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citation d'une couverture de cahier trouvé dans un 100yens shop: "in every job that must be done there
is an element of fun"
J'ai déjà raconté l'histoire du japonais expatrié aux Etats-Unis pendant plus de vingt ans. La même personne a également vécu en France, à Paris plus précisément, mais pas dans le cadre d'une expatriation pofessionnelle cette fois! Je crois que c'était simplement pour étudier le français et goùter à la vie parisienne pendant quelques mois.
C'est toujours intéressant d'avoir le point de vue des japonais ayant vécu en France. Il y a souvent un contraste entre ceux qui ont vécu en province et ceux qui ont vécu à Paris. Les derniers ayant souvent intégré un groupe de japonais...Ainsi il me raconta comment on l'avait mis en garde contre les propriétaires d'appartemments français qui sont super éxigents. Car non seulement il faut de nombreuses garanties mais en plus ils trouvent toujours à redire sur l'état de l'appartemment. c'est en effet ce contre quoi d'autres japonais l'ont mis en garde!
Il s'est donc mis en quête d'un appartemment et a fini par rencontrer un iranien, réfugié politique, qui possédait des appartemments dans le seixième arrondissement de la capitale. Le propriétaire en question avait même des relations u sein de la famille royale iranienne chassée du pouvoir. Mais quand il a débarqué en France il n'avait pas grand-chose dans sa valise et c'est son oncle qui luia demandé de gérer ses propriétés immobilières. Par ailleurs il possédait une sandwicherie style panini dans le seixième. C'est bête mais mais en écoutant cette histoire je me suis mis à penser que j'avais peut-être déjà commandé dans une sandwicherie semblable sans jamais me douter que le propriétaire de la boutique puisse être réfugié politique descendant de bonne famille! Bref, le proprio en question, se liant d'amitié avec son nouveau locataire, lui fit toujours confiance et pour le paiment du loyer, ce dernier n'avait qu'à laisser l'argent sur la table ou faire un chèque comme il voulait. quand il est revenu pour un second séjour, le propriétaire lui a loué son propre appartemment pendant qu'il partait en vacances...
Au-delà de cette anecdote, j'ai l'impression que certains japonais sont parfois heurtés de plein fouet par la rudesse verbale ou la mentalité de suspicion des propriétaires en France. Il est vrai qu'au Japon, on cherche le plus souvent à régler d'éventuels problèmes dans le calme et en évitant le conflit direct. ça me rappelle le gars d'une agence immobilière qui me parlait de certains locataires étrangers. Il me disait que la peur decertains propriétaires venait aussi du fait que les étrangers sont souvent plus offensifs que les japonais quand il y a un problème et manquent de patiente. Le gars continuait en me disant qu'il devait parfois gérer des conflits entre chinois et propriétaires. Parceque les chinois n'hésitaient pas à se plaindre là ou des japonais n'auraient rien dit...Pour le coup je ne crois pas que l'employé de l'agence avait dévelloppé une forme de racisme envers les chinois mais j'avais l'impression qu'il les prenait vraiment pour une source de problèmes et que, quelque part, il les craignait! ça ne vous rappelle rien? Difficile de savoir ou s'arrêtent les simples malentendus de communication et où commence la xénophobie. Car cet article n'a pas pour but de dénoncer un agent immobilier qui en voudrait bêtement aux chinois. Je crois qu'il s'est confié pour avoir le point de vue d'un autre étranger, qu'il a parlé de ça avec une certaine ouverture d'esprit.
C'est vrai que notre façon de gérer un différent est parfois très spéciale au regard d'un japonais. On se rentre dans le lard à souhait et on montre ses pulsions animales ou on n'hésite pas à tomber dans le dénigrement. Or dénigrer ouvertement quelqu'un est, d'après ce que j'ai pu observer, très mal vu ici. A mon avis, c'est bien et ce n'est pas bien. Car ça montre un certain respect et civisme mais il arrive aussi qu'on vide son sac quand vous avez le dos tourné; ce qui est assez désagréable.
L'anecdote la plus bizarre à ce sujet, c'est une histoire pasionnelle entre une anglaise et son voisin de palier .Le voisin, qui apparemment supportait mal son entourage métissé d'européens, américains, australiens..., imitait l'accent anglais en baragouinant des mots désagréables. Bon , le gars était vraiment bizarre, à la limite presque flippant. Le truc c'est qu'il y avait un paquet de locataires étrangers dans ce bâtiment donc il devait vraiment se sentir mal. En même temps la fille, avec son rire qui porte et sa façon de ne pas passer inaperçue, devait l'exciter davantage que les autres...Bref, ce devait être un beau dialogue de sourds et une relation de voisinnage éxécrable. D'autres voisins se sont plaints du comportement du type mais la propriétaire a toujours fait comme si elle ne comprenait pas le problème. Après tout, le type, même un peu malade, payait son loyer. Et puis elle n'avait pas envie de se mouiller même si par ailleurs elle ne contestait pas les plaintes des autres locataires. Par ailleurs, une autres étrangère qui vivait juste au-dessus de chez elle, est descendue pour lui demander de ne pas créer de problèmes et d'essayer de bien s'intégrer à la société japonaise. Vous votez pour qui?
Bref la communication n'est pas simplement une affaire de langage, mais évidemment aussi une histoire de comportement. C'est assez subtile et il est parfois difficile de revenir sur des malentendus qui s'incrustent bien...
En un seul mot le
Ejaponais fait parfois preuve de la même poésie continue dans une phrase entière en français. Je pense par exemple à "yuuyake", un beau coucher de soleil, un ciel embrasé...quelque chose de très
naturel ici.
Quand je me promène à l'heure du coucher de soleil je ne manque
jamais de marquer un temps d'arrêt et à l'occasion de prendre quelques clichés du paysage. Comme un vague parfum de mer qu'on peut sentir lorsque on marche sur le bord de certaines rivières à
Tokyo, le coucher de soleil de la capitale me rappelle en général que je suis presque en bord de mer!
C'est le genre de lumière qui embellirait n'importe qulle banlieue éloignée des points névralgiques de Tokyo! Admirer le soleil couchant depuis le train est tout aussi
intéressant et quand le ciel est bien dégagé on peut apercevoir la silhouette du mont Fuji depuis la ligne Sobu, du côté de Chiba. Avec la lumière orangée de l'autre côté, c'est vraiment
génial.








'est d'un sujet bien plus important que je voudrais vous parler maintenant! La bouffe en plastique made in Japan. bon bien sur il ne s'agit pas
de plastique pur chimiquement parlant mais si vous prenez le temps de déguster un pancake à la sortie du combini, vous remarquerez ce petit goùt d'intemporalité, comme si le produit un peu rigide
pouvait conserver le même goùt sous vide pendant des semaines. L'exemple le plus frappant est le "chiikama", ces petits tubes de je ne sais pas quoi à grignoter! C'est par un beau matin
ensoleill, à jeun alors que je devais aller bosser, mais l'estomac noué, que je décidai d'en acheter un échantillon. je croyais simplement que ce serait du fromage style industriel mais il
s'agissait en fait de rouleaux d'oeufs de poissons mélangés du fromage effectivement industriel. ce n'est pas franchement mauvais mais c'est pas franchement bon! ça a simplement un vieux goùt de
rien, ou alors vaguement d'oeuf de poisson. Dans le genre plastic food, j'ai déniché il y a peu un magnifique saucisson en promo à la superette du coin. c'est différent du saucisson sous vide
habituellement proposé dans les combini ou supermarchés. Disons que c'est à mi-chemin entre le saucisson plastifié et le vrai saucisson. je suis chauvin du Justin Bridou. Bon ça va il y a plein
d'autres bonnes choses pour compenser. Mais se languir devant une découverte et réaliser qu ce n'était qu'un leurre, c'est comme rêver de se marier avec Mickey et comprendre un beau jour que
c'est un employé baito qui se cache derrière la grosse souris! Maintenant quel est l'interêt d'évoquer les avancées de la science en matière culinaire? Eh bien en en parlant avec un japonais qui
a séjourné en France, j'ai compris pourquoi à la fin de son séjour à Pris il s'enfilait des cup ramen sans arrêt! En fait la bouffe en plastique lui manquait terriblement. Il ne mangeait pas que
ça auparavant bien sur, mais c'est en vivant à l'étranger qu'il s'est rendu compte que l'alchimie des combini opérait sur son organisme. Pour ne pas terminer cet exposé de diététique sur note
trop négative je parlerai de la "tempura" cet ensemble de poisson et de légume frit délicieux! On peut y goùter dans des restos spécialement dédiés à cette préparation.
Jusqu'ici Yoyogi ne représentait pour moi que le prolongement de Shinjuku. parceque c'est très près d'une des principales gares de Tokyo d'une part, et parcequ'on
ne voit à l'horizon que les bâtiments dominateurs de Shinjuku depuis Yoyogi d'autre part. mais c'est une vision pleine d'ignorance et je m'en suis rendu compte récemment en pénétrant un peu plus
à l'intérieur du quartier. A ma grande surpise je n'ai pas seulement trouvé des bureaux ou des places résidentielles, mais aussi un vieux quartier qui fait figure de village entouré par des camps
romins que représenteraient les grands buildings de Shinjuku. La métaphore est un peu facile mais vraiment il suffit d'y renifler un peu les échoppes pour sentir qulques générations d'habitants
et un modernisme qui n'a pas pris ici! L'image la plus flagrande est cette épicerie à l'angle de deux rues dont l'étage au-dessus semble avoir brulé sans qu'on est fait quoique ce soit pour
arranger le bâtiment. derrière celle-ci on voit très distinctement un bâtiment dernier cri comme il y en a tant autour!



Récemment j'ai aidé quelqu'un à démménager de son ancien appartemment minuscule vers quelquechose de plus confortable et dans un quartier plus attractif. Non pas par manque de moyen mais simplement par manque d'organisation la personne en question m'a appellé à la rescousse et nous avons fini le déménagement en train. heureusement que la distance entre l'ancien et le nouveau logement était très courte mais quand même ce fut un sacré bordel, notament pour emprunter la yamanote un vendredi soir entre Shinjuku et Yoyogi. Se trimballer avec des sacs de voyage énormes en pleine heure de pointe, un vrai plaisir! Sans oublier le hamster qui a du avoir la nausée à force d'être trimballé d'une ligne de train à une autre! Enfin j'ai tout de même gagné une invitation au resto après cet épisode rocambolesque dont nous garderons surement le souvenir.
Ceci peut aussi nous rappeller quelques spécificités dans la recherche d'un logement pour un étranger à Tokyo. En effet, manquant de temps pour chercher un bon logement cette personne avait loué en vitesse un mini studio pour 70000 yens par mois vers shin nakano. Le truc était propre avec lit et internet plus machine à laver sur le balcon et frigo. Pas mal mais l'évier énorme en plein milieu de la seule pièce habitable et déjà minuscule donnait une impression de malaise. enfin il n'y avait pas besoin de cautionnaire ou de la signature d'un japonais sur le contrat de location. Dans le bâtiment, la plupart des locataires étient aussi étrangers mais il devait y avoir quelques japonais également. A vrai dire ce n'est pas une critique acerbe car ça put en dépanner plus d'un. Mais maintenant, elle est dans un appartemment plus confortable et mieux placé pour 10000 yens de plus, avec seulement deux mois de caution à verser sans reikin ni signature supplémentaire. Connaissant bien le système de location pour étrangers elle s'est adressée directement à une agence qui propose ce genre d'appartemment. On peut trouver pour moins cher et fourni d'une machine à laver...Bref, c'est parfois bien plus simple que de s'adresser à une agence traditionnelle qui vous enverra parfois balader gentillement.
Le plus caricatural appartemment qu j'ai vu dans le genre ultra-fonctionnel, c'est un 3 tatamis. Pour ceux qui ne connaissent pas bien la surface d'un tatami, ça doit faire en tout 10 m2 et encore...Le truc était moderne et propre avec la clim et un coin cuisine (dans la pièce 3 tatamis) tout neuf. Dans les toilettes de 1m2 il y avait aussi la douche accrochée juste à côté de la cuvette. Il est clair que c'est le genre d'endroit où on ne fait que dormir mais c'est économique: 39000 yens par mois à côté de Shinagwa, à proximité de la station JR avec connection internet. Bon ce n'est pas un exemple à généraliser puisque pour juste un peu plus cher on peut trouver quelque chose de bien plus vivable. Mais ce était un peu spécial c'est que la grande maison découpée en petits appartemments était soumise à un régime assez strict. par exemple il y était interdit d'inviter quelqu'un pendant la nuit pour ne pas importuner le voisin. Une notion qui va du tapage nocturne festif aux ébats amoureux un peu trop expressifs. De plus, il y avait un "manager" dans le bâtiment pour veiller à ce que tout ce petit monde respecte le règlement avec le tri des poubelles...En bref, ça se rapprochait plus de la guesthouse sans les avantages de la guesthouse. Parceque se retrouver isolé dans une pièce de 3 tatamis sans luminosité naturelle, ou très peu à cause du mur en face, ça doit pas être marrant tous les jours, et il veut mieux avoir une copine ou un copain chez qui on peut passer une moitié de la semaine! Pourquoi ce réglement? On invoque ici que les résidents du quartier sont là depuis plusieurs générations et vivent dans le calme.
On est loin des habitations résidentielles de Roppongi! Il faut dire que beaucoup de jeunes étrangers au japon ne peuvent invoquer la sécuité de leur emploi ou des revenus très fixes et importants. Entre les profs de langue payés à l'heure et ceux qui bossent plus ou moins en free lance (indépendants), c'est parfois trop peu pour rassurer le propriétaire qui craint en plus (à juste titre) qu'on ne soit pas apte à communiquer, même si on ne gagne pas trop mal sa vie par ailleurs...




Mais nous nous sommes rapidement dirigés vers la plage où les surfeurs étaient présents en nombre, ainsi que les couples pour une balade romantique entre sable fin et coucher de soleil
derrière la colline...


D'ailleurs nous avons rencontré un type sur la plage qui s'est proposé de nous prendre en photo avec l'appareil que je tenais en main. Nous avons vite compris qu'il voulait pratiquer un
peu son anglais et vérifier par exemple si "do i have to press here?" était une phrase correcte grammaticalement, synthaxiquement, léxicalement... Super sympa et pas du tout lourd le gars (sans
ironie)! Nous avons donc discuté un peu et apprécié que ce garçon à l'air un peu timide prenne sur lui et vienne à la rencontre de gens qu'il ne connaissait pas sans les regarder non plus comme
des animaux d'une autre espèce. Puis nous nous sommes dirigés vers le bord de mer, en direction du coucher de soleil, là où la plupart des touristes ne mettent pas les pieds. en sortant de la
plage on croise une bande de "bosozoku", ces motards en bandes qui font rugir le moteur de leur bécane en toute occasion! Je prends deu photos et un me fixe, je lui fait un petit sourire et il me
rend un signe de tête rassurant. Il parait en effet que certains aiment bien se frotter aux passants de manière agressive mais ceux-là ont l'air plutôt tranquilles...






Le lendemain c'est le staff qui circule partout autour de la chambre qui nous
réveille! Mais les locataires provisoires font bien attention à ne pas faire de bruit quand ils utilisent la cuisine. Ils font attention aux autres et ne s'imposent pas en maitres des
lieux.


.En tous cas les proprios de certaines échoppes semblent être revenus d'un long voyage
au pays des psychotropes. Il y a en effet de nombreuses boutiques aui vendent des petites poupées style porte-clés. Je pense à un magasin en particulier où l'odeur de l'encens très forte et les
portraits de divinités indiennes ne vous lâchent pas.
dans d'autres magasins les fameuses poupées en laine sont reproduites en grand modèle et laissent un goùt mitigé sur le
bord de la route. L'esprit kitch et le mauvais goùt prennent ici une dimension touristique. c'est le style de figurine qui me rappelle l'horrible clown de mac do (je ne suis pas bêtement
anti-américain mais ce clown est le "it" de Stephen King) ou la statue du colonel de KFC; horrible.
On arrive enfin au daibutsu. On demande à un vieux monsieur de nous
prendre en photo avec le portable mais il nous affirme avec bonne humeur qu'il ne connait rien à ces appareils! Incroyable, il éxiste encore un être humain ici qui n'utilise pas de téléphone
portable! Bref, c'est une vraie découverte pour lui et le temps de faire la bonne prise de vue et de savoir comment appuyer sur le bouton, on peut faire un peu connaissance. 

Je vous propose dans cet article les déambulations nocturnes d'une sacrée soirée à Shinjuku. Tout commence à la sortie sud
de la gare, un oint de rencard incontournable pour les fêtards du moment et les couples. J'attends mon accolyte un moment, rêvassant au milieu de la foule en effervescence quand je me rends
compte tout à coup que je suis au milieu d'un groupe de 5 filles et 4 garçons. Beaucoup de possibilités, vous y avez surement pensé mais surtout une forme de soirée rencontre très japonaise, le
"gokon", 5 garçons-5 filles face à face dans un repas avec éventuellement des possibilités plus avancées en mode couples. Pas de sous-entendu style "hot night" mais une façon de rencontrer
quelqu'un genre la boum chez le voisin...Bref, je me retrouve donc au milieu de ce groupe, par inadvertance je le jure, et comme apparemment il manque le conquième gars pour compléter ce beau
tableau, une des filles s'avance vers moi et semble hésiter à me demander si je ne ferais pas partie de la partie par hasard...Je sors donc de ma léthargie et tente de lui répondre quand un des
gars met fin au suspense avec l' empressement du type que ne veut pas se faire ravir sa proie. Enfin, j'aurais tellement voulu lui dire que ce n'était qu'une méprise et que ma quête de la soirée
allait commencer par la visite d'un bar belge non loin de la sortie sud. Sans transitions passons donc au bar en question. Un peu cher les consommations mais un bel étalage de bières trappistes
et des souvenirs d'adolescence qui refont soudainement surface. Qui n'a pas un jour été tenté par le design d'une "delirium tremens"?




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