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illuminations à Roppongi Hills from laurent on Vimeo.



Alors que je rentrai chez moi sous la pluie, j'aperçus une femme qui avait l'air toute paniquée, à côté d'un vieil homme qui s'était apparemment effondré sur le trottoir, à peine à l'abris, juste en bas de chez elle. Histoire de s'assurer que le vieil homme était encore bien vivant, on a pris son pouls, ce qui lui a fait pousser un petit soupir. Vous savez, le petit soupir bébé du bon bourracho en pleine descente d'alcool. En fait ça n'avait pas l'air bien méchant. Mais elle a tenu à appeler les flics pour qu'ils s'occupent de lui dignement. Sur le coup je me suis dit que derrière ses airs affables et chaleureux, cette femme n'avait finalement pour but que de nettoyer le porche de son immeuble à appartemments cossus. Je lui ai alors demandé pourquoi elle en appelait à la police puisqu'il s'agissait d'une cuite pas bien méchante et que faisant la sieste ici, il ne nuisait à personne. Elle me raconta alors une histoire terrible. Une semaine avant, l'un de ses amis (encore jeune je présume) s'était effondré dans la rue après avoir bu plus que de raison. Il s'est fait mal dans sa chute et était déjà à moitié comateux quand ça lui est arrivé. Personne n'a bougé pour lui, ne serait-ce que pour vérifier s'il était encore en vie. Et il est mort. Il est resté mort et gisant dans la rue jusqu'au petit matin. Je vous assure qu'elle racontait ça comme si elle en avait été témoin... Cette histoire a tellement traumatisé cette femme qu'elle voulait absolument que des « professionnels » s'occupent du vieil homme.
- De toute façon, je ne pourrai pas dormir en sachant que juste en dessous de chez moi, il y a ce monsieur qui est peut-être malade, très malade...
Les flics sont arrivés, m'ont salué sans vraiment s'adresser à moi. Un s'est dirigé vers le dormeur en marmonant un truc qui disait « ah d'accord je vois...bon... ». L'autre a fait remplir un papier à celle qui leur avait téléphoné. Je suis rentré l'esprit un peu plus tranquille moi aussi.
Que dire sur cette anecdote? D'abord que cette personne était vraiment soucieuse du vieil homme, alors qu'une bande de monsieurs gentillement costumés l'avait pleinement ignoré. Le syndrome des mégapoles a été guéri chez cette femme par une triste expérience. Un rapport avec le Japon? Vaguement. Je dirais qu'il est surtout courant de voir des vieux salarymen bien saoùls, gerbant dans le canniveau ou dormant sur les marches d'un supermarché, seuls et prêts à se faire dépouiller de leurs biens. Sauf qu'on est au Japon et qu'on peut rester dans cet état là pendant un moment sans que personne ne vienne vous piquer votre portefeuille.J'ai même vu 3 jeunes types dormir au milieu du trottoir, entre Shibuya et Sancha, l'air à bout de forces. Ou une autre fois, un gars trainait son pote de beuverie par les pieds, en pleine rue, en lui hurlant de se réveiller. Une autre fois encore, j'ai vu une fille à genoux pour faire son vomi sur le quai d'une gare, avec l'employé dérrière qui l'encourageait à le faire dans un sac plastique...Bref, on a tous nos anecdotes de bourrachos en fin de soirée qui ne lutent même plus contre la pesanteur et qui tombent. Alors on comprend pourquoi un gars qui rentrait d'une soirée trop arrosée a pu mourir à même le bitume comme ça. Les passants ont du se dire que c'était pas bien méchant, qu'il se réveillerait tôt ou tard pour vaquer à ses obligations de la vie quotidienne. C'est même pas de l'ignorance, c'est l'habitude d'un spectacle amusant ou affligeant selon le témoin de la scène.
de Sangenjaya au parc de Kinuta (Yoga) from laurent on Vimeo.
Encore un nom d'immeuble tout droit sorti de la
tête d'un promoteur mi verreux mi rêveur qui a fumé la moquette en haut du mont Saint Michel! Et quand je dis au mont Saint Michel, vous remarquerez la connotation religieuse du message.
L'espérance est-elle vraiment "la viatique" de la vie? Là est la question!
de Sancha à Daikanyama (deuxième partie) from laurent on Vimeo.
Pour revoir la première partie, cliquez ici!
Je vous ai déjà parlé de cette boulangerie de Sangenjaya, située dans la rue commercante. Senbei a d'ailleurs récemment laissé un
commentaire pour dire comme il appréciait le pain de cette boulangerie tenue par un français et des japonais. Le dimanche, lorsque la rue devient piétonne pour quelques heures, les magasins du coin
exposent dehors ou vendent à manger devant leur boutique! Et je fais parfois le détour, juste pour le plaisir de déguster un チェロキ ("cherokee"?), sorte de chichi épicé et sucré. je ne suis branché
sucre mais là c'est comme un souvenir de pain au chocolat qui remonte en surface. Le pain y est aussi bon. ça s'appelle "bonheur"!
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