Un jour, nous vîmes une japonaise se pointer avec un grosse résrve de rillettes faites maison dans les bras dont elle avait déniché la recette sur internet. Comment? Les japonais
se permettraient donc de plagier nos bonnes recettes nationales?! Ceci, digne de l'espionnage industriel, ne pouvait nous laisser sans réagir. C'est alors que M. a eu l'idée de préparer
deux kilos de cette bonne recette, histoire d'user à bon escient un froid dimanche d'hiver...Mais sa préparation, bien que délicieuse, manquait de gras. J'ai donc décidé de reprendre le flambeau
et de m'atteler à cette tâche.
Les ingrédients pour 1 kg:
- environ 1 kg de "buta bara niku". Les morceaux bordés de pur gras blanc sont facilement identifiables.
- 25 cl d'eau.
- 25 cl de vin blanc type muscadet. Mais comme je n'en n'avais pas à disposition j'ai utilisé du sake de cuisine et apporte un arôme tout à fait exquis!
- 3 fueuilles de laurier.
- Une bonne pincée de poivre et une autre d'herbes de provence et d'épices diverses éventuellement (selon les goùts de chacun).
La préparation est simple: il faut tout d'abord séparer le gras du maigre. découper ensuite le maigre en tranches de 2 cm d'épaisseur environ. Passer la viande au mixeur mais juste
un instant. Après il suffit de mettre la viande à cuire dans une cocotte avec le reste de la préparation cité plus haut. Rajoutons enfin le gras découpé en petits morceaux et le tour est joué. La
recette d'internet indique un temps de cuisson de 4 heures mais dans une cocotte, il vaut mieux éteindre le feu de temps en temps et laisser la chaleur tournante faisre son travail...
Après une nuit au frigo vous obtenez de belles rillettes comme vous n'en trouverez pas dans les choppes de Tokyo. Alors, si vous êtes la proie d'une crise de "charcuterite" aigue,
faites donc le malin et montrez à vos amis que vous aussi, vous pouvez représenter dignement la finesse de la cuisine française.
Joyeuse Saint-Valentin à toutes et à tous car ici même les célibataires sont suceptibles de recevoir des chocolats de la part de collègues féminines, amies ou autres personnes avec
qui ils ont un lien plus ou étroit. Résultat, un petit stock de chocolats et cette année on ne se moque pas du monde: maison du chocolat, grands noms de la chocolaterie...J'ai lu quelque part que
c'était aussi un moyen pour les hommes de tester leur popularité. Je ne crois pas trop à cette théorie. Je dirais juste que c'est une coutume et une marque de gentillesse. Voilà je ne jouerai pas
les esprits cyniques, comme une connaissance qui pense que cette fête n'a aucun sens et qu'elle ne fait que desservir l'industrie du chocolat au Japon...Plusieurs personnes m'ont répété que les
hommes japonais n'aimaient pas les produits sucrés, alors c'est peut-être aussi un moyen de les forcer un peu à la consommation. Ah je suis quand même mesquin d'avancer de telles hypothèses en
cette fête de l'amour! Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant des spécificités de la Saint-valentin japonaise, ce sont les femmes qui offrent les chocolats le 14 février. Les hommes
quant à eux retournent la pareille le 14 mars, jour qu'on appelle le "white day". Détail qui a son importance car il faut se souvenir de toutes les personnes qui vous ont offert des chocolats,
afin de leur signifier votre gratitude un mois plus tard. Il est donc courant de noter un mémo à cet effet. C'est dingue comme une simple fête d'amoureux peut se transformer en gestion des
stocks!
A part ça j'ai rencontré une anglaise aventurière qui, après avoir écumé une bonne partie de l'Asie, a fini par attérrir au Japon, depuis 6 ans. Elle a un profil de carrière dont
j'avais entendu parler auparavant mais dont je ne connaissais pas directement l'éxistence. En effet, c'est en Australie qu'une autre fille l'a pistonné pour être hôtesse dans un club. Apparemment
c'est plus soft que je ne le pensais. Bien sur il faut boire un peu mais la clientèle de son club se composait essntiellement de salaryman voulant simplement embellir leur soirée avec de belles
occidentales, et parler anglais (ce syndrome est partout on dirait). La plupart étaient mariés et lui demandaient même des conseils pour offrir un cadeau à leur épouse ou organiser un voyage
romantique. Selon ce qu'elle m'a raconté, ce genre de soirée pouvait se transformer en quelques instants en séance de psychologie du couple et conseil matrimoniaux. -"Tu devrais plus parler à
coeur ouvert avec ta femme, la surprendre de temps en temps etc..." Très polyvalent comme job! Il est même nécessaire d'avoir des aptitudes vocales puisque le karaoke y était souvent de rigueur.
Mais, telle l'image que je m'en faisais, c'est aussi un boulot usant et on a assez rapidement envie de prendre le large et de se recycler dans quelque chose de plus concentionnel. Enfin ça dépend
parcequ'elle a ensuite trouvé un poste pour jouer un personnage spécial Japon (qui n'éxiste pas dans les autres pays) chez Disneyland. Avec un surnom du genre "genki polly" et vu comme cette
fille est énergétique (une pile), ça devait lui aller à merveille! Ne croyez surtout pas que je la met en boîte en parlant d'elle dans cet article car grâce à ce taf, elle a voyagé quasiment dans
tout le Japon et à Okinawa notamment. Là, il parait que de gros poissons rouges viennent vous manger dans la main, comme le font les chevaux ou les chiens domestiques...Quand j'entends ce genre
de récit, ça me donner envie de poser plein de jours de congés sans solde. Et puis elle a fini par se faire remarquer par quelqu'un qui bossait dans une agence et est devenue model de temps à
autres. Car ceci n'est pas un boulot super stable. On l'appelle pour des pubs et c'est plus ou moins lucratif. Les variations de revenu peuvent être d'une grande amplitude d'un mois sur l'autre.
Mais c'est un super complément quand on est "languae instructor" dans une boîte de langues par exemple! Ajoutez à celà une pincée de doublage en anglais pour dessins animés ou journaux télévisés
et vous obtenez une vie explosive de free lance (travailleurs indépendants)!
Ce qui m'a intrigué c'est sa communication super bien maîtrisée avec les gens autour alors qu'elle n'étudie pas le japonais. Aucune rigueur dans sa progression en japonais mais une
tchatche qui doit en faire une persone populaire dans son petit monde.
La notion de travail à mi-temps ou à temps partiel n'est apparemment pas la même en France et au Japon. En effet, là où le terme est synonyme de réduction du temps de travail en
France, il est plus synonyme de travail payé à l'heure au Japon. Pour être plus précis, on parle de "part-time" ici. Un emploi en "part-time" ne signifie pas forcément que vous travaillez moins
mais que vous êtes payé à l'heure, contrairement à l'employé embauché sous un contrat plus solide qui reçoit un salaire fixe, bénéficie de congés maladie et déccroche un bonus (sorte de treizième
mois). J'en arrive donc à l'emploi de type "part-time" où quand vous êtes malade vous n'êtes pas payé durant votre absence, pas de bonus. D'ailleurs, le fait de n'être pas rémunéré en votre
absence ne vous empêchera pas de rattrapper votre boulot quand vous retournerez bosser après avoir transpiré de fièvre pendant quelques jours...Mais si vous faites des heures supplémentaires vous
touchez plus. Je suis loin de connaitre le sujet sur le bout des doigts mais j'ai l'impression que cette forme de travail est très répandue au Japon. Ce pourrait être un phénomène comparable à
celui des CDD en France ou celui des caissières de supermarchés astreintes à des temps partiels bien flexibles. Ceci touche aussi apparemment beaucoup les emplois de bureau et, s'il semble
relativement aisé pour une jeune femme de trouver un emploi de bureau en "part time", c'est plus difficile d'en trouver un en tant que vraie employée avec une évolution de carrière possible. Je
connaissais une japonaise bardée de diplômes qui galérait pour trouver un poste solide et non un emploi plus ou moins précaire où elle pensait qu'on finirait par la conduire gentillement vers la
sortie quand elle aurait atteint un certain âge.
Bref, si vous parlez de "travail à mi-temps" ou de "travail à temps partiel' avec des japonais, il y a des chances pour qu'il vous répondent "part time". J'ai eu l'occasion d'en
parler il y a peu avec un japonais retraité et voici ce qu'il m'a appris: " Au Japon le nombre de travailleurs à mi-temps augmente de plus en plus; non seulement chez les femmes mais aussi
chez les hommes. Je pense que parfois le besoin des entreprises concorde avec le désir des travailleurs. Les entreprises veulent augmenter le nombre de travailleurs à mi-temps dans la mesure du
possible afin de réduire leurs dépenses de personnel. Quant aux travailleurs, leur désir diffère selon les couches sociales, les femmes, jeunes hommes et hommes plus âgés...Beaucoup de femmes
mariées travaillent à mi-temps pour améliorer leur quotidien (note: s'occuper de leur famille) et d'autres qui travaillent à mi-temps pour profiter de leur temps libre après que leurs
enfants aient grandi (note: bon nombre de ces dames font vivre en partie les écoles de langues ou de n'importe quoi en en faisant leur hobbie, une clientèle du matin et de l'après-midi).
Chez le jeunes hommes, il y en a qui sont obligés de travailler à mi-temps, n'ayant pas pu obtenir un emploi à la fin de leurs études à cause de la récession du début des années 90. On
appelle cette période "la période glacière pour l'emploi". Beaucoup ont donc commencé à travailler à mi-temps et ont eu de grandes difficultés à trouver un emploi plus régulier parcequ'ils
n'avaient ni expérience ni connaissances spécifiques. D'autres préfèrent travailler à mi temps afin de consacrer plus de temps libre à leurs loisirs. La plupart d'entre eux n'aiment obéir à leurs
supérieurs ni au règlement de travail des entreprises. En ce qui concerne les hommes âgés travaillant à mi-temps, ils sont forécs de le faire, ayant été licenciés et ne pouvant plus trouver un
emploi à temps plein à cause de leur âge. Chez ces jeunes et vieux travailleurs, beaucoup sont appelés "pauvres en travaillant". La plupart travaillent à la journée et passent la nuit dans un
café internet. Sans domicile fixe, ils sont obligés de temps en temps de passer la nuit dans un parc, n'ayant pas pu gagner suffisament d'argent. On les nomme "réfugiés dans un café
internet".
Ce phénomène de squat dans les "manga kissa" (sortes de cyber cafés avec une bibliothèque de manga à disposition et cabines privatives), je l'ai constaté au début de mon séjour
au Japon. En effet, alors que je n'avais pas encore la connection internet à la maison, j'allais souvent au même "mamboo" (une chaine de manga kissa). Une fois, l'employée s'acharnait à frapper
à la porte d'une cabine mais le type ne répondait pas. alors elle a finit par appeler les flics qui ont évacué le monsieur. Ce genre d'histoire ressemble celle d'une descente de police dans un
squat mais en fait ça se fait "tout en douceur". Si j'avais été un peu plus concentré sur l'ordinateur, je n'aurais peut-être rien vu de cete évacuation. Le gars ne bronchait pas et avait l'air
endormi. Et les policiers semblaient plutôt compatissants à son sort (ça doit pas être confortable de passer la nuit dans un gros fauteuil). C'est quelque chose de très connu depuis qu'une
émission de TV a fait un reportage spécial sur le sujet. On parle aussi de jeunes en rupture familiale et dans l'incapacité de trouver un vrai emploi, car sans domicile fixe ni adresse. Ils
reçoivent des appels sur leur portable pour un boulot journalier. Ce qui m'intrigue pafois ici, c'est que la précarité est presque invisible.
En supplément de cet article, une petite vidéo d'un groupe jazzy prise à la sortie sud de la gare de Shinjuku:
En écho aux articles du blog comme ça du Japon, je présente dans cet article un jeu de kanji dispo sur nintendo DS: "Tadashii Kanji Kakitori
Kun" (Méthode Kageyama). En fait j'ai eu l'occasion de tester deux logiciels de kanji sur cette console et, en tant que débutant, le "kageyama" m'a plus tenu,
certainement parceque le niveau part vraiment de la base. En général je dirais que la partie du jeu où j'ai passé le plusde temps est assez "scolaire" et suit d'ailleurs la progression des
écoliers japonais. Mais c'est justement un atout de ce jeu à mon avis. En effet, les kanjis du premier niveau sont assez simples mais il y a certaines associations entre ces kanji que je ne
connaissais pas du tout!
En fait, l'apprentissage en langue étrangère est différente de celle de l'enfant japonais. On avance peut-être plus vite sur certains points et on apprend du vocabulaire "utile".
J'ai l'impression en jouant à ce jeu que les écoliers japonais apprennent aussi à faire des associations de kanji. Il y a tout d'abord une rubrique un peu rébarbative mais utile pour corriger
l'ordre des traits ou simplement l'apprendre.
Mais c'est beaucoup plus intéressantde naviguer dans la partie avec la petite devinette sur l'écran de gauche et la réponse à trouver sur celui de droite. Par exemple, il faut
écrire les hiragana correspondant à "manabu", étudier. Si on ne souvient pas de ce mot, on peut s'en souvenir en lisant la phrase "benkyou suru / oshiete morau" (étudier / 

recevoir l'enseignement).
La première série d'éxercices consiste à traduire les termes de vocabulaire en hiragana. Quand on ne trouve pas et qu'on se trompe, l'écran de droite offre la correction et garde
la révision pour la fin. Puis on doit reprendre les mêmes termes mais pour passer cette fois des hiragana aux kanji. L'éxercice peut paraitre un peu lassant à la longue mais c'est un bon
instrument de révision et d'apprentissage, mais avec en plus un dico sous la main dans ce deuxième cas. Cet éxercice un peu systématique permet de "faire rentrer" en douceur de nouvelles
associations de kanji éventuellement. A la fin de l'éxercice, les points non maitrisés sont revus jusqu'à ce qu'ils soient notés correctement.
Un autre éxercice intéressant est celui qui consiste à compléter les trous des kanji manquant dans une phrase visible sur l'écran de gauche. En effet celà conduit à utiliser un
kanji dans toutes ces facettes et pas seulement dans la plus courante.
De façon générale, je dirais que ce genre de logiciel est un bon complément à un apprentissage plus classique. La méthode "papier / stylo" n'est pas à ranger au placard mais au
moment de revoir les kanji déjà plus ou moins bien acquis, la console est plus ludique (c'est un peu le but en même temps!).
Ce qui est un peu étrange dans ce jeu, c'est le dégrés de rigueur variable du correcteur selon la rubrique. En effet, si on se trouve dans la rubrique consacrée à l'apprentissage
pur d'un kanji, le logiciel est strict sur l'ordre et le sens du tracé. En revanche, dans la rubrique citée plus haut, il m'est arrivé de tracer un même kanji de façons un poil différente et
c'est passé comme une lettre à la poste. Par ailleurs, j'ai l'impression que le logiciel s'acharne parfois à trouver un kanji différent de celui tracé à un détail près. Par contre, le bon point
par rapport à d'autres jeux de kanji, c'est qu'on a le temps (pas illimité quand même) de tracer son kanji.
C'est vraiment un bon jeu pour débutants! Un bon bouquin lui est certainement préférable pour réellement progresser en écriture et pour acquérir du vocabulaire nouveau adapté à des
besoisn d'adulte. Mais pour une révision ou un complément c'est vraiment sympathique! Comme je n'ai pas découvert toutes les facettes du jeu, je reppasserai peut-être dessus plus tard...
Après plus d'un an de vie au japon je me suis enfin décidé à apprendre les kanjis à un rythme soutenu. Bien sur j'en connaissais auparavant mais, préférant me concentrer sur la
grammaire ou tout ce qui pouvais être utile à améliorer ma communication, j'ai délaissé l'écriture et l'ordre des traits. Je ne le regrette pas car pour certains d'entre eux, à force de les voir
régulièrement, sont passés comme une lettre à la poste. Je ne le regrette pas non plus parcequ'avec mon niveau de grammaire je peux comprendre l'emploi des kanjis que j'apprends en contexte. Mais
je comprends maintenant pourquoi l'apprentissage des kanjis est fondammental pour retenir le vocabulaire et construire des mots correctement. En effet, il ya beaucoup d'homonymes en japonaises et
certaines syllabes telles "kyou" ou "ryou" ou "shu" ou "shou" reviennnet à longueur de temps, que ce soit en lecture on-kun ou on-yomi. Or si avant il m'arrivait d'inverser les syllabes ou de
confondre quelques mots avec d'autres, j'ai l'impression d'avoir fait des progrès de ce point de vue depuis que je me suis mis aux kanjis. En effet, au début de mon installation au Japon je
confondais par exemple "denwa" (téléphone) et "densha" (train). Ces deux mots composés de 2 kanjis en ont un en commun, "den" (électricité). Dans ce cas la mémorisation des kanjis permet d'éviter
les confusions ("wa": la parole; "sha": le véhicule)...On pourrait multiplier les exemples. Bien sur je ne suis pas au bout de mes peines mais j'y vois déjà un peu plus clair. . Une fois qu'on a
intégré un mécanisme d'apprentissage, on a plus tendance à s'y tenir.
Dans un sens, certains peuvent penser qu'il était temps que je me réveille! Disons que j'ai toujours étudié depuis que je suis arrivé mais à des rythmes très différents selon les
saisons. Ce qui me motive vraiment maintenant, c'est de constater que je me débrouille vraiment mieux que quand je suis arrivé. Même avec des fautes, même maladroitement, je tiens mieux la route.
Je m'en suis rendu compte quand j'ai renouvellé mon visa et ma carte à la mairie. L'an dernier j'étais comme un petit gamin qui fait sa première rentrée des classes. Cette année pas
d'affollement.
Mais mon entourage japonais laisse passer trop de mes fautes et je manque de pratique quotidienne je suppose. En tous cas je suis décidé, avec le temps qu'il faudra, à sortir de
mon illétrisme. Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Heureusement il y a quelqu'un qui se moque de moi gentillement quand mon accent français est trop présent ou quand j'oublie la petite pointe de
crayon à la fin d'un trait dans un kanji.
En tous cas, je peux toujours retrouver la motivation en pensant au soir où on m'a mis un dico devant le nez en disant d'un ton sententieux: "nihongo gambatte kudasai". Tiens, ça
me rappelle une chanson de zebda dans leur album essence ordinaire, avec l'histoire du "petit Robert"...
il a neige...c'est joli la neige et ça fait longtemps que je ne l'avais pas vue!
Il fait aussi sensiblement plus froid que l'an dernier j'ai l'impression...Ceci n'empêche pas des petits groupes de musique amateurs de venir se produire dans la rue ici ou là!
Hier soir j'ai assisté à un spectacle assez excellent. M'apprêtant à passer ma carte sur le portique pour rentrer dans la station, mon attention est attirée par un bon rythme de percussions. Je
tourne la tête et je vois un salaryman, l'attaché-caisse en main, qui dodeline de la tête en bougeant son corps au rythme des musiciens. Les musiciens l'encouragent et vraiment il est
dedans!
Par ailleurs j'ai eu récemment l'occasion de prendre queqlues clichés de nuit sur une plage de Tsudanuma dans la préfecture de Chiba, assez près de Tokyo. Quelle idée de se balader
sur une plage aux abords saturés par la vie citadine en plein hiver? Eh bien, aussi saugrenu que celà puisse paraitre, c'est un spectacle intéressant. En effet, la préfecture de Chiba étant
composée en partie d'une grosse péninsule, on peut distinguer d'un bout de la côte un autre bout illuminé par les lumières de la ville. Une "ville qui ne s'arrête jamais puisque en certains
points on peut voir à la fois Chiba, Tokyo et un bout de Yokohama.
Pour la première fois j'ai fait une vraie soirée à Shibuya. Car il y avait notre shinenkai - fête de nouvelle année- ce samedi soir et l'un d'entre nous avait réservé pour tout le
monde dans un petit resto de poisson avec boisson à volonté et poisson sous des formes parfois très étranges et je crois que sur ce coup nous avons tous fait une bonne overdose de poisson. Pour
les boissons il y avait déjà des bouteilles directement installées sur la table mais c'étai pas forcément ce qu'il fallait boire et nous nous pouvions de toute façon commander des boissons en
plus. Bref, la partie resto de la soirée s'est finie ( ou "on s'est finis") au gin tonic avec le gin dans un pichet et le soda dans un autre. Nous n'en avions pas commandé mais un serveur s'est
pointé avec ça en disant que c'était cadeau...
Après le resto nous ne nous en doutions pas encore, mais nous nous approchions déjà du moment fatidique où, pris d'une crise de délire paillard, nous serions conduits à chanter la
mareillaise dan un bus spécialement affrété pour embarquer des gens dans une énorme boîte de nuit à Odaiba...Mais pour l'instant nous en étions à négocier des places dans un bar pour pas trop
cher. H. est toujoirs pro en toute circonstances alors il commenca à argumenter sur la place d'Hachiko, au fameux carrefour de Shibuya, mais pas moyen de faire descendre le prix alors nous
décidâmes de faire le tour des bars par nous-même en quête de quelques places. j'ai découvert par la même occasion que ce quartier est le point de rencontre de pas mal d'étrangers. Mais
contrairement à ce que j'ai entendu dire à propos de Roppongi, c'est plutôt cosmopolite à Shibuya et un peu moins le terrain de jeu sauvage en recherche de femme à consommer
rapidement...
Seulement, trouver des places dans un bar dans ce quartier un samedi soir à 11h30 s'avère être un exercice de persévérance. Finalement nous avons attérris dans un bar en sous sol
et M. avait l'air un peu énervé de vois ici une concentraton de colocataires de sa sakura house (j'ai l'impression qu'il les voit déjà bien assez). Tokyo est très grande mais il suffit d'investir
les endroits stratégiques pour retrouver son petit monde de gaijin jeune, aventurier, ivre. L'ambiance était très hip hop et nous en avons profité pour improviser un rap en dégustant nos bières.
Un clash entre collègues en évoquant le boulot, c'est un peu comme une thérapie de groupe ou une psychanalyse pour pas cher...derrière les rimes habiles apparaissent les troubles ou le
intérrogations éxistentielles.
Il est minuit et demie et nous rejoignons la copine de H. plus d'autres de ses potes, en route pour le méga club (ça doit être un des plus gros de Tokyo). Il y a un bus
spécialement prévu pour faire la navette de Shibuya à Odaiba. Pour dire à quel les choses sont toujours bien organisées au Japon. là je me suis retrouvé à discuter avec les membres d'un groupe,
stylés comme des personnages de manga, un peu le genre nana pour ceux qui auraient vu le film. Le chanteur me demande cash:
- Tu aimes les filles japonaises? C'est facile de rencontrer des japonaises quand on est français n'est-ce-pas?
Sincèrement ce genre de question ne m'étonne plus et plutôt que de me lancer dans une contre offensive stérile je suis cette fois parti directement dans une drôle de conversation
"allons tout de suite au fond des choses".
- Ben peut-être mais à mon avis il faut quand même assurer pour une relation durable non?
- Qu'est-ce-que tu veux dire?
- Ben c'est normal après tout ce qui est rare est cher et à chacun son éxotisme. Mais l'effet ne doit pas durer longtemps...L'autre fois on est allé chez une amie (japonaise). Chez
elle il y a tout le confort! La maison est très grande et il y a même une pièce spécialement prévue pour jouer (mah jong, wii...) Sa mère très accueillante nous a même invité à manger. Le père
est arrivé vers 11h30, quand on s'apprétait à partir. Sa femme et ses filles étaient étonnées qu'il rentre si tôt ce jour-là...Il avait l'air crevé mais de bonne humeur. Sa fille m'a dit qu'il
était "workholic". En tous cas c'est bien qu'il soit de si bonne humeur après une si lon
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