés sans solde. Et puis elle a fini par se faire remarquer par quelqu'un qui bossait dans une agence et est devenue model de temps à autres. Car ceci n'est pas un boulot super stable. On l'appelle pour des pubs et c'est plus ou moins lucratif. Les variations de revenu peuvent être d'une grande amplitude d'un mois sur l'autre. Mais c'est un super complément quand on est "languae instructor" dans une boîte de langues par exemple! Ajoutez à celà une pincée de doublage en anglais pour dessins animés ou journaux télévisés et vous obtenez une vie explosive de free lance (travailleurs indépendants)!
Ce qui m'a intrigué c'est sa communication super bien maîtrisée avec les gens autour alors qu'elle n'étudie pas le japonais. Aucune rigueur dans sa progression en japonais mais une tchatche qui doit en faire une persone populaire dans son petit monde.
communauté : Expatrie(e)s
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander publié dans : société
Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/

Quels que soient le jour et l'heure auxquels vous passez devant le Krispy Kreme près de la sortie sud de la gare de Shinjuku, il ya de fortes chaces pour que vous assistiez à la queue des consommateurs en attente. C'est vraiment dingue! Les japonais sont des gens patients qui sont prêts à faire la queue pour un bon resto et il y a d'ailleurs en général des chaises devant l'entrée prévues à cet effet. Mais une queue super longue comme celle-ci, il n'y a guère qu'ici que j'en ai vu des comme ça. Sur la photo on ne voit que le début de la queue car le plus gros se trouve sur le pont qui rejoint  le grand bâtiment de Takashimaya. Ce jour-là il n'y avait pas tant de monde et c'est parfois bien plus bondé!
Pourquoi? Après avoir gouté je ne peux pas croire que c'est pour le goùt. Bon sincèrement je n'aurais pas eu la patiente de faire cette queue mais quelqu'un en a apporté une fois et je peux vous assurer qu'en une seule mince bouchée vous faites le plein de gras et de sucre pour la journée. je n'éxagère même pas: du sucre pur, de l'huile et un peu de farine; voici les bons gâteaux dans votre fin palais. En plus on m'a souvent fait le remarque que les hommes japonais ne pourraient ingurgiter les gâteaux que s'enfilent beaucoup d'hommes français, mais la queue est bien mixte...
Donc toujours la question: pourquoi? Après avoir posé la question à des japonais, je n'ai jamais pu obtenir de réponse précise mais on évoque souvent la pub qui a du être faite autour de doghnut. En gros l'enseigne serait venue de New York à grands renforts de spots publicitaires et de tracts distribués ? Il y a surement de ça...
Mais c'est une autre personne qui a peut-être découvert le secret de ce Mac do du sucre: "plus il y a une longue queue, plus ça veut dire que c'est délicieux!". Alors serait-ce l'effet boule de neige responsable de cette file d'attente?
Sans rire je me demande si c'est pas plus d'attendre pour des doghnuts que pour le renouvellement de son visa à l'immigration...
En tous cas ne manquez pas la vidéo embraquée de notre envoyé spécial qui a  pu nous rapporter ces images, au pas de course, de la fameuse queue!
communauté : Tout sur le Japon
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander publié dans : le droit de savoir
La notion de travail à mi-temps ou à temps partiel n'est apparemment pas la même en France et au Japon. En effet, là où le terme est synonyme de réduction du temps de travail en France, il est plus synonyme de travail payé à l'heure au Japon. Pour être plus précis, on parle de "part-time" ici. Un emploi en "part-time" ne signifie pas forcément que vous travaillez moins mais que vous êtes payé à l'heure, contrairement à l'employé embauché sous un contrat plus solide qui reçoit un salaire fixe, bénéficie de congés maladie et déccroche un bonus (sorte de treizième mois). J'en arrive donc à l'emploi de type "part-time" où quand vous êtes malade vous n'êtes pas payé durant votre absence, pas de bonus. D'ailleurs, le fait de n'être pas rémunéré en votre absence ne vous empêchera pas de rattrapper votre boulot quand vous retournerez bosser après avoir transpiré de fièvre pendant quelques jours...Mais si vous faites des heures supplémentaires vous touchez plus. Je suis loin de connaitre le sujet sur le bout des doigts mais j'ai l'impression que cette forme de travail est très répandue au Japon. Ce pourrait être un phénomène comparable à celui des CDD en France ou celui des caissières de supermarchés astreintes à des temps partiels bien flexibles. Ceci touche aussi apparemment beaucoup les emplois de bureau et, s'il semble relativement aisé pour une jeune femme de trouver un emploi de bureau en "part time", c'est plus difficile d'en trouver un en tant que vraie employée avec une évolution de carrière possible. Je connaissais une japonaise bardée de diplômes qui galérait pour trouver un poste solide et non un emploi plus ou moins précaire où elle pensait qu'on finirait par la conduire gentillement vers la sortie quand elle aurait atteint un certain âge.
Bref, si vous parlez de "travail à mi-temps" ou de "travail à temps partiel' avec des japonais, il y a des chances pour qu'il vous répondent "part time". J'ai eu l'occasion d'en parler il y a peu avec un japonais retraité et voici ce qu'il m'a appris: " Au Japon le nombre de travailleurs à mi-temps augmente de plus en plus; non seulement chez les femmes mais aussi chez les hommes. Je pense que parfois le besoin des entreprises concorde avec le désir des travailleurs. Les entreprises veulent augmenter le nombre de travailleurs à mi-temps dans la mesure du possible afin de réduire leurs dépenses de personnel. Quant aux travailleurs, leur désir diffère selon les couches sociales, les femmes, jeunes hommes et hommes plus âgés...Beaucoup de femmes mariées travaillent à mi-temps pour améliorer leur quotidien (note: s'occuper de leur famille) et d'autres qui travaillent à mi-temps pour profiter de leur temps libre après que leurs enfants aient grandi (note: bon nombre de ces dames font vivre en partie les écoles de langues ou de n'importe quoi en en faisant leur hobbie, une clientèle du matin et de l'après-midi). Chez le jeunes hommes, il y en a qui sont obligés de travailler à mi-temps, n'ayant pas pu obtenir un emploi à la fin de leurs études à cause de la récession du début des années 90. On appelle cette période "la période glacière pour l'emploi". Beaucoup ont donc commencé à travailler à mi-temps et ont eu de grandes difficultés à trouver un emploi plus régulier parcequ'ils n'avaient ni expérience ni connaissances spécifiques. D'autres préfèrent travailler à mi temps afin de consacrer plus de temps libre à leurs loisirs. La plupart d'entre eux n'aiment obéir à leurs supérieurs ni au règlement de travail des entreprises. En ce qui concerne les hommes âgés travaillant à mi-temps, ils sont forécs de le faire, ayant été licenciés et ne pouvant plus trouver un emploi à temps plein à cause de leur âge. Chez ces jeunes et vieux travailleurs, beaucoup sont appelés "pauvres en travaillant". La plupart travaillent à la journée et passent la nuit dans un café internet. Sans domicile fixe, ils sont obligés de temps en temps de passer la nuit dans un parc, n'ayant pas pu gagner suffisament d'argent. On les nomme "réfugiés dans un café internet".
Ce phénomène de squat dans les "manga kissa" (sortes de cyber cafés avec une bibliothèque de manga à disposition et cabines privatives), je l'ai constaté au début de mon séjour au Japon. En effet, alors que je n'avais pas encore la connection internet à la maison, j'allais souvent au même "mamboo" (une chaine de manga kissa). Une fois, l'employée s'acharnait à frapper à la porte d'une cabine mais le type ne répondait pas. alors elle a finit par appeler les flics qui ont évacué le monsieur. Ce genre d'histoire ressemble celle d'une descente de police dans un squat mais en fait ça se fait "tout en douceur". Si j'avais été un peu plus concentré sur l'ordinateur, je n'aurais peut-être rien vu de cete évacuation. Le gars ne bronchait pas et avait l'air endormi. Et les policiers semblaient plutôt compatissants à son sort (ça doit pas être confortable de passer la nuit dans un gros fauteuil). C'est quelque chose de très connu depuis qu'une émission de TV a fait un reportage spécial sur le sujet. On parle aussi de jeunes en rupture familiale et dans l'incapacité de trouver un vrai emploi, car sans domicile fixe ni adresse. Ils reçoivent des appels sur leur portable pour un boulot journalier. Ce qui m'intrigue pafois ici, c'est que la précarité est presque invisible.

En supplément de cet article, une petite vidéo d'un groupe jazzy prise à la sortie sud de la gare de Shinjuku:
communauté : Tout sur le Japon
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander publié dans : société

Daikan yama est une petite station sur une petite ligne pas loin d'Ebisu. On m'avait parlé d'un "saint Dermain-des-près" de Tokyo pour son côté branchouille et jeune. C'est vrai qu'il y a quelque chose de similaire avec les petits cafés et les boulangeries à la française. Bien sur c'est Tokyo donc toujours rès différent d'un quartier parisien mais on sent le point de rendez-vous connu pour du shopping ou une balade dominicale. Disons que c'est un quartier jalonné de boutiques aux designs recherchés. Pour celles et ceux qui habitent au Japon, il me semble que la différence avec l"ensemble urbain et architectural est très perceptible.  Nous sommes ici quasiment au centre la capitale mais il y règne comme un air de banlieue ouest pavillonaire et bourgeoise.



Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/

communauté : Japon
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander publié dans : stations
Il va falloir que je mette un peu d'argent de côté pour la cagnotte spéciale mariages! En effet avril prochain a des chances d'être un mois fastueux puisque deux amies françaises se marient avec leur prince charmant japonais. Ce ne seront pas, si j'ai bien suivi, des mariages dans la plus pure tradition mais presque, au moins pour un. En effet être invité à un mariage japonais signifie rembourser l'organisation de la soirée dans une salle louée et un repas magnifique...Il ne faut pas offrir 20000 yens par exemple car on peut diviser cette somme en deux billets de 10000 et le couple pourrait dans ce cas être divisé de la même façon. Une de mes amies va se marier traditionnellement. L'autre amie compte apparemment faire un mariage plus funky sans organisation méticuleuse où le noir et blanc des costumes formels sera banni. c'est marrant j'ai l'impression que tout le monde se marie ou projette de se marier en ce moment. Eh oui nous sommes tous en train de franchir un cap. Il y en a que ça tracasse plus que d'autres. ça me fait penser à la soirée passée à Shinjuku avec un collègue qui pestait contre l'attrouppement des ados ou post-ados (combien de temps dure l'adolescence ici?). Non pas qu'il ait une dent contre les jeunes, juste par jalousie de ses 20 ans perdus (mauvais joueur va).Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Dans la rubrique des petites découvertes, je me suis rendu compte que le sucre "biologique" que j'avais gouté une fois en france chez une personne fan de ce genre de produit, se trouvait à l'état naturel à Okinawa! Eh oui, c'est un sucre très spécial qui à un petit goùt de réglisse. On dirait une confiserie à consommer telle quelle (c'est la petite coupelle de droite sur la photo avec la tasse). Je pense qu'on peut trouver ce genre de denrée dans les boutiques bio en France. Les boutiques bio, c'est parfois une ambiance un peu bizarre qui vous y attend, entre zénitude, encens et voix suaves...Pour la petite histoire, cette photo a été prise dans un café à l'étage restauration d'un grand magasin de Omiya, le terminus de la ligne kehin-tohoku (préfecture de Saitama au nord-ouest de Tokyo). La musique y était orientée Amérique du sud et France avec des morceaux comme "la gadoue" ou de vielles chansons populaires. Ajoutez à celà le parquet en bois (style vieille maison) et les fauteuils, on se serait cru un instant dans un bar branché d'une ville universitaire de province. Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
A part ça l'appartement se transforme ces derniers temps en labo à fabriquer du savon en quantité industrielle. En effet, pourquoi acheter du savon à la première boutique du coin alors qu'on peut passer du temps à en préparer chez soi? Réponse: pour la beauté du geste ou pour être sur que l'huile d'olive contenue dans votre savon soit bien de qualité optimale et puisse vous apporter tous les bienfaits d'un vrai savon de marseille quand vous l'appliquer sur votre peau fragile. Sans rire c'est du boulot et après la préparation il faut attendre quelques jours puis 3 mois après découpage avant de l'utiliser. Comme nous avons affaire à une vrai artiste, elle utilise les moyens du bord, tel des briques de lait pour contenir le produit encore liquide après la première phase de la préparation. En plus de l'huile d'olive il ya un produit chimique particulier et de l'huile de palme qu'on doit chauffer pour mettre à l'état liquide et qui durcit naturellement après préparation. Bref, nous aurons du savon pour l'année au moins!Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
communauté : BLOGS, en parler ...
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander publié dans : bakapulu
communauté : BLOGS, en parler ...
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander publié dans : chroniques ordinaires
En écho aux articles du blog comme ça du Japon, je présente dans cet article un jeu de kanji dispo sur nintendo DS: "Tadashii Kanji Kakitori Kun" (Méthode Kageyama). En fait j'ai eu l'occasion de tester deux logiciels de kanji sur cette console et, en tant que débutant, le "kageyama" m'a plus tenu, certainement parceque le niveau part vraiment de la base. En général je dirais que la partie du jeu où j'ai passé le plusde temps est assez "scolaire" et suit d'ailleurs la progression des écoliers japonais. Mais c'est justement un atout de ce jeu à mon avis. En effet, les kanjis du premier niveau sont assez simples mais il y a certaines associations entre ces kanji que je ne connaissais pas du tout!
En fait, l'apprentissage en langue étrangère est différente de celle de l'enfant japonais. On avance peut-être plus vite sur certains points et on apprend du vocabulaire "utile". J'ai l'impression en jouant à ce jeu que les écoliers japonais apprennent aussi à faire des associations de kanji. Il y a tout d'abord une rubrique un peu rébarbative mais utile pour corriger l'ordre des traits ou simplement l'apprendre. Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Mais c'est beaucoup plus intéressantde naviguer dans la partie avec la petite devinette sur l'écran de gauche et la réponse à trouver sur celui de droite. Par exemple, il faut écrire les hiragana correspondant à "manabu", étudier. Si on ne souvient pas de ce mot, on peut s'en souvenir en lisant la phrase "benkyou suru / oshiete morau" (étudier / Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
recevoir l'enseignement). 
La première série d'éxercices consiste à traduire les termes de vocabulaire en hiragana. Quand on ne trouve pas et qu'on se trompe, l'écran de droite offre la correction et garde la révision pour la fin. Puis on doit reprendre les mêmes termes mais pour passer cette fois des hiragana aux kanji. L'éxercice peut paraitre un peu lassant à la longue mais c'est un bon instrument de révision et d'apprentissage, mais avec en plus un dico sous la main dans ce deuxième cas. Cet éxercice un peu systématique permet de "faire rentrer" en douceur de nouvelles associations de kanji éventuellement. A la fin de l'éxercice, les points non maitrisés sont revus jusqu'à ce qu'ils soient notés correctement.
Un autre éxercice intéressant est celui qui consiste à compléter les trous des kanji manquant dans une phrase visible sur l'écran de gauche. En effet celà conduit à utiliser un kanji dans toutes ces facettes et pas seulement dans la plus courante.
De façon générale, je dirais que ce genre de logiciel est un bon complément à un apprentissage plus classique. La méthode "papier / stylo" n'est pas à ranger au placard mais au moment de revoir les kanji déjà plus ou moins bien acquis, la console est plus ludique (c'est un peu le but en même temps!).
Ce qui est un peu étrange dans ce jeu, c'est le dégrés de rigueur variable du correcteur selon la rubrique. En effet, si on se trouve dans la rubrique consacrée à l'apprentissage pur d'un kanji, le logiciel est strict sur l'ordre et le sens du tracé. En revanche, dans la rubrique citée plus haut, il m'est arrivé de tracer un même kanji de façons un poil différente et c'est passé comme une lettre à la poste. Par ailleurs, j'ai l'impression que le logiciel s'acharne parfois à trouver un kanji différent de celui tracé à un détail près. Par contre, le bon point par rapport à d'autres jeux de kanji, c'est qu'on a le temps (pas illimité quand même) de tracer son kanji.
C'est vraiment un bon jeu pour débutants! Un bon bouquin lui est certainement préférable pour réellement progresser en écriture et pour acquérir du vocabulaire nouveau adapté à des besoisn d'adulte. Mais pour une révision ou un complément c'est vraiment sympathique! Comme je n'ai pas découvert toutes les facettes du jeu, je reppasserai peut-être dessus plus tard...
communauté : Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander publié dans : la langue japonaise
Cet article fait directement suite au précédent sur la croisière de la Sumida. En effet, en achetant les tickets, nous pouvions choisir entre deux points de chute: le parc Amarikyu ou Odaiba. Odaiba étant déjà connu dans le rayon explorations, on a préféré un classique des dimanches après-midi, le jardin.  A proximité de Shimbashi, le parc semble entouré de buildings vitrés qui reflètent la texture bleutée du ciel ensoleillé...C'est complètement poétique ce qu je viens d'écrire! D'autant plus qu'on pouvait déjà admirer les pruniers en fleurs, qui dans leurs pétales d'un rose vif et affirmé, n'avaient que faire du froid d'hiver. Et c'est alors que nous saisîmes l'incommensurable beauté de la nature en fleurs qui vous enlève à toutes vos peurs. car nous ne sommes que peu de choses dans le cycle des saisons, dans l'implaccable tourbillon...
Eh oui, le Japon a beau être un pays d'extrême orient, ça n'empêche pas de virer à l'ouest de temps en temps !


communauté : Les photographes
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander publié dans : explorations et découvertes
En ce dimanche ensoleillé nous avons décidé de tester la croisière dans une sorte de bateau-mouche sur la Sumida. Juste à côté de la sortie de métro d'Asakusa se trouve en effet le port d'embarquement. Pour à peine 1000 yens on peut voyager jusqu'au parc Amarokyu, juste à côté de Shimbashi. C'est sympa et on est confortablement installé. ceci permet de se rendre compte que finalement, une bone partie de la ville de Tokyo, quand elle est traversée quasiment en ligne droite, n'est pas si longue qu'on l'imagine lorsqu'on prend le train. Le décor est assez uniforme mais on repère au passage quelques sites comme l'énorme caserne des pompiers ou le bâtiment de "bandai" (un jouet "bandaiiiiiiiiii", rappelez-vous la pub entre deux dessins animés du club Dorothée!). Sur la première photo, vous pouvez voir la "flamme" qui ressemble à celle du pont de l'alma, en version énorme. C'est l'oeuvre d'un français et elle trône sur le building d'une grande entreprise de bières...Sur les drnières photos on aperçois le marche Tsukiji, sorte de Ringis de Tokyo, mais la comparaison est certainement très hasardeuse.

        
communauté : Tout sur le Japon
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander publié dans : explorations et découvertes
 
Après plus d'un an de vie au japon je me suis enfin décidé à apprendre les kanjis à un rythme soutenu. Bien sur j'en connaissais auparavant mais, préférant me concentrer sur la grammaire ou tout ce qui pouvais être utile à améliorer ma communication, j'ai délaissé l'écriture et l'ordre des traits. Je ne le regrette pas car pour certains d'entre eux, à force de les voir régulièrement, sont passés comme une lettre à la poste. Je ne le regrette pas non plus parcequ'avec mon niveau de grammaire je peux comprendre l'emploi des kanjis que j'apprends en contexte. Mais je comprends maintenant pourquoi l'apprentissage des kanjis est fondammental pour retenir le vocabulaire et construire des mots correctement. En effet, il ya beaucoup d'homonymes en japonaises et certaines syllabes telles "kyou" ou "ryou" ou "shu" ou "shou" reviennnet à longueur de temps, que ce soit en lecture on-kun ou on-yomi. Or si avant il m'arrivait d'inverser les syllabes ou de confondre quelques mots avec d'autres, j'ai l'impression d'avoir fait des progrès de ce point de vue depuis que je me suis mis aux kanjis. En effet, au début de mon installation au Japon je confondais par exemple "denwa" (téléphone) et "densha" (train). Ces deux mots composés de 2 kanjis en ont un en commun, "den" (électricité). Dans ce cas la mémorisation des kanjis permet d'éviter les confusions ("wa": la parole; "sha": le véhicule)...On pourrait multiplier les exemples. Bien sur je ne suis pas au bout de mes peines mais j'y vois déjà un peu plus clair. . Une fois qu'on a intégré un mécanisme d'apprentissage, on a plus tendance à s'y tenir.
Dans un sens, certains peuvent penser qu'il était temps que je me réveille! Disons que j'ai toujours étudié depuis que je suis arrivé mais à des rythmes très différents selon les saisons. Ce qui me motive vraiment maintenant, c'est de constater que je me débrouille vraiment mieux que quand je suis arrivé. Même avec des fautes, même maladroitement, je tiens mieux la route. Je m'en suis rendu compte quand j'ai renouvellé mon visa et ma carte à la mairie. L'an dernier j'étais comme un petit gamin qui fait sa première rentrée des classes. Cette année pas d'affollement.
Mais mon entourage japonais laisse passer trop de mes fautes et je manque de pratique quotidienne je suppose. En tous cas je suis décidé, avec le temps qu'il faudra, à sortir de mon illétrisme. Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Heureusement il y a quelqu'un qui se moque de moi gentillement quand mon accent français est trop présent ou quand j'oublie la petite pointe de crayon à la fin d'un trait dans un kanji.
J'ai eu aussi l'occasion récemment de tester mon petit niveau avec la mère d'une amie.Plutôt du genre direct , elle disait "je ne comprends pas" quand ce que je disait n'était vraiment pas clair alors que personne d'autre ne bronchait autour. Merci madame! Mais du coup elle a essayé de faire resurgir un anglais semble t-il lointain. par exemple, au lieu de dire "friend" elle me parlait de "flai" avec une intonation qui ressemblait à celle qu'on emploie pour "produit frais" par exemple. Ou alors une décomposition en katakana change le mot et notre "friend" deviendra un "furando". Mais ne voyez surtout aucune moquerie dans mes remarques! En effet, après m'être vu sur vidéo, un peu bourré, parler japonais comme Renaud chante ses chansons, j'ai voulu me cacher sous la table.Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Bref pour celles et ceux aui voudraient en savoir plus à propos des kanji, je propose ce site avec les rubriques "un kanji par jour" et "une clé par jour":

france-japon.net/modules.php

ainsi que ces éxcellents articles sur les logiciels de kanji qu'on peut trouver sur nintendo DS:

www.commecadujapon.com/entries/20071222-200-mannin-no-kanken-nintendo-ds.html

www.commecadujapon.com/entries/20071201-nazotte-oboeru-otona-no-kanji-renshu-nintendo-ds.html

www.commecadujapon.com/entries/20071120-tsugawa-shiki-kanji-kioku-jutsu-nintendo-ds.html

En tous cas, je peux toujours retrouver la motivation en pensant au soir où on m'a mis un dico devant le nez en disant d'un ton sententieux: "nihongo gambatte kudasai". Tiens, ça me rappelle une chanson de zebda dans leur album essence ordinaire, avec l'histoire du "petit Robert"...
communauté : Expatriés, immigrants
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander publié dans : la langue japonaise
il a neige...c'est joli la neige et ça fait longtemps que je ne l'avais pas vue!
Il fait aussi sensiblement plus froid que l'an dernier j'ai l'impression...Ceci n'empêche pas des petits groupes de musique amateurs de venir se produire dans la rue ici ou là! Hier soir j'ai assisté à un spectacle assez excellent. M'apprêtant à passer ma carte sur le portique pour rentrer dans la station, mon attention est attirée par un bon rythme de percussions. Je tourne la tête et je vois un salaryman, l'attaché-caisse en main, qui dodeline de la tête en bougeant son corps au rythme des musiciens. Les musiciens l'encouragent et vraiment il est dedans! Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Par ailleurs j'ai eu récemment l'occasion de prendre queqlues clichés de nuit sur une plage de Tsudanuma dans la préfecture de Chiba, assez près de Tokyo. Quelle idée de se balader sur une plage aux abords saturés par la vie citadine en plein hiver? Eh bien, aussi saugrenu que celà puisse paraitre, c'est un spectacle intéressant. En effet, la préfecture de Chiba étant composée en partie d'une grosse péninsule, on peut distinguer d'un bout de la côte un autre bout illuminé par les lumières de la ville. Une "ville qui ne s'arrête jamais puisque en certains points on peut voir à la fois Chiba, Tokyo et un bout de Yokohama.
communauté : BLOGS, en parler ...
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander publié dans : chroniques ordinaires
Pour la première fois j'ai fait une vraie soirée à Shibuya. Car il y avait notre shinenkai - fête de nouvelle année- ce samedi soir et l'un d'entre nous avait réservé pour tout le monde dans un petit resto de poisson avec boisson à volonté et poisson sous des formes parfois très étranges et je crois que sur ce coup nous avons tous fait une bonne overdose de poisson. Pour les boissons il y avait déjà des bouteilles directement installées sur la table mais c'étai pas forcément ce qu'il fallait boire et nous nous pouvions de toute façon commander des boissons en plus. Bref, la partie resto de la soirée s'est finie ( ou "on s'est finis") au gin tonic avec le gin dans un pichet et le soda dans un autre. Nous n'en avions pas commandé mais un serveur s'est pointé avec ça en disant que c'était cadeau...
Après le resto nous ne nous en doutions pas encore, mais nous nous approchions déjà du moment fatidique où, pris d'une crise de délire paillard, nous serions conduits à chanter la mareillaise dan un bus spécialement affrété pour embarquer des gens dans une énorme boîte de nuit à Odaiba...Mais pour l'instant nous en étions à négocier des places dans un bar pour pas trop cher. H. est toujoirs pro en toute circonstances alors il commenca à argumenter sur la place d'Hachiko, au fameux carrefour de Shibuya, mais pas moyen de faire descendre le prix alors nous décidâmes de faire le tour des bars par nous-même en quête de quelques places. j'ai découvert par la même occasion que ce quartier est le point de rencontre de pas mal d'étrangers. Mais contrairement à ce que j'ai entendu dire à propos de Roppongi, c'est plutôt cosmopolite à Shibuya et un peu moins le terrain de jeu sauvage en recherche de femme à consommer rapidement...Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Seulement, trouver des places dans un bar dans ce quartier un samedi soir à 11h30 s'avère être un exercice de persévérance. Finalement nous avons attérris dans un bar en sous sol et M. avait l'air un peu énervé de vois ici une concentraton de colocataires de sa sakura house (j'ai l'impression qu'il les voit déjà bien assez). Tokyo est très grande mais il suffit d'investir les endroits stratégiques pour retrouver son petit monde de gaijin jeune, aventurier, ivre. L'ambiance était très hip hop et nous en avons profité pour improviser un rap en dégustant nos bières. Un clash entre collègues en évoquant le boulot, c'est un peu comme une thérapie de groupe ou une psychanalyse pour pas cher...derrière les rimes habiles apparaissent les troubles ou le intérrogations éxistentielles.
Il est minuit et demie et nous rejoignons la copine de H. plus d'autres de ses potes, en route pour le méga club (ça doit être un des plus gros de Tokyo). Il y a un bus spécialement prévu pour faire la navette de Shibuya à Odaiba. Pour dire à quel les choses sont toujours bien organisées au Japon. là je me suis retrouvé à discuter avec les membres d'un groupe, stylés comme des personnages de manga, un peu le genre nana pour ceux qui auraient vu le film. Le chanteur me demande cash:
- Tu aimes les filles japonaises? C'est facile de rencontrer des japonaises quand on est français n'est-ce-pas?
Sincèrement ce genre de question ne m'étonne plus et plutôt que de me lancer dans une contre offensive stérile je suis cette fois parti directement dans une drôle de conversation "allons tout de suite au fond des choses".
- Ben peut-être mais à mon avis il faut quand même assurer pour une relation durable non?
- Qu'est-ce-que tu veux dire?
- Ben c'est normal après tout ce qui est rare est cher et à chacun son éxotisme. Mais l'effet ne doit pas durer longtemps...L'autre fois on est allé chez une amie (japonaise). Chez elle il y a tout le confort! La maison est très grande et il y a même une pièce spécialement prévue pour jouer (mah jong, wii...) Sa mère très accueillante nous a même invité à manger. Le père est arrivé vers 11h30, quand on s'apprétait à partir. Sa femme et ses filles étaient étonnées qu'il rentre si tôt ce jour-là...Il avait l'air crevé mais de bonne humeur. Sa fille m'a dit qu'il était "workholic". En tous cas c'est bien qu'il soit de si bonne humeur après une si lon