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 représentation de la troupe de théâtre de rue Royal de Luxe! je sens que çà va être difficile mais je vais essayer de résumer du mieux que je peux mes impressions bordéliques! En fait, pour tous ceux qui sont un peu fachés avec le théâtre il faut absolument aller voir çà! On y casse allègrement l'aspect "académique" de cet art.... Le thème: "2 pièces pour le prix d'une" mais de toute façon la représentation était gratuite ^_^! En gros, on y mélange hamlet de Sheakspeare avec le malade imaginaire de Molière...le tout en bien trash! Le début est un peu barbant car les acteurs inserrent dans la pièce la préparation du spectacle....mais peu après çà démarre sur les châpeaux dee roue! çà serait difficile de donner une construction bien claire de la pièce mais on peut dire que ce qui est génial c'est le matériel utilisé.

 Avec des extincteurs qui propulsent de la mousse, des instruments de sidérurgie qui lancent des flammes et plein d'effets spéciaux artisanaux ils en mettent plein la vue! Unre reine toujours ivre empoisonne son roi puis se repend dans des monologues en anglais factice...dans lequel on perçois néanmoins de temps à autres des "fuck the cops" et autres trucs dans ce genre...Un des intérêts de la représentation, c'est le plateau tournant qui permet à la fin d'assister tour à tour, mais tres rapidement, aux deux histoires en simultané! Mais bon ce ne sont pas les dialogues qui font rire mais bien la mise en scène: dans la tuerie finale un des personange se fait vider les tripes...pour le malade imaginaire, on le voit gerber au moins 3 litres d'un liquide orangé...le tout "mal fait", les "techniciens" rajoutent de la sauce tomate bien en vue du spectateur... Pour ceux à qui le nom de latroupe ne dit trop rien, peut être ont ils vu sur Arte, en 1997 ou 1998 cette compagnie en afrique, dans un village traditionnel et préparant le spectacle avec les gens du village...Ils étaient partis de nantes où est basée la troupe et avaient construit un géant noir articulé... Pour mieux comprendre le parcours de cette troupe nous nous sommes rendus ensuite à une salle de concert où étaient projetés dans chaque pièce un de leur voyage...

 je précise qu'ils sont allés au canada, au maroc, en Chîne...En fait dans chaque pays où ils se rendent ils utilisent les matériaux qui sont à leur disposition sur place. par exemple, quand ils se sont produits au canada, ils ont récupéré un vieux bus à la casse et l'ont enflamé complètement avec de l'essence ou du souffre...mettant en scène une sorte de course poursuite...mal gré le fait que les acteurs ne s'expriment uniquement en francais les spectaeurs russes, chinois ou encore marocains sont tres réceptifs à leur humour déjanté! mais le plus difficile a été de capter l'intérpêt du vilalge africain dont la culture et les croyances sont complètement décalées de celles des acteurs...il leur a fallu un peu de temps car l'histoire qu'ils produisaient était un mélange de références européennes et africaines. En utilisant des marionettes bricolées sur le tas et articulées, représentant des animaux de la région, ils ont commencé à suciter un réel interêt! un des spectateurs interrogé dit qu'ils ont une action bénéfique car ils retiennent dans leur marionette les mauvais esprits...

 


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devant le triste spectacle d'une crise socio-économique sans fin, la corruption, la france qui ne gagne plus, la montée de sarkozy en politique, l'innondation de l'amphi 2 après une nuit de pluies agressives, la précarisation de l'emploi lancinante, le prix du tabac qui ne cesse d'augmenter, la fille à côté de moi qui fait qui fait que mâcher son chuinggum, nous réclamons le retour immédiat des années 70!


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Comme de nombreux carnavals, celui de san sebastian au nord du pays basque espagnol se déroule à la fin de l'hiver...autant dire que la vidéo n'est pas super récente mais elle traduit bien la bonne ambiance qui règne dans les rues de cette ville qui, si elle vit en partie de l'industrie touristique, garde un fort accent basque et une certaine simplicité...regardez bien à gauche, il y a un "zoro dancer" qui a vraiment l'air de se demander ce qu'il fout là^^!

ps: spéciale dédicace à antonio et à son jumeau, natifs de la ville

 


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1 : l’œil de blasé à la fois méprisant et calme, presque serein pourrait-on dire alors que l’ensemble de la photo laisse présager un doute comportemental de cet odieux personnage !

2 : le doigt du fuck, le doigt qui signifie « je vous emmerde ». On remarquera au passage la courbe parfaitement incurvée du doigt, une courbe qui semble traduire l’ambition d’un sentiment de rejet absolu ! Le poing replié accentue cette impression de force contenue en un seul doigt…du grand art !

3 : la massue style famille pirrafeu figure en second plan comme instrument d’ultime attaque au cas ou le spectateur de la photo n’aurait pas bien saisi le message véhiculé par le doigt ! L’auteur de cette photo a ainsi voulu montrer que par delà les différences culturelles qui pourraient ne pas faire comprendre à certains la signification du fucking finger, il éxiste des instruments de violence universels !

4 : Le bouc soigné est un objet de virilité qui, associé au traitement capillaire en général, se marie parfaitement à l’oeil du blasé pour entraîner l’œil du spectateur dans la spirale de la défiance.

5 : le gars qui n’a rien à voir là dedans et qui savoure simplement la soirée

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            La fête de la musique a commencé doucement, à la terrasse du café russe sur le boulevard des Pyrénées ; il y avait un groupe de jazz qui nous donnait envie de siester une bière à la main…quand soudain Sandrine arriva et nous avons commencé la balade festive !
            Le meilleur groupe de la soirée ? Non, ce n’est pas celui de ragga-métal où la plupart du public a fini par s’envoyer des coups…Non, ce n’est pas un groupe montant de Pau qui chantait à propos de « l’analyse du klaxon » et de « tout ce qui se passe dans ton cul »^^…en fait la palme revient à un groupe bien rock n’roll  qui nous a mis la fièvre (pendant des heures…).
            Ensuite j’ai rejoint Bianka et Maija, des Erasmus qui pourraient remplir des fûts entiers si elles devaient rendre tous les litres de bière ingurgités ! On a beaucoup déambulé jusqu’au moment où Andy s’est acheté un sandwich ; et là, c’est le drame. Un mec complètement bourré lui arrache des mains, on lui court après, Andy demande des explications et il obtient :
            -Va z’y t’es de la Corée toi !? (en fait c’est un chinois qui vit en Angleterre) Va z’y t’a fait match nul contre la France !
            Je n’ai jamais voulu prendre parti dans la querelle qui oppose les anti aux pro footeux mais j’ai pu constater que oui, le foot rend effectivement débile ! Devant tant de connerie nos nerfs se sont tout de suite apaisé… après il s’est excusé. Mais peut-être est-il temps pour lui d’entamer une désintoxication du monde footballistique ?!
                        Sur ce, nous avons continué la balade, jusqu’à ce que Claudia et Bianka se mettent dans la tête d’aller en boîte. Je n’avais pas de monnaie sur moi mais, alors que j’avais rejoint un groupe qui réclamait l’entrée gratuite à cette heure tardive, Claudia ressortit pour me payer l’entrée ! Claudia, elle est gentille^^…
            Je suis rentré au petit jour…
 
Petite devinette à propos des photos :
 
-qui est le britannique flegmatique ?
-qui est la « blonde » écossaise ?
-qui est le français romantique ?
-qui est l’américaine épanouie ?
-qui est la finlandaise cool et fêtarde ?
-qui est l’espagnol charmeur ?
-qui est la basque extravertie ?
-qui est l’espagnole déconneuse ?
-qui est le béarnais qui prend prétexte des photos pour draguer ?
 
            Les réponses en photos annotées plus tard !

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  L'autre jour j'écrivais çà sur l'ancien blog:

Si j’en crois les rumeurs qui circulent ce soir sur le parking de la résidence, la France a honteusement paumé ! ^^
Voici le tableau : un groupe d’africains se baladent en criant en en riant « allez les bleus » ou en scandant des petits commentaires bien cassants du genre « incapables…y savent pas marquer hahahahahahahaha »
Bon encore une fois je ne peux que retransmettre par écrit mais ils ne manquent d’humour. Esprit de revanche ? J’en sais rien mais pendant que les gars y vont de leur « ha si j’avais su je serais resté bossé dans ma chambre ! » les filles n’en finissent pas de se moquer en chantant « allez les bleus, allez les bleus ! » et le tableau est complet quand une bande de fans de l’équipe de France déboulent avec leurs tee-shirts bleus blanc rouge…On leur avait pourtant dit qu’il fallait être pour le Japon ! Où le Luxembourg je sais pas…
Perso je m’en fous je ne crois pas en Dieu ! Et pendant le match, on faisait du sport, pour de vrai^^ LOL !
Enfin nous on mate çà de la fenêtre et moi qui croyait que le foot rassemblait les peuples dans un même élan fraternel à la sauce « heal the world » je suis gravement déçu…snif…vivement le championnat de boules (pétanque) !
 
aujourd'hui, après un match nul contre la Corée, l'esprit national part-il à vau l'eau? Il faut redonner convictions à nos compétiteurs et c'est le bassisste qui s'y colle!
 
 

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Ceci n’est pas une fiction, c’est la réalité, au moins à 90% (j’ai peut-être rajouté des virgules et points d’accentuation pour la forme).A et C sont deux étudiants stagiaires espagnols, frères jumeaux. B et D sont deux étudiantes coréennes qui reprennent leurs études en France. La scène se passe en terrasse de café…

-A : « salut comment ça va ? »
-B : « Oh oui çà va bien, on a visité Biarritz le week-end dernier »
-C (frère de A) : « Ah c’est bien…Et comment c’était ? »
-D (amie de B) : « Oh c’était très bien ! Et vous les garçons qu’est ce que vous avez fait ? »
-A : « Oh, on est allé au stage et pas grand-chose… »

10 minutes plus tard…

-D s’adressant à A : « Toi je vais t’appeler chocolat ! »
-B s’adressant à C : « Et toi je vais t’appeler chantilly »

B et D rient abondamment, A et C se regardent perplexes. A se redresse sur sa chaise, appuyant sa main refermée devant sa bouche comme s’il se préparait à tousser. Petit blanc mais la conversation redémarre doucement sur les banalités d’usage.

-D : « alors vous cherchez filles asiatiques ? »
-C : « Ah non pas spécialement…et…on ne recherche pas spécialement. »
-D : « non mais t’inquiètes pas, y’a pas de problème et c’est nature ! »
-A : « Ha ha oui c’est nature mais là on ne cherche pas la fille asiatique pour relation spéciale »
-B : « Tu comprends, j’ai 29 ans et en Corée on ne fait pas beaucoup de choses…On n’a pas beaucoup rencontré de garçons. Alors tu comprends ? »

Petit blanc mais la conversation redémarre sur les banalités d’usage. C règle sa note, se lève et dit qu’il est l’heure pour lui de rejoindre sa copine. A fait de même et dit qu’il va partir avec son frère.
Ils se croiseront dans le grand village de cette préfecture de province, se diront bonjour, mais ne retourneront jamais au café tous ensemble, et finalement ne se diront même plus bonjour.

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sans nul doute que serge gainsbourg, paix à son âme, a écrit de très beaux textes dignes de ceux d'un poête! mais plus on avance dans l'espace temporel de sa carrière, plus on ne peut que constater la décadence lubrique...mais toujours avec des textes qui jouent sur les mots alors il était temps de lui rendre cet ultime hommage!Avec en musique de fond une chanson de l'un de ses derniers albums, Liv et Alex reprennent de façon intuitive, un nouveau couplet!

cette scène est totalement improvisée et si Trapanelle n'avait pas eu l'idée d'attrapper l'appareil numérique, il n'en serait resté aucune trace...


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Les longs week-ends sont l’occasion d’escapades intenses et comme le dirait Jean-Pierre Pernault, il faut savoir cultiver le potager de son terroir local avant de rêver de voyages vers de très lointaines contrées, réformons notre œil pour voir et considérer nos champs de la Beauce à perte de vue autrement, sous l’angle bienveillant d’un traditionalisme de bon aloi ! Et si jamais, en longeant la rivière, une carcasse de tracteur pourrie s’enfonce dans la vase, il nous faudra réciter le « je vous salue Marie » et oublier…Oublier car rien ne saurait altérer notre idyllique vision de la campagne franco-franchouillarde , alors reprenons tous en cœur l’hymne de nos campagnes (Tryo) …Bon je vais arrêter la libre oraison, sinon on va vraiment me prendre pour une saleté de poujadiste !
         Cependant, comment ne pas succomber aux charmes de cette douce France qui dès le printemps s’annonce dans la région sous le signe d’un été clinquant et pétillant ! Le point de départ se trouve juste à l’est du parc Beaumont, en face du stade nautique, en plein quartier pavillonnaire avec quelques manoirs par-ci par-là qui nous rappellent qu’ici y’a des bobos, mais y’a aussi des gens pour qui le terme de « fin de mois » n’a aucun sens.
         Ensuite, il faut suivre la route en contrebas pour rejoindre l’église de Bizanos, puis tourner à gauche et un panneau en bois discret vous indique le point de départ (ou d’arrivée…tout est relatif) du chemin Henri IV qui va jusqu’à Lourdes. Petite côte à l’ombre des bois avant d’arriver au château de Franqueville et son parc vaste et très paisible. Ce château ressemble plus à un pavillon de chasse qu’autre chose, tel qu’on les concevait en province et moins luxueux que ne l’était l’embryon du château de Versailles avant de devenir le célèbre château classique qu’on connaît. Tout simplement l’endroit idéal pour étendre la couverture et…se sustenter de quelques victuailles faites de chips flodor arrosées de vin rouge leader price, le tout cimenté de saucisson de Lyon leader price et sans oublier les petits gâteaux imitation figolu…désolé pour la pub mais il faut rentabiliser son blog et pour ne pas casser le design, j’évite les bannières qui affichent 15 pubs d’un coup, à peine l’adresse d’un blog tapée !
         Je ne sais pas si c’est pour tout le monde, mais moi, boire du vin à midi en pique-niquant m’a toujours plus vite saoulé que de boire le soir dans un contexte purement festif ! Il fallu donc faire un peu d’exercice après le repas et afin de perfectionner notre entraînement à la candidature de Miss et mister de la ville, sorte de nouvelle star locale avec élection finale au zénith, et à la clé un week-end de ski et un bon d’achat de 100 euros dans les magasins de la ville, nous fîmes un peu d’exercice avec chorégraphie à thème, qui comme on peut le voir sur les photos, se rapproche grandement de celle à laquelle se nourrissaient les rejetons de la famille Ingalls dans le générique de la petite maison dans la prairie (après 15 diffusions successives sur la 6, si vous connaissez pas…).
         Après ces intermèdes un jeune couple à peine marié vint légèrement briser la pure quiétude de ce bout d’Eden mais fort heureusement nous n’avons pas eu droit à tout le cortège des invités qui klaxonnent comme des malades et il n’y avait avec eux que deux photographes qui les shootaient sous tous les angles ! Nous avons hésité à jouer les demoiselles d’honneur mais finalement nous nous contentâmes de chaleureux applaudissements !
        
Il était alors grand temps de remballer les affaires, descendre la colline du château et traverser le pont qui
enjambe le gave pour se retrouver au point de départ de la vraie randonnée, pur trekking !
 Mais au bout de peu de temps nous avons délibérément décidé de nous écarter du chemin tracé pour s’enfoncer dans les herbes hautes et, alors que je commençais à rêver d’un cadre comme celui des saucisses snack de comme dans la pub, on est tombé sur une minuscule plage complètement à l’abri des regards alors, tels Adam et Eve au commencement de l’humanité, ce cancer qui ravage la planète (c’est juste pour le style, je ne suis pas misanthrope), nous nous baignâmes nus comme des êtres purs que nous sommes…mais pas trop longtemps vu le froid du courant d’eau !
         Au retour, nous avons assisté au circuit de nuit, mais le vomissement des voitures de courses nous saoula plus que le vin de midi et nous repartîmes en ballade nocturne dans le quartier du château !
 

Le lendemain nous revînmes sur les lieux pour visiter le parcours « des senteurs » installé dans le jardin du château et profiter encore du beau temps pour manger dehors !


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Un soir, encore une super soirée avec les étudiants étrangers à dominante erasmus. Rien que cette première première phrase conditionne tout un état d’esprit qui n’est autre qu’une espèce de symbiose entre le club Méditerranée et le péril jeune.
Non mais tout de suite j’ironise alors qu’ils sont super sympa ! En fait tout a commencé par une ballade dans Pau avec Elisabeth, qui m’a parlé de son repas de la veille avec le « patron de l’entreprise » en tête à tête…tiens, je ne pensais pas qu’on pouvait vivre une si fulgurante ascension sociale à la chambre de commerce de Pau. En fait ce n’est que 2 heures plus tard, après que nous ayons récupéré Antonio sur le campus, que j’ai compris qu’elle voulait dire « le patron de l’entropie » ; sachant que l’entropie est un bar librairie où des mecs bourrés font parfois des mini conférences sur l’astronomie, la philo ou l’art oratoire.
Donc, ballade en sens inverse avec Antonio qui donne l’avantage, avec son physique d’éphèbe grec au discobole et à la masse du rugbyman (si tu lis, non, ne me tape pas !^^) de se sentir vraiment en sécurité (mieux que Sako) Ainsi nous repasserons par la case demi avant de décider de rentrer sagement. Et là Antonio se fait interpeller par une espagnole qui nous introduit dans un groupe d’autres espagnols à vélo qui nous mettent en zone d’attente pour s’introduire dans la soirée d’un californien.
Bon c’est un peu confus mais toujours est-il que j’ai eu droit à une petite leçon sur les coutumes des étudiants étrangers par un des espagnols qui avait du commencer la soirée dans l’après-midi. Je suis vraiment content d’avoir appris un nouveau terme de civilisation : orgasmus. A première vue on penserait à la forme latine du mot « orgasme » mais c’est un peu plus élaboré que çà ! En fait, le mot orgasmus est l’hybride des mots orgasmo (orgasme en espagnol) et erasmus (le club des étudiants européens). En effet, les étudiantes erasmus seraient intéressées sexuellement en priorité par les autres étrangers…Je voulais en discuter avec les filles pour avoir leur point de vue sur le sujet mais cette fois je me suis retenu de faire une bourde en me mettant bien dedans…
D’ailleurs, en parlant de bourdes, qui je vois en entrant dans l’appartement des beach boys ? Hijung ! Quelle bonne surprise ! Exactement la personne que je ne voulais pas croiser! En voyant çà Antonio m’a poussé vers elle qui bien sûr assurait l’accueil à l’entrée pour chaque fournée de nouveaux arrivants. J’ai tenté une esquive en me mettant la tête dans le tee-shirt mais elle m’a pris par le bras et m’a sorti avec émotion : «Oh Laurent tu es là…je suis désolé pour ce qui s’et passé… » J’étais un peu gêné car justement tout est parti d’une de mes superbes bourdes et je suis un peu en tort. Je ne sais pas trop quoi répondre : « Euh non mais…en fait euhhh…c’est moi qui suis désolé pour tout…euhhh…vraiment tout est de ma faute…j’ai voulu faire des blagues, rigolo rigolo…euhhh…sinon çà va ? » Je pensais qu’elle improvisait cette explication juste pour assurer une bonne cohabitation au sein de la soirée mais arrivé dans la cuisine qu’elle rapplique à nouveau pour m’embusquer et en remettre une couche. Pour tout dire elle était très bourrée avec de l’amour à revendre et non seulement il a fallu que je trouve des mots qui ne venaient pas pour en finir avec ce malentendu mais en plus il a fallu que j’écoute ces complaintes à propos du californien qu’elle aimait à mort mais qui avait déjà une copine. J’aurais pu faire semblant de l’écouter mais Antonio très au courant de l’affaire s’est posté juste à côté pour bien se foutre de moi ! sale traître ! Et vas-y qu’il en remet une couche : « Ah mais laurent c’est la touche, le romanticisme à la française…Alors laurent t’as rien à dire hein ? » Avec son accent espagnol j’étais mort de rire et Hijung a commencé à nous taper pour qu’on s’arrête de rire. Mais Antonio qui vait trouvé le bon filon pour se marrer n’a pas lâché : « Non mais tu peux le dire ; laurent c’est un connard qui abuse trop… »
En plus quand elle a vu que je portais une bague, elle m’a pris dans ses bras pour me souhaiter un grand félicitations ! Sur le coup j’ai dit la première connerie qui passait dans ma tête, que j’allais bientôt me marier et elle a redoublé de congratulations et nous a saoule pendant une heure pour aller au durango, la boîte à sardines.
Après cette séquence émotion j’ai croisé mes voisins de la résidence et me suis réfugié auprès de Sachiko, une petite japonaise fraîchement débarquée de Nagoya avec qui j’ai pu pratiquer un peu de japonais avant de repartir avec elle et Edurne.

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Comment devient-on mort, par quels enchaînements ?
Voit-on les siens partir vers un destin si sombre ?
Apres avoir construit un bonheur naissant
Les renoncements en chaîne à partir d’une pénombre
 
Dans la précarité des aléas de la vie
Face à sa décadence ma mère a renoncé
Ils sont partis trop loin, tels des êtres maudits
Mettre fin à ses jours elle a choisi d’un trait
 
Mon père auparavant avait déjà choisi
De prendre la route des gênes par le vice des alcools
Voulait-il par ce biais cacher un cœur pourri ?
En brisant son amour, titubant dans un vol…
 
Mon frère, on a promis de ne pas devenir comme eux
On a prêté serment en pleurant dans une chambre
Qu’on leur ferait bien vite sans ambages nos adieux
Mais tu n’as pas tardé à te répandre en cendres
 
En qui puis-je faire confiance parmi ceux de mon sang
J’ai choisi la dureté face à vous pour m’offrir
D’entretenir un espoir en regardant devant
En vivant réellement, évitant de souffrir
 
Mon frère pourquoi prends-tu les routes du néant ?
As-tu vraiment choisi ta folie et tes pleurs ?
Regardes devant toi et aies un peu de cran
Pourquoi tout foutre en l’air par esprit destructeur ?
 
Pour toutes ces questions j’ai trouvé des réponses
Les réponses techniques et aussi celles du cœur
Mais quand on est trop jeune dans le mur on s’enfonce
On ne peut pas bien comprendre autrui et ses malheurs
 
Alors seulement mes nerfs je n’ai pu écouter
Et je les ai tous hais dans un mouvement de fuite
Je n’avais pas la force de juste pardonner
La haine est retombée et l’occasion fortuite
 
M’est donnée de comprendre en ayant retrouvé
Un vieil album photo, de belles photos de famille
Ces êtres uniques aux caractères si compliqués
Ces êtres irréels fait de mille pacotilles
 
Mon frère je t’ai chassé de l’entrée de ma maison
Seulement pour préserver ce petit germe d’ailleurs
Qui s’offrent à moi maintenant pour détruire la prison
Celle de cette lignée d’un sang pourri de peurs
 
Mon frère qu’espérais-tu en usant de tes poings ?
Je suis déjà parti de ce boueux terrain
Tu voulais te prouver face à ton dernier lien
Mais le sang s’est dès lors emparé de tes mains
 
Dans tes yeux c’est le froid que j’ai vu cette fois là
Ce froid calculateur sans aucun état d’âme
Tu préfères fuir toujours car tu refuses les lois
Qui régissent le monde de pauvres humains qui flânent
 
Mais tu es prisonnier de ta propre liberté
Obstinément perdant tu as choisi la nuit
Pour exprimer une haine pour ceux qui t’ont aimé
Ils t’ont aidé ceux-là mais tu crois qu’ils te nient
 
Je ne peux que te souhaiter la chance des grands esprits
Tu es quelqu’un mon frère ça ne l’oublies jamais
Tu trébuches tu te cognes contre les murs de la vie
Ne deviens pas un mort comme ceux qui ont cédé…

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